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  • il y a 2 jours
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic.

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00:00Alors que le froid s'est installé, l'enneigement reste largement insuffisant dans de nombreux massifs.
00:07Le déficit observé est le plus important de la décennie, alors c'est aux grandes dames, des professionnels, des touristes et des habitants.
00:14Une rentrée perturbée au lycée agricole des Émeillères à Gapes, la coordination rurale ainsi que quelques lycéens ont bloqué l'établissement ce matin.
00:23Et puis on s'intéresse aux mobilités aujourd'hui, c'est le thème de cette soirée spéciale municipale à Manosque.
00:29On imagine déjà la ville de demain avec un projet de monorail en complément des bus, vous le verrez.
00:36La météo, elle ne change pas beaucoup ces derniers jours, du beau temps et des températures hivernales.
00:41Moins 10 par exemple à Saint-Martin-de-Carrière au lever du jour, moins 9 attendus demain à Buissard dans le Champs-sur, moins 6 à Embrun,
00:48moins 4 à Salignac dans les Alpes-de-Haute-Provence, moins 3 à Castelay-les-Sauces ou encore à Manosque.
00:54Et justement, il a fait très froid cette nuit dans les Alpes-du-Sud.
01:01Le thermomètre est descendu à moins 20,4 degrés à Ristola, à seulement 2 degrés du record mensuel qui datait de janvier 2010.
01:12Notons également moins 17,7 degrés à Villard-à-Rennes, moins 11,1 degrés à Briançon ou encore moins 14,4 à Barcelonette.
01:21Si les températures ont chuté ces derniers jours, la neige, elle, se fait encore attendre dans de nombreux massifs.
01:28Le déficit d'enneigement est le plus important depuis 10 ans.
01:31Les stations de moyenne montagne sont les principales concernées.
01:35Exemple au SAUS dans la vallée de Lubaï avec seulement 5 pistes ouvertes sur 36.
01:40Pour beaucoup d'habitués, c'est aussi du jamais vu.
01:43Le sujet de Laure Gonzales et Julie Marfin.
01:46Depuis que je suis né que je monte ici, je n'ai jamais vu ça.
01:48Je n'ai jamais vu une catastrophe pareille.
01:50Dans cette station, les vacanciers, comme les habitués, sont déçus par le manque de neige.
01:56Gros manque de neige pour pouvoir rejoindre les points clés de la station.
02:02Depuis que je suis né, moi je viens ici.
02:04C'est bizarre de voir la station sans neige comme ça.
02:06C'est un peu Tristoun quand on regarde.
02:08D'habitude, l'enneigement est meilleur.
02:10On va tout le temps ici d'habitude.
02:12Mais là, il n'y a pas beaucoup de neige.
02:13Donc on est allé skier après l'eau et annuler mes cours de bronze.
02:16Avec des températures plus élevées qu'avant, l'hiver est tardif.
02:20Cette année, on a eu un mois de décembre très sec dans les Hauts-Alpes.
02:23Ce déficit d'enneigement, il est surtout dû à l'absence de précipitation significative depuis la fin du mois de novembre.
02:31Dans les Alpes du Sud, à moins de 1800 mètres d'altitude, selon Météo France, le manteau neigeux reste insuffisant.
02:37Et malgré tout, on n'est pas non plus dans un hiver totalement sans neige.
02:43Et ça, de toute façon, c'est quelque chose qui va devenir de plus en plus récurrent dans les années à venir.
02:472025 est la pire année en termes d'enneigement depuis 2017 à cette période de l'année.
02:53De la neige est attendue fin de semaine prochaine avec un maintien des températures pour un mois de janvier qui s'annonce plus prometteur.
02:59Et quand certaines stations pâtissent du manque de neige, d'autres, moins touchées, ont réussi à attirer les vacanciers pendant ces vacances.
03:08C'est le cas de Praloup, à quelques kilomètres du Sose, justement, où de nombreux touristes profitaient des dernières heures de ski avant la fin des vacances.
03:17Vendredi dernier, Julie Marfin s'est rendue sur place.
03:20Chaque année, près de 26% des Français décident de passer les fêtes de Noël en montagne, l'occasion de faire un peu de sport.
03:28Les vacances se sont super bien passées.
03:30La neige est super bonne en haut, un peu verglacée en bas.
03:33Nous, on s'est régalé, on a 8 enfants en bas âge, donc il y en a pour tous les goûts.
03:37Les vacances sont parfaites. On est là avec des amis.
03:40Les enfants ont tous réussi leurs étoiles, leurs flocons, leurs ourson.
03:46Si pour certains, le ski est une sorte de tradition familiale, pour d'autres, c'est une grande première.
03:51C'est la première fois que je vais à Praloup, la première fois que je fais du ski.
03:53Et du coup, c'est du pur kiff en vrai.
03:54Je peux faire une rouge et deux bleus.
03:57Pas mal de chutes quand même aussi.
03:58Les collègues, ils m'ont détesté. Ils m'ont détesté, ils ont dû me relever à chaque fois.
04:01Mais c'était une super journée en vrai.
04:03Et même si les pistes sont un peu verglacées, la station de Praloup reste une des plus enneigées du département.
04:09On a fait une belle semaine avec une belle fréquentation.
04:12Beaucoup de monde sur la station.
04:13Il y a très peu de pistes ouvertes au Sos, très peu de pistes ouvertes à Saint-Anne, qui sont les deux stations voisines.
04:17Et donc du coup, on récupère leurs clients.
04:19Nous-mêmes, on est restaurateurs au Sos, on est fermés et on voit que nos clients viennent et se déplacent ici.
04:24Les vacances se terminent.
04:26Mais pour ceux qui voudraient revenir bientôt, la neige est attendue d'ici la semaine prochaine.
04:30La mobilisation agricole qui se poursuit dans les Hautes-Alpes depuis ce lundi matin.
04:41Une action est menée devant le lycée agricole des émeilleurs à Gap.
04:45C'est la coordination rurale qui dirige l'opération, le reportage d'Arnaud Véret.
04:50La manifestation a rassemblé une cinquantaine de jeunes du lycée agricole.
04:55La bonne humeur était de mise, mais l'inquiétude aussi.
04:58Je suis censée m'installer avec mon père, c'était ça dans mes projets.
05:02Et vu comment on est en train de tourner, on s'inquiète un petit peu de si on s'installe ou si on trouve autre chose.
05:07Le lycée agricole ne porte plus vraiment bien son nom.
05:11Aujourd'hui, dans le lycée agricole, il y a seulement 30% des élèves qui sont dans des filières agricoles.
05:16Maintenant, les lycées agricoles sont ouverts à d'autres types de formations et ça ne représente plus la majorité.
05:22Certains élèves constatent un manque de soutien des responsables de l'établissement.
05:26La principale de notre lycée qui nous a dit que s'il n'y avait plus d'agriculture, on changera le nom du lycée, ce n'était pas grave.
05:33Donc qu'on voit et qu'on n'est pas soutenus par nos représentants du lycée, ça fait réfléchir un peu aussi.
05:42Des représentants de la coordination rurale et des jeunes lycéens ont été reçus par la députée des Hautes-Alpes, Marie-Josée Allemand.
