00:00Donald Trump va accroître la pression économique sur le régime iranien, il l'a dit cette nuit.
00:06Pour y parvenir, Donald Trump va appliquer des tarifs douaniers de 25% sur tous les pays étrangers
00:12qui vont commercer avec le régime iranien, avec la république iranienne islamique et islamiste d'Iran.
00:20Harold Iman, expliquez-nous ce que cette mesure signifie exactement, ça c'est la toute dernière information.
00:24C'est la toute dernière information et elle émane d'un poste sur Truth Social.
00:29Et il faut voir ce poste.
00:31À compter de ce jour, tout pays commerçant avec la république islamique d'Iran sera soumis à un droit de douane
00:37de 25% sur l'ensemble de ces échanges commerciaux avec les Etats-Unis d'Amérique.
00:43Donc c'est une mesure de rétention.
00:45Cette décision est définitive et ça s'appelle.
00:47Bon, ce n'est pas encore précisé parce que vous sortez ça sur un réseau social
00:53et il n'y a pas la législation derrière.
00:55Mais on comprend l'idée.
00:57Et pour l'instant, on a très très peu en Occident de commerce avec l'Iran.
01:03À Paris, vous pouvez acheter des pistaches et des dates iraniennes ou ce genre de choses.
01:08Les médicaments peuvent être vendus à l'Iran, mais ça s'arrête là.
01:12Là où il y a quelque chose de plus puissant, c'est pour la Chine qui achète du pétrole iranien
01:20en très très très grande quantité.
01:22Ils en dépendent pratiquement.
01:24Donc ce message essentiellement vise la Chine, mais ce n'est pas dit.
01:29Alors voilà, c'est un calcul, je dirais, diplomatique dans l'esprit de Donald Trump
01:35qui lui-même a l'option militaire.
01:37Mais remarquez ce soir, il a écarté l'option militaire en mettant en avant cette option tarifaire, pour ainsi dire.
01:45Et regardez sur la carte, vous voyez que le pays, l'Iran, est quand même pas mal entouré de bases américaines.
01:52Donc une attaque sur l'Iran, comme en juin, n'est pas du tout impossible.
01:57Elle est même parfaitement possible.
02:00Donc voilà, c'est une petite trêve.
02:01– Parlons des victimes à présent, Harold.
02:04Les manifestations, il n'y a plus de doute possible, sont puissantes, massives.
02:08Ce n'est pas un phénomène marginal.
02:10C'est ce que vous nous dites ce matin.
02:11Les forces de sécurité iraniennes tuent des manifestants à balles réelles,
02:16ce qui prouve, s'il était besoin encore de le prouver, que ce régime est abominable.
02:21Est-ce qu'on a un bilan ?
02:23– Alors, malheureusement, le régime a coupé l'Internet.
02:28Je vous ai fait une petite liste pour décrypter cette histoire de connaître le bilan.
02:35L'Internet est coupé depuis des jours, donc l'information ne peut pas circuler, ou très difficilement.
02:41Les vidéos prises par les citoyens montrent une grande violence.
02:45Mais on ne peut pas tout à fait les sourcer, mais elles sont extrêmement nombreuses.
02:50On a même entendu des tirs à l'arme lourde.
02:53Ça veut dire les mitraillettes qui servent à abattre des avions ou des véhicules blindés.
03:00Et quand on les braque sur des civils, c'est monstrueux.
03:04Et on sait que le guide suprême et le président Pesachkan ordonnent la répression.
03:09Voilà, fini d'être gentil.
03:12Et les chiffres qu'on a viennent de l'Iran Human Rights, qui est à Oslo, en Norvège.
03:20Il y a beaucoup d'ONG.
03:22648 morts attestés.
03:24Attestés.
03:25Parce que, très difficile d'attester, on est très facilement au-delà de 1 000 et dans les 2 000.
03:33Et bien sûr, 10 000 arrestations.
03:35Et on sait ce que cela peut être une arrestation dans de telles conditions.
03:38On parle beaucoup du fils du dernier empereur d'Iran.
03:42Ce fils s'appelle Reza Pahlavi, comme chef de l'opposition.
03:46Quelles sont ses chances de retourner en Iran et de réussir à renverser le régime ?
03:51Alors, il y a encore un an, on aurait dit de Reza Pahlavi,
03:54le fils de Mohamed Reza Pahlavi, qui était le dernier empereur, le Shah.
03:58Le Shah d'Iran, oui.
04:00Il y a eu des Shahs depuis des siècles et des siècles en Iran.
04:04Et bien, Reza Pahlavi, dont j'espère voir les images, le voici.
04:09Qui a fait le lycée français de Téhéran, qui parle un français excellent,
04:12qui vit à Los Angeles le plus clair du temps, ou à Washington.
04:16Et bien, au début, c'était un personnage un peu marginal.
04:20C'était pour les nostalgiques de l'ancien régime, de son père.
04:24Et peu à peu, son nom commence à être scandé par des gens qui n'ont jamais connu son père.
04:31Parce que pourquoi ? Il n'y a pas vraiment d'opposition structurée et ce qu'il y a est très clivant.
04:38Vous avez les communistes, voilà pourquoi M. Roussel était tellement enthousiaste pour la révolution en Iran.
04:44Parce que celle de 79, elle était islamiste, mais elle était communiste aussi.
04:48Et les communistes ont été mangés, pour ainsi dire, par les islamistes.
04:52Donc, voilà quelqu'un de neutre dans l'affaire.
04:56Il n'est ni communiste, ni islamiste, ni un peu islamiste, ni rien du tout.
05:01Et lui-même n'a commis aucun acte répréhensible, puisqu'il a quitté son pays quand il était adolescent.
05:07Donc, il devient la voix, au moins d'une transition.
05:13Et des gens qui ne savent pas tout à fait qu'il est, scandent son nom.
05:16Et bien sûr, il y a ceux qui croient véritablement en lui.
05:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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