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  • il y a 7 mois
Avant les obsèques célébrées à Saint-Tropez de Brigitte Bardot, mercredi 7 janvier, le dernier époux de l’actrice, Bernard d’Ormale, s'est confié au micro de Steven Bellery, chef du service culture BFMTV.

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Transcription
00:00Bonjour Bernard Normale, merci de nous accorder un petit peu de temps.
00:03Vous étiez depuis 1992 l'époux de Brigitte Bardot, 33 ans d'amour.
00:11Je me permets de vous adresser mes condoléances pour commencer.
00:15Merci d'avoir accepté cet entretien alors que les obsèques de Brigitte Bardot
00:19seront célébrés ce mercredi matin ici à Saint-Tropez.
00:23Dimanche 28 décembre, vous étiez aux côtés de Brigitte Bardot quand elle est partie.
00:28Il était très tôt, je crois qu'il était autour de 5h50 du matin.
00:34Quel souvenir vous gardez de son envol Bernard ?
00:37C'est le plus émouvant de ma vie avec Brigitte puisqu'elle partait.
00:47Elle m'a appelé, enfin appelé, elle a dit piou piou, fini.
00:52C'était votre surnom ?
00:54On s'appelait, elle parfois, moi toujours.
00:58Oui, c'était sur son nom.
01:01Vous avez compris qu'elle était partie ?
01:03Pas tout de suite, non.
01:05J'étais un peu surpris.
01:07Comme je dormais à moitié, je me suis soulevé.
01:10Et puis j'ai vu qu'elle ne respirait plus.
01:12J'ai vu, dans le quart d'heure qui vient, sa souffrance partir.
01:17Elle est devenue magnifique, très curieux à voir.
01:23Ça m'a choqué.
01:25Je suis resté, je ne sais pas, une heure comme ça à regarder, l'appeler.
01:32C'était, voilà.
01:35Je ne veux pas continuer parce que j'ai les larmes aux yeux qui arrivent.
01:37Vous parlez de souffrance.
01:40C'est vrai que mi-septembre, j'avais eu la chance de parler avec Brigitte Bardot à nouveau.
01:46Elle était hospitalisée, elle était fatiguée.
01:48Elle me disait, j'ai envie de me tirer.
01:52Ils ont ressemblé à quoi ces derniers mois pour Brigitte ?
01:54Il y a eu beaucoup, beaucoup de souffrance.
01:56Oui, elle a souffré.
01:58Elle a eu une première opération importante qui s'est très bien passée.
02:03Mais elle avait un escarbre dans le dos.
02:05Et malheureusement, il a pris une dimension telle qu'elle ne pouvait plus rester sur le dos.
02:10Il fallait la tourner à droite ou à gauche suivant les moments.
02:13Donc ça l'a fatiguée, elle a fait souffrir énormément.
02:16Elle s'en plaignait.
02:18Et elle a dit plusieurs fois, vous êtes soignante, qui était extrêmement formidable.
02:23Voilà, je voudrais partir, je voudrais partir.
02:28Vous avez donc senti Bernard que l'énergie quittait un petit peu Brigitte, qu'elle avait moins de force ?
02:36Elle était devenue de plus en plus fragile.
02:41Elle ne mangeait pas beaucoup.
02:43Elle avait soif souvent.
02:45Et là, depuis deux jours, elle ne mangeait plus.
02:50Et si elle ne mangeait plus, ça ne pouvait pas guérir.
02:55Ça la fait beaucoup souffrir, ça.
02:58Bon, elle est partie dans un sens...
03:02Tant mieux, parce que la souffrance, ce n'est pas possible.
03:06Elle ne méritait pas de souffrir, voilà.
03:09Elle est partie à la Madrague, cette maison qui lui tenait tant à cœur qu'elle avait acheté en 1958.
03:16C'était important, peut-être, pour elle de partir de cette maison ?