05:49Ils en sont ressortis avec un certain espoir pour la suite.
05:52– Et puis ce soir, c'est une journée spéciale qu'on vous propose sur BFM d'ici à 69 jours du premier tour des élections municipales.
06:01– Et ce soir, on s'intéresse particulièrement aux mobilités.
06:11Et certaines villes ne manquent pas d'ambition ni d'idée.
06:14Un projet de monorail a été présenté il y a quelques semaines par la ville de Manosque.
06:19Le monorail avait déjà fait son apparition lors des Jeux olympiques de Paris
06:22et semble s'affirmer comme un transport futuriste qui plaît.
06:26Économique et écologique, il pourrait permettre de réduire la circulation, le reportage et les explications de Laurie Charrier.
06:34– Se rendre depuis les quartiers périphériques de Manosque jusqu'au centre-ville est-il compliqué ?
06:38– Non, il y a ce qu'il faut là pour venir. Il y a même des bus, hein ?
06:42Manosque est une commune bien desservie, mais avec une population en augmentation générant des embouteillages,
06:48la ville doit travailler sur de nouveaux projets de mobilité.
06:51Et la municipalité s'est penchée sur le monorail.
06:54Créée par une entreprise française, ce sont des véhicules autonomes qui permettraient de traverser Manosque
06:59depuis le centre aqualudique ou l'hôpital jusqu'au centre-ville en cinq minutes.
07:04Alors, seriez-vous prêt à l'utiliser ?
07:06– Pourquoi pas, au lieu de prendre ma voiture ?
07:09– Il faut voir comment ça va marcher.
07:11– C'est une économie sur l'adolescence et peut-être un moyen plus rapide.
07:15– Ouais, ça serait bien, mais c'est un investissement quand même, hein ?
07:1810 millions d'euros, c'est ce que coûterait ce projet qui s'étendrait sur une boucle de 3,4 kilomètres
07:23et qui permettrait de transporter 1000 personnes par heure.
07:26– Il doit avoir un transport collectif, fiable, innovant, rapide.
07:30Si on met en place ce dispositif, ça veut dire moins de bus, moins de crispations,
07:34notamment dans les aménagements contraints de la ville, notamment sur le quartier du Forum.
07:38– Si le projet est prêt à être lancé, il faudra attendre les résultats des élections municipales,
07:44car tout sera dans les mains de la prochaine municipalité.
07:47– Et dans l'actualité aussi des élections municipales, ce maire dont on sait qu'il briguera un second mandat,
07:53Daniel Rouy, l'élu de Serres, commune d'un peu plus de 1200 habitants dans les Hautes-Alpes,
07:58il mènera la liste pour Serres.
08:00Ensemble, on va plus loin avec des conseillers sortants et un tiers de nouveaux candidats,
08:04promet-il parmi ses projets, l'ouverture d'une médiathèque ou encore d'une résidence senior
08:07ou la création d'un lotissement.
08:11Et dans le cadre de cette soirée spéciale, nous recevrons aussi tout à l'heure le maire de Veynes à 18h45
08:16et à 19h, Sylvain Lyotard, le président de Mobilité Alpine,
08:21une association qui prône le développement des transports en commun dans nos départements
08:25et qui va même plus loin en proposant des solutions concrètes et des projets aux élus.
08:30Nous en discuterons avec lui.
08:33Allez, on ouvre une dernière fois notre séquence du plus beau sapin des Alpes du Sud
08:38car c'est l'heure des résultats.
08:40Votre rendez-vous avec Robin Jardin Botanique, Gap, Cisteron, Manosque et Barcelonette.
08:45Le jardin, une seconde nature.
08:53Et vous avez été très nombreux à participer à notre concours pendant ce mois de décembre.
08:59Merci à vous, vous nous avez envoyé vos photos de vos sapins.
09:03Et ce soir, il faut bien des gagnants.
09:04Alors la rédaction de BFM d'ici en a choisi trois qui repartiront bien évidemment.
09:09Avec un cadeau, on remercie Océane de Saint-Bonnet en Champsor qui gagne le gros lot.
09:15Un bon d'achat de 200 euros à valoir chez Botanique.
09:21En deuxième place, Charlotte de Lettré avec un bon d'achat de 150 euros.
09:25Et Anaïs de Cisteron avec un bon d'achat de 100 euros.
09:31Merci à vous d'avoir joué.
09:33Et puis j'espère que vous ferez bon usage de votre cadeau.
09:36Ravie de vous retrouver sur BFM d'ici.
09:48Merci de passer la soirée avec nous.
09:49Une soirée spéciale consacrée aux élections municipales comme chaque premier lundi du mois.
09:55Et ce soir, on parle mobilité et transport, notamment avec Hugo Marseille pour le BFM d'ici.
10:00Bonsoir Hugo Marseille.
10:07Bonsoir Enzo.
10:08C'est l'une des prérogatives, non pas des communes mais des intercommunalités.
10:12Les transports en commun dans nos départements.
10:14Pas de tramway, pas de métro évidemment.
10:16Plutôt des bus de ville, des cars aussi qui circulent entre les villes et villages.
10:20Mais qui payent ces services et comment ça marche ?
10:22Alors Hugo, vous avez contacté Georges Pereira, le vice-président de Provençal.
10:26Provençal agglomération en charge des transports.
10:28Alors déjà, qui c'est qui paye la facture des transports en commun ?
10:31Alors Enzo, c'est une facture partagée.
10:34Pour Provençal agglomération, la facture globale se monte à peu près à 5 millions d'euros.
10:39Et par exemple, pour ce qui est du transport scolaire, la collectivité débourse environ 1200 euros par élève.
10:45Et donc sur les 5 millions de budget, 10% environ sont payés directement par les usagers.
10:51C'est-à-dire via l'achat de titres de transport, que ce soit le transport scolaire qui coûte 110 euros par an aux parents.
10:59Ou bien pour le ticket de bus à usage unique pour les transports urbains de la ville de Dignes-les-Bains.
11:05Uniquement pour Dignes-les-Bains, le ticket coûte 1 euro.
11:08Des subventions du département et de la région permettent de compléter ce budget transport.
11:13Pour le reste, c'est aussi financé par les entreprises du territoire à hauteur de 1,4 million d'euros.
11:19C'est la taxe versement mobilité.
11:21Et là, tout le monde ne contribue pas de la même façon.
11:24Les entreprises de Dignes sont taxées à 0,55% puisque le taux a été fixé en 2017.
11:33Alors que les autres entreprises, pour l'instant, elles sont à 0,15%.
11:37D'ailleurs, la loi nous oblige dans les années à venir, avant 2029, d'harmoniser ce taux.
11:44Donc là, il y a un enjeu aussi qui va bientôt apparaître.
11:49Alors, en attendant, dans une mesure de justice fiscale, les recettes de cette taxe sont fléchées majoritairement vers les transports de Dignes-les-Bains.
11:57Alors, mais sur la communauté d'agglomération, de gâte à l'ardurance, les transports sont gratuits.
12:02Pourquoi pas à Provence-Alpes-Agglomération ?
