- il y a 2 mois
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00:00A midi et demi sur Europe 1, après le budget, les droits de douane et le pouvoir d'achat des Français,
00:04on poursuit cette émission, toujours avec Éric Revelle et Sébastien Ligné,
00:07et vient de nous rejoindre en studio, Sarah Doraghi, journaliste, puisqu'on va aborder maintenant la question de l'Iran.
00:12Et la situation en Iran est évidemment dramatique.
00:15La question est de savoir à quel point le régime islamique iranien a réprimé son peuple par le sang et par les larmes.
00:22Aujourd'hui, difficile d'apporter des recensements précis.
00:27Les fourchettes sont vertigineuses, les autorités, les premières ONG parlaient de 3000 morts,
00:33d'autres vont jusqu'à 25 000 personnes qui ont été tuées, des dizaines de milliers d'Iraniens arrêtés.
00:41Je vous propose qu'on écoute attentivement le sujet de Pauline Trevzer,
00:45qui revient sur les dernières déclarations, et notamment celles de l'Ayatollah Khamenei,
00:49qui considèrent que le responsable s'appelle Donald Trump et qu'il faut briser le dos des sédicieux.
00:58Voilà le discours du guide suprême iranien.
01:01Des morts gaz à ciel ouvert, des milliers de morts iraniens tués après la répression d'une vague de manifestations contre le régime islamique.
01:12L'Ayatollah Ali Khamenei s'est exprimé sur le sort de ses victimes,
01:16imputant à Donald Trump la responsabilité de ses exécutions.
01:20Par la grâce de Dieu, la nation iranienne doit briser le dos des sédicieux,
01:25tout comme elle a brisé le dos de la sédition.
01:27Le président américain lui-même a pris part à la sédition.
01:30Il a pris la parole, fait des commentaires, proféré des menaces et encouragé les sédicieux.
01:35Nous tenons le président américain pour responsable des pertes humaines,
01:38des dommages et des accusations qu'il a portées contre la nation iranienne.
01:42De lourdes menaces, alors que la Maison Blanche affirmait que les exécutions devaient prendre fin,
01:48le guide suprême accuse également le gouvernement américain d'un complot,
01:53d'être à l'origine de ces manifestations défiant ouvertement la république islamique.
02:01Il était clair que ce sont les américains qui ont planifié et agi.
02:05L'objectif des Etats-Unis, je le dis avec plus de 40 ans d'expérience, est d'avaler l'Iran.
02:10Ces menaces pourraient-elles déclencher l'intervention des forces armées américaines envisagées par Donald Trump ?
02:17Pour l'heure, le président américain n'a pas encore réagi.
02:21Sarah Doraghi est avec nous, merci d'être présente, chère Sarah Doraghi.
02:25Vous êtes journaliste, vous connaissez évidemment très bien la situation sur place
02:31et la situation évidemment pour le peuple iranien depuis 47 ans aux mains de la république islamique iranienne.
02:37Qu'est-ce qu'on peut dire à midi 33 ce dimanche aux auditeurs d'Europe 1 sur la répression sanglante du régime iranien ?
02:45Je vous remercie. Alors d'abord, je pense que quand on parle de chiffres et de recensements,
02:51très sérieusement et très sincèrement, entre 1000 et 30 000, même un mort c'est trop.
02:57Vous avez entièrement raison.
02:58Donc en fait, on ne peut pas atteindre un chiffre en se disant, ah là, là il faut intervenir parce que là c'est trop.
03:03Je suis 100 fois d'accord avec vous, mais c'est pour ça que depuis le début d'ailleurs de la révolte du peuple iranien,
03:07je le dis à chaque fois, je suis extrêmement prudent et par respect aussi pour les victimes.
03:13Je ne donne pas ou très rarement les chiffres qui sont présentés, soit par les ONG qui peut-être ont trop peu d'informations
03:20et encore moins par les autorités, tant on le sait qu'elles peuvent apporter des informations
03:27qui sont à des très loin, très très éloignées de la réalité.
