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  • il y a 16 heures
Regardez RTL Midi avec Amandine Bégot du 13 janvier 2026.

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00:00Publique, la façon la plus intelligente de dépenser, d'épargner et d'investir.
00:0410h30 sur RTL, RTL Midi.
00:10RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:12Amandine Bégaud.
00:16Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:20Comme chaque jour, nous sommes ensemble jusqu'à 14h et je voulais commencer aujourd'hui en vous disant un grand merci.
00:25Merci car vous êtes de plus en plus nombreux à écouter RTL Midi, de plus en plus nombreux aussi à participer aux auditeurs ont la parole.
00:33Merci pour votre confiance, merci aussi pour vos réactions parce que c'est un vrai bonheur chaque jour d'échanger avec vous dans cette émission qui vous le savez est d'abord la vôtre.
00:43C'est vous qui la faites comme chaque jour.
00:45Vous réagissez, vous avez la parole.
00:47On vous attend dès maintenant au 30 de 10 mais aussi par SMS au 64 900.
00:52Vous commencez votre message avec le mot Midi et puis bien sûr l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet laisser un message.
00:58A la une aujourd'hui, un salon de l'agriculture sans vache.
01:01Oui, c'est du jamais vu, pas même pendant la crise de la vache folle et pourtant c'est bien ce qu'il va se passer cette année.
01:07La décision est tombée tout à l'heure, le directeur du salon est l'invité d'RTL Midi.
01:12Des agriculteurs toujours très remontés contre le Mercosur.
01:15Manifestation à Paris, à la Concorde.
01:17Une délégation sera reçue à Matignon cet après-midi.
01:21Dans ce journal également, Marine Le Pen, de retour devant la justice, début du procès en appel dans moins d'une heure.
01:26Elle y joue clairement son avenir politique.
01:29Quand je vois les électeurs du RN dire que c'est un scandale, je ne suis pas d'accord.
01:34C'est la justice et la justice ne devrait pas être à deux vitesses.
01:38Donc moi je trouve que c'est normal qu'ils soient jugés, qu'ils soient hommes politiques, qu'ils soient jugés et punis comme les autres.
01:45Et si comme cette auditrice vous souhaitez réagir, un numéro, je vous le rappelle, le 3210.
01:50On ira aussi en Corse après l'assassinat hier d'Alain Orsoni, abattu d'une balle en plein cœur lors de l'enterrement de sa mère.
01:56Et puis peut-on tout caricaturer, rire de tout ?
02:00Le débat est relancé après la plainte d'un citoyen suisse contre un dessin de Charlie Hebdo.
02:06La météo avec vous Peggy Broche. Bonjour Peggy.
02:08Bonjour Amandine, bonjour à tous.
02:09Et alors ce qui frappe aujourd'hui c'est cette grande douceur, presque un air de printemps.
02:12Oui, on est souvent 5 degrés au-dessus des normales, au-dessus des 12 degrés quasiment partout.
02:17Avec un temps plutôt gris et humide près de la Manche ainsi que sur le Languedoc-Roussillon.
02:21Et c'est bien lumineux partout ailleurs.
02:23Merci beaucoup Peggy. Météo complète à la fin du journal.
02:30RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
02:32Et c'est donc un coup de tonnerre, une grande première en tout cas.
02:35La prochaine édition du Salon de l'Agriculture se tiendra sans bovins.
02:39Pas de vaches ni de taureaux. Décision des organisateurs en raison de l'épidémie de dermatose nodulaire.
02:45On va en parler dans un instant avec le directeur du Salon.
02:48Mais d'abord direction la place de la Concorde à Paris où 350 tracteurs manifestent depuis ce matin.
02:55On est à quelques pas seulement de l'Assemblée Nationale.
02:57Bonjour Pierre Copplot.
02:58Bonjour Amandine, bonjour à tous.
03:00En pleine crise agricole, comment réagissent les premiers intéressés, les agriculteurs ?
03:05Eh bien entre fatalisme et résignation, même si entre les tracteurs et les balleaux de paille installés ici devant le Palais Bourbon,
03:10la nouvelle ne surprend pas grand monde, notamment Benoît. Il est éleveur dans le Pas-de-Calais.
