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  • il y a 1 jour
Le général Bruno Clermont était l'invité de Midi News sur Cnews, ce jeudi 15 janvier. «Sur la question budgétaire (…) et de l’Europe de la défense, la France et nos forces armées n’étaient pas crédibles», a lancé le consultant défense et général de corps aérien, revenant sur l’allocution d’Emmanuel Macron

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Transcription
00:00Moi je retiens quand même deux axes principaux dans ce qui a été dit.
00:04Le premier, et c'est vrai, la France est le premier pays qui a sonné la larme de l'autonomie stratégique européenne.
00:11Et on se rend compte qu'on a eu raison depuis longtemps, mais qu'on n'a pas été suivi.
00:16Donc de ce point de vue-là, je pense qu'il faut le rappeler, ce qui se met en place,
00:20c'est la naissance de cet esprit de défense de l'Europe, d'Europe de la défense,
00:25c'est une nouveauté à laquelle de plus en plus de pays européens concourent et nous ont rejoints.
00:30Ça c'est le premier point.
00:31Le deuxième point pour moi, c'est la question budgétaire qui est principale,
00:34parce que le budget c'est la force des armées.
00:37Le président dit qu'il a avancé de trois ans la loi de programmation militaire,
00:41qui devait s'améliorer en 2030, qui s'améliorera en 2027,
00:43sauf qu'aujourd'hui, il n'y a pas de budget en 2026.
00:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le budget des armées c'est toujours 50 milliards.
00:49On n'est pas sûr d'avoir les 4 milliards de la marche,
00:52et on n'est pas sûr d'avoir non plus les 3 milliards de la surmarche.
00:55Ce qui fait que, en fait, sur la programmation militaire,
00:57va mettre nos armées, s'il n'est pas voté, si on n'a pas de budget,
01:00conséquent, la situation va être très difficile pour nos armées,
01:03et tout ce qui est dit par la suite ne tiendra pas la route.
01:05Et une des raisons pour lesquelles nos partenaires ne nous ont pas suivis,
01:07et je ne t'y demanderai pas ça sur les questions de l'Europe de la défense,
01:10c'est qu'on n'était pas crédibles.
01:11Nos forces armées n'étaient pas crédibles.
01:12On n'a pas fait les efforts financiers, militaires suffisants
01:15pour être crédibles aux avis de nos alliés,
01:17et cet effort, il est considérable, il ne concerne pas la France,
01:19il concerne tous les alliés.
01:20– Dernier petit point, puis j'arrêterai là.
01:23Il n'a pas traité de la question de la dissuasion nucléaire,
01:25alors qu'on est sur une base nucléaire,
01:27il y avait un Rafale qui fait la mission nucléaire,
01:29parce qu'en fait c'est un sujet…
01:30– Il faut préciser aux téléspectateurs,
01:31l'avion qui était derrière le chef de l'État,
01:32c'est un Rafale, qui peut porter l'arme nucléaire.
01:35– Exactement, qui est le porteur du missile nucléaire
01:39pour la composante aéroportée et la dissuasion.
01:42La basiste est une base d'avocations nucléaires,
01:44il y a un dépôt d'armes nucléaires sur la base,
01:46les ravitailleurs qu'il a évoqués,
01:47les Airbus A330, ont été achetés pour permettre au Rafale
01:51d'aller porter leur arme nucléaire très loin.
01:53Il n'en parle pas, il l'a à peine évoqué,
01:55parce qu'il va revenir sur le sujet au mois de février,
01:58sur un thème un peu compliqué, on en reparlera,
02:00c'est l'élargissement de la dissuasion nucléaire française
02:03à d'autres pays en Europe.
02:04– Voilà.
02:05– Sous-titrage Société Radio-Canada
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