12:05Alors, c'est une question qui revient souvent.
12:07Georges Pereira me l'a dit.
12:08Notamment lorsqu'il existe un exemple si proche géographiquement.
12:11C'est bien que c'est possible d'un point de vue budgétaire, même si ça nécessite quelques contorsions, quelques ajustements.
12:18Pour Provence-Alpes-Agglomération, il s'agit avant tout d'un choix politique, d'un choix de responsabilisation des usagers.
12:24On ne peut pas, enfin à mon sens, on ne peut pas mettre tous les services gratuitement.
12:32Notamment quand il s'agit de ce genre de service où il y a quand même du matériel qui est mis à disposition.
12:38Il y a du personnel qui est mis à disposition de manière assez importante.
12:41Alors, c'est sûr que 10% de participation des usagers, ça peut paraître anodin.
12:45En tout cas, sur un budget à plusieurs millions d'euros, c'est quand même pas neutre.
12:50Ça aide quand même à maintenir un service qui soit cohérent et qui soit quand même agréable pour tout le monde.
12:59Pour l'instant, on n'a pas forcément eu de sollicitations plus fortes que ça pour rentrer dans ce domaine de la gratuité.
13:07Moi, je ne suis pas forcément favorable.
13:09Même symboliquement, je pense que quelqu'un qui monte sur le transport roubain-dinois, qui paye 1 euro le trajet,
13:16ce n'est pas non plus quelque chose de très lourd.
13:21Alors, pour ceux qui auraient des difficultés financières, il existe malgré tout des dispositifs pour aider à réduire le coût de ces transports.
13:29Et ces transports, justement, ils se limitent aux cars et aux bus, Hugo ?
13:32Alors non, Enzo, c'est évidemment la base de la mobilité dans nos territoires ruraux.
13:36Mais les collectivités tentent de mettre en place de nouveaux modèles de déplacement.
13:41Alors, par souci écologique, en limitant l'usage de la voiture individuelle, grosse émettrice de gaz à effet de serre,
13:48mais aussi par souci économique, puisque le carburant, vous le savez, ça coûte cher.
13:52Au quotidien, à Provençal, peu agglomération, il y a évidemment le covoiturage qui est soutenu par la collectivité.
13:57Dans un premier temps, c'est surtout ciblé sur des déplacements quotidiens pour des salariés et des entreprises,
14:04pour essayer de créer une masse critique d'utilisateurs.
14:09Et ensuite, on va ouvrir ça au plus grand public.
14:12Mais il y a aussi une expérimentation sur du transport à la demande.
14:16C'est en phase de test.
14:17Depuis quelques mois, Georges Pereira nous explique le fonctionnement.
14:21Le transport à la demande, effectivement, on l'expérimente actuellement sur le bassin de la moyenne durance
14:26avec une navette qui peut être réservée sur une application par téléphone.
14:33Au départ, c'était quand même plus à un usage vers les centres médicaux en termes de santé,
14:42puisque c'est un projet dont l'ARS est partenaire.
14:48Mais après, on se rend compte, après quelques semaines et quelques mois d'utilisation du service,
14:54que les gens en ont besoin aussi pour aller rencontrer d'autres personnes,
14:59pour faire du lien social, pour aller faire des courses.
15:01Et actuellement, c'est un service qui prend de l'ampleur également.
15:08Et il existe un dispositif semblable du côté de Digne-les-Bains.
15:11L'objectif de la communauté d'agglomération, à moyen terme,
15:15c'est d'augmenter le nombre de communes desservies par ce dispositif.
15:19Et justement, est-ce qu'il y a des projets pour améliorer la couverture des transports en commun dans nos deux départements ?
15:24Alors, ça dépend un petit peu de chaque communauté de communes ou communauté d'agglomération,
15:28parce que les collectivités n'ont pas les moyens de mener de grands travaux structurants.
15:33Dans le cas de Provençal-pagglomération, il existe une infrastructure.
15:37C'est la ligne de chemin de fer entre Château-Arnoux-Saint-Auban et Digne-les-Bains.
15:41Des études sont en cours actuellement.
15:42Aujourd'hui, le travail qu'on a accompli avec la région,
15:47c'est quand même de descrire dans cette fiche action la réouverture de cette ligne
15:52qui pourrait être une réponse supplémentaire à l'alternative à la voiture individuelle
15:58et puis au déplacement vers des contrées un petit peu plus lointaines.
16:01Donc, c'est un sujet qui reste quand même d'actualité
16:03et sur lequel on a aujourd'hui établi de bonnes relations avec la région.
16:09On est loin encore de la réactivation de cette ligne.
16:13Parce qu'en termes de transport, il ne faut pas se fermer certaines autres possibilités.
16:17Alors aujourd'hui, il y a déjà des choses qui existent.
16:20On essaye au sein de l'agglomération d'activer ces services.
16:24Alors peut-être que dans les années à venir,
16:25il y aura d'autres services qu'on ne connaît pas encore aujourd'hui.
16:28En tout cas, on sera vigilant à essayer d'offrir le plus d'alternatives possibles
16:32en termes de transport et de mobilité aux citoyens.
16:36Alors, on l'aura compris, la mobilité, ça n'est pas un sujet figé,
16:40surtout à l'heure des mobilités douces.
16:42Et en cette période de campagne municipale,
16:44les propositions vont bien évidemment fleurir.
16:47Et même si ça n'est pas du ressort des communes,
16:49les élections municipales auront une importance majeure
16:52pour les choix faits par les intercommunalités,
16:54puisqu'on rappelle que ce sont les élus municipaux
16:56qui siègent au sein des conseils communautaires.
16:59Merci Hugo.
17:00Alors on le rappelle, le principe du BFM d'ici et vous,
17:02c'est que vous pouvez poser vos questions à la maison à Hugo directement.
17:06Alors comment peut-on faire ?
17:07Alors plusieurs solutions, Enzo, et vous aussi devant votre télé.
17:10Vous pouvez flasher le QR code qui va s'afficher à l'écran.
17:14Vous pouvez aussi me contacter via nos réseaux sociaux
17:17Facebook et Instagram de BFM d'ici,
17:19par mail aussi à rédaction.bfmdc.fr,
17:24par SMS également au 0601 90 58 10.
17:28Je vais faire au mieux pour vous répondre dans les meilleurs délais.
17:31Eh bien merci beaucoup Hugo.
17:32On vous retrouve demain pour le BFM d'ici et vous.
17:35Cap sur les municipales, bonsoir et merci de regarder BFM d'ici en ce lundi 5 janvier.
17:58Nous poursuivons notre soirée spéciale à 69 jours du premier tour des élections.
18:03On recevra notamment Sylvain Lyotard, président de l'association Mobilité Alpine,
18:08pour nous parler justement des mobilités, des transports dans nos deux départements.
18:12C'est le thème de cette journée.
18:15Mais tout de suite, voici les titres de votre journal.
18:19Alors que le froid s'est installé,
18:21l'enneigement reste largement insuffisant dans de nombreux massifs.
18:25Le déficit observé est le plus important de la dernière décennie.
18:28Une situation exceptionnelle pour les professionnels comme pour les fidèles des lieux.