03:14Ça fait plusieurs jours qu'on entend dire qu'on n'aura pas de vaches au sein de l'agriculture.
03:18Maintenant s'il ne faut pas y en avoir, il n'y en aura pas.
03:20Il faut que la DNC soit confinée aux endroits où aller et puis il ne faut pas aller propager le virus partout.
03:27Il y a une résignation chez les agriculteurs qui fait qu'on en a marre d'être des boucs émissaires.
03:31La dermatose nodulaire, maladie bovine, dit DNC donc, qui avait contraint, rappelez-vous, à l'abattage de nombreux troupeaux
03:37pour stopper la propagation. Pour Régis Desrumeaux, la décision est juste, mais ce n'est pas l'aspect du salon qui doit marquer par son absence.
03:44Vu le contexte sanitaire, c'est normal qu'il n'y ait pas d'animaux par rapport à la maladie à la DNC.
03:48Je pense qu'on doit aller plus loin. Pas d'animaux, mais on ne devrait pas avoir de politique aussi qui vienne au salon de l'agriculture.
03:54C'est une vitrine qui se casse un peu la figure cette année ?
03:56Écoutez, vous voyez le contexte, ce n'est pas la première année. Ça fait des années qu'on alerte sur la problématique agricole.
04:03Donc aujourd'hui, c'est un gros ras-le-bol. Oui, c'est une vitrine qui s'écroule.
04:06Il y a des réactions recueillies au milieu d'un défilé d'élus de l'Assemblée nationale, descendus de l'hémicycle pour discuter avec les agriculteurs
04:13qui souhaitent plus que tout être entendus, aussi pour un retour des vaches au prochain salon.
04:19Pierre Coplot, place de la Concorde à Paris où des centaines d'agriculteurs sont réunis. Bonjour Arnaud Lemoyne.
04:25Bonjour. Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi. Vous êtes le directeur de ce salon de l'agriculture.
04:31C'est la première fois, on le disait, depuis 132 ans et le premier concours agricole à Paris.
04:36Il n'y aura donc pas de vaches dans ce salon. J'imagine que c'est une décision que vous avez prise à contre-coeur.
04:42Écoutez, je vais rectifier quelque chose tout de suite.
04:44C'est vrai qu'on est très triste de cet état de fait. Pas de bovins en salon.
04:49C'est la première fois, vous venez de le rappeler. Donc depuis 132 ans pour le concours agricole et depuis 62 ans pour le salon de l'agriculture.
04:57Nous, on avait fait un choix autre qui était de renforcer les mesures sanitaires, les mesures vétérinaires pour accueillir les bovins quoi qu'il arrive.
05:06Ce sont les éleveurs eux-mêmes et leur organisme de sélection qui ont fait ce choix de ne pas venir au salon et pas nous.
05:12C'est la décision des éleveurs. C'est ce que vous voulez dire.
05:14C'est la décision du... Exactement. Mais on respecte cette décision. On ne sait que trop ce qui arrive dans le milieu de l'élevage en ce moment, dans l'agriculture en général et dans le milieu de l'élevage en ce moment.
05:26Et cette DNC est un fléau. Donc leur choix se respecte, se mesure pour l'avenir.
05:32Et puis, j'ai envie de dire, l'ADN du salon, c'est d'être solidaire avec les agriculteurs.
05:36Donc voilà, tout ça est...
05:39Donc ce salon va quand même se tenir, bien sûr, Arnaud Lemoyne.
05:42Qu'est-ce qu'on va trouver dans ce gigantesque hall 1 où les vaches, d'habitude, occupent une place prépondérante ?
05:50Et les autres animaux, bien sûr.
05:52Les cochons, les ovins, les caprins, d'une part.
05:57Et puis, dès cet après-midi, puisqu'on a eu l'annonce officielle hier soir,
06:02on se met au travail pour renforcer l'attractivité du salon, en tout cas de ce hall dont vous parlez avec justesse.
06:08Notre devoir envers les visiteurs, envers les agriculteurs, c'est de faire un salon, excusez-moi de l'expression,
06:16qui tienne la route, malgré ce coup dur sans bovin.
06:19Et donc, on s'y attèle dès aujourd'hui.
06:21On a cinq semaines devant nous.
06:22C'est un peu court, mais on va réussir.
06:24On va y arriver.