03:18Oui, elle était chez elle, c'était à elle.
03:22Ces chats, enfin, tous les gens qui vivaient là, les chats, je dis.
03:26Les chats, les chiens, depuis des années, tout se passait très bien.
03:30Elle aimait sa Madrague, voilà.
03:33Et moi aussi.
03:34Je crois que les animaux faisaient beaucoup d'allers-retours, d'ailleurs, ce week-end-là, autour de Brigitte.
03:40Oui, surtout, on avait des petits chiens, parce qu'elle ne pouvait plus prendre des grands chiens et rester dans l'autre maison.
03:48Donc, c'était des chats et des petits chiens qui...
03:52Et puis, les grands chiens, il leur faut de l'espace.
03:54C'est pour ça que, dans l'autre maison, ils avaient tout le temps de vivre formidablement bien.
04:02Jusqu'au bout, le combat de Brigitte pour les animaux l'a animée.
04:07Je crois que même pendant toutes ces semaines de maladie, elle a gardé le contact avec sa fondation.
04:12Complètement.
04:14Elle suivait, par exemple, ce qui se passait pour les agriculteurs, était scandalisé, qu'on élimine autant de vaches que ça, alors qu'il y a d'autres solutions qui pouvaient être prises.
04:27La crise de la dermatose ?
04:28Voilà.
04:30Elle trouvait ça épouvantablement, mais elle souffrait tellement, elle souffrait beaucoup, Brigitte.
04:33C'était difficile pour la...
04:36De temps en temps, ça se passait bien, mais ça la fatiguait.
04:41C'était dramatique, quand même.
04:44Je crois que même une semaine avant son départ, elle était en train de finaliser les derniers détails de son magazine, le magazine de la Fondation.
04:54Même encore, les derniers jours, elle avait de l'énergie.
04:56Tous les jours.
04:58Même quand elle souffrait.
05:00Voilà.
05:00Elle parlait...
05:02Elle était toujours en train de défendre les animaux en général, voilà.
05:07Et faire les articles, parler avec ses collaborateurs.
05:11Notamment la directrice.
05:16Et il y avait des campagnes aussi qui devaient être lancées.
05:22Et tout ça était un petit peu décalé.
05:26Enfin bon.
05:26La force, le courage de Brigitte Bardot, ça vous a épaté, j'imagine, ces derniers mois ?
05:32Elle m'a toujours épaté.
05:34Elle a toujours été courageuse, franche, directe, sans concession pour elle ou pour les autres.
05:39Ce qui l'entraînait parfois à dire des choses qui ne plaisaient pas toujours.
05:43Mais bon, elle était comme ça, c'est tout.
05:46Mais au moins, ce n'était pas des demi-mesures.
05:53Voilà.
05:54Elle était...
05:55Quand elle était, comment dire...
05:57Outré de voir le mal que subissaient les chevaux, ça la révoltait complètement.
06:05Ça lui donnait beaucoup d'énergie, sa révolte.
06:08Et vous, vous avez été ce spectateur de cette révolte pendant plus de trois décennies ?
06:12Je l'ai accompagnée, je l'ai encouragée.
06:15Et j'ai essayé d'apaiser un peu sa colère.
06:19Vous avez dit ce rôle-là ?
06:20Je l'ai pris.
06:22Je n'avais pas un rôle spécial, mais enfin bon.
06:26J'ai essayé de l'aider le plus possible.
06:28Ce n'est pas facile.
06:29C'est un sacré caractère.
06:31Et en même temps, gentille, naïve, même parfois.
06:36C'est très curieux.
06:38Mais alors, quand elle se battait, c'était mieux d'être assez loin.
06:42Vous aviez dû trouver votre mélodie à vous, puisque votre amour a duré trois décennies.
06:49Oui, je me suis bien adapté, finalement, à son caractère.
06:53Mais elle est exceptionnelle, femme exceptionnelle, qui m'a appris beaucoup de choses.