18:34Y aura-t-il un monorail à Manosque ?
18:36Le projet en est à ses tout débuts.
18:38Et en cette soirée municipale sur BFM d'ici consacrée aux mobilités,
18:41nous sommes allés vous demander votre avis justement sur cette innovation.
18:47Et si vous deveniez pisteur, secouriste, mais seulement une journée,
18:51c'est ce que propose la station de Rizoul pour les enfants,
18:54mais aussi pour les adultes, découverte à la fin de ce journal.
18:59Dans l'actualité, il y a aussi ce que nous voulons d'apprendre la boutique Bouygues Télécom de Gap
19:07qui a été cambriolée grâce à un tunnel causé par les voleurs.
19:11Fait rarissime dans le département des Hautes-Alpes selon les mots de la procureure de Gap.
19:16Elles-mêmes, les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche.
19:2196 téléphones portables ont été retrouvés par les policiers pour un préjudice total de 75 000 euros.
19:28Deux individus ont été placés en détention provisoire à la maison d'arrêt de Luyne à Aix-en-Provence.
19:33Ils seront jugés mercredi par le tribunal de Gap.
19:37Vous l'avez sûrement ressenti ces derniers jours, le froid s'est bel et bien installé
19:43et il a fait même très froid dans les Alpes du Sud cette nuit.
19:46Le mercure est descendu jusqu'à moins 20,4 degrés à Ristola,
19:50une valeur remarquable à seulement 2 degrés du record mensuel qui datait de janvier 2010.
19:56Le froid a aussi été intense ailleurs avec moins 17,7 degrés par exemple à Villard-à-Rennes,
20:02moins 11 degrés à Briançon ou encore moins 14,4 degrés à Barcelonette.
20:09Et alors que les flocons tombent à Paris, l'enneigement reste largement insuffisant chez nous dans de nombreux massifs.
20:16Le déficit observé est le plus important de la décennie.
20:21Aux Sos, par exemple, seules 5 pistes sur 36 sont ouvertes aux grands dames des professionnels,
20:28des touristes et des habitants, Laure Gonzales et Julie Marfin.
20:32Depuis que je suis né que je monte ici, je n'ai jamais vu ça.
20:35Je n'ai jamais vu une catastrophe pareille.
20:37Dans cette station, les vacanciers comme les habitués sont déçus par le manque de neige.
20:42Gros manque de neige pour pouvoir rejoindre les points clés de la station.
20:48Depuis que je suis né, je viens ici.
20:50C'est bizarre de voir la station sans neige comme ça.
20:52Là, c'est un peu tristoune quand on regarde.
20:54Oui, d'habitude, l'enneigement est meilleur.
20:57On va tout le temps ici d'habitude.
20:58Mais là, il n'y a pas beaucoup de nettes.
21:00Donc, on est allé skier après l'eau et annuler mes cours de bronze.
21:03Avec des températures plus élevées qu'avant, l'hiver est tardif.
21:07Cette année, on a eu un mois de décembre très sec dans les Hauts-Alpes.
21:10Ce déficit d'enneigement, il est surtout dû à l'absence de précipitation significative depuis la fin du mois de novembre.
21:17Dans les Alpes du Sud, à moins de 1800 mètres d'altitude, selon Météo France, le manteau neigeux reste insuffisant.
21:24Malgré tout, on n'est pas non plus dans un hiver totalement sans neige.
21:29Et ça, de toute façon, c'est quelque chose qui va devenir de plus en plus récurrent dans les années à venir.
21:332025 est la pire année en termes d'enneigement depuis 2017 à cette période de l'année.
21:39De la neige est attendue fin de semaine prochaine avec un maintien des températures pour un mois de janvier qui s'annonce plus prometteur.
21:47Et si certaines stations pâtissent du manque de neige, d'autres moins touchées attirent les vacanciers.
21:53Elles l'ont fait pendant ces deux dernières semaines.
21:55C'est le cas de la station de Praloup, à quelques kilomètres du Sose, où de nombreux touristes ont profité des dernières heures de ski avant la fin des vacances.
22:07Vendredi dernier, le reportage sur les pistes de Julie Marfin.
22:11Chaque année, près de 26% des Français décident de passer les fêtes de Noël en montagne.
22:17L'occasion de faire un peu de sport.
22:19Les vacances se sont super bien passées.
22:20La neige est super bonne en haut, un peu verglacée en bas.
22:24Nous on s'est régalés, on a 8 enfants en bas âge, donc il y en a pour tous les goûts.
22:28Les vacances sont parfaites, on est là avec des amis.
22:31Les enfants ont tous réussi leurs étoiles, leurs flocons, leurs ourson.
22:37Si pour certains le ski est une sorte de tradition familiale, pour d'autres c'est une grande première.
22:42C'est la première fois que je vais à Praloup, la première fois que je fais du ski.
22:44Et du coup c'est du pur kiff en vrai.
22:45Je peux faire une rouge et deux bleus.
22:48Pas mal de chutes quand même aussi.
22:49Les collègues m'ont détesté.
22:50Ils m'ont détesté, ils ont dû me relever à chaque fois, mais c'était une super journée en vrai de vrai.
22:54Et même si les pistes sont un peu verglacées, la station de Praloup reste une des plus enneigées du département.
23:00On a fait une belle semaine avec une belle fréquentation, beaucoup de monde sur la station.
23:04Il y a très peu de pistes ouvertes au Sos, très peu de pistes ouvertes à Saint-Anne qui sont les deux stations voisines.
23:08Et donc du coup on récupère leurs clients.
23:10Nous-mêmes on est restaurateurs au Sos, on est fermés.
23:12Et on voit que nos clients viennent et se déplacent ici.
23:15Les vacances se terminent, mais pour ceux qui voudraient revenir bientôt, la neige est attendue d'ici la semaine prochaine.
23:21Et la mobilisation des agriculteurs qui continuent dans les Hautes-Alpes depuis ce lundi matin.
23:33Une action est menée devant le lycée agricole des Émeillères à Gapes.
23:37C'est la coordination rurale qui dirige l'opération.
23:40Le reportage d'Arnaud Verreille.
23:42La manifestation a rassemblé une cinquantaine de jeunes du lycée agricole.
23:49La bonne humeur était de mise, mais l'inquiétude aussi.
23:52Je suis censée m'installer avec mon père, c'était ça dans mes projets.
23:56Et vu comment on est en train de tourner, on s'inquiète un petit peu de si on s'installe ou si on trouve autre chose.
24:01Le lycée agricole ne porte plus vraiment bien son nom.
24:04Aujourd'hui dans le lycée agricole, il y a seulement 30% des élèves qui sont dans des filières agricoles.
24:10Maintenant les lycées agricoles sont ouverts à d'autres types de formations et ça ne représente plus la majorité.
24:15Certains élèves constatent un manque de soutien des responsables de l'établissement.
24:20La principale de notre lycée qui nous a dit que s'il n'y avait plus d'agriculture, on changera le nom du lycée, ce n'était pas grave.
24:27Donc qu'on voit et qu'on n'est pas soutenus par nos représentants du lycée, ça fait réfléchir un peu aussi.