06:25C'est un coup dur, on l'entend, parce qu'on le sait, il y a des millions de gens qui viennent pour admirer ces animaux.
06:33Les moutons charolais, eux aussi, ont décidé de ne pas venir non plus.
06:36Est-ce que vous craignez d'autres défections ?
06:39Écoutez, je ne pense pas.
06:40Je comprends ces mouvements de solidarité entre races, entre espèces, mais je ne crois pas.
06:46Parce qu'à la fin de la fin, il faut quand même rappeler que le salon de l'agriculture, c'est l'occasion unique, une seule fois dans l'année,
06:53de faire se rencontrer l'architecte parisien, le maraîcher nantais, le viticulteur de l'Hérault avec la caissière de Lorraine.
07:01Il n'y a pas d'autres occasions de se rencontrer.
07:05Et dans l'état actuel de l'agriculture française, je crois que les gens ont besoin d'échanger, de se parler,
07:10à la fin, pour se comprendre et surtout se respecter, parce qu'il y a de moins en moins d'agriculteurs,
07:15de moins en moins de familles agricoles.
07:17Et donc, la compréhension, j'ai envie de dire, malgré votre travail sur RTA d'ailleurs,
07:22la compréhension générale s'émousse sur la compréhension des sujets parfois compliqués de l'agriculture française.
07:28Donc, pour faire valoir la réalité du monde agricole, c'est-à-dire les espoirs, aussi les espoirs,
07:33on a dit au départ génération de transmission, parce que l'avenir de l'agriculture passe par la transmission des exploitations
07:39et les problèmes actuels, je pense qu'il faut que tout le monde soit au rendez-vous.
07:44Et venir au Salon de l'agriculture, vous le dites, c'est aussi soutenir les agriculteurs et ces agriculteurs.
07:50Merci beaucoup, Arnaud Lemoyne, directeur du Salon de l'agriculture, d'avoir été avec nous.
07:55Ce salon, il ouvre le 21 février, on le rappelle.
07:58Comprenez-vous ou pas cette décision ?
08:02Pas de vache au salon, vous serez sans doute nombreux à réagir.
08:05J'attends vos réactions au 3210 des agriculteurs qui sont toujours très remontés contre la signature de l'accord avec le Mercosur.
08:13D'après nos informations, une délégation de 12 personnes des représentants de la FNSEA sera reçue cet après-midi à Matignon sur l'autoroute A64.
08:22Les ultras qui, eux, bloquaient depuis un mois la circulation à hauteur de carbone en Haute-Garonne, ont été priés de quitter les lieux.
08:29Bonjour Patrick Tégéraud.
08:30Bonjour Amandine, bonjour à tous.
08:32Plusieurs escadrons de gendarmes mobiles et des blindés ont été dépêchés sur place.
08:36Oui ça y est, les balles de paille sont enlevées, des tracteurs partent, la chaussée est même balayée par endroits.
08:40Un départ en douceur négocié avec le préfet.
08:42Joël était dans le campement cette nuit.
08:444h20 ce matin-là, ils sont venus nous taper à la tente.
08:47Quand on s'est réveillé, on a vu des CRS, des gendarmes mobiles partout devant le campement.
08:53On a envoyé des tracteurs sur tous les ronds-points, sur toutes les routes parallèles et compagnie pour bloquer un peu.
08:58Je pense que ça a fait un peu de pression.
08:59Une pression qui n'a pas suffi. Jérôme Baye, le leader des ultras, ne veut pas être à mer pour autant.
09:03Mais on ne peut pas sortir que du négatif de cette aventure d'un mois parce qu'on est plus de 600 dans le département.
09:09On a créé des associations ailleurs.
09:12On n'a pas amené grand chose aux agriculteurs à part du travail, du travail d'avenir, du dialogue.
09:17Mais je pense que le combat n'est pas fini.
09:19Benjamin Plie, une rallonge électrique.
09:21Voilà, on va quitter le manettoyer, on va arranger, commencer à engager.
09:25La bataille est loin d'être gagnée et loin d'être finie surtout.
09:28Remettre l'autoroute en circulation pourrait prendre 24 heures.
09:31Demain matin, une manifestation est prévue à Toulouse, organisée par d'autres mouvements agricoles
09:35et interdite cette fois par la préfecture, comme la semaine dernière.
