L’effet Matilda n’est pas qu’une succession d’injustices individuelles 👇 C’est un biais documenté, étudié dès les années 1990 par l’historienne des sciences Margaret Rossiter, qui montre que les travaux réalisés par des femmes ont statistiquement moins de chances d’être cités, récompensés ou attribués à leur autrice.
Des études publiées notamment dans Nature montrent que, à contribution égale, les femmes scientifiques sont moins souvent créditées comme autrices principales… et que leurs découvertes sont plus fréquemment associées à un supérieur masculin. Par habitudes, hiérarchie et pouvoir symbolique…
Ce qui est frappant, c’est que la reconnaissance arrive souvent… des décennies plus tard. Quand les prix ont déjà été remis. Quand les manuels scolaires sont déjà écrits. Quand l’Histoire est figée.
Et si on parle aujourd’hui de Rosalind Franklin, de Cecilia Payne ou de Katherine Johnson, c’est parce le système a été questionné… mais il y a sans doute beaucoup d’autres cas dont on n’aura jamais connaissance…
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