24:36Des représentants de la coordination rurale et des jeunes lycéens ont été reçus par la députée des Hautes-Alpes, Marie-Josée Allemand.
24:43Ils en sont ressortis avec un certain espoir pour la suite.
24:46Le pire a été évité ce samedi en fin de matinée à Briançon.
24:52Un incendie s'est déclaré au dernier étage de l'hôtel suite au Homme.
24:55Le feu est parti de l'espace bien-être.
24:58Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances du sinistre.
25:01Heureusement, aucune personne n'a été blessée.
25:04Et le personnel d'entretien de l'établissement a joué un grand rôle dans cette fin heureuse.
25:09Le reportage d'Arnaud Véret.
25:10Il était 11h ce samedi matin quand le sauna a pris feu.
25:15Pour les vacanciers présents, la séquence a été impressionnante.
25:18Les flamants hauteurs, les spectaculaires parce que franchement, éclater les vitres comme ça a éclaté, c'est vraiment impressionnant.
25:25Pour ce vacancier, il faut noter l'efficacité des forces de l'ordre et des secours qui sont arrivées 5 minutes après le début du sinistre.
25:32Ce qui est bien, c'est que les gendarmes ont été efficaces, ils nous ont mis en sécurité, les pompiers ont fait leur job.
25:38Tout le monde a été, non vraiment, ça a pu être bien pire, bien pire, bien pire.
25:42Aucun blessé n'est à déplorer.
25:44Pour la directrice de l'hôtel, le personnel d'entretien a réagi efficacement.
25:48C'est grâce à eux en fait que le sinistre a pu être contenu sur cet espace parce qu'ils ont réagi de suite.
25:54Alors ils sont formés pour ça.
25:55On a eu heureusement la formation il y a très récemment, la cour en décembre.
25:59Mais surtout ils ont gardé leur sang-froid parce que les formations c'est bien, le terrain c'est un peu autre chose.
26:04Ils ont gardé leur sang-froid, ils ont immédiatement déclenché les alarmes, ils ont prévenu les pompiers, ils ont procédé à l'évacuation.
26:09Donc aujourd'hui c'est aussi grâce à eux l'intervention évidemment aussi rapide des secours
26:13mais que le feu est contenu sur cet espace-là et qu'il n'a pas fait d'autres dommages.
26:17Les chambres de l'hôtel restent ouvertes en totalité.
26:20Il faudra patienter un peu pour retrouver l'espace bien-être.
26:25Cap sur les municipales, vous le savez, nous faisons une soirée spéciale consacrée.
26:29Aux élections avec ce thème ce soir, les mobilités.
26:38Et nous allons parler justement d'une initiative dans ce sens car elles sont en fonctionnement tout l'hiver.
26:45Les skibus des navettes à horaire régulier qui desservent les stations de Puy-Saint-Vincent et Valouise-Pellevoux.
26:51Les objectifs sont multiples, limiter la circulation sur les routes mais aussi attirer les travailleurs saisonniers désireux de laisser leur voiture ou leur camion.
27:02Jérémy Cazot est monté dans l'une d'entre elles.
27:04Des navettes hivernales à tarif réduit pour rejoindre les stations de ski depuis Saint-Vincent et Valouise-Pellevoux depuis l'Argentière-L'ABC.
27:12C'est oui pour cet habitué.
27:14Je trouve ça plutôt génial.
27:15Un bon moyen aussi de limiter le nombre de voitures sur la route et dans les parkings.
27:20Il y a deux aspects. Il y a le premier, donc c'est on va dire pour notre planète et le deuxième on va dire pour la praticité.
27:25C'est vrai qu'on peut descendre de notre appartement au chalet, prendre les transports en commun et ensuite ici on n'a pas à trouver une place ou quoi que ce soit.
27:32Un transport en commun pour 3 euros, 1 euro tarif réduit gratuit pour les enfants et un abonnement pour les travailleurs saisonniers proposé à seulement 15 euros.
27:41Des tarifs très abordables et des horaires adaptés pour notamment attirer les travailleurs et permettre aux stations et aux commerces de bien fonctionner.
27:50Plus les services sont développés, plus on a forcément la chance d'avoir des gens qui seront intéressés pour venir travailler sur notre territoire.
27:59Et l'intérêt c'est qu'on développe et on mette en correspondance tous les services.
28:05Des skibus qui viennent compléter un réseau de navettes régulières gratuites en fonctionnement toute l'année entre Saint-Martin-de-Carrière, la Roche-de-Rame et l'Argentière-L'ABC.
28:15Et certaines villes ne manquent pas d'idées ni d'ambitions pour développer justement les transports.
28:21C'est le cas de Manosque qui a présenté il y a quelques semaines un projet de monorail.
28:26Il avait fait son apparition aux Jeux Olympiques de Paris et il semble s'affirmer comme un mode de transport futuriste, économique et écologique aussi
28:35qui pourrait permettre de réduire la circulation.
28:38Les explications avec Laurie Charrier.
28:40Se rendre depuis les quartiers périphériques de Manosque jusqu'au centre-ville est-il compliqué ?
28:45Non, il y a ce qu'il faut là pour venir. Il y a même des bus.
28:49Manosque est une commune bien desservie mais avec une population en augmentation générant des embouteillages,
28:55la ville doit travailler sur de nouveaux projets de mobilité.
28:58Et la municipalité s'est penchée sur le monorail.
29:01Créée par une entreprise française, ce sont des véhicules autonomes qui permettraient de traverser Manosque
29:06depuis le centre aqua ludique ou l'hôpital jusqu'au centre-ville en 5 minutes.
29:11Alors, seriez-vous prêt à l'utiliser ?
29:13Pourquoi pas, au lieu de prendre ma voiture ?
29:16Il faut voir comment ça va marcher.
29:18C'est une économie sur l'essence et peut-être un moyen plus rapide.
29:22Ouais, ça serait bien, mais c'est un investissement quand même.
29:2510 millions d'euros, c'est ce que coûterait ce projet qui s'étendrait sur une boucle de 3,4 kilomètres
29:30et qui permettrait de transporter 1000 personnes par heure.
29:33Il doit avoir un transport collectif fiable, innovant, rapide.
29:37Si on met en place ce dispositif, ça veut dire moins de bus, moins de crispations,
29:41notamment dans les aménagements contraints de la ville, notamment sur le quartier du Forum.
29:46Si le projet est prêt à être lancé, il faudra attendre les résultats des élections municipales
29:50car tout sera dans les mains de la prochaine municipalité.
29:54Et notre invité, justement, est engagé dans le développement des modes de transport en commun, notamment.
30:00Bonsoir Sylvain Lyotard, vous êtes le président de l'association Mobilité Alpine,
30:06association créée en 2018 qui porte, selon vos mots, un projet de mobilité inclusive
30:10pour favoriser les transports, les simplifier si possible et rendre plus écologiques pour toutes et tous.
30:16Vous défendez notamment un projet de tram-train, Roliant, Dignes-les-Bains, Sistour et Manosque.
30:21Nous y reviendrons.
30:22Mais avant ça, j'aimerais vous poser une première question.