09:38Patrick Tégéraud sur l'autoroute A64.
09:44C'est l'autre grand titre de cette mi-journée, le procès en appel de Marine Le Pen.
09:49L'audience doit débuter dans moins d'une heure, à 13h30.
09:52Audience décisive, car la chef de file des députés RN joue sans doute son avenir politique,
09:57sa candidature aussi à la prochaine présidentielle.
10:01Lors de sa condamnation en première instance, 4 ans de prison, on le rappelle, et 5 ans d'inégibilité,
10:06elle avait d'ailleurs dénoncé une justice politique.
10:09Souvenez-vous.
10:09Nous avons dit, écoutez, on va accorder le bénéfice du doute, tiens, aux magistrats qui vont nous juger.
10:16Peut-être ne vont-ils pas nous juger poétiquement.
10:19Au bout de deux heures d'audience, le premier jour, j'ai compris, que nous ne serions pas jugés normalement.
10:25Et l'intégralité de la rédaction de ce jugement est une folie.
10:30Une folie !
10:32Bonjour Julien Fautra.
10:33Bonjour à tous.
10:34On vous retrouve en direct du Palais de Justice de Paris.
10:36On vient d'entendre ces mots de Marine Le Pen, c'était au lendemain du jugement en première instance.
10:41Et d'après vos informations, on devrait voir une Marine Le Pen plus mesurée aujourd'hui à l'audience.
10:47Oui Amandine, je le tiens d'un de ses proches.
10:49Elle est plus cool que la dernière fois, dit-il, elle aborde ce procès plus apaisé.
10:53Marine Le Pen, ce que je comprends des échanges succincts ces dernières semaines avec l'entourage de Marine Le Pen,
10:58c'est que sa ligne de défense ne va pas changer sur le fond.
11:02Ce que d'ailleurs certains regrettent secrètement en interne.
11:04Mais c'est la façon de faire qui évolue moins frontale avec la présidente du tribunal, moins politique aussi.
11:10Et d'ailleurs quand on demande aux RN s'ils imaginent un procès politique, comme ce qu'ils ont dénoncé en première instance,
11:16ils atténuent grandement aujourd'hui.
11:17C'est un procès aux conséquences politiques.
11:19Je vous rappelle en effet que Marine Le Pen saura à l'issue de ce procès si elle peut ou ne peut pas se présenter à l'élection présidentielle.
11:25Julien, rappelez-nous en quelques mots ce que la justice lui reproche.
11:29En quelques mots, Marine Le Pen est soupçonnée d'avoir été au cœur d'un système,
11:33système permettant au Front National de faire supporter les salaires de plusieurs employés du parti par le Parlement européen.
11:39En clair, des assistants parlementaires à Bruxelles censés travailler pour le Parlement européen,
11:44mais qui travaillaient en fait pour le parti du détournement de fonds publics.
11:47Merci beaucoup Julien Fautrin depuis le palais de justice de Paris.
11:51Cette audience, vous pourrez la suivre jour après jour via l'application RTL ou sur RTL.fr.
11:59Il est 12h42, on part à présent pour Véro en Corse et c'est toujours le choc moins de 24 heures après l'assassinat d'Alain Orsoni.
12:08Cette figure du nationalisme corse a battu d'une balle en plein cœur.
12:12C'était hier alors qu'il assistait aux obsèques de sa mère.
12:16Étienne Baudieu, vous êtes sur place pour RTL.
12:18Le sentiment qui domine ce matin, c'est la sidération.
12:20Ah oui, c'est le terme, la sidération, l'incompréhension.
12:23Un fils tué alors qu'il enterre sa mère dans le cimetière du village.
12:27Marie-France Orsoni, la mère de Véro, une amie et parent éloignée d'Alain Orsoni, n'en revient toujours pas.
12:32Elle qui a tenté avec d'autres de le réanimer pendant plus d'une heure.
12:35Un crime, un meurtre, on dit en Corse ou camposante.
12:38C'est un lieu sain.
12:39Donc ça c'est de l'inédit, on n'a jamais vu ça en Corse.
12:41Nos valeurs s'envolent.
12:43De la tristesse, peut-être un peu de colère aussi.