03:32C'est vrai, alors nous avons l'habitude en Iran de se dire que quand on a des chiffres qui sortent,
03:36il faut les multiplier par 5, de façon générale.
03:39Et là où il avait raison pour une fois, l'Ayatollah Khamenei qu'on vient d'entendre,
03:44il a raison, il a une expérience de plus de 40 ans,
03:47mais son expérience de plus de 40 ans, c'est dans le mensonge,
03:51c'est dans la tuerie, c'est dans la barbarie, c'est dans l'indicible.
03:56On a une expression en France qui convient parfaitement, c'est au-delà de l'entendement.
04:00À partir du moment où c'est au-delà de l'entendement,
04:02on n'arrive pas à faire bouger et à attirer l'attention du monde entier
04:07parce que c'est tellement de violence, c'est tellement de cadavres,
04:11c'est tellement de morts et de sang que le cerveau humain normalement constitué
04:15ne peut pas se dire que ça existe.
04:17Ces dernières heures, que sait-on ?
04:19Parce qu'on sait que les connexions internet ont été coupées,
04:22il est très difficile, j'imagine qu'il est très difficile pour vous aujourd'hui
04:25d'avoir des liens, peut-être que vous avez des proches ou des amis qui sont encore sur place.
04:30Comme tout le monde, on a des proches, on a des amis,
04:33et un iranien, il y a eu un très joli poste qui disait à la question
04:37« Est-ce que vous avez de la famille là-bas ? »
04:39Oui, 92 millions.
04:40Donc je pense que si on devait imaginer, et je ne souhaite pas l'imaginer,
04:45mais si la France est dans un tel état, et quand vous demandez ce que vous avez de la famille là-bas,
04:49vous répondriez la même chose.
04:51Et je répondrai aussi la même chose.
04:53Ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que l'internet est coupé,
04:55mais ça c'est à la rigueur, avec le monde extérieur,
04:58et heureusement, de temps en temps, il y a quand même des images,
05:01et des audios et des textes qui fuitent.
05:05Mais c'est aussi ce qui est terrible, c'est qu'à l'intérieur aussi, tout est coupé.
05:10À l'intérieur, les téléphones, les téléphones fixes, les téléphones portables sont coupés.
05:14Donc les familles, entre elles, les enfants, les parents,
05:17n'arrivent pas à se donner des nouvelles.
05:19Il y a une chose qui est formidable sur la chaîne iranienne d'extérieur,
05:23qui s'appelle Iran International,
05:24ils ont laissé vraiment toute la partie des sous-titres et des bandeaux
05:32pour que les parents, les enfants de l'extérieur et de l'intérieur
05:35puissent se donner des nouvelles.
05:36Donc il y a un QR code, il y a encore le satellite qui fonctionne,
05:40et grâce à ces satellites, l'Iran reçoit cette chaîne,
05:45et donc les parents et les enfants communiquent à travers les bandeaux
05:48pour se dire, j'espère que vous allez bien, nous on va bien,
05:50et c'est comme ça qu'on sait qu'on est encore vivant.
05:52Sarah Doraghi est avec nous, vous êtes journaliste,
05:54la dernière fois que vous avez mis les pieds en Iran,
05:57c'était il y a combien de temps ?
05:57C'était un an avant Massa Amini, la mort de Massa Amini.
06:00Donc 2020, c'était il y a trois ans Massa.
06:022021.
06:02Oui.
06:04Et pourquoi je vous pose cette question ?
06:08Je voudrais qu'on revienne également avec vous.
06:11Sur ces dernières heures, la semaine dernière,
06:14à la même heure, on recevait l'une des militantes du collectif Fama Zadi,
06:19et d'ailleurs qui a été ce collectif lancé au moment de la mort de Massa Amini,
06:23pour les auditeurs d'Europe 1 qui ne connaissent pas Massa Amini,
06:26c'est cette jeune femme qui avait le malheur en Iran de mal porter son voile.
