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00:00Vous êtes sur France 24 et vous avez raison, bienvenue dans votre journal de l'Afrique.
00:07A la une ce soir, la Cour suprême guinéenne qui a validé la victoire de Mamadi Doumbia à la présidentielle avec un score de près de 87%.
00:16L'auteur du coup d'état du 5 septembre 2021 devient ainsi le président de la République de Guinée pour 7 ans.
00:23Nous parlerons aussi de la Cannes avec la victoire du Maroc qui s'est qualifiée pour les quarts de finale en battant la Tanzanie 1-0.
00:31Retour sur le match avec notre envoyé spécial à Rabat, Cédric Ferreira, qui suit cette Coupe d'Afrique pour nous.
00:40Et ce soir dans le Focus, une histoire que peu de gens connaissent et qui lie pourtant intimement le Katanga à Hiroshima.
00:48En 1945, l'uranium utilisé dans la bombe américaine larguée sur le Japon provient en grande partie d'une mine congolaise.
00:57Une histoire restée méconnue que l'écrivain Blaise Ndala remet au centre d'un roman rigoureusement documenté, l'équation avant la nuit.
01:05Lauréat du prix Ivoir et du prix Kuruma, Blaise Ndala est un écrivain majeur de la francophonie et c'est notre invité de ce Focus dans le JTA.
01:14On ouvre ce journal en allant en Guinée où la Cour suprême a validé les résultats de la présidentielle qui a vu la victoire de Mamadi Doumbia avec 86,72% des suffrages.
01:27L'auteur du coup d'état du 5 septembre 2021 a ainsi été déclaré vainqueur.
01:31Il est donc élu président pour un mandat de 7 ans. On écoute le président de la Cour suprême de Guinée.
01:36Considérant qu'il ressort de ses résultats que le candidat Mamadi Doumbia, ayant obtenu le plus grand nombre des suffrages,
01:50proclame le candidat Mamadi Doumbia élu président de la République de Guinée dès le premier tour pour un mandat de 7 ans.
02:01Le Maroc s'est qualifié pour les quarts de finale de sa canne en battant la Tanzanie 1-0 à Rabat.
02:08Brahim Diaz, désormais meilleur buteur du tournoi, a libéré les Lyons de l'Atlas.
02:13Ashraf Akemi de son côté titulaire pour la première fois a failli marquer sur coup France.
02:18Idrigh Ferreira, notre envoyé spécial à Rabat, y était.
02:22Mission accomplie pour le Maroc qui s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations
02:26après une victoire difficile contre la Tanzanie.
02:29Les Lyons de l'Atlas qui ont longtemps buté.
02:31Les lyons de l'Atlas qui ont longtemps buté.
02:31Les lyons de l'Atlas qui ont longtemps buté.
02:32Les lyons de l'Atlas qui ont longtemps buté.
02:32Les lyons de l'Atlas qui ont longtemps buté.
02:33Les lyons de l'Atlas qui ont longtemps buté.
02:34Ce but de Brahim Diaz à la 64ème député.
02:37L'attaquant du Real de Madrid qui a trouvé la faille après une nouvelle fois un exploit individuel
02:42sur une passe décisive d'Ashraf Akemi, la star du Maroc qui est capitaine.
02:46Il a été décisif en offrant le but à Brahim Diaz.
02:50Brahim Diaz qui une nouvelle fois a montré tout son talent.
02:53avec son quatrième but dans cette Coupe d'Afrique des Nations.
02:59C'est le meilleur buteur de cette Coupe d'Afrique des Nations jusqu'à présent, Brahim Diaz.
03:02Il a marqué à chacune des rencontres.
03:04Et désormais, le Maroc peut espérer d'aller encore plus loin dans cette Coupe d'Afrique des Nations.
03:08L'adversaire en quart de finale, ce sera le vainqueur de l'autre rencontre entre le Cameroun et l'Afrique du Sud.
03:13Mais avec cette nouvelle victoire, c'est une belle dose de confiance pour les joueurs et pour les supporters ici tout autour de moi
03:19qui ont assisté au stade du Prince Moulé Abdallah, une nouvelle victoire des Lyons de l'Atlas.
03:23Est-ce que les Lyons de l'Atlas vont aller gagner la canne ?
03:25Voilà la joie des Lyons de l'Atlas, des supporters et aussi le stoïcisme de Cédric Ferreira.
03:44On reste dans le football africain et pour vous parler d'une histoire de résilience du foot soudanais
03:49contraint à l'exil par la guerre qui déchire son pays depuis avril 2023.
03:54Les deux plus grands clubs du pays ont été invités à rejoindre la première ligue rwandaise.
03:59Une décision inédite de la Fédération rwandaise de football en accord avec la Confédération africaine
04:04alors que le tournoi vient juste de débuter.
