- il y a 7 mois
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00:00En tout cas, on voit effectivement que les autorités aussi n'ont peut-être pas envie de parler pour ne rien dire ou de s'avancer trop.
00:05Évidemment, c'est toujours une meilleure stratégie. On va retourner sur le terrain, retrouver Thibaut Marcheteau et Sacha Robin.
00:12On va parler aussi avec vous de cette entraide internationale, Thibaut, puisque d'ailleurs au CHUV de Lausanne, ils en ont parlé,
00:19puisque les hôpitaux suisses, bien sûr, ont été sur le pont tout de suite, mais des hôpitaux français, italiens et allemands ont aussi pris un petit peu la suite pour soulager nos amis suisses.
00:30Oui, absolument. Et dans la conférence de presse qui a eu lieu cet après-midi, les autorités suisses ont grandement remercié tous ces voisins et ces pays européens
00:41qui ont largement proposé leur aide, qu'elle soit physique, mais aussi matérielle, avec du don de matériel de soins, mais également des médecins qui ont été envoyés sur place.
00:58On sait que la France a accueilli hier trois blessés. Aujourd'hui, elle en a accueilli huit supplémentaires, ce qui porte à onze le nombre de blessés qui ont été transférés dans les hôpitaux français de Lyon,
01:09de Metz, de Nantes, de Paris. Également une équipe de spécialistes dans les grandes brûlures qui ont été dépêchées sur place à la demande des Suisses,
01:19mais également les transferts vers des hôpitaux qui peuvent accueillir ces grands brûlés. On sait que d'ici dimanche, une cinquantaine de blessés vont être transférés dans des pays avec des services spécialisés.
01:33Ici, au CHUV de Lausanne, des médecins italiens sont présents pour organiser le transfert de patients italiens dans leur pays d'origine.
01:43Merci à vous Thibault Marchoteau et merci à Sacha Robin qui vous a accompagné.
01:47J'accueille avec plaisir Pascal Confavreux. Bonsoir.
01:50Bonsoir.
01:50Merci d'être avec nous sur CNews et sur Europe 1. Vous êtes le porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.
01:55Je voudrais d'abord faire le point avec vous sur ce que l'on sait au moment où on se parle.
01:59Les autorités suisses ont fait état de 14 blessés françaises.
02:03Est-ce que les personnes qui ont compté comme disparu ce matin font partie des 14 ou il y a encore des compatriotes pour qui la situation est incertaine ?
02:11Nous sommes sur les derniers chiffres. Les chiffres sont encore provisoires. C'est important d'être humbles là-dessus.
02:20Effectivement, nous sommes à 14 blessés pris en charge et à 8 ressortissants français dont nous sommes encore en cours de recherche de localisation.
02:30Et on va parler aussi avec vous de cette solidarité internationale dont nous faisait effet état Thibault à l'instant
02:36puisqu'on rappelle qu'il y a également des médecins militaires français qui sont allés en Suisse ou qui sont en train d'être acheminés en Suisse.
02:44Les autorités suisses, très tôt, ont dit qu'elles étaient prêtes à accueillir éventuellement des médecins et des forces en plus.
02:49On voit que la France a répondu présente désir mais qu'elle continue justement à s'adapter aux besoins. C'est comme ça que vous procédez ?
02:55Tout à fait. Les autorités suisses ont activé ce qu'on appelle le mécanisme de procréation civile de l'Union européenne,
03:00le MPCU qui, grosso modo, consiste à demander aux pays voisins qu'est-ce que vous pouvez offrir pour nous aider face à cette situation-là.
03:06L'offre de la France a été faite hier qui consistait à la fois en proposer des lits, notamment des lits grands brûlés,
03:14c'est-à-dire des lits très spécifiques, notamment avec le ministère des Armées et le ministère de la Santé qui étaient très mobilisés sur le sujet.
03:21Et donc 19 lits ont été proposés hier. Ce matin, les autorités suisses ont souhaité que nous accueillions 8 patients.
03:30C'est ce qui est en train d'être fait cet après-midi et encore ce soir et probablement tard dans la nuit,
03:34c'est-à-dire ces transferts de ces 8 patients.