06:31Elle avait été arrêtée et tuée, enfin elle est morte après cette arrestation,
06:36et s'en est suivie une grande mobilisation du peuple iranien,
06:39et des femmes iraniennes qui se battent pour leur liberté depuis maintenant des années,
06:44au péril parfois de leur vie.
06:45La semaine dernière, à la même heure, on avait l'impression qu'on touchait du doigt,
06:49finalement, un renversement du régime d'Emola.
06:54Est-ce qu'aujourd'hui, cette perspective ne s'est pas un peu éloignée ?
06:59Elle s'est peut-être éloignée, mais elle est toujours là.
07:02C'est-à-dire qu'on est dans une souffrance,
07:04le peuple iranien d'intérieur et d'extérieur,
07:07tout le monde, quels que soient les mouvements, les pensées et les idées,
07:12tout le monde est dans une souffrance absolue,
07:13mais dans un, comment dire, très optimiste.
07:18On est dans un optimisme comme jamais ça a été le cas.
07:22On sait que c'est la fin de ce régime, de toute façon.
07:24Après, sur ce chemin de liberté,
07:26je ne vous cache pas qu'on a des dos d'âne,
07:28on a des ralentisseurs.
07:30Et tous ceux qui viennent aujourd'hui dire
07:32« Ah oui, mais alors, Reza Palavi, est-ce qu'il a le charisme finalement ?
07:35Est-ce que ce n'est pas le fils de son père ? »
07:37Il est le fils de son père, mais il a 65 ans, il est grand-père.
07:39Et surtout, j'invite vraiment ceux qui critiquent aujourd'hui Reza Palavi
07:44où ils disent que ça pourrait ne pas être un bon leader
07:46à aller lire son projet.
07:48Et puis si, il y en a d'autres qui ont des projets qui ne l'hésitent pas.
07:50En tout cas, ce qu'il promet, c'est une politique de transition
07:53jusqu'à ce que les Iraniens puissent voter eux-mêmes.
07:55Reza Palavi, qui est donc le fils du Chahdi Aran,
07:57qui était exilé depuis maintenant 47 ans
08:00et qui se mobilise notamment sur les réseaux sociaux,
08:04visiblement travail et coopère,
08:07c'est ce que me disait Emmanuel Razavi, grand reporter,
08:10écrivain notamment,
08:12et qui a écrit « La pieuvre de Téhéran »
08:15expliquait qu'effectivement, il avait des dizaines de conseillers autour de lui
08:19pour préparer cette transition,
08:22si transition il y avait.
08:23Mais permettez-moi de mettre de côté
08:25la possibilité d'avoir telle ou telle personne
08:29à la place du régime des Mola.
08:32La question qu'on doit se poser aussi,
08:34c'est le silence médiatique,
08:36parfois la malaise politique,
08:38quoique ça en train un tout petit peu de bouger.
08:41En revanche, il y a un silence qui est assourdissant,
08:43c'est le monde culturel.
08:45Je ne sais pas si vous avez lu la tribune des Lichourakis
08:47dans les colonnes du JDD,
08:49les Lichourakis, réalisateurs, producteurs,
08:51qui interpellent ce monde de la culture,
08:54bien silencieux sur la question de la révolution iranienne,
08:58monde qui était ô combien bruyant
09:01pour dénoncer ce qui se passait
09:03dans cette guerre,
09:04qui n'est toujours pas terminée,
09:05contre les terroristes du Hamas.
09:07Alors oui, je pense qu'il y a
09:09une sorte de fibre féministe
09:12dans le monde culturel,
09:14et tant que la révolution iranienne,
09:16après Massa Amini,
09:17s'appelait « Femmes, Vie, Liberté »,
09:18ça leur allait.
09:19Je ne parle pas de tous les artistes,
09:22parce qu'il y a vraiment des artistes
09:24qui sont aussi présents,
09:25notamment Isabelle Adjani.