12:46Parce que c'est inédit et on ne veut plus voir ça.
12:48C'est la famille qui est sacrée en Corse, la maman aussi, bien sûr, mais la famille.
12:51Alors ici, on ne veut pas s'attarder sur le parcours d'Alain Orsoni.
12:55Oui, il se dit bien des choses.
12:56Le nationaliste qui s'exile au Nicaragua, ses affaires plus ou moins légales.
13:00Mais Marie, elle ne conserve pas ce souvenir.
13:02En tous les cas, ici c'était quelqu'un d'apprécié, d'aimer.
13:05On partageait beaucoup de moments conviviaux avec lui.
13:08Donc chez nous, c'était quelqu'un d'ordinaire.
13:11Et un enfant du village, bien sûr.
13:12Alors les policiers étaient encore présents ce matin pour faire des prélèvements dans le cimetière.
13:16La police technique et scientifique inspectait les escaliers au milieu desquels Alain Orsoni a été abattu
13:21alors qu'il redescendait seul les marches.
13:24D'autres inspectaient minutieusement les sous-bois sur les hauteurs au-delà du mur d'enceinte du cimetière
13:29pour trouver peut-être l'endroit où le tireur s'est posté pour atteindre Alain Orsoni.
13:33Un tir long nous confirme un enquêteur avec une carabine à lunettes sans doute.
13:36Plusieurs hypothèses pour la fuite, dont celle toute simple.
13:39Traverser un sous-bois et retrouver la route signeuse qui se perd ensuite dans les montagnes.
13:44Etienne Beaudieu à Véro en Corse pour RTL.
13:46Bonjour Pierre d'Autelonde.
13:48Oui, bonjour.
13:49Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
13:51Vous êtes historien spécialiste du nationalisme corse.
13:56Ce n'est bien sûr pas le premier militant nationaliste assassiné.
14:00En revanche, une balle, une seule balle tirée en plein cœur,
14:04tout ça au milieu d'une cérémonie d'obsèques au cimetière, ça c'est inédit ?
14:10Alors c'est effectivement complètement inédit.
14:12Oui, il y a eu un précédent qui était au tout début en 2001,
14:17où un ancien responsable nationaliste,
14:19enfin qui à l'époque était toujours responsable nationaliste,
14:21François Santoni avait été assassiné par balle lors d'une fête de mariage.
14:28Mais depuis ce précédent 2001,
14:32jamais un tel acte n'avait été enregistré dans l'île.
14:35Et là, en fait, il y a un double tabou même qui saute.
14:38C'est le tabou de tuer quelqu'un pendant des obsèques,
14:43parce que les obsèques, la mort est quelque chose de très sacré en Méditerranée,
14:48et les obsèques de la maman en plus.
14:52Là aussi, c'est donc un double tabou qui vient de sauter.
14:56Qu'est-ce que ça veut dire, d'après vous, d'après l'historien que vous êtes ?
15:01Vous ne menez pas une enquête,
15:02mais vous avez une telle connaissance de ce mouvement et de ce qui s'est passé,
15:06que vous pouvez sans doute en tirer quelques conclusions.
15:09Alors, la première conclusion que j'en tire,
15:11c'est qu'il faut surtout distinguer les deux vies d'Alain Orsoni.
15:16Alain Orsoni a été un militant, puis un responsable nationaliste,
15:21en fait, jusque dans les années 90.
15:24Ensuite, il entame une deuxième vie qui est beaucoup plus liée à l'affairisme,
15:33et ce qui l'amène d'ailleurs à aller se réfugier au Nicaragua
15:38et demeurer en exil pendant très longtemps,
15:42faisant de temps en temps des allers-retours en Corse,
15:45mais repartant très vite.
15:46Il revient en 2008,
15:49mais une tentative d'enlèvement est organisée contre lui.
15:54Et puis, en 2012, il y a l'assassinat de son avocat,
15:57avec qui il était extrêmement proche,
15:59Maître Antoine Solacaro.
16:01Et là, de nouveau,
16:03il repart en Amérique latine,
16:06de temps en temps à Barcelone.
16:08Mais je voudrais vraiment
16:09que l'on distingue bien
16:11les deux vies d'Alain Orsoni.
