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  • il y a 2 jours

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Transcription
00:00Bonjour Judith, merci pour votre patience, vous nous appelez de la Loire, vous êtes femme d'agriculteur et cette crise vous met très en colère.
00:09Edith, j'ai dit quoi ?
00:10Ah, j'ai dit Judith, pardon ma belle Edith.
00:14Edith, vous êtes là ?
00:17Allô ?
00:18Oui ma Edith, je suis certaine, au moment que vous attendez en ligne, je dis que vous êtes femme d'agriculteur, Edith, vous nous appelez de la Loire et vous êtes très en colère avec cette crise.
00:26Ah bah écoutez, oui, d'ailleurs je voulais déjà vous féliciter parce que vous êtes d'une douceur et tout dans vos interviews.
00:36Non merci, c'est moi ma jolie Edith, c'est gentil, mais je suis un peu en colère Edith ce matin, je ne sais pas si ça s'entend, je m'en veux même de me mettre en colère, mais je ne sais pas, je ne sais pas si...
00:46Ça ne s'entend pas.
00:47Non, ça ne s'entend pas, mais j'ai mal au ventre Edith, vous savez, moi quand j'ai peut-être douceur, mais au fond j'ai le ventre.
00:57Retourner, parce que je me dis que ce qu'on voit là aujourd'hui Edith, dites-moi si vous êtes d'accord avec moi, c'est tout le symbole de la France en décadence, c'est tout le symbole de la France en décadence, c'est tout le symbole de la France qui crie, c'est tout le symbole de la déconnexion entre le peuple et les élites, c'est tout le symbole de la France qui a faim, c'est tout le symbole de cette France qu'on ne veut pas entendre.
01:15Moi je vois tous les livres qui sortent aujourd'hui, ce sont des livres comme celui d'Alexandre Devecchio qui va sortir bientôt, comme celui de Bardella, comme celui de tant d'autres, comme celui d'un journaliste de TF1, ils sont en train de raconter ces Français oubliés dont personne ne parle.
01:30Et oui on va parler de l'Ukraine, il le faut, et oui on va parler de la langue inclusive, il le faut, et oui on va parler de la neige, il le faut, mais cette France qui meurt sous nos yeux Edith, voilà moi ça me retourne les tripes.
01:41Madame Christine, maintenant aujourd'hui je voudrais dire à tous les agriculteurs que bien sûr, je suis avec eux, on est avec eux, maintenant ce n'est pas la violence qui va régler tout ça, et ils font vraiment qu'ils trouvent un dialogue, voilà.
01:59Moi je suis femme d'agriculteur...
02:01Non madoudou, ne pleurez pas, vous allez me faire pleurer, non non non, ne pleurez pas.
02:04Non mais...
02:06En plus j'ai un peu grippé.
02:11On va mettre ça sur le dos de la grippe. Alors vous êtes femme d'agriculteur, on vient d'apprendre qu'Éric Tegner est arrivé sur place, on va l'avoir dans un instant. Dites-nous Edith.
02:19Maintenant aujourd'hui, oui c'est sûr, ce fameux Mercosur il va aider certainement quelques viticulteurs, quelques fromagers, quelques bien sûr d'autres professions.
02:36Mais aujourd'hui, vraiment la profession agricole qui est vraiment en danger et quand j'écoute encore parler tous ces jeunes qui voudraient partir dans l'agriculture.
02:48Mais moi très honnêtement, je leur dis non, il n'y allait pas, c'est la galère, c'est la galère du premier jour.
02:54J'entendais un jeune ce matin me dire, dire à la télé, parce que je suis ça bien sûr, forcément, mais à 20 ans ou 22 ans, je veux reprendre de l'exploitation familiale, je pars dans la céréale, je pars.
03:07Mais non, mais non, c'est la galère qui est pour eux, qui est pour eux. Moi très honnêtement, même moi, mon mari est agriculteur, mes enfants ont repris l'exploitation familiale, on a grandi, c'est du 1er janvier au 31 décembre, la galère.
03:25Ah je suis 24, 7 jours sur 7.
03:28Voilà, 7 jours sur 7. Bon, après, très honnêtement, nous sommes dans une région où peut-être on privilégie, comment dire, les produits français.
03:45On revient peut-être à la source, on achète français. Après, attention, acheter français, il faut pouvoir.
03:52Moi, j'essaye, j'essaye d'acheter français. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on peut dire à la France, aux gens, acheter français ?
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