30:25À l'approche des municipales, qu'est-ce que vous attendez des maires de nos deux départements
30:29pour, eh bien, justement, développer ces transports qui, on le sait, sont un enjeu crucial ?
30:35Alors, bonsoir.
30:39La réponse n'est pas forcément dans les mains des maires
30:41puisque ce n'est pas forcément eux qui ont la compétence mobilité sur une partie
30:45puisque ça peut être les agglomérations ou la région.
30:47Par contre, ils sont forcément porteurs de projets
30:49qu'ils vont porter eux-mêmes au niveau de l'intercommunalité ou de la région.
30:52Donc, on attend qu'ils aient une vision et un projet.
30:55Et on sait que les mobilités sont liées aussi au développement et à l'urbanisme.
30:59Parfois, quand même, les maires peuvent décider dans leur plan d'urbanisme,
31:03aider les financements, développer aussi les mobilités douces.
31:06Vous encouragez ça aussi, j'imagine ?
31:08Oui. Alors, effectivement, une partie des mobilités sont dans leurs mains.
31:12C'est-à-dire, les itinéraires de mode doux locaux pour relier les foyers générateurs
31:16pour aller vers la gare routière, vers la gare.
31:19Ça fait partie des compétences des communes.
31:20Donc, là-dessus, il y a effectivement des choses à réaliser.
31:23Après, de toute manière, la réflexion au niveau des transports
31:26se fera forcément au niveau intercommunal.
31:27Donc, les maires doivent l'apporter, mais pas seuls dans leurs coins, mais en commun.
31:32Alors, justement, vous encouragez aussi le travail entre élus,
31:36que ce soit les régions, les départements et les maires,
31:39qu'il y ait une symbiose entre eux dans ce sens, dans les sujets de mobilité ?
31:45Alors, on appelle à un travail en commun,
31:47puisque chacun a une répartition de compétences
31:49et qu'il faut que chacun joue son rôle.
31:51Et en plus, on pense qu'il y a quelque chose qui est relativement important,
31:56c'est qu'on ne peut pas penser la mobilité vraiment sans penser l'aménagement
31:59et sans avoir une vision globale.
32:02C'est-à-dire qu'idéalement, il faudrait que les Alpes du Sud soient comme les métropoles,
32:07avec un organisme unique de mobilité, une forme de syndicat mix
32:10qui regrouperait tous les gens compétents
32:11pour arriver à faire des projets qui correspondent à tous les besoins
32:15et à tous les types de mobilité.
32:17Ça, c'est ce qui manque, selon vous.
32:18Pourquoi il n'existe pas, justement, ce syndicat mix, selon vous ?
32:24Alors, on a vécu une période où la régionalisation a fortement développé
32:28la compétence de la région dans les transports,
32:31mais ça s'est fait sûrement, ça a désorganisé en partie.
32:35C'est-à-dire que ça a permis d'avoir une offre qui est organisée par la région,
32:38mais qui est moins bien organisée, par exemple, qu'il y a 20 ans,
32:40si on se met dans les Alpes du Sud,
32:42faire des trajets comme Veil-Nedigne, comme La Reine-Sisteron,
32:45sont plus compliqués aujourd'hui qu'il y a 20 ans.
32:47Et en plus, les coordinations entre bus et train ne se font pas.
32:51C'est-à-dire que ce n'est plus des billets uniques avec correspondance.
32:54Donc là-dessus, on a perdu.
32:55C'est pour ça qu'on pense qu'il faut mettre autour de la table
32:57les deux départements, la région et les EPCI qui ont la compétence
32:59pour dire, mettons dans le pot commun tous les moyens de se déplacer.
33:03Ce que vous dites, en fait, c'est que l'on a régressé, presque,
33:07c'est ça, sur nos modes de transport,
33:08ce qui peut paraître paradoxal dans notre société actuelle.
33:11Alors, en milieu rural, on a régressé dans le sens où on n'a plus une autorité,
33:17on en a plusieurs, et que chaque autorité a sa billetique.
33:20Et même, par exemple, chez nous, en milieu rural, dans le cas de la région,
33:23la billetique des bus ou n'est pas la même que celle des LER,
33:27qui n'est pas forcément la même que celle des trains.
33:29Et avant, j'achetais un billet et ça comprenait le train et le bus.
33:34Maintenant, je n'ai plus cette possibilité-là.
33:35Donc, en fait, on a complexifié l'usage au quotidien pour les usagers.
33:41Donc, je comprends que vous souhaitez la mise en place d'une billetique unique.
33:45Est-ce que, selon vous, ça favoriserait les habitants,
33:48ça aiderait, pardon, les habitants à se tourner plus vers ces modes de transport,
33:53comme les autocars, le train ?
33:56Alors, c'est sûr que si déjà, demain, à l'image de ce qui existe dans les métropoles,
33:59pour 49 euros ou 50 euros par mois,
34:02vous déplacez librement, comme vous voulez, dans les Alpes du Sud,
34:05du bus urbain au bus local, au train, sans réfléchir,
34:10c'est évident que vous allez développer les usages.
34:12Ensuite, il faut un deuxième point qui est le fait que les points d'arrêt
34:16soient à proximité ou correspondent à des besoins des gens.
34:19La plupart des zones d'activité, des zones génératrices d'emploi,
34:22certains pôles générateurs, sont relativement mal desservies
34:25ou sont desservies que depuis le centre de la commune centre
34:28et pas forcément depuis les communes périphériques
34:31qui drainent un certain nombre de ces travailleurs.
34:33Donc, du coup, le report modal devient compliqué.
34:36Vous voulez dire aussi qu'on a construit finalement nos villes autour d'un modèle
34:39qui est celui de la voiture,
34:41qui n'est peut-être plus aujourd'hui le plus finalement durable,
34:45le plus intéressant ?
34:48Ça, c'est une certitude comparée à d'autres sociétés qu'on peut voir.
34:53Si depuis 60 ans, on avait mis un euro pour le rail
34:56ou les transports en communs et un euro pour la route,
34:59le transport individuel,
35:00on n'aurait pas du tout la construction et l'urbanisme qu'on a aujourd'hui
35:03et les problèmes de mobilité qu'on connaît aujourd'hui.
35:06Si on prend un chiffre…
35:07Actuellement, d'ailleurs, non.
35:09Allez-y, pardon.
35:10Oui, pardon.
35:11Je vais dire actuellement, on a encore de nombreux projets routiers.
35:13On en a parlé dans le cadre des JO.
35:15On a des projets sur les routes nationales, sur les routes départementales,
35:18qui se chiffrent tous en dizaines de dizaines de millions d'euros.
35:20Et ça ne choque plus les gens en termes de montant.
35:23Par contre, si on vous parle d'une réactivation ferroviaire
35:26ou d'une rénovation ferroviaire à 30, 40, 50 millions d'euros,
35:29les gens vont trouver que c'est très cher.
35:31Il y a un gradient dans la tête à se mettre aussi
35:34en comparant les coûts des deux modes de transport.