16:14Et d'après vous, cet assassinat,
16:15ce n'est pas un assassinat politique ?
16:18C'est ça que vous voulez dire ?
16:19Non.
16:20Ce sont les affaires ?
16:22Ce sont les affaires,
16:23et il faut observer quand même
16:24que depuis des années,
16:26avec pas mal de morts des deux côtés,
16:29il y a une lutte sanglante
16:32qui oppose ce qu'on appelle le clan Orsoni
16:35et la bande du Petit Bar,
16:38qui est donc un bar à Ajaccio.
16:41Et il se trouve que très récemment,
16:43il y a eu le verdict
16:45dans le cadre d'un procès
16:46pour l'assassinat de Maître Solacaro,
16:50et que les auteurs de l'assassinat
16:54ont été condamnés,
16:55notamment un a été condamné à 30 ans.
16:57Alors, est-ce que c'est une réplique ?
16:59C'est beaucoup trop tôt pour le dire,
17:01mais en tout cas,
17:02il n'y a pratiquement aucune chance
17:04que cet assassinat,
17:06dans les conditions qu'on sait,
17:08ait un rapport avec la vie ancienne
17:11d'Alain Orsoni en tant que responsable nationaliste.
17:14Il ne l'est plus depuis au moins
17:17une bonne vingtaine d'années.
17:19Merci beaucoup Pierre Dautelonde
17:21d'avoir été avec nous
17:23et de nous avoir apporté
17:24votre éclairage sur RTL.
17:26Il est 12h51 et on en vient donc
17:33à cette polémique autour de ce dessin
17:35publié dans Charlie Hebdo
17:36après le drame de Cran-Montanin,
17:39Les brûlés font du ski,
17:40la comédie de l'année.
17:42Voilà le titre,
17:42on y voit deux grands brûlés
17:44dévaler les pistes.
17:46Dessin qui a beaucoup choqué
17:47sur les réseaux sociaux.
17:48Un citoyen suisse a d'ailleurs décidé
17:50de porter plainte.
17:51Moi, ça m'assidirait.
17:53Ça m'assidirait.
17:54Et puis, si vous voulez,
17:55après réflexion, après analyse,
17:56je me suis dit,
17:57mais qu'est-ce qu'ils ont voulu faire ?
17:59Alors, l'explication la plus raisonnable
18:01que j'ai, c'est en salle de rédaction,
18:03c'est une blague de potache.
18:05Ils n'ont pas su résister.
18:06On ne va même pas plus loin que ça.
18:07Moi, je pense que pour les familles
18:10concernées, pour le Valais,
18:11parce que je veux dire,
18:12c'est un drame qui nous a frappés
18:14chacun, tout le monde.
18:16C'est une caricature violente.
18:17C'est un problème juridique.
18:18Ce n'est pas un problème moral.
18:20Je connais très bien la position de Charlie.
18:22J'étais Charlie, je vois très bien
18:23leur position.
18:25Mais est-ce que cette position-là,
18:27elle est compatible avec l'article 135
18:29du droit suisse ?
18:30Je trouve que c'est une vraie question.
18:32Stéphane Rian,
18:33joint pour RTL par Maxime Lévy.
18:35J'ajoute que la rédaction de Charlie Hebdo
18:36qu'on a essayé de joindre
18:37n'a pas souhaité réagir.
18:39Et vous, qu'en pensez-vous ?
18:41Êtes-vous ou non choqués par ce dessin ?
18:43Peut-on tout caricaturer ?
18:45Vous réagissez au 3210.
18:46On en débarque dans quelques petites minutes.
18:48À l'étranger,
18:49après les tensions de ces derniers jours,
18:51les ministres danois et groenlandais des affaires étrangères
18:53seront reçus demain
18:55par le vice-président américain
18:57et le chef de la diplomatie.
18:59Ce rendez-vous aura lieu
19:01à la Maison-Blanche.
19:03À l'Assemblée nationale,
19:04reprise cet après-midi
19:05des débats autour du budget.
19:08Ça va se passer dans l'hémicycle.
19:10Et puis, en commission,
19:11les députés vont examiner
19:13une proposition de loi
19:14pour étendre les dérogations
19:15d'ouverture des commerces le 1er mai.
