Sébastien Lecornu prendra la parole vendredi "en fin de journée" depuis l'hôtel de Matignon pour présenter ses propositions en vue d'un compromis sur le budget qui lui permettrait d'éviter une censure, a annoncé son entourage.
00:00Et c'est vous à cette annonce, est-ce que d'après vous Sébastien Lecornu, il va cet après-midi confirmer qu'il revient en arrière sur la question soit du 49.3 ou soit la question des ordonnances ?
00:10Vous seriez étonné d'apprendre que les macronistes mentent tous les jours ?
00:13Alors eux disent que c'est de votre faute, qu'ils n'ont pas menti, qu'ils voulaient dans un premier temps trouver le compromis,
00:19mais que les députés LFI et les députés RN les empêchent de trouver ce compromis.
00:23Et d'ailleurs ils le disent et en même temps ils empêchent d'avoir des débats aujourd'hui et lundi, ces gens ne sont plus crédibles.
00:30C'est ça qu'il faut comprendre et c'est pour ça que nous à la France Insoumise on se bat contre ces gens.
00:34Juste après vous allez parler du fait qu'on a un Français sur quatre qui a découvert du manque de moyens dans la justice, du manque de moyens dans l'éducation.
00:40Quand on regarde la réalité du pays, on ne peut pas se permettre un Lecornu, on ne peut pas se permettre un an et demi de Macron encore.
00:48Alors, mis à part une petite bande de privilégiés et d'opportunistes qui décident de maintenir Lecornu au pouvoir pour conserver leur siège,
00:54ce n'est plus durable comme situation.
00:56Et c'est pour ça que je ne veux pas mettre uniquement la responsabilité sur Lecornu, je veux la mettre sur Macron.
01:01La situation dans laquelle nous sommes au début d'année est peu ou prou la même situation dans laquelle on se trouvait avec Barnier qui était tombé,
01:07et puis Bayrou, et puis vous avez Bayrou qui avait fait une grande comédie qui avait été beaucoup trop longue,
01:12Lecornu qui dure pendant 14 heures, mais qui revient en disant je n'utiliserai pas le 49-3, et puis finalement il utilise le 49-3.
01:18– Mais les Français, ils ont été aussi spectateurs du spectacle depuis plusieurs semaines, et ils ont vu ces débats,
01:22ils ont vu qu'il y en avait qui faisaient des avancées, peut-être le Parti Socialiste par exemple,
01:26qui a été d'accord notamment sur le budget de la Sécu, et qui là aussi est prêt à des concessions,
01:31et puis de l'autre, LFI et le Rennes, c'était par Sébastien Lecornu, qui sont restés fermés à tout.
01:37– Voilà, et le budget de la Sécu, c'est 20 milliards d'euros de déficit, l'augmentation du prix des mutuels,
01:42les hôpitaux qui vont avoir des sanctions financières si jamais ils reçoivent trop de patients.
01:45– Quand on parle sécurité sociale par exemple, les gens disent mais attendez,
01:48comment ça se fait que j'attends 4 à 5 heures aux urgences ?
01:50On a parlé politiquement de ça ? Je vais vous donner un autre exemple, sur le budget,
01:54on a aujourd'hui des classes qui sont surchargées, des petits qui sont recalés de parcours sub,
01:58comment est-ce qu'ils font pour le droit à l'éducation ?
02:00Hier, il y a eu une grande manifestation des AESH, celles qui s'occupent des enfants en situation de handicap.
02:04Elles sont payées 900 euros par mois et elles doivent s'occuper d'huit enfants avec des handicaps lourds.
02:08– Il faut un budget pour les rémunérer, c'est justement ça le problème.
02:11– Et ce budget, non seulement il les rémunère 900 euros par mois alors qu'elles font un métier qui devrait valoir bien plus,
02:15mais la seule orientation politique qui a été posée par ce budget, c'est de répondre au bras de fer qu'a fait Donald Trump,
02:21qui est de dire qu'on va augmenter le budget de l'armée pour acheter des armes américaines.
02:25Sinon, il n'y a aucune autre orientation politique pour notre pays.
02:28Et c'est pour ça que je regrette la situation, parce qu'on perd du temps,
02:31parce qu'autour de nous, tous les autres pays sont en train de poser des orientations stratégiques.
02:35On peut être d'accord ou pas d'accord, mais en ce moment, la France fait du sur place
02:38parce que Macron veut rester au pouvoir. C'est la situation politique.
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