00:00L'état d'esprit s'est très mitigé. J'ai des collègues qui ont fait le trajet depuis Montélimar de la Drôme.
00:08Moi, au début de semaine, j'étais sur les barrages de Pierre-Bénit et je suis parti des barrages de Lyon pour rejoindre le convoi qui montait de Rhône-Alpes.
00:20C'est les représentants de Rhône-Alpes aujourd'hui qui sont concernés par ce qui se passe ici.
00:26Donc, on a fait quelques centaines de kilomètres sans encombre. On a été accompagnés et soutenus pendant tout le trajet.
00:38Et puis, il s'avère qu'arrivés dans le Lyon, on a été confrontés à des barrages qu'on a tenté d'éviter à travers champs par rapport aux capacités de notre acteur de rouler un peu où on veut.
00:50Et donc, le but, Pierre Monin, des prochaines heures, c'est d'arriver à Paris pour bloquer la capitale, c'est ça ? Dès ce soir ?
00:57Alors, le but, je vais... Dès ce soir, je ne sais pas, je vais m'abstenir de vous révéler certaines choses.
01:05Mais le but, c'est toujours d'essayer de rallier des points de chute qui ont été définis en amont et qui sont tenus secrets pour retrouver des collègues et faire grossir le convoi.
01:21Parce qu'en fait, les convois convergent de partout avec des points de ralliement pour ensuite se retrouver et puis être en collectif pour être plus fort.
01:32Mais voilà, aujourd'hui, je suis assez déçu, je vous dis, j'ai retiré les drapeaux de la France à l'instant, parce que vu ce qui s'est passé, vu comment on a été pris en chasse comme un jibier à travers champs, à la lampe torche.
01:48Aujourd'hui, je ne sais pas qui les services d'ordre protègent et j'en suis presque à me dire que j'ai honte de mourir.
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