00:00On a vu des cibles géographiques, Didier-François, je vous soumets, des visages.
00:03Oui.
00:04Un certain nombre de visages qui représentent aujourd'hui le régime iranien.
00:08Alors on a l'Ayatollah Khamenei, on a Mohamed Pakpour qui est le chef des gardiens de la Révolution.
00:12Il y a son fils.
00:12On a Moustaba Khamenei qui est le fils d'Ali Khamenei.
00:16On va voir leur visage à tous les trois.
00:18Alors non, ce ne sont pas les figures de l'opposition, ce sera pour après.
00:24Simplement, est-ce que ça aurait un sens d'aller frapper, voilà, ces personnes-là ?
00:28Honnêtement, le ciblage aujourd'hui des responsables de la répression serait militairement et politiquement la chose la plus intéressante à faire.
00:36Ça ne veut pas dire que c'est gagné parce que c'est un régime solide quand même.
00:39Et puis ils ont des gens qui sont capables de remplacer.
00:42Mais ça serait là, pour le coup, un vrai geste et une vraie opération d'essayer de décapiter les responsables de la répression et les responsables du régime.
00:50Et ça forcerait tous ceux qui les soutiennent au quotidien, les juges, les gouverneurs, etc.,
00:57de se dire « Ok, j'ai le choix, soit j'ai peur d'eux, et s'ils ont décapité, on a moins peur d'eux.
01:02Soit je reste à vie sur une liste des gens qui vont être recherchés pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre,
01:08et qu'on est prêts à les liquider et à les chercher comme on l'a fait avec les scientifiques iraniens. »
01:15Oui, ça peut avoir, là, pour le coup, en effet.
01:17Mais pour ça, là, il faut vraiment de la frappe ciblée.
01:20C'est pour ça que la difficulté qu'il y a là, c'est en fait le tempo, le timing.
01:25Parce que personne n'a vu venir la vitesse, mais comme toujours, les mouvements sociaux sont peu prévus.
01:30Donc on a vu quelque chose qui avait monté, qui a surpris tout le monde.
01:34Les Américains étaient un peu contre eux sur autre chose, etc.
01:36Donc là, si on veut aller sur une décapitation du régime,
01:40il faut peut-être aussi travailler avec les Israéliens, qui connaissent quand même bien la question.
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