00:00Sur le fond, c'est acter la diaspora, acter le communautarisme,
00:06et Rachel Kahn va en parler mieux que moi.
00:08Mais avant cela, je voudrais précisément vous dire de quoi il s'agit.
00:14C'est avec la participation de plusieurs personnalités,
00:16plusieurs noms sont évoqués, Lillian Thuram, d'ailleurs,
00:18Lillian Thuram, il est ultramarin, il est né à Pointe-à-Pitre.
00:21C'est quand même très extraordinaire, et on lui dit qu'il n'appartient pas,
00:26ou en tout cas, il appartient à une diaspora, c'est ce qu'on lui dirait.
00:29Je trouve ça absolument incroyable.
00:30Comme Christiane Taubira, par ailleurs, en Guyane.
00:32Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira, encore Papendiaï,
00:36Jordan Bardella a dit au commissariat à la diversité,
00:38le nouveau gadget d'un président de la République
00:40qui n'a plus aucun contact avec la réalité de nos compatriotes.
00:43La France n'a pas besoin de ce nouveau machin bureaucratique
00:46qui ne servira qu'à placer les proches du pouvoir
00:48et alimenter une vision communautariste de la société.
00:51Honnêtement, il y a unanimité, et je ne suis pas sûr d'ailleurs que ça se fasse,
00:56et je ne suis pas sûr non plus que ceux qui sont cités,
00:59je ne suis pas sûr que Lilian Thiram ait envie d'être dans ce haut commissariat.
01:02Rachelle Kahn.
01:03Pour moi, vous savez, quand j'ai appris cette proposition-là,
01:09je trouve que c'est d'une extrême violence, en fait.
01:11Je suis d'accord avec vous, c'est un nouveau machin,
01:13mais en réalité, c'est d'une violence politique.
01:15mettre une nouvelle fois la race au centre,
01:19effacer finalement notre citoyenneté,
01:24parce que c'est ça, diviser la société plus qu'elle ne l'est,
01:26et finalement, c'est accompagner un chaos qui est déjà en place.
01:31Donc, c'est faire le jeu totalement de LFI,
01:34de l'extrême-gauche, racialiser.
01:36Alors, ce mot diversité, vous savez, moi,
01:38j'ai appris que j'étais de la diversité
01:40après les élections de Obama.
01:42Un jour, on m'a dit, toi, t'es de la diversité.
01:44Je ne savais pas que j'étais de la diversité.
01:46Je croyais que la diversité, c'était quand on était tous ensemble.
01:49Alors après, j'ai appris que j'étais racisée.
01:52Ça non plus, je ne le savais pas.
01:53Moi, je n'ai pas été élevée comme ça.
01:55Notre nation, notre France, est une.
01:57Ce qui fait sa souveraineté, c'est notre unité.
02:00On a besoin d'être rassemblés.
02:02Par rapport aux ingérences étrangères,
02:03et je ne parle pas de celle qu'est Macron évoque,
02:06je parle de l'antrisme, notamment, de l'islamisme.
02:09Je parle de l'antisémitisme.
02:10On a besoin d'être unis derrière un drapeau pour être fort.
02:13Alors, une fois qu'on a dit ce que vous avez dit,
02:16quelle est la motivation d'Emmanuel Macron ?
02:19Moi, je pense que c'est une nouvelle trahison,
02:22et qui appelle, une nouvelle fois, un clientélisme.
02:25Moi, j'ai écrit cette tribune parce que
02:27j'ai été engagée pendant la campagne d'Emmanuel Macron.
02:30Ça ne me fait pas plaisir de dire du mal de lui.
02:32Mais c'est vrai qu'à un moment donné,
02:33et notamment avec le 7 octobre,
02:36le fait qu'il n'ait pas marché,
02:37je l'ai pris comme une trahison,
02:38donc j'ai commencé à prendre la parole,
02:39et là, c'est une nouvelle trahison
02:41par rapport à la couleur de la peau des gens.
02:43Et sa motivation, en fait,
02:45c'est d'être dans le sillon de LFI et de l'extrême-gauche.
02:48Il a vu à quel point ça faisait du bruit.
02:50Il a vu qu'une partie de la population,
02:53qui est vraiment très minoritaire,
02:55a une haine de la France,
02:57une rancœur de la France.
02:58Et en réalité,
02:59c'est consacré par un haut ministère,
03:02pour moi, je le prends comme ça,
03:03le ministère des gens qui n'aiment pas la France.
03:05J'imagine que ce n'est pas son ambition.
03:09Il y a toujours une motivation, quand même, derrière.
03:11Être au centre du jeu.
03:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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