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L'invité d'ICI Matin : Isabelle Rabaud
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il y a 3 jours
L'invité d'ICI Matin : Isabelle Rabaud, professeure de sciences économiques à l'université d'Orléans, spécialiste du Mercosur.
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00:00
Et pour celui du Mercosur, Marie d'Orsay, où en sommes-nous ?
00:03
Après plus de 25 ans de négociations, l'Union Européenne a donné son feu vert vendredi
00:07
pour cet accord de libre-échange avec des pays d'Amérique Latine.
00:11
Et ce, malgré la colère des agriculteurs, les enjeux, les polémiques aussi autour de ce sujet.
00:17
On en parle tout de suite avec notre invitée Marie.
00:19
Vous recevez ce matin une professeure d'économie à l'Université d'Orléans et spécialiste du Mercosur.
00:24
Bonjour Isabelle Rabault.
00:26
Bonjour.
00:26
Qu'est-ce que ça implique concrètement cette signature du Mercosur à venir samedi ?
00:32
Cela implique que les 26 pays de l'Union Européenne ont donné leur accord pour que 4 pays d'Amérique Latine,
00:39
l'Argentine, le Brésil, mais aussi le Paraguay et l'Uruguay, n'aient plus de droits de douane
00:44
lorsqu'ils vont exporter un certain nombre de produits en Europe.
00:51
Cela touche évidemment les filières agricoles, mais aussi l'agroalimentaire.
00:57
Cela permet aussi le respect des appellations d'origine contrôlée.
01:01
Donc comme toujours dans ce type d'accord, il y a des gagnants et des perdants.
01:04
Et les perdants, on les entend beaucoup.
01:06
On a beaucoup entendu les agriculteurs, notamment les éleveurs bovins.
01:10
Est-ce qu'il y a un risque qu'on ne trouve plus que de la viande importée,
01:13
faite avec des normes moins strictes dans nos supermarchés avec ce Mercosur ?
01:16
Non, on ne va pas avoir ce changement-là, puisque ça va être difficile évidemment
01:22
pour la filière bovine qui souffre beaucoup parce que les prix ont baissé,
01:29
le coût des engrais et de la nourriture a augmenté.
01:35
Donc c'est une filière qui souffre beaucoup, avec en plus la crise sanitaire touchant récemment le bœuf.
01:41
Donc pour eux, on comprend que ce soit difficile, mais l'accord concerne simplement 1,2 à 1,4%
01:50
de la consommation européenne de bœuf ou de volaille.
01:53
Donc nous, on va pouvoir continuer à acheter de la volaille et du bœuf près de chez nous.
01:59
Comme je l'entendais sur votre reportage concernant le miel,
02:02
si on achète sur les marchés aux producteurs locaux, on les soutient.
02:06
Ça veut dire que les éleveurs français ne vont pas forcément être pénalisés par cet accord, malgré ce qu'ils disent ?
02:11
Alors, ils vont être pénalisés, mais ça ne va pas toucher toute la filière agricole
02:15
puisque la reconnaissance des appellations d'origine contrôlée
02:19
préserve des filières comme le vin, comme les fromages, plus en aval que la production directe.
02:26
Et bien évidemment, c'est aussi favorable pour l'industrie,
02:30
notamment sur les automobiles, les machines ou également les produits pharmaceutiques.
02:36
Donc ça veut dire que l'Union Européenne pourra plus exporter ses automobiles,
02:41
ses produits pharmaceutiques et en échange, on importera davantage,
02:45
notamment de produits de nourriture en fait, de produits bovins, etc.
02:49
C'est bien ça qui inquiète, c'est ce que pointent du doigt les agriculteurs, les éleveurs,
02:54
c'est qu'on aura de la viande avec moins de contraintes,
02:58
qui est fabriquée avec moins de règles dans l'Union Européenne.
03:01
Ça, ça va arriver ?
03:03
Ça va arriver, il y a quand même des contrôles, il y a quand même ce type de choses.
03:08
C'est un accord qui est, pour faire simple,
03:11
vache limousine contre limousine automobile en quelque sorte.
03:15
Et donc on voit que c'est favorable pour certains secteurs
03:18
et c'est favorable aussi pour certains pays comme l'Allemagne ou l'Espagne
03:22
qui a des contacts plus importants avec ces pays et qui est plus favorable.
03:26
On risque effectivement, il y a plus de risques de trouver peut-être de la viande
03:31
qui respecte moins les normes sanitaires,
03:33
qui auraient accès à des antibiotiques ou des choses qu'on ne permettrait pas
03:39
sur le marché européen.
03:41
Il faut être plus attentif aux étiquettes
03:43
et si on a la possibilité, essayer de privilégier les circuits courts
03:46
si on a le temps et l'argent pour le faire.
03:48
L'intérêt, on le disait, ça fait plus de 25 ans que cet échange est en discussion,
03:53
cet accord de libre-échange, l'intérêt pour l'Union Européenne,
03:55
c'est tout simplement d'étendre son marché.
03:57
Ça veut dire qu'au global, les 27 sont gagnants.
03:59
Au global, les pays sont effectivement gagnants
04:02
parce que c'est comme les galettes.
04:05
On avait une galette à 6 parts, on passe à une galette à 8 parts.
04:09
Le seul problème, c'est qu'on est plus 6 autour de la table
04:12
et en tout cas, tout le monde n'a pas la même taille de parts.
04:15
On va diviser, mettons, la galette en 10
04:17
et on voit bien que la filière au Vigne, elle va avoir 100 grammes,
04:21
10% mettons, au lieu de 125 grammes,
04:24
alors que l'automobile va avoir 2 parts, va avoir 200 grammes au lieu de 125 grammes.
04:28
Et ce n'est pas une galette, c'est le salaire minimum,
04:32
c'est ce qui est vital pour les filières de la volaille et du bœuf
04:37
et c'est ça qui rend les choses difficiles.
04:39
Texte adopté donc vendredi par une majorité de pays membres.
04:42
On le rappelle, la France a dit non avec 4 autres pays,
04:45
mais ça n'a pas suffi.
04:46
La prochaine étape, c'est la signature samedi
04:48
par la présidente de la Commission européenne.
04:51
Est-ce qu'il y a encore des recours pour les opposants, dont la France ?
04:54
Alors, il faudra quand même que le texte soit ratifié au niveau du Parlement européen,
04:58
donc je pense que le gouvernement français essaye d'avoir des alliés pour s'opposer.
05:04
Et puis, il y a des possibilités de recours auprès de la Cour de justice européenne
05:08
qui sont possibles, avec un délai de 12 à 18 mois.
05:11
Et on voit bien qu'une signature dans 18 mois, ça peut être bien pour le gouvernement français.
05:15
Puisque, effectivement, dans 18 mois, Emmanuel Macron ne sera plus président de la République.
05:20
Merci beaucoup Isabelle Rabault d'être venue nous éclairer sur ce sujet très tendu,
05:25
très compliqué aussi du Mercosur.
05:27
Bonne journée à vous.
05:27
Merci pour l'invitation.
05:28
Bonne journée.
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