Les manifestations, d’abord pacifiques, débutent le 28 décembre avec les commerçants du Grand Bazar de Téhéran qui ont fermé leur boutique face à l’inflation monumentale, à l’effondrement du rial (-80% en un an) et à la perte du pouvoir d’achat.
Très vite, des étudiants, d’autres commerçants et en particuliers les femmes se lient à ce mouvement. Les slogans économiques se sont mués en revendications politiques. Une dynamique qui rappelle les grandes mobilisations passées, notamment la dernière, qui remonte à 2022 après la mort de Mahsa Amini.
"Femmes, Vie et Liberté", avait ébranlé le régime bien qu’elles aient été réprimées par la force et des arrestations massives. Aujourd’hui, leur héritage structure encore la mobilisation.Les femmes sont très visibles dans les protestations actuelles. Cheveux dévoilés, gestes symboliques, vidéos diffusées malgré la censure... Faute de médias indépendants sur place, l’information provient majoritairement des citoyen·nes.
La vérification des images reste difficile. D’après les ONG, il y aurait plus de 200 morts, chiffre qui sous-estimerait la réalité. Malgré une mobilisation encore inférieure à celle de 2022, de nombreux observateurs estiment le régime plus fragile que jamais.
Écris le tout premier commentaire