07:00Elle était obligée de bien réfléchir, de bien regarder, de bien lire, de bien comprendre.
07:06C'est elle qui me transmettait tout ça.
07:07Et elle le transmettait à toutes ses équipes, d'ailleurs, directement.
07:12Elle ne parlait pas des détours.
07:14Elle disait les choses.
07:16Alors forcément, les politiques, les hommes politiques, ils faisaient des promesses.
07:23Ils avaient intérêt à ne pas lui faire des promesses, parce que qu'est-ce qu'elle leur balançait.
07:27Je crois qu'en parlant de politique, l'Élysée vous a contacté après sa disparition, pour vous proposer quoi exactement ?
07:36Ils voulaient...
07:37Ils voulaient faire un événement...
07:41Enfin bon, ils ont envoyé balader.
07:43Le seul truc, c'était, oui, d'accord, créer un ministère de la Défense animale.
07:50Et à ce moment-là, on pourra voir ce que...
07:54Qu'est-ce que c'était ?
07:55Un hommage populaire, peut-être ?
07:56Un hommage populaire, peut-être.
07:56Le jeu populaire.
07:57Ils vous ont proposé, oui.
07:59Oui, deux ou trois fois, ils ont insisté.
08:01Ils sont passés par aussi le Bruno de la Fondation.
08:07Ça n'était pas une question pour vous ?
08:10Ce n'était pas du tout quelque chose d'envisageable ?
08:13Non, tout ça, c'est des blablas.
08:16Il y a longtemps qu'il aurait dû créer un ministère, ou en tout cas apporter Macron et les autres, d'ailleurs.
08:25C'est que du blabla, la politique en France.
08:27Ça ne bouge pas.
08:29Ça parle.
08:30Mais un hommage national ou un hommage populaire, je crois que Brigitte Bardot n'en voulait pas, tout simplement.
08:36Ce n'est pas son truc.
08:38Elle avait reçu la légende d'honneur, elle n'a jamais été la chercher.
08:42Elle avait dit qu'on donne ça au dernier, à un militaire qui reste de 14-18.
08:48Je crois qu'elle avait fait ça.
08:50Mais bon, ce n'est pas son truc.
08:53Le truc, c'était d'avoir des résultats pour la condition animale.
08:58Puis, peut-être que certains l'ignorent, mais c'était quelqu'un de très simple au fond, Brigitte.
09:03Oui, complètement.
09:03Elle m'avait dit au mois de mai, je vis comme une fermière.
09:07Oui, elle vivait à peu près comme une fermière.
09:09Elle ne mettait pas les sabots, c'était différent.
09:13Non, mais elle avait cet esprit-là.
09:14D'ailleurs, ses lectures favorites sont toujours sur des...
09:20Elle disait beaucoup, Brigitte.
09:21C'est la ville, la campagne qui l'intéressait.
09:26Il y a de bons auteurs là-dessus.
09:29Et les grandes dix-sagades du 19e siècle, elle aimait beaucoup ces époques-là.
09:37C'est drôle, elle aime beaucoup le 19e siècle.
09:40On a vu des milliers d'hommages dans le monde entier après cette disparition.
09:47Comment est-ce que vous avez reçu ces marques d'affection ?
09:51Est-ce que ça vous a fait chaud au cœur, Bernard ?
09:53Oui, parce que finalement, cette espèce de reconnaissance mondiale, c'est extraordinaire.
10:05Mais elle n'a pas...
10:07Bon, c'est bien, voilà, ça s'arrêtait là pour elle.
10:10C'était naturel, presque.
10:12Oui, c'était un peu impressionnant quand même.
10:15C'est toujours impressionnant, d'ailleurs.
10:18Elle a un pouvoir attractif extraordinaire, Brigitte.
10:22C'est fou.
10:23Même comme on est habitué, on est un peu assommé quand même.
10:29C'est un frais semblable.
