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  • il y a 11 heures
Lors de l’émission Face à l’Info le 13/01/2026, Prince Davoud Pahlavi, petit-neveu du dernier shah d’Iran, était en direct avec le plateau. Il est revenu sur l’état des manifestations en Iran : «A chaque fois qu’un membre du peuple iranien tombe sous les balles de la République islamique, c’est la démocratie qu’on assassine». 

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Transcription
00:00Bonsoir. D'abord, bonsoir à tout le plateau. La répression, c'est 80 millions d'Iraniens dans la rue. Le peuple occupe les villes, les villages et tout le pays.
00:14Et en ce moment, nous avons droit à une répression sans précédente. Et je fais un appel à l'Union parce qu'à chaque fois qu'il y a un membre du peuple iranien qui tombe sous les balles de la République islamique, à chaque fois, c'est la démocratie qu'on assassine.
00:35À chaque fois, la démocratie qu'on assassine. Merci encore vraiment de nous accorder vos témoignages exclusifs parce que je sais que vous ne vous exprimez pas dans les médias.
00:45Pourquoi le régime réagit-il avec une violence aussi extrême contre les manifestants, selon vous ? On n'a pas les chiffres officiels des morts à l'heure qu'il est. On parle de 600, 700, 800, certains avancent 5 000 morts.
00:59Oui, exactement. Malheureusement, il y a beaucoup de morts, il y a beaucoup de blessés. Et ça, c'est les chiffres qu'on ne connaît pas exactement.
01:13Moi, je pense qu'il y a beaucoup plus. La République islamique cache souvent, ce n'est pas la première fois qu'ils cachent les vrais chiffres.
01:22C'est pour ça que je fais un appel, non seulement à tous nos compatriotes en exil, mais à tous ceux qui aiment la liberté et la démocratie, d'être unis.
01:34Parce que ça peut arriver dans n'importe quel pays, à n'importe quel moment. Donc, il faut être solidaire, je pense.
01:45Davoud Palaville, lorsque vous dites un appel à l'Union, lorsque vous dites un appel aux compatriotes, à ceux qui sont en exil,
01:50qu'est-ce que vous attendez d'eux, précisément ?
01:54Écoutez, ce n'est pas le moment. Il faut mettre les idéologies de côté et être unis.
02:03Il faut être unis comme notre peuple l'est. Donc, il faut mettre les idéologies de côté.
02:10Là, on est dans un moment très, très grave. Et il faut être derrière le peuple iranien.
02:15Est-ce que vous pensez qu'on est proche d'un basculement ou d'un durcissement durable ?
02:21Moi, je pense que c'est la fin de ce régime. Ils ont été beaucoup trop loin.
02:28Je ne vois pas comment ils peuvent durer avec cette répression vraiment très grave qui se passe actuellement.
02:41Et franchement, je pense que le peuple a gagné.
02:43Le peuple a gagné et ils sont de plus en plus nombreux dans les rues, malgré cette répression, justement.
02:51Et je pense que sur le long terme, c'est le peuple qui va gagner.
02:56Et quel courage ! Dans ce contexte d'Avoud Pallavi,
03:00comment est-ce que vous voyez la montée en puissance de Reza Pallavi dans l'opposition iranienne ?
03:06Est-ce qu'il est aujourd'hui un symbole populaire à l'intérieur du pays ou bien surtout une figure de l'exil ?
03:10Est-ce que vous le voyez vraiment comme celui qui pourra sauver le peuple iranien aujourd'hui ?
03:18Alors, je pense que mon cher cousin Reza Pallavi met tout le monde d'accord.
03:24Et il donne un souffle d'espoir à tout le peuple iranien.
03:33Partout en Iran, on entend Javid Shaw.
03:37Et tout le monde le réclame.
03:39Donc, évidemment, c'est une personnalité qui met tout le monde d'accord et qui rassemble.
03:48C'est une personnalité qui rassemble, mais vous pensez qu'il peut réellement diriger une transition politique
03:53si le régime tombe là, dans les gens qui viennent ?
03:56Oui. Dans son programme, il a proposé un gouvernement de transition pour remettre le pays sur pied et puis organiser des élections démocratiques.
04:14Organiser des élections démocratiques, vous dites que le peuple a gagné, vous lancez un appel à l'Union, vous lancez un appel aux compatriotes en exil.
04:22Est-ce que vous pensez que l'appel de Reza Pallavi aux forces de sécurité iraniennes, je dis bien l'appel aux forces de sécurité iraniennes,
04:30peut accélérer la crise ou bien au contraire l'apaiser ?
04:34Non, je pense que ça encourage les gens dans notre pays.
04:44Ils ont une situation économique catastrophique, un gouvernement qui les martyrisent depuis 47 ans.
04:58Donc, je crois que le peuple iranien a envie de passer à autre chose.
05:04Alors, le peuple iranien a envie de passer à autre chose, mais est-ce que selon vous, ils souhaitent un retour de la dynastie Pallavi
05:10ou bien simplement la fin du régime en place ?
05:14Alors, pour l'instant, ils veulent la fin du régime en place.
05:21Et la monarchie, évidemment, moi-même, je suis monarchiste et je soutiens mon cousin.
05:29Mais nous, nous bataillons pour la démocratie.
05:33Donc, à la fin, ça doit être le peuple qui doit choisir.
05:38C'est pour ça que vous parlez d'élection.
05:41Peut-être une ou deux questions, peut-être une dernière question ensuite, peut-être Mathieu, une question.
05:45Vous, vous êtes en exil.
05:48Comment vous vivez votre exil ?
05:51Comment je vis mon exil ?
05:54Oui.
05:56Très mal.
05:58Très mal.
05:59Évidemment, j'ai grandi en France et en Suisse.
06:03Mais évidemment, mon pays me manque beaucoup.
06:07Et je crois que c'est ce qu'il y a de pire qui peut arriver à quelqu'un, d'être en exil.
06:10Et de ne pas pouvoir voir son pays et de voir les gens de son pays.
06:18Donc, c'est quelque chose qui tranche le cœur.
06:23C'est quelque chose de très blessant intérieurement.
06:29Vous êtes en exil depuis combien de temps, d'Avoud Palavi ?
06:32Depuis 82.
06:33C'est quelque chose de très bien.
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