04:06Reportage de Juliette Montille.
04:08Premier entraînement sur les pelouses de Kigali pour le club soudanais Al-Hilal.
04:14Cela fait plus de deux ans que l'équipe n'a pas joué à domicile.
04:18Depuis que la guerre a commencé au Soudan, l'équipe est obligée de s'exiler tout le temps.
04:23L'année dernière, nous étions en Mauritanie.
04:26On a fait toute une saison à l'hôtel.
04:28Cette année aussi c'est pareil, nous avons commencé en Tanzanie.
04:31Et maintenant nous sommes au Rwanda, donc c'est un peu notre quotidien.
04:33Les joueurs ont été invités par la première ligue rwandaise pour la saison en cours.
04:39Une décision prise par la Fédération rwandaise, motivée par des valeurs propres au sport.
04:45Le football uni, il y a un problème dans le Soudan qui ne permet pas aux championnats de se dérouler normalement.
04:51C'est quelque chose qui peut arriver à n'importe qui.
04:53Donc on doit avoir aussi le sens humanitaire.
04:56On va les assister, donner les meilleurs de nous-mêmes pour qu'ils se sentent chez eux.
05:01Et bien sûr, il faut que le meilleur gagne.
05:06La victoire, c'est ce que vise Alilal.
05:09L'équipe veut rendre fiers les milliers de Soudanais réfugiés au Rwanda.
05:14Ce soir de match, le stade Pelé vibre au rythme des chants des supporters,
05:19en Kenya Rwanda et en Arabe.
05:22Nous sommes très heureux de revoir notre équipe ici.
05:27La plupart d'entre nous ne l'avaient pas vu depuis deux ans.
05:30Nous sommes venus pour les soutenir dans ce championnat.
05:33Et nous sommes très heureux de pouvoir soutenir notre équipe à nouveau.
05:38Malgré la joie des retrouvailles, dans les pensées, la guerre n'est jamais loin.
05:44On a en tête le conflit au Soudan et ce qui se passe à El Facher.
05:48Nos familles sont là-bas, c'est très triste pour nous tous.
05:51Les cris qui se sont eus dans les stades de Khartoum résonnent désormais à Kigali.
05:56Grâce à la diffusion des matchs en ligne, ils parviennent même aux oreilles des Soudanais restés au pays.
06:02On passe à notre focus de ce dimanche soir et nous emmène dans les profondeurs de l'histoire congolaise,
06:11à la croisée de la littérature et de la mémoire politique.
06:14Dans son nouveau roman, L'équation avant la nuit, Blaise Nala exhume un pan méconnu de l'histoire mondiale.
06:20L'uranium extrait de la mine de Shinko-Lobwe, Okatanga, aurait alimenté la bombe larguée sur Hiroshima en 1945.
06:30Bonsoir Blaise Nala, bienvenue dans votre journal de l'Afrique.
06:35On est ravis de vous recevoir depuis Ottawa où vous êtes à présent en liaison.
06:40Alors, le roman s'ouvre sur Daniel Zinga, écrivain congolais invité à Washington par Béatrice Reitman,
06:49qui elle est professeure brillante, dont il se rapproche avant qu'une photo révélant le passé trouble du père de Béatrice
06:56apparaissant aux côtés d'Hitler et d'Heisenberg ne fasse basculer le récit.
07:01Je n'en divulguerai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir au lecteur.
07:06Et à partir de cette image, l'intrigue se transforme en enquête vertigineuse
07:10qui relie mémoire familiale, nazisme, course à la bombe et exploitation de l'uranium congolais.
07:16D'abord, comment avez-vous découvert cette histoire et pourquoi avoir choisi d'en faire un roman ?
07:23Alors, je l'ai découverte, comme je l'ai dit, à certaines occasions, vraiment par le plus heureux de hasard.
07:27Tout simplement parce que sur le campus de l'université de Kinshasa, où j'étudiais,
07:30il y avait le centre régional des recherches nucléaires qui nous intriguait tous.
07:34Et c'est en cherchant à savoir pourquoi il avait été bâti que j'apprendrai,
07:39je dis à mon père, en fait, que c'était une sorte de récompense symbolique
07:43que les Belges, en 1959, auraient offert au Congo pour, en quelque sorte,
07:50compenser d'une manière indirecte l'uranium qu'ils avaient vendu à l'insu des Congolais
07:55pendant l'époque coloniale aux Américains, lequel l'uranium finira donc à Chinko-Lobui.
07:59À partir de cette découverte intrigante, donc je vais essayer d'approfondir ma recherche
08:03pour décider, en fait, de révéler, comme vous l'avez un peu dit en intro,
08:08ce point caché, parce que je commençais un peu à en avoir marre, en réalité,
08:11d'une entrée dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale
08:14qui est par la porte du tirailleur sénégalais.