10:30C'est extraordinaire, tant mieux.
10:32Voilà, ça va peut-être faire bouger aussi les choses.
10:35Le monde entier sera ce mercredi à Saint-Tropez.
10:38J'espère.
10:39Ça vous touche ?
10:39Enfin, il y aura beaucoup de monde.
10:41Alors, je ne sais pas exactement les officiels qui seront là.
10:47Ce n'est pas moi qui m'occupe de ça.
10:50Mais il y aura du monde.
10:52J'étais à la Fondation Brigitte Bardot mercredi dernier à Paris.
10:56Et Franck Guillou, le secrétaire particulier de Brigitte Bardot,
10:59m'a montré des bacs entiers de lettres.
11:02Ah oui ?
11:03Des lettres qui arrivent depuis sa disparition.
11:05Des chèques aussi, des dons pour la Fondation.
11:08Est-ce que cet élan de générosité, il vous fait plaisir ?
11:11Ah ben bien sûr.
11:12C'est bien.
11:12Les gens ont des bonnes réactions.
11:16Ils sont généreux.
11:17Beaucoup sont généreux, finalement.
11:19Oui, c'est extraordinaire.
11:21Je crois qu'il y a...
11:22D'après, je ne connais que ce jour-là, en une seule journée, il y a eu 100 000 euros.
11:30Vous vous rendez compte ?
11:31C'est bon.
11:32C'est fou.
11:34Ça va aider cette Fondation à perpétuer, à continuer à vivre.
11:37Ça fait que ça n'a pas à vivre.
11:40Elle aide beaucoup d'autres associations.
11:43Il y a quand même 1 200...
11:44Qu'est-ce que je raconte ?
11:4512 000 animaux à la Fondation.
11:48Il faut s'en occuper.
11:49Il y a des contrats avec des paysans.
11:52Quand tout perdu, on passe des contrats avec eux.
11:55Ils gardent les vaches récupérées par la Fondation.
11:58Au lieu de les envoyer à l'abattoir, ils les promènent.
12:00Ils sont tout contents.
12:01Ils sont heureux.
12:02Plus de 30 paysans.
12:04C'est formidable.
12:05Parce que beaucoup vont disparaître avec tout ce qui se passe.
12:09On se rend compte qu'il y a des contrats.
12:12La Fondation, il faut qu'elle gère tous ces animaux.
12:14Ça coûte des fortunes.
12:16Et elle est très aidée par des legs.
12:18Voilà.
12:19Beaucoup de legs.
12:20La Fondation va avoir 40 ans cette année.
12:22Et elle doit continuer à vivre.
12:23Si vous avez un message à donner aux Français, aux Françaises qui nous écoutent...
12:26Elle va continuer à vous intéresser à toutes les associations de défense des animaux.
12:32Il y a la Fondation Brigitte.
12:33Mais il y a aussi les autres.
12:35Il faut aider les épiceries.
12:37Il faudrait que les mairies aident aussi les petites associations locales.
12:42Par exemple, pour la...
12:44Castrer les chats errants.
12:46Enfin, il y a plein.
12:47Il faudrait que les mairies, au lieu de donner tout le fric aux footballeurs,
12:51ils devraient aussi donner un euro de temps en temps aux associations locales.
12:54Vous aviez glissé l'idée à l'Élysée, voilà, de ce secrétariat d'État à la cause animale.
13:01Ils vous ont répondu quelque chose.
13:02C'est une utopie pour vous.
13:04Vous espérez un jour voir un tel secrétariat d'État vivre dans un pays ?
13:07Ce qui pourra peut-être exister un jour.
13:10Je ne sais pas.
13:11C'est difficile.
13:12On ne sait pas exactement ce que font tous ces bablateurs qui gouvernent.
13:16Les initiatives, ils en prennent.
13:21Mais enfin, bon, ils ne sont pas toujours positifs.