35:37Si je vous prends un exemple, pour faire Dyn-Maliger ou la Brian-Manosque,
35:42les entreprises et les particuliers dépensent plus de 25 millions d'euros par an
35:45pour arriver à circuler sur ces tronçons avec leurs véhicules.
35:48Et vous, on parlait justement des transports en commun en milieu rural.
35:54Dans les Alpes de Haute-Provence, il y a moins de 3% des gens
35:58qui utilisent les transports en commun pour aller travailler.
36:01Si on prend la moyenne nationale, c'est 12%.
36:04Alors votre constat, vous l'avez dit, il est clair,
36:06les offres alternatives ne sont pas suffisantes.
36:09Mais est-ce qu'il y a tout de même possibilité,
36:11dans un territoire très rural comme le nôtre, de faire baisser ce chiffre ?
36:15Pour beaucoup de personnes, se passer de la voiture, c'est compliqué quand même.
36:18Oui, imaginez par exemple dans les Alpes d'Haute-Provence,
36:22mais on pourrait prendre le cas dans les Hautes-Alpes.
36:24Si dans les Alpes d'Haute-Provence, au lieu d'avoir 4 gares dans le Val-de-Durance,
36:27on a 4 gares et 8 points d'arrêt avec des haltes,
36:30par exemple à Cisteron Nord, à Pépin, à Péruy, à Volx-Ville-Neuve, à Sainte-Tulle-Corbière,
36:37vous augmentez d'autant les possibilités pour que les gens puissent avoir un moyen de rabattement.
36:40Actuellement, si vous voulez avoir un moyen pour faire de l'intercommunal assez performant,
36:45qui est le train, le seul moyen dans le Val-de-Durance,
36:49il faut que vous preniez votre voiture pour aller à la gare,
36:51parce que vous n'avez pas de gare de proximité.
36:52Donc effectivement, c'est un problème.
36:55Aujourd'hui, qu'est-ce qui coince ?
36:56Ce sont les financements ou la volonté des politiques, selon vous ?
37:00Moi, je pense qu'il y a deux choses.
37:03Il y a d'abord l'usage.
37:04Il faudrait que la plupart des décideurs arrivent à se mettre à la place,
37:07dans la position de l'usager.
37:09S'ils se mettaient en position de l'usager pendant quelques semaines ou quelques mois,
37:12ils verraient peut-être le fonctionnement différemment.
37:14C'est un premier point.
37:16Les financements, pour moi, ce n'est pas un problème.
37:17Quand il y a une volonté politique, généralement, on les trouve.
37:20Et après, on a un problème qui est lié à la conception du mode ferroviaire en France,
37:26avec une omniprésence de la SNCF,
37:30qui a eu pour unique développement de couper des lignes et de fermer des gares.
37:35Alors qu'en fait, si on compare à d'autres pays,
37:37si on prend l'Autriche, la Suisse, si on prend même la Corse,
37:39qui n'est pas un autre pays,
37:40si on prend les chemins de fer de Provence,
37:41qui existent dans la région entre Dignes et Nice,
37:43on voit qu'en fait, on peut avoir des arrêts beaucoup plus fréquents,
37:45qu'on peut avoir du coup une meilleure offre,
37:47et que du coup, on draine beaucoup plus de monde.
37:49C'est-à-dire qu'en fait, il faut repenser le logiciel de sécurité
37:53ou le logiciel de compétitivité qu'a la SNCF,
37:56parce qu'il est sûrement très adapté pour les TGV,
37:58mais pas du tout pour les lignes rurales.
38:01Si vous aviez un message, une demande à faire passer
38:03aux candidats justement aux élections municipales,
38:06aux élus actuels et aux élus futurs,
38:08lequel serait-il ?
38:09Qu'on peut réaliser un Bing Bang dans la mobilité très facilement
38:15si on se met tous autour d'une table
38:17et qu'on a la volonté de changer les choses.
38:21Ça ne coûte pas forcément très cher, mais c'est faisable.
38:23Par contre, il faut se mettre ensemble autour de la table,
38:25se répartir les choses,
38:26et ne pas se mettre de dogmes techniques
38:30ou de dogmes financiers.
38:32On entend beaucoup de choses qui sont souvent fausses,
38:34et examiner réellement quelles sont les coûts de chaque solution
38:37et l'apport de chaque solution.
38:39Alors vous, votre association, plus largement,
38:42porte un grand projet,
38:43c'est ce tram-train qui relierait digne les bains à Manosque.
38:49Est-ce que c'est bien réaliste
38:51de rouvrir une ligne de train fermée depuis plusieurs années,
38:54voire plusieurs dizaines d'années,
38:56pour relancer un tram-train très moderne ?
39:01Alors en fait, en termes de coûts,
39:06actuellement, il y a un projet sur la route
39:07qui est à plus de 47 millions d'euros,
39:09soit quasiment 1,5 fois le coût de la réactivation de la voie ferrée,
39:13et qui n'apportera aucune solution.
39:16L'idée d'un tram-train, c'est de dire,
39:18entre Digne, Cadarache et Laragne,
39:20on a plus de 120 000 habitants agglomérés,
39:22c'est la zone la plus densément peuplée des Alpes du Sud,
39:24sur un Y.
39:25Et si on fait ce qui se fait en Autriche,
39:28en Suisse, en Allemagne,
39:31dans des zones rurales pareilles,
39:32il y a un exemple très intéressant en Autriche
39:35qui s'appelle Grunnen-Vorchdorf,
39:37entre ces deux villes,
39:38où ils ont mis un tram en milieu rural,
39:40ils ont décidé d'investir,
39:41ils ont multiplié par 15 la fréquentation,
39:44et du coup, ils ont eu plus de recettes,
39:45et ils ont divisé par deux le trafic routier.
39:48C'est-à-dire qu'on a vraiment des résultats relativement intéressants
39:50quand on met des moyens.
39:52Mais pour ça, c'est-à-dire qu'il faut,
39:53en fait, mettre un Erzatz en disant
39:55« je mets 4 allers-retours au jour »,
39:56n'offrira pas d'alternation,
39:58et les gens n'abandonneront pas leur voiture.
39:59Si vous mettez 15 ou 18 allers-retours au jour,
40:02les gens vont commencer à abandonner leur voiture.
40:03Si vous en mettez 25 ou 30,
40:05une grande partie l'abandonneront,
40:07surtout si vous mettez des contraintes au stationnement.
40:10Aujourd'hui, vous avez pu en parler
40:11avec des élus de ce projet,
40:13des maires, justement, peut-être,
40:14qui seraient intéressés par le passage de cette ligne.
40:17Que vous ont-ils dit ?
40:20Alors, on a rencontré beaucoup d'élus
40:23sur ces deux brins.
40:25La majorité ont une oreille plutôt favorable au projet.
40:31Par contre, le plus compliqué,
40:33c'est d'arriver à expliquer que ça ne coûte pas si cher que ça,
40:37ni en fonctionnement, ni en investissement,
40:39comparé à d'autres projets parallèles
40:40qui sont des fois bien plus élevés.
40:42Et surtout qu'il y a un gain global.
40:44Et en fait, les maires nous disent
40:46« mais ça, c'est pas dans ma compétence ».
40:47Et c'est vrai, c'est pas eux d'aménager une gare.