19:17Vous vous souvenez sans doute
19:18de la colère des boulangers
19:19qui avaient été sanctionnés
19:21par ce qu'ils avaient fait
19:22travailler certains de leurs salariés.
19:24Thibaut Bazin,
19:25député LR de Meurthe-et-Moselle
19:27est rapporteur de ce texte.
19:28On veut limiter strictement
19:30la dérogation
19:30de manière à ce qu'on vienne
19:31juste sécuriser des pratiques
19:33qui avaient cours
19:34dans certains secteurs
19:34d'activités bien précis
19:36et pas du tout
19:37de remettre en question
19:39le 1er mai
19:40tel qu'on le connaît.
19:42Hors de question
19:42d'ouvrir par exemple
19:43aux grandes surfaces
19:44ou à d'autres.
19:45Il n'y a pas de brèche
19:46qui est créé.
19:46D'ailleurs certains aimeraient
19:47que ça soit beaucoup plus ouvert
19:48et nous on ne le souhaite pas.
19:50Voilà la réaction
19:51et les explications
19:52de ce député LR de Meurthe-et-Moselle.
19:54Ce texte,
19:55les syndicats eux n'en volent pas.
19:57Thomas Vacheron
19:57est secrétaire confédéral
19:58à la CGT.
20:00Toutes les organisations syndicales
20:01sont opposées
20:02à ce recul social.
20:04Depuis plus de 100 ans maintenant,
20:05c'est la journée internationale
20:07des travailleuses et travailleurs
20:08pour défendre leurs droits.
20:09Donc c'est une date symbolique
20:11et si cette loi passe,
20:12ça va ouvrir une brèche.
20:14C'est les mêmes modes opératoires
20:15que pour le travail du dimanche
20:17où au départ on nous annonce
20:18que ce sera volontaire
20:19et payé plus
20:20et ensuite on ne nous rémunère pas plus
20:21et on nous oblige à travailler.
20:23Celles et ceux qui refuseront
20:24soit ne seront pas embauchés
20:25dans de futurs postes,
20:27soit seront licenciés
20:28et ça concerne donc
20:29tous les salariés.
20:30Des propos recueillis pour RTL
20:31par Mathilde Piquet.
20:32Et vous,
20:32qu'en pensez-vous ?
20:33Pour ou contre l'ouverture
20:34des petits commerces
20:35le 1er mai ?
20:36Seriez-vous prêt par exemple
20:37à travailler le 1er mai ?
20:39Payer double,
20:40on le rappelle.
20:41Là encore,
20:42vous réagissez au 32-10.
20:43On en parlait hier
20:45dans RTL midi
20:46pour la première fois
20:46depuis 1944.
20:48Le nombre de décès
20:49dépasse le nombre
20:50de naissances en France.
20:52L'INSEE a publié
20:53les chiffres ce matin.
20:556 000 décès de plus
20:57du foot.
20:58Et ce soir,
20:58la suite est fin
20:59des 16e de finale
21:00de la Coupe de France.
21:01Ça se passera à Caen
21:03où Bayeux,
21:04le petit poussé
21:04de la compétition,
21:06reçoit l'OM.
21:07Et puis,
21:07je voulais vous faire découvrir,
21:08on voulait vous faire découvrir
21:10cette exposition
21:10au château de Versailles.
21:12Exposition que doivent visiter
21:13cet après-midi
21:14Emmanuel Macron
21:15et le roi d'Espagne.
21:17Exposition consacrée
21:18au grand dauphin.
21:19Bonjour Sophie Orange.
21:20Bonjour à tous.
21:20Un homme qui a été
21:21fils de roi,
21:23père de roi,
21:24mais jamais roi.
21:25C'est le fils de Louis XIV
21:26en fait.
21:26Le grand dauphin,
21:27il est mort de la variole
21:28avant son père,
21:29le roi soleil.
21:29Résultat,
21:29il n'a jamais régné.
21:31Mais il a été élevé
21:31comme un roi au cas où
21:32puisqu'il aurait dû être roi.
21:34Une enfance solitaire,
21:35stricte,
21:35il devait apprendre par cœur
21:36tous les blasons
21:37des familles royales européennes
21:38avec un jeu de cartes d'origine
21:40que vous verrez dans l'expo.