13:25On va vivre une journée d'hommage ce mercredi, avec les obsèques,
13:29avec un hommage populaire aussi dans l'après-midi.
13:32Vous aviez parlé de cela avec Brigitte.
13:33Qu'est-ce qu'elle avait envie ?
13:35Quelles étaient ses dernières volontés, ses dernières envies pour cette journée ?
13:40Non, on n'a pas parlé de ça parce qu'on ne pensait pas qu'elle allait disparaître.
13:47Non, on ne parlait pas de ça.
13:48De toute façon, elle aurait certainement voulu quelque chose de plus simple.
13:53Et ce sera d'ailleurs le leitmotiv.
13:55Simple, sans chichi, c'est ce que vous voulez pour cette journée ?
13:59Oui, mais enfin, bon, c'est bien.
14:02Tous ces hommages, c'est quand même formidable.
14:05Et dans un sens, bravo.
14:09Bravo à tous ces gens qui admirent et qui aident Brigitte.
14:13Évidemment, la Fondation s'est investie, tous les proches.
14:18Vous avez quand même échangé peut-être avec le prêtre sur les envies,
14:22ce que vous aviez envie d'entendre durant cette messe.
14:24Peut-être qu'il y aura des prises de parole.
14:26Vous avez échangé avec le père Jean-Paul Guarin.
14:28Oui, très bien.
14:29Oui, il y aura des prises de parole.
14:33Il y aura aussi l'Égyptie.
14:36Chico et l'Égyptie.
14:37Enfin bon, il y aura...
14:40Je l'avais Maria aussi.
14:42Par Mireille Mathieu.
14:43Alors Mireille Mathieu, j'espère que le toit de l'Église ne va pas s'effondre.
14:49Elle a de la voix, c'est vrai.
14:51Oui.
14:52Elle est gentille comme tout.
14:55Donc c'était important que la culture, que la musique populaire résonne aussi lors de cette cérémonie ?
15:01Oui, il y a un air, mais je ne me souviens plus du titre, de Mozart, que j'ai aimé beaucoup.
15:08Je ne me souviens plus ce que c'est.
15:10Il n'y a que 400 places dans l'Église Notre-Dame de l'Ascension.
15:14Cette église aux murs colorés, connue du monde entier évidemment.
15:18Brigitte était connue dans le monde entier.
15:20Ça a été compliqué de dresser la liste des invités ou au contraire ?
15:23Ce n'est pas facile.
15:25Ce n'est pas facile parce qu'il faut savoir mettre les uns qui correspondent avec...
15:31C'est la Fondation qui s'occupe de ça.
15:34Il y a en partie la mairie, mais surtout la Fondation.
15:37Il y a beaucoup de gens qui...
15:39Je pense qu'elle sera plein, l'Église.
15:42Il y aura des gens à l'extérieur aussi.
15:45Ça, c'était une volonté qu'il y ait des écrans géants dans trois endroits de la ville.
15:48C'est la ville qui a proposé ça.
15:52Et ça, ça résonne en vous que les tropéziens, les tropézières peuvent suivre ça ?
15:55Oui, les tropéziens aiment beaucoup Brigitte.
15:59Je ne vous parle pas de Mme Syrie, le maire.
16:05La maire, on ne peut pas dire la maire qui...
16:07Ça me fait penser à la chanson de traîner.
16:11Madame le maire.
16:12Madame le maire, voilà.
16:14Marine Le Pen sera invitée également à ses obsèques.
16:17Elle a indiqué qu'elle venait, je cite à titre personnel et amical.
16:21Il ne faut pas mélanger les choses.
16:22Non, non, très bien.
16:23Puis moi, j'aime beaucoup Marine aussi, qui est une fille franche.
16:26Voilà, c'est tout.
16:28Pourquoi ?
16:30On ne refuse rien.
16:32Il y aura aussi, comment elle s'appelle, le ministre Aurore Berger.
