00:00Moi je retiens quand même deux axes principaux dans ce qui a été dit.
00:04Le premier, et c'est vrai, la France est le premier pays qui a sonné la larme de l'autonomie stratégique européenne.
00:11Et on se rend compte qu'on a eu raison depuis longtemps, mais qu'on n'a pas été suivi.
00:16Donc de ce point de vue-là, je pense qu'il faut le rappeler, ce qui se met en place,
00:20c'est la naissance de cet esprit de défense de l'Europe, d'Europe de la défense,
00:25c'est une nouveauté à laquelle de plus en plus de pays européens concourent et nous ont rejoints.
00:30Ça c'est le premier point.
00:31Le deuxième point pour moi, c'est la question budgétaire qui est principale,
00:34parce que le budget c'est la force des armées.
00:37Le président dit qu'il a avancé de trois ans la loi de programmation militaire,
00:41qui devait s'améliorer en 2030, qui s'améliorera en 2027,
00:43sauf qu'aujourd'hui, il n'y a pas de budget en 2026.
00:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le budget des armées c'est toujours 50 milliards.
00:49On n'est pas sûr d'avoir les 4 milliards de la marche,
00:52et on n'est pas sûr d'avoir non plus les 3 milliards de la surmarche.
00:55Ce qui fait que, en fait, sur la programmation militaire,
00:57va mettre nos armées, s'il n'est pas voté, si on n'a pas de budget,
01:00conséquent, la situation va être très difficile pour nos armées,
01:03et tout ce qui est dit par la suite ne tiendra pas la route.
01:05Et une des raisons pour lesquelles nos partenaires ne nous ont pas suivis,
01:07et je ne t'y demanderai pas ça sur les questions de l'Europe de la défense,
01:10c'est qu'on n'était pas crédibles.
01:11Nos forces armées n'étaient pas crédibles.
01:12On n'a pas fait les efforts financiers, militaires suffisants
01:15pour être crédibles aux avis de nos alliés,
01:17et cet effort, il est considérable, il ne concerne pas la France,
01:19il concerne tous les alliés.
01:20– Dernier petit point, puis j'arrêterai là.
01:23Il n'a pas traité de la question de la dissuasion nucléaire,
01:25alors qu'on est sur une base nucléaire,
01:27il y avait un Rafale qui fait la mission nucléaire,
01:29parce qu'en fait c'est un sujet…
01:30– Il faut préciser aux téléspectateurs,
01:31l'avion qui était derrière le chef de l'État,
01:32c'est un Rafale, qui peut porter l'arme nucléaire.
01:35– Exactement, qui est le porteur du missile nucléaire
01:39pour la composante aéroportée et la dissuasion.
01:42La basiste est une base d'avocations nucléaires,
01:44il y a un dépôt d'armes nucléaires sur la base,
01:46les ravitailleurs qu'il a évoqués,
01:47les Airbus A330, ont été achetés pour permettre au Rafale
01:51d'aller porter leur arme nucléaire très loin.
01:53Il n'en parle pas, il l'a à peine évoqué,
01:55parce qu'il va revenir sur le sujet au mois de février,
01:58sur un thème un peu compliqué, on en reparlera,
02:00c'est l'élargissement de la dissuasion nucléaire française
02:03à d'autres pays en Europe.
02:04– Voilà.
02:05– Sous-titrage Société Radio-Canada
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