09:27Mais je parle aussi de ces artistes
09:30qui étaient très à l'aise pour dire
09:32« Oui, Femmes, Vie, Liberté »,
09:33c'était magnifique.
09:34Mais à partir du moment
09:35où il y a eu le 7 octobre,
09:39et donc tout d'un coup,
09:40il a fallu diviser la population française
09:42en disant « T'es pour »,
09:45parce que c'était aussi ridicule que ça.
09:47Si tu penses que le 7 octobre
09:48était un génocide,
09:49donc ça veut dire que tu veux
09:50que des enfants palestiniens meurent,
09:52ce qui est énorme de bêtises.
09:54Donc à partir du moment
09:56où ils ont dit « Oh là là, c'est terrible,
09:59en fait, il faut soutenir Free Palestine »,
10:01c'est comme si ça revenait à dire
10:04que finalement,
10:06on ne pouvait pas soutenir
10:07le peuple iranien.
10:10Pourquoi ?
10:10Parce que le peuple iranien
10:11se bat contre l'islamisme.
10:13Et donc, tout ce qui touche à l'islam
10:16est confondu avec l'islamisme,
10:19avec les musulmans.
10:20Je tiens quand même à dire
10:21que ce qui s'est passé en Iran,
10:22il ne faut pas oublier,
10:23il ne faut pas mettre les musulmans
10:24dans le même sac que les islamistes,
10:26parce que précisément,
10:27c'est le combat de musulmans
10:28contre des islamistes.
10:30Donc ce n'est pas un combat
10:31contre les musulmans.
10:32Et il faut comprendre ça.
10:33Ensuite, cette révolution-là
10:35n'est pas qu'une révolution.
10:36La révolution femme-vie-liberté
10:37a commencé avec Massa Amini,
10:39mais c'est aussi une évolution.
10:41Parce que c'est femme-vie-liberté,
10:42mais c'est aussi homme-vie-liberté.
10:43C'est aussi Iran-vie-liberté.
10:45C'est aussi jeune-vie-liberté.
10:46En fait, ils ne sont pas sexistes
10:48dans la boucherie de ce qu'ils font.
10:49Donc aujourd'hui,
10:50c'est le peuple entier
10:52qui veut la chute du régime
10:54et qui a choisi,
10:55il se trouve, Reza Palavi.
10:56S'il y en a d'autres
10:57qui ont entendu d'autres noms,
10:58qui n'hésitent pas à le dire.
10:59Sarah Doragé est avec nous,
11:02journaliste spécialiste évidemment de l'Iran.
11:05Je peux vous présenter
11:05comme franco-iranienne ?
11:07Bien sûr, je suis franco-iranienne.
11:10Non, parce que vous pouvez avoir
11:11des origines iraniennes
11:12sans forcément être franco-iranienne.
11:14Je suis franco-iranienne
11:16et très fière de l'être.
11:17Écoutez, c'est très bien
11:18de le préciser sur l'antenne d'Europe.
11:20Sébastien Ligné et Éric Revelle
11:21sur la situation en Iran,
11:24sur cette révolution du peuple iranien,
11:28un peuple ô combien courageux,
11:29une civilisation extraordinaire,
11:31une population très jeune,
11:32je crois que c'est 32 ans
11:33la moyenne âge actuellement en Iran,
11:37qui est réprimée par le sang,
11:38par les larmes.
11:39J'ai entendu ce matin
11:41sur France Inter
11:42l'ambassadeur de la République islamique d'Iran
11:46venir sur le studio de France Inter
11:49pour expliquer qu'aujourd'hui,
11:51les personnes qui ont été tuées,
11:53ce sont les terroristes, bien sûr,
11:54ce sont les sédicieux
11:55à qui il faut briser le dos.
11:57Sébastien Ligné.
11:58Vous avez raison de parler
11:59des milieux culturels français
12:01et d'une manière générale
12:02de la gauche culturelle française
12:04qui, hélas, sur la question iranienne notamment,
12:06a toujours choisi le mauvais camp,
12:08en réalité.