16:36Qui représente pas l'État.
16:37Qui est une femme exceptionnelle aussi.
16:40Voilà, chacun dans son parti, ils sont là en titre personnel.
16:44Donc il n'y a pas de polémique à avoir, évidemment.
16:48Non.
16:49Et elle s'appréciait, Brigitte et Mme Le Pen.
16:51Elles aimaient l'écharpe aussi, toutes les deux.
16:54Oui.
16:56Il y avait, je crois qu'il y a une avenue, Brigitte Bardot, à Hénin-Beaumont, le fief de Marine Le Pen.
17:02Vous n'aimeriez que des rues comme ça ?
17:04Il y a un village, nous l'aimait aussi.
17:06Et vous aimeriez qu'il y ait plusieurs rues comme ça dans les prochains mois ?
17:09Ah bah moi je ferais des places Brigitte Bardot, des rues, que Brigitte Bardot d'ailleurs.
17:14Oui.
17:15Vous aimeriez que ces hommages se multiplient en France ?
17:18Il y en aura peut-être plusieurs en France, j'en sais rien.
17:23Brigitte Bardot sera inhumée au cimetière marin de Saint-Tropez.
17:27Elle avait publiquement dit qu'elle voulait être inhumée à la Madrague.
17:31Est-ce que vous savez pourquoi elle a changé d'avis ?
17:33Elle a changé d'avis parce que ce n'est pas un endroit qu'on peut protéger.
17:37On a déjà eu des gens qui sont rentrés dans la propriété par la mer.
17:42Parce qu'il n'y a rien, tout est au bord de la mer.
17:45Et ça pose trop de problèmes.
17:47S'il y a un jour quelque chose, ça sera sur rendez-vous.
17:51Ça se fait dans l'ex-maison de Colette.
17:54Il y a des gens pour visiter, mais sur rendez-vous.
17:57Vous aimeriez, comme la maison Gainsbourg, Hude Verneuil à Paris,
18:00que la Madrague devienne un musée, un endroit qu'on puisse visiter ?
18:04Pas tellement, non, parce que c'est ça.
18:09Déjà que c'est difficile sur ce chemin, je ne sais pas si vous y êtes allé,
18:14sur ce chemin littoral, je pense qu'il faudra laisser, peut-être sur rendez-vous,
18:22c'est possible, je n'en sais rien.
18:23C'est la fondation qui décidera ce qu'il faut faire.
18:27Avec la protection de la mairie, ça pose un problème aussi pour la mairie,
18:32parce qu'il faut pouvoir protéger cet endroit.
18:35On ne sait jamais ce qui peut arriver.
18:39Je ne peux pas vous répondre à ce qui va arriver,
18:43mais en tout cas pour le moment...
18:45En tout cas, ce très beau cimetière,
18:47avec vue sur le golfe de Saint-Tropez,
18:49elle aimait cet endroit.
18:51Oui, oui, ses parents sont là aussi,
18:55donc elle sera toujours protégée par ses parents.
19:00Il y a ses grands-parents aussi, je crois.
19:02Oui.
19:03Et elle s'y rendait régulièrement.
19:04Et puis tous ses amis, il y a des amis aussi.
19:08Vadim, le parti du cimetière.
19:11Roger Vadim, son premier époux, il est là-bas aussi.
19:14Oui.
19:15L'après-midi, après l'inhubation, il va y avoir un hommage populaire.
19:18Il va ressembler à quoi, cet hommage populaire,
19:21à partir de 14 heures, sur le prêt des pêcheurs ?
19:25Alors, je ne suis pas très au courant.
19:26Je sais que ça se fait,
19:28mais je ne sais pas très bien comment ça s'organise.
19:33Ça, c'est la mairie, ça.
19:35Vous allez prendre la parole lors de cet hommage, je crois.
19:37Peut-être, oui.
19:39Oui, puis ces gens-là sont formidables.
