00:00C'est qu'à l'heure où nous nous parlons, il y a suffisamment de places.
00:04C'est vraiment, j'insiste, et d'ailleurs le plan grand froid, c'est pas uniquement d'ouvrir des places,
00:08c'est ouvrir des places, augmenter le nombre de maraudes, parce que vous avez souvent des publics à la rue fragiles,
00:13qui si on ne va pas jusqu'à eux pour les retrouver, les voir, leur parler, et les convaincre de venir se mettre au chaud,
00:19bien souvent ils ne cherchent même pas une place où se loger, et puis c'est ouvrir aussi des accueils de jour,
00:24parce qu'il fait évidemment très froid la nuit, mais en journée aussi les conditions météo sont terribles,
00:29et donc c'est tout ça le plan grand froid, et aujourd'hui le nombre de places est dimensionné.
00:36Attendez, je vous réponds là-dessus, le nombre de places est important.
00:40Ensuite, réquisitionner un logement, pardon, mais c'est pas aussi simple, parce que justement quand vous ouvrez au Grand Palais,
00:46vous avez les associations qui vont installer tout ce qui est nécessaire, les lits, les sanitaires,
00:53mais aussi tout un tas de dispositifs, et surtout qui ont tout le monde sur place pour pouvoir les accompagner.
00:58Demain, vous réquisitionnez des logements, un tout seul dans le 15e, un autre dans le 14e, etc.
01:03Comment on fait pour avoir l'accompagnement social qui va avec ? Ça n'a pas de sens.
01:07Donc si demain, il n'y avait pas assez de places ouvertes par l'État, par les préfectures,
01:13est-ce qu'un jour il faudrait aller jusque-là ? La loi existe, vous l'avez dit,
01:16mais ce n'est pas du tout la situation qu'on est en train de vivre aujourd'hui.
01:18L'année dernière, le plan Grand Froid, il y avait eu 300 places ouvertes ici, sur notre secteur en région.
01:25On est monté à plus de 2000 places, et on sera à plus de 2200 places ce soir.
01:30Donc évidemment, le nombre de places a été dimensionné en conséquence, mais encore une fois, ce n'est pas juste.
01:35On ouvre une pièce chauffée, c'est qu'on crée un véritable accueil avec des responsables associatifs
01:42qui permettent ensuite d'avoir tout l'accompagnement.
01:44Et au-delà de la mise à l'abri, il y a ensuite une évaluation sociale pour voir comment on aide ces familles
01:49et ces personnes isolées à ensuite avoir un avenir.
01:52C'est-à-dire qu'on fait des démarches sociales, on fait en sorte de les accompagner
01:55pour faire en sorte que derrière, il puisse y avoir un vrai parcours de vie et une vraie réinsertion.
02:00Donc moi, j'ai entendu la LFI qui proposait un certain nombre de choses,
02:04Mme Panot qui nous a expliqué qu'il fallait faire plus.
02:07Très bien, ça tombe bien. Dans le budget 2026, on augmente le budget de l'hébergement d'urgence,
02:11de 110 millions d'euros. Donc si Mme Panot, elle veut faire plus,
02:14elle augmente le budget comme on le souhaite et elle vote le budget.
02:18Et puis, si elle veut réquisitionner un logement, qu'elle commence peut-être par mettre le sien à disposition.
02:24Les bureaux des députés, ça tombe bien. En général, il y a des lits dedans.
02:27Donc il ne faut pas hésiter qu'elle donne son bureau et puis ensuite, on regardera.
02:30Mais au-delà de la polémique, parce que ce n'est pas le temps,
02:33il faut saluer le travail des bénévoles qui est extraordinaire.
02:36Et je peux vous assurer que l'État a été au rendez-vous avec ce plan grand froid,
02:39ici en Ile-de-France et partout sur le territoire national.
02:41Est-ce qu'il peut...
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