40:49C'est pas eux de mettre en place un tram.
40:51Actuellement, cette problématique-là,
40:53c'est à la région.
40:54C'est-à-dire que, très honnêtement,
40:55c'est la région qui a la main pour dire
40:57sur le ferroviaire « j'y vais ou j'y vais pas ».
40:58À l'heure actuelle, la région a fait plutôt un choix,
41:01on pense, qui est Marseille-Brianson
41:03dans le cadre des JO.
41:04Il est digne de Nice,
41:05mais plutôt la section Anote-Digne,
41:07Anote-Nice en termes de modernisation.
41:09Et par contre, sur l'offre,
41:10on a un trou dans les pré-Alpes.
41:12C'est-à-dire entre Puget-Aigny,
41:13Anote-Digne, entre Digne et Saint-Auban.
41:15Et on risque d'avoir à terme un trou aussi
41:17entre Veigne et Grenoble,
41:19parce qu'à un moment,
41:20il n'y a peut-être pas cette vision
41:21qu'on est toujours dans le coût de la SNCF,
41:23le coût au kilomètre de la SNCF,
41:25alors qu'il existe des alternatives.
41:27Et la régie régionale est un exemple.
41:28La Corse est un autre exemple.
41:30L'Autriche en est un autre.
41:32Une question très rapide pour finir.
41:33Est-ce que vous pensez que le financement
41:35des Jeux Olympiques d'hiver 2030,
41:37qui financent justement aussi des projets
41:40de transport, routiers, etc.,
41:42peut aider à développer cet exemple
41:45et d'autres de mobilité douce, durable,
41:48de transport en commun ?
41:51Alors oui, c'est peut-être dommage
41:52qu'il faille attendre les JO
41:53pour obtenir du financement
41:54sur les transports du quotidien,
41:55mais c'est une énorme opportunité
41:57pour avoir accès à des enveloppes financières
41:59qui resteront bien au-delà des JO.
42:02Et donc du coup, il faut penser effectivement
42:03des infrastructures de transport,
42:04une offre de transport,
42:05qui serviront à la population
42:07et qui ne serviront pas uniquement aux JO.
42:09Merci d'avoir été notre invité.
42:14Vous êtes le président de l'association
42:16Mobilité Alpine.
42:17Merci d'avoir été avec nous.
42:21Allez, un mot de sport à présent
42:22avec ce très bon début au Dakar 2026
42:25pour Guillaume Demévu.
42:26C'est son copilote,
42:27Mathieu Baumel,
42:28originaire de Manosque,
42:30amputé d'une jambe il y a 11 mois
42:32après un accident de voiture.
42:33Le pilote bas alpin,
42:34déjà quadruple vainqueur de la course,
42:36a remporté la première étape
42:38du rallye raid Dakar
42:40en Arabie Saoudite hier.
42:42Aujourd'hui, ils ont réussi
42:43à conserver leur place
42:44dans le top 3
42:45au classement général
42:46après la deuxième étape.
42:50Et c'est une immersion
42:51que nous vous proposons
42:52dans le métier de pisteur-secouriste.
42:54C'est ce que vous propose
42:55la station de Rizoul
42:56entre les écrins et le Kéra,
42:59une activité pas comme les autres
43:01qui attise la curiosité
43:02et qui rencontre aussi
43:03un grand succès ludique et informatif.
43:05elle est accessible
43:06à tous les âges.
43:08Laure González
43:09nous emmène vivre cette expérience.
43:12Donc là,
43:12on va descendre la piste tranquillement,
43:14regarder que tout soit bien en place.
43:15Il y a un croisement
43:16en bas du mur
43:17où là, j'ai pas mal de filets à mettre.
43:19Allez !
43:20Et c'est parti pour 1h30
43:22de découverte.
43:23Les 6 apprentis
43:24participent à la sécurisation des pistes.
43:26C'est un bon entraînement.
43:27Impact, c'est bon.
43:29Et découvrent la routine matinale
43:31du pisteur-secouriste.
43:32En avant !
43:33Ça, c'est notre petit rituel du matin.
43:37Le central pour les pisteurs d'un jour
43:39compte de la meille
43:40ouverte et fraisée.
43:41Et fraisée en bas et en haut.
43:44Tout en profitant d'une neige immaculée
43:46avant l'ouverture de la station.
43:48Ça fait du bien d'avoir des bonnes pistes
43:49parce que cette année,
43:50c'est un peu compliqué.
43:51Du coup, là,
43:52on avait des pistes vraiment top.
43:53C'est quand même un pur plaisir
43:54de faire ses premières traces.
43:56Et d'avoir le domaine pour nous tous seuls,
43:58c'est vraiment super.
43:59Une expérience qui en vaut la peine
44:01pour tous les participants.
44:02En fait, quand j'étais petit,
44:03je rêvais de travailler à la montagne,
44:05à pisteur, au moniteur et tout ça.
44:07Et donc, du coup,
44:07je vis une petite heure
44:09où, en fait,
44:10je me retrouve en enfance.
44:11Et c'est intéressant
44:12de découvrir les activités,
44:14les gens qui nous encadrent,
44:15qui nous permettent aussi
44:16de pouvoir skier.
44:17En saison,
44:18Gaëtan procède
44:19à une dizaine d'interventions
44:20de secours par jour.
44:22Avec un rôle de prévention
44:23et d'assistance,
44:24son métier comporte plusieurs facettes.
44:26On participe un peu
44:27à la gestion des montagnes
44:28et à entretenir un peu
44:31tous ces domaines.
44:32Une activité qui permet
44:33un vrai moment de partage.
44:35Elle est organisée tous les jeudis
44:36durant la saison d'hiver.
44:39Gardez les écharpes,
44:40les gants, les bonnets
44:41parce qu'il va encore faire froid
44:42ce mardi.
44:43La météo et la météo des neiges,
44:44c'est tout de suite sur BFM d'ici.
44:47Ravis de vous retrouver.
44:52Le temps pour la journée de mardi
44:54sur nos deux départements,
44:55les Hautes-Alpes
44:55et les Alpes de Haute-Provence.
44:57Calme mais froid.
44:58Et on ne s'y habitue pas.
45:00Le froid qui s'installe
45:01jusqu'à mercredi compris.
45:02Jeudi,
45:03retour des températures de saison
45:04avec donc un ciel
45:05tout de même dégagé
45:07et agréable.
45:08Mais attention,
45:09du coup,
45:09l'humidité tient bon sur la route
45:11et ça peut devenir du verglas.
45:12Ça peut glisser.
45:13Soyez bien prudents.
45:14Côté température,
45:15vous comptez au mieux.
45:16Moins 7 à Gap,
45:17moins 7 à Embrun le matin,
45:18moins 10 à Brionçon,
45:19moins 7 à Dignes-les-Bains,
45:21moins 3 à Manosque.
45:23L'après-midi,
45:234 à Gap,
45:244 à Embrun
45:25ou encore 7 à la maximale
45:26du côté de Dignes-les-Bains.
45:27Sous-titrage Société Radio-Canada
45:33Sous-titrage Société Radio-Canada
45:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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