21:41Tout comme un cahier
21:42écrit de sa main
21:43à la plume,
21:44incroyablement émouvant.
21:45Il a plus de 300 ans quand même
21:46ce cahier.
21:47Vous allez voir,
21:48le grand dauphin
21:48était un élève un peu distrait
21:50avec Bossuet,
21:50son précepteur.
21:51On expose ici un carnet
21:53où le dauphin écrit
21:54ce que Bossuet
21:55est en train de lui dicter.
21:56sauf qu'il n'écoute pas très bien
21:58et il lui dit
21:59qu'au lieu d'exercer son latin,
22:01le dauphin marque
22:02exercer son ballon.
22:04Et donc Bossuet
22:05raye assez férocement
22:06et corrige le latin.
22:08Laurent Salomé
22:08qui a géré cette exposition
22:09au château de Versailles.
22:10Le fils du grand dauphin
22:11devient roi d'Espagne
22:12en 1700.
22:13Il a donc hérité
22:14deux meubles magnifiques
22:15du château de Versailles
22:16qui ont trouvé leur place
22:17à la Cour royale à Madrid
22:19comme deux commodes
22:20en marqueterie
22:20installées aujourd'hui
22:21dans la résidence privée
22:22de Philippe VI,
22:24actuel roi d'Espagne.
22:24C'est pour ça
22:25qui sera là tout à l'heure.
22:26Elles sont présentées
22:27dans l'exposition
22:27et c'est la première fois
22:28qu'elles revoient Versailles
22:29depuis 300 ans.
22:30Et puis le grand dauphin
22:31a été aussi mécène de Lully
22:33mais aussi collectionneur
22:35d'objets tous plus beaux
22:36les uns que les autres
22:37que vous verrez donc
22:38dans cette exposition
22:39qui lui est consacrée
22:40au château de Versailles.
22:41Et c'est à découvrir
22:42jusqu'au 15 février.
22:44Merci beaucoup Sophie.
22:45Château de Versailles
22:45qui sera plus cher
22:46à partir de demain.
22:47On le signale
22:47pour les touristes non européens
22:49plus 3 euros
22:50soit 35 euros.
22:51L'entrée du musée du Louvre
22:52elle aussi augmente
22:54de 22 à 32 euros.
22:56C'est une décision
22:56du ministère de la Culture
22:58qu'on le rappelle
22:58pour financer les musées.
23:02La météo avec vous Peggy
23:05et grande douceur.
23:06On oublie les doudounes,
23:08les gants, les bonnets
23:09qu'on portait la semaine dernière.
23:11On n'a plus besoin.
23:12On est souvent 5 degrés
23:13au-dessus des moyennes de saison.
23:15En moyenne 10 à 14
23:16cet après-midi
23:17sur la moitié nord,
23:1812 à 15 sur la moitié sud
23:19jusqu'à 19 degrés
23:21sur le Pays Basque,
23:2119 à Biarritz
23:22cet après-midi.
23:23Alors sous un ciel couvert,
23:25c'est vrai,
23:25sur les bords de manches
23:26avec quelques averses,
23:27des averses plus marquées
23:28sur le Finistère
23:29et l'ouest du Morbihan.
23:31On a également
23:32un ciel plus nuageux
23:33sur le pourtour
23:34de la Méditerranée
23:35jusqu'au Cévennes
23:36avec quelques averses
23:37sur le relief
23:38et du vent sensible
23:39jusqu'à la vallée du Rhône.
23:40Partout ailleurs,
23:41c'est un ciel bien lumineux,
23:43plus ou moins voilé,
23:44un voile un peu plus épais
23:45des pays de la Loire
23:45aux frontières du nord-est
23:46mais globalement,
23:47c'est très agréable.
23:48Bon, la suite du programme
23:49de la semaine,
23:49ce sera dans quelques
23:50toutes petites minutes
23:51et puis bien sûr,
23:52vous avez la parole,
23:53on vous attend au 3210,
23:54on va évoquer ce dessin
23:55de Charlie Hebdo
23:56mais aussi le salon
23:57de l'agriculture sans vache.
23:59C'est à cause
23:59de la dermatose nodulaire.
24:01Est-ce que vous comprenez
24:01cette décision ?
24:02Est-ce que vous irez
24:03malgré tout au salon ?
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