00:00Sur la dissolution, nous espérons toujours que le président de la République fasse en réalité le seul choix
00:06qui puisse permettre de rétablir de la stabilité dans le pays, qui est celui d'un retour aux urnes
00:12et du déblocage d'une majorité stable à l'Assemblée nationale.
00:19Malheureusement, ça ne dépend pas que de nous.
00:21Vous savez que le Parti Socialiste a fait le choix non pas de se vendre, mais de se donner aux macronistes
00:28et d'apparaître dans la séquence budgétaire qui est encore en cours, comme la béquille du président de la République
00:36permettant à Emmanuel Macron de poursuivre sa politique, qui est une politique que sur le plan budgétaire nous avons combattue,
00:42qui va aggraver la dépense publique de près de 30 milliards d'euros, qui s'apprête à augmenter les prélèvements obligatoires
00:48de 20 milliards d'euros supplémentaires.
00:49Donc nous souhaiterions qu'il puisse y avoir de nouvelles élections avant et que l'alternance puisse commencer dès maintenant.
00:57En tout cas, nous nous y préparons, nous y sommes prêts.
01:00Et malheureusement, et les Français le savent bien, la balle n'est pas aujourd'hui dans notre camp.
01:06En tout cas, nous avons déposé cette motion de censure sur la question essentielle de la souveraineté alimentaire de la France.
01:13Et moi, j'appelle aussi le Parti Socialiste et les cadres du Parti Socialiste
01:17à ne pas laisser passer un démarche politique que j'ai très clairement explicité, cynique,
01:26qui a consisté pendant plusieurs années à accompagner les négociations du Mercosur pour, face à la colère du monde agricole,
01:33faire machine arrière, et bien à ne pas laisser Emmanuel Macron poursuivre dans la voie du sabotage des filières agricoles françaises
01:43et à s'associer à la motion de censure. En tout cas, nous, nous voterons les motions de censure concernant le Mercosur,
01:48même si elles ne viennent pas de notre camp.
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