00:00Voici les plaques commémoratives de la Discorde.
00:03Elles sont apposées dans un couloir de l'hôtel de ville.
00:05Sur celle-ci, on peut y lire le mot président suivi d'un point et de la lettre E pour inclure la forme féminine.
00:11Mais pour l'association Francophonie Avenir, l'écriture inclusive n'a pas sa place dans la langue française et a donc demandé leur retrait.
00:19Le 31 décembre dernier, le Conseil d'État a tranché en faveur de cette écriture.
00:24Une erreur selon l'Académie française.
00:26Je crois que c'est vraiment une décision qui n'est pas, disons, de la part du Conseil d'État, qui n'est pas responsable.
00:36La langue française, c'est la langue de l'unité de la France.
00:39Et à partir du moment où on touche à la langue française, on touche à l'unité de la France.
00:44Si l'Académie française s'oppose au Conseil d'État, les Français, eux, sont plus mitigés.
00:48Moi, je suis assez contre cette opposition de l'Académie française dans la mesure où ces plaques commémoratives racontent une histoire.
00:56Une histoire, celle de la nôtre, celle de Paris.
00:59Et qu'on le veuille ou non, cette histoire, elle est plurielle.
01:01Je trouve que la langue française, c'est une très jolie langue musicale.
01:05Et c'est vraiment du gâchis, vraiment, c'est le nivellement par le bas.
01:11On ne peut pas simplement revendiquer une légitimité parce que l'on est de l'Académie, parce que l'on est grammairien.
01:17L'écriture inclusive n'a cessé de faire débat.
01:20En 2017, par exemple, Edouard Philippe, alors Premier ministre, avait émis une circulaire interdisant déjà l'écriture inclusive,
01:27mais uniquement dans les actes administratifs officiels.
01:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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