00:00Je suis aujourd'hui aux côtés des agriculteurs qui luttent pour leur survie.
00:03Vous avez des gens qui ne sont pas là pour casser, qui ne sont pas là pour dégrader,
00:06mais qui sont là parce qu'ils veulent survivre.
00:08Et leur survie, ça ne concerne pas qu'eux, ça concerne aussi notre pays, ça concerne nos enfants.
00:12C'est-à-dire que là, avec ce qui nous arrive, avec le Mercosur qui arrive,
00:14on peut demain vivre dans une France où nos enfants et nos petits-enfants ne connaîtront pas la viande française.
00:19C'est ça le risque d'un traité comme le Mercosur, c'est de tuer l'élevage français.
00:23Ça fait déjà des années qu'on prend les pires décisions pour l'agriculture française
00:26et maintenant on est en train de totalement sacrifier notre agriculture au profit de l'industrie allemande
00:31puisque c'est comme ça que ce traité Mercosur a été négocié.
00:34C'est-à-dire qu'on a Madame von der Leyen qui est partie négocier en catimini
00:37dans le seul intérêt de l'industrie automobile allemande pour pouvoir exporter des voitures
00:41et en échange qu'on importe des produits agricoles venus des pays du Mercosur.
00:45On nous fait croire qu'il y a des quotas qui empêcheront de venir inonder le marché français
00:49mais on sait très bien comment fonctionnent ces traités de libre-échange.
00:52On commence avec un chiffre bas et puis une fois que le traité est établi,
00:54il y a juste un chiffre à modifier pour que ça inonde le marché français.
00:57Aujourd'hui je pense qu'il faut que toute la classe politique française,
01:00ce n'est pas de droite ce que je suis en train de dire.
01:01Je pense que Monsieur qui est à mes côtés n'a pas de conviction politique de droite ou de gauche.
01:05C'est un agriculteur qui veut sauver son métier
01:07parce que son métier contribue au redressement de la France.
01:10On a besoin d'avoir une agriculture et j'en finis par là.
01:12Pour moi l'agriculture est aussi stratégique que le secteur nucléaire dans notre pays.
01:16Madame Gaffo, sur les blocages qui ont lieu depuis ce matin,
01:18le gouvernement parle d'actions inacceptables.
01:21Quelle est votre réaction à ces propos ?
01:24J'ai commencé par là, regardez, autour de moi.
01:26Est-ce que vous voyez des individus violents ?
01:27Moi je vois énormément de policiers.
01:29Beaucoup plus qu'il y en a au Champ de Mars quand des Parisiens se font agresser d'ailleurs.
01:33Beaucoup plus qu'à La Chapelle ou qu'à Barbès.
01:35Là je vois énormément de policiers et en face d'eux, qu'est-ce que vous voyez ?
01:38Vous voyez des pères de famille.
01:39Vous voyez un monsieur comme Patrice qui est là.
01:41Est-ce que vous l'avez vu casser quelque chose ?
01:42Est-ce que vous les voyez violents ?
01:43Moi je ne les vois pas du tout.
01:44Tout à l'heure, la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brown-Pivet, a été chahutée,
01:49a été bousculée par certains agriculteurs.
01:51Est-ce que vous condamnez, est-ce que vous cautionnez ce qui s'est passé tout à l'heure ?
01:56Écoutez, s'il y a une violence physique à l'égard d'une quelconque personne, évidemment que je condamnerais.
02:01Mais en revanche, qu'on accuse la présidente de l'Assemblée nationale de ne pas défendre les agriculteurs,
02:05je pense qu'il s'agit de la démocratie.
02:06Que je sache, quand nous sommes parlementaires, et je suis une parlementaire, nous sommes responsables devant nos électeurs.
02:10Donc si un jour je commettais une mauvaise action à l'égard des agriculteurs,
02:14je leur demande de venir me le reprocher.
02:17Et je ne jouerai pas aux vierges effarouchées si on vient me reprocher mon action.
02:20Donc il est bien normal que les élus doivent rendre des comptes devant le peuple.
02:23C'est leur métier.
02:24Merci.
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