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  • il y a 3 heures
À quelques jours de la signature de l'accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France, notamment au péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais) sur l'A1, ou au Havre. Sur l'A64, près de Toulouse, les manifestants ont accepté de lever le barrage.

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Transcription
00:00Effectivement, on est à proximité du terminal 3. Il y a une quinzaine de tracteurs qui sont mobilisés juste devant le bâtiment du groupe ADP
00:08pour justement mettre la pression sur le Premier ministre qui reçoit actuellement les syndicats agricoles, la FNSEA.
00:17Et justement, je me trouve avec Jean-Baptiste. Vous, vous êtes venu ici pour montrer cette mobilisation, pour mettre la pression aussi sur le Premier ministre.
00:25– Oui, c'est ça. Je pense que notre mouvement, déjà, il n'est pas nouveau. Les Français l'ont compris depuis déjà un moment.
00:31On s'est mobilisés il y a deux ans sur l'A4. Depuis ce qui s'est passé sur l'A4, il y a des lois qui ont été votées.
00:36Il y a des choses qui se sont passées. Il n'y a quasiment aucun décret qui a été mis en application.
00:40Donc, en fait, on a l'impression de parler à un mur. Les Français l'ont compris. Les Français ont envie de faire l'effort,
00:44ont envie de manger français, ont envie de nous soutenir. Et en fait, on n'est pas entendus.
00:48Donc, en fait, nous, on demande un truc. Mais un truc, c'est de nous laisser bosser.
00:52Arrêtez de nous emmerder. Arrêtez de nous foutre des normes.
00:55Il y en a toutes les semaines des nouvelles normes. C'est une catastrophe.
00:58On passe plus de temps au bureau que dans notre acteur. Ça devient insupportable.
01:01– Et là, justement, vous êtes devant le Concorde.
01:05Vous vous êtes installé ici précisément parce que vous ne voulez pas que l'agriculture
01:09connaisse le même sort, grosso modo, que l'industrie française.
01:13– Exactement. Alors, Roissy, c'est au-delà d'être un point stratégique en France.
01:17C'était un symbole aussi de venir là. Maintenant, on est là en attendant des décisions
01:21de nos représentants syndicaux qui sont reçus à Matignon. On est, on va dire, sur pause.
01:26S'il faut muscler le jeu, on musclera le jeu. Ce n'est pas notre métier, ce n'est pas notre envie.
01:30On n'a pas non plus envie d'emmerder tout le monde. Mais voilà, on le fera s'il faut le faire.
01:34Maintenant, si on s'est mis là, c'est tout à fait ça, c'est symbolique.
01:37C'est à l'image de l'industrie française qui s'est cassée la gueule à cause des gouvernements successifs.
01:44Mais l'agriculture prend le même chemin. À une petite différence près, c'est que l'agriculture,
01:48on ne peut pas la délocaliser. Nous, moi, mon méchant, ma ferme, je ne peux pas la mettre dans une boîte
01:53et l'emmener ailleurs et faire mon métier ailleurs. Donc moi, tout ce qu'on me met,
01:56tous les bâtons qu'on me met dans les roues, là, on n'arrivera plus à s'en relever.
02:01On nous fout par-dessus ça. Donc il y a les normes européennes qui veulent laver blanc.
02:05Il y a le gouvernement français qui veut laver plus blanc que blanc.
02:09Donc ça devient infaisable. On n'est plus concurrentiel.
02:13Au niveau social, c'est pareil. Et en plus, on se prend un Mercosur dans la gueule.
02:16C'est insoutenable. On n'en peut plus.
02:18Voilà, vous l'avez bien compris. Merci beaucoup.
02:21C'est un moyen, justement, de mettre la pression sur le Premier ministre
02:25qui reçoit actuellement les organisations syndicales agricoles,
02:29justement avec cette quinzaine de tracteurs qui sont présents ici à Charles de Gaulle
02:33pour montrer justement cette détermination.
02:37Et ils attendent effectivement des annonces dans l'après-midi.
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