08:16Pas que ça ne donne pas lieu à des textes forts, on en a beaucoup.
08:19Oui, c'est vrai.
08:19Mais je trouvais que ces pans méconnus pouvaient nous permettre de regarder ces conflits
08:23avec un œil différent du point de vue de l'Afrique.
08:26Vous y arrivez très bien.
08:28Alors, de cet uranium, de ce minerai sous votre plume,
08:31ça devient le fil conducteur d'un thriller géopolitique.
08:34Une enquête, finalement, sur les non-dits du colonialisme
08:37et un hommage aux corps oubliés qui est très fort et très présent dans votre livre.
08:42Est-ce que c'était ça aussi un de vos objectifs, d'ailleurs, d'écriture ?
08:47Absolument.
08:50Je disais tantôt que c'était l'idée de révéler ces pans cachés.
08:54Mais ces pans cachés, il induit aussi, justement,
08:57ces voix qui ont été silenciées, ces visages,
09:00ces destins qui ont été escamotés dans la grande histoire.
09:03Du côté congolais, vous l'avez mentionné,
09:05il y a l'uranium du Katanga.
09:07Et donc, subséquemment, les indigènes de cette partie du monde,
09:10de cette partie du Congo belge,
09:12qui ont payé à leur manière un tribut,
09:14au plan de la santé,
09:15au plan de ressources environnementales,
09:18en fait, de l'éradication d'une bonne partie de la faune et de la flore
09:22de cette partie du monde.
09:24Mais du côté canadien également,
09:25puisque je vais les découvrir des années après,
09:27quand j'arrive au Canada,
09:28il y a les Premières Nations,
09:30les Autochtones d'ici, comme on les appelle,
09:32les Premières Nations de la région du Grand Latte,
09:34l'Ours, c'est le peuple d'Aîné.
09:37J'ai découvert également qu'il y a là-bas des cancers
09:39et d'autres maladies dues à l'exploitation dans une autre mine
09:43qui avait été également utilisée pour alimenter le Manhattan Project,
09:47avaient eux aussi payé un tribut.
09:50Donc, c'est en voulant relier ces deux pôles,
09:53le Katanga chez les Lundas
09:55et les territoires du Nord-Ouest du Canada chez les Dénées,
09:58que j'ai voulu donc rendre en quelque sorte leur voix
10:01à ces peuples qu'on a mis de côté dans le grand portrait
10:04de la Seconde Guerre mondiale.
10:05Et votre roman interroge évidemment
10:07la responsabilité historique des puissances occidentales,
10:12bien sûr, mais aussi les élites coloniales
10:14et parfois post-coloniales.
10:16Jusqu'à quel point cette mémoire, selon vous,
10:19a été volontairement étouffée ?
10:23Alors, volontairement étouffée,
10:24je pense que ça ne fait pas l'ombre de doute
10:26du côté des puissances coloniales.
10:29Là, il s'agit du Congo,
10:30mais vous le savez aussi bien parce que vous vivez en France,
10:32pour la guerre d'Algérie,
10:33pour les tests qui ont été menés en Polynésie
10:36et dans d'autres parties du monde par la France
10:38pour sa propre bombe atomique.
10:40C'est vraiment très récemment et encore
10:42qu'on découvre ce que ces puissances
10:44n'ont jamais voulu révéler
10:45lorsqu'elles se sont compromises
10:48dans ce genre de catastrophe
10:51où l'exploitation du uranium
10:53et d'autres ressources analogues
10:55ont fait payer à ce peuple-là leur tribut.
10:59Mais il y a aussi du côté des élites africaines
11:01justement cette sorte de paresse,
11:03cette léthargie qui fait que même si
11:05on a à disposition des archives,
11:07parce que si moi j'ai pu accéder à ces archives,
11:09très certainement que le gouvernement du Congo,
11:11les chercheurs congolais,
11:12auraient pu également le faire
11:13et du coup intégrer cela dans le programme.
11:15Donc de notre côté également africain,
11:17il y a une sorte de paresse
11:18qui fait que nous ne nous emparons pas toujours
11:20de ces enjeux.
11:21Et donc ces questions restent en dehors
11:23de notre roman national,
11:24en dehors des études qui auraient permis
11:26de corriger ce qui doit l'être,
11:27parce que malheureusement,
11:29les genres des travers qui ont rendu possible
11:31les exactions autant bien humaines qu'écologiques
11:33que je viens de dénoncer
11:34se répètent aujourd'hui
11:36sous d'autres formes bien entendu.
11:37Alors, vous me faites une transition parfaite
11:39sur le présent.