12:08Et quand il a fallu accueillir Romény,
12:12la France était ravie de l'accueillir
12:13jusqu'à M. Giscard d'Estaing
12:15et toute la grande gauche intellectuelle française
12:17allait baiser la babouche de M. Romény
12:19en expliquant que c'était un génie
12:21et qu'il allait remettre la démocratie en Iran.
12:24On a vu le résultat.
12:26Mais plus globalement,
12:27quand vous regardez en réalité,
12:28vous parlez du 7 octobre
12:29et vous avez raison,
12:30notamment depuis le 7 octobre,
12:31on voit bien que la gauche culturelle française
12:33choisit ses combats.
12:34C'est-à-dire qu'on les entend en effet beaucoup
12:35sur le 7 octobre,
12:36on les entend beaucoup
12:37sur le conflit israélo-palestinien.
12:38Étrangement,
12:39on les entend beaucoup moins sur le Soudan.
12:41On les entend beaucoup moins sur le Yémen.
12:43On les entend beaucoup moins sur les Ouïghours en Chine.
12:45C'est curieux.
12:46Pourquoi cette gauche qui se prétend en permanence humaniste,
12:49féministe,
12:50qui défend les grands combats,
12:52choisit ses combats ?
12:53Pourquoi les féministes de gauche en France
12:56ne soutiennent pas les femmes
12:57qui tentent de dire stop
12:59à l'obligation du voile en Iran ?
13:01Pourquoi ?
13:02Pourquoi en France,
13:03la gauche féministe
13:05soutient le voile
13:07avec Mme Sandrine Rousseau
13:08qui nous explique
13:09que c'est un embellissement de la femme
13:10alors qu'à plusieurs milliers de kilomètres,
13:12vous avez des femmes
13:13qui se font tuer,
13:14qui se font torturer,
13:15qui se font assassiner
13:16parce qu'elles disent simplement
13:16laissez-nous le choix.
13:18Laissez-nous le choix
13:19ou non porter le voile.
13:20Bien sûr.
13:20Et c'est ça qui est dramatique.
13:21C'est la déchéance
13:22de la gauche française.
13:23Midi 43 sur Europe 1,
13:26midi 44 même.
13:27Sarah,
13:28il y aura une mobilisation ce soir ?
13:30Oui,
13:30cet après-midi à 14h,
13:32place Victor Hugo.
13:33Je pense que c'est à 18h.
13:34Jusqu'à la place Trocadéro.
13:36À 14h.
13:37À partir de 14h,
13:38la semaine dernière,
13:39il y avait déjà eu une mobilisation.
13:41D'ailleurs,
13:41c'est très intéressant
13:42de suivre ces mobilisations
13:44pour le peuple iranien
13:45où l'on voit des drapeaux israéliens.
13:47On voit aussi des drapeaux français.
13:49Il n'y a pas une casse.
13:50Il n'y a pas une agression.
13:51Il n'y a pas un message de haine
13:52à l'endroit de la France.
13:54Il y a une mobilisation sereine
13:56qui appelle
13:57et qui n'aspire qu'à une seule chose.
13:59C'est la liberté du peuple iranien.
14:00Exactement.
14:01Et si je peux juste dire une chose,
14:02c'est que ceux qui utilisent
14:04le droit international comme bouclier
14:06se trompent de combat.
14:08Aujourd'hui,
14:09les Iraniens ont besoin
14:10d'une intervention.
14:11Ils ont besoin
14:12d'une aide extérieure.
14:13Ceux qui ne reconnaissent pas ça
14:15ne veulent pas
14:16que le régime tombe.
14:1812h44 sur Europe 1.
14:19On revient dans un instant.
14:20Merci d'être venu nous voir
14:21et témoigner
14:22pour parler de la situation en Iran.
14:23pour parler de la situation en Iran.
14:25Merci d'avoir regardé la situation en Iran.
14:27Merci d'avoir regardé la situation en Iran.
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