19:44Il faut mettre en valeur tous ces anciens marins,
19:47ou pas anciens d'ailleurs.
19:50Je ne suis pas très au courant de comment ça se passe.
19:54Brigitte Bardot était une vraie tropézienne.
19:57Oui.
19:57Elle a embrassé cette ville,
19:59elle a fait de cette ville une ville connue dans le monde entier.
20:02Elle dansait les pieds nus sur le port de Saint-Tropez.
20:05C'est normal, c'est logique qu'il y ait cet hommage des gens,
20:07des vrais tropéziennes et des tropéziennes.
20:10Oui, c'est important, ça.
20:11C'est important.
20:12Et puis, en plus de ça,
20:14Brigitte aime la cuisine provençale, par exemple.
20:16Elle est vraiment tropézienne.
20:20Sinon, elle serait partie.
20:22Elle aimait se promener, aller dans les boutiques,
20:25elle connaissait les commerçants.
20:27Là, un peu moins, quand même.
20:29Mais se promener, oui,
20:30mais pas tellement dans Saint-Tropez,
20:32parce que dès qu'elle...
20:33Tout de suite, on venait voir elle gentiment.
20:36Mais enfin, ça l'étouffait.
20:38Elle venait pas pour recevoir des...
20:41Bon, on vous aime beau gîte, très bien.
20:44Donc, elle allait pas beaucoup dans Saint-Tropez.
20:47Mais elle aimait beaucoup Saint-Tropez.
20:48Est-ce qu'il y aura des animaux lors de cet hommage populaire ?
20:54Est-ce qu'on verra ou pas quelques animaux
20:56qui ont partagé la vie de Brigitte Bardot ces dernières années ?
21:00On peut les voir dans sa maison.
21:07Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
21:08Je sais pas.
21:09Peut-être que dans l'hommage populaire,
21:10ils auraient fait venir un cheval,
21:12quelques chiens qui ont partagé la vie de Brigitte ces dernières années ?
21:17Non.
21:19Non, pour le moment,
21:22c'était pas encore défini, ça.
21:26Dans les prochains mois, Bernard,
21:27j'imagine que vous allez continuer de vous investir
21:30dans la fondation Brigitte Bardot.
21:32Vous êtes administrateur de la fondation.
21:34Vous allez garder ce rôle, j'imagine ?
21:35Oui, et puis on va y aller, je peux vous dire.
21:41Il faut, en plus de ça,
21:43le personnel qui travaille à la fondation
21:45sont des gens très dévoués,
21:48formidables.
21:49C'est un peu comme les aides-soignants dans les hôpitaux,
21:53vous voyez, ils ont...
21:55Un dévouement ?
21:56Dévouement, oui.
21:58Non, non, c'est formidable.
21:59Il y a plein de gens formidables en France.
22:01On les voit dans ces métiers ou dans ces activités.
22:04Mais il faut les mettre en valeur.
22:06C'est aussi le mérite.
22:09Donc, je vais les encourager.
22:11Vous aimeriez qu'on garde
22:13quels souvenirs de Brigitte Bardot ?
22:16Tous les souvenirs existants,
22:18il faut qu'ils continuent à se développer.
22:21C'est ce que je vous dise.
22:23Il y a un trait de son caractère,
22:25quelque chose de méconnu, peut-être ?
22:28Il n'y a pas beaucoup de choses méconnues de Brigitte,
22:31sauf intimement, mais extérieurement,
22:33tous les gens connaissent sa générosité,
22:37son caractère,
22:38pour parler des grands sentiments de Brigitte,
22:44ses actions aussi,
22:45et tout ça, elle est admirée même.
22:48Elle le mérite.
22:49Elle le mérite toujours.
22:51Elle le méritera toujours.
22:53Merci Bernard Dormal d'avoir accepté cet entretien.
22:56Merci à vous.
22:57Merci.
22:57Merci.
22:58Merci.
22:59Merci.
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