11:40Que nous dit ce passé sur ce présent ?
11:43Peut-on faire le lien entre l'iranium d'hier
11:45et les ressources d'aujourd'hui ?
11:47Évidemment, on pense au coltan, au cobalt,
11:50toujours convoité, toujours extraite,
11:52toujours loin des regards
11:53et encore au Congo.
11:54Je pense que le lien, il est vite fait.
11:57Dans le cas du Congo,
11:58je pense que ceux qui ont suivi
12:00l'actualité récente savent, par exemple,
12:02que pour essayer de trouver une solution
12:03à la guerre qui sévit dans la partie
12:07de l'Est du Congo,
12:07le gouvernement, en tout cas on va dire
12:09le président du Congo,
12:10s'est lui-même proposé.
12:12Il est allé se présenter devant
12:13le président américain pour demander
12:15une sorte de troc en vertu duquel,
12:18en échange d'une sorte de Pax Americana
12:20dans l'Est du Congo,
12:22où on pourrait donner nos ressources.
12:25Ça n'a pas été dit comme ça,
12:26mais dans le fait, c'est comme ça.
12:27Venez exploiter nos ressources
12:28et garantissez-nous une certaine paix.
12:30Pour l'instant, on n'en voit pas le contour.
12:32Mais ce qui est régrettable,
12:34à mon point de vue en tout cas,
12:36c'est que là où hier,
12:37la mainmise étrangère se faisait
12:39du fait colonial,
12:42aujourd'hui, lorsque ces pratiques se font,
12:44lorsque ces extractions,
12:47cet extractivisme est né
12:48à son paroxysme est mené,
12:50il se fait surtout
12:52avec la complicité des élites congolaises.
12:55Et si on veut en douter,
12:57il suffit de regarder les conditions
12:58dans lesquelles les contrats miniers sont signés,
13:01les avantages qu'en tirent
13:02les puissances étrangères,
13:03que ce soit les États-Unis,
13:04que ce soit la Chine ou d'autres,
13:06et inversement,
13:07c'est que les populations locales
13:09congolaises en tirent ou n'en tirent pas
13:10pour voir qu'aujourd'hui,
13:11effectivement,
13:12les mécanismes sont restés les mêmes,
13:14même si les pouvoirs, en théorie,
13:17sont entre les mains des congolaises.
13:18– Absolument, merci beaucoup Blaise Ndala,
13:21merci pour ce livre,
13:22« L'équation avant la nuit »
13:23publié chez Lattes,
13:25n'hésitez pas,
13:26c'est un formidable thriller,
13:28historique, géopolitique,
13:29et un très beau livre,
13:31littérairement parlant évidemment.
13:32Merci beaucoup Blaise Ndala
13:33pour cet éclairage littéraire,
13:35historique et politique.
13:36Merci, c'est la fin de ce journal,
13:38merci à tous ceux qui nous ont suivis
13:39partout dans le monde,
13:40de Rabat à Lumumbashi,
13:41en passant par Konakry.
13:43Restez avec nous,
13:43car l'actualité continue sur France Zone 4.
13:45Merci.
13:46Octobre 2007,
13:54le scandale de l'Arche de Zoé éclate.
13:57– Les gens qui vous confiaient les enfants,
13:58ils savaient qu'ils allaient en France,
13:59oui ou non ?
14:00– Non.
14:01Un couple d'humanitaires
14:03prétendait offrir une deuxième chance
14:05à des orphelins du Darfour,
14:06des enfants qui pour la plupart
14:08résidaient au Tchad avec leur famille.
14:10– Ils disent,
14:11vous avez vendu vos enfants,
14:12mais qui vend son enfant ?
14:14– C'est parce qu'on leur a promis
14:16une éducation que nous,
14:17on a accepté.
14:18– C'était un vol d'enfants,
14:22un véritable kidnapping.
14:25On a entendu beaucoup d'histoires,
14:27on nous aurait emmenés
14:28pour profiter de nous,
14:29peut-être nous faire travailler à l'usine.
14:32Nous, on était petits,
14:33on ne comprenait rien.
14:3418 ans après,
14:36rencontre avec ces faux orphelins.
14:39Ils nous ont dit que chaque enfant
14:40recevrait 60 000 euros
14:42de dommages et intérêts,
14:43mais pour l'instant,
14:44ils n'ont rien touché.
14:45– Si la personne reconnaît ses erreurs
14:49et demande pardon,
14:52là, tu sais qu'elle a évolué.
14:54Mais si cette même personne
14:56refuse d'admettre ses torts,
14:57alors là, tu ne peux pas pardonner.
15:00Billet retour.
15:02Le scandale de l'arche de Zoé
15:03à voir sur Fransone 4.
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