03:37Et dans l'offre française, il y avait aussi cette capacité de pouvoir en fait projeter une équipe de spécialistes,
03:46de burn assessments, c'est-à-dire de spécialistes de ces sujets,
03:50et notamment provenance du ministère des Armées et qui rejoignent les autorités suisses
03:54pour participer à cette évaluation, disons, des blessés.
03:59C'est important aussi pour la France de venir en aide à nos voisins suisses parce que, comme je le disais,
04:04les autorités, d'ailleurs suisse à plusieurs reprises, ont remercié les autorités françaises et d'autres pays
04:08en disant qu'évidemment ils en avaient besoin et c'est important que ça puisse se mettre en place de manière intelligente,
04:13utile et, je le redis, mais très rapide également.
04:15Exactement, c'est le principe de l'efficacité et de la réponse aux besoins du terrain.
04:21Le président de la République s'est entretenu avec son homologue hier,
04:24le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, avec son homologue également
04:27et ça a été tout de suite fait, c'est-à-dire à la fois de notre côté la coordination interministérielle
04:32avec, je vous ai dit, les ministères des Armées, de la Santé, de l'Intérieur qui sont mobilisés là-dessus
04:37et puis ensuite collectivement vis-à-vis des autorités suisses, je dis des autorités suisses
04:41parce que, comme vous le disiez, il y a bien sûr les autorités confédérales
04:44mais en fait il y a aussi surtout le canton du Valais qui est vraiment en première ligne là-dessus.
04:47Et puis localement, nous avons notre équipe consulaire, c'est le consulat général à Genève
04:52qui est compétent pour cette circonscription et donc notre consul général est à Cran-Montana,
04:57les équipes sont aussi dans les hôpitaux, au contact de nos patients ou de leurs familles.
05:03Et justement, vous parlez des familles, Pascal Confavreau, je rappelle que vous êtes le porte-parole
05:07du ministère des Affaires étrangères, on a entendu ces familles qui cherchent encore leurs proches,
05:11on sait qu'il y a huit Français qui restent à localiser, on imagine que ces familles sont pour l'instant
05:15en grande détresse, qu'elles attendent des réponses et qu'elles ont aussi besoin d'un accompagnement.
05:19Le ministère, j'imagine, est aussi à leur côté pour les soutenir comme on peut
05:22parce qu'il n'y a pas forcément de bons mots dans ces moments, mais il faut être là pour elles.
05:25Tout à fait, le ministère des Affaires étrangères a appris ce qu'on appelle le centre de crise
05:31et de soutien, le CDCS, avec des équipes qui agrègent l'ensemble des informations
05:37que nous avons du terrain, de nos équipes là-bas, aussi surtout des informations que nous donnent
05:41les autorités suisses, qui sont celles qui ont les premières informations
05:44et qui est en fait le point de contact principal des familles qui sont dans cette situation.
05:49Effectivement, Véronique Jacquet, on voit que cette solidarité, elle fonctionne très bien,
05:54ce n'est pas la première fois, parfois c'est aussi la France qui en a eu besoin,
05:56mais on voit comment les choses s'organisent très rapidement.
05:58Après, vous nous expliquez, Maurice Mimou, en tant que médecin, vous connaissez un peu tous,
06:02mais on voit que très rapidement, on arrive à soulager et à mettre en place des protocoles,
06:06des évacuations qui fonctionnent bien et qui fonctionnent rapidement.
06:09On a vu la mécanique qui s'est enclenchée hier dès presque l'annonce de ce drame
06:13et qui est extrêmement huilée, qui fonctionne très bien.
06:15– Heureusement, parce que c'est quand même une tragédie hors normes,
06:19donc heureusement qu'il y a ce type de coopération, aussi bien sur le plan médical
06:22que sur le plan des relations entre les pays.
06:27Je pense que les familles n'en attendent pas moins, d'ailleurs.
06:29Vous imaginez s'il y avait des ratés, s'il y avait des couacs
06:32au niveau des échanges d'informations et même d'aides.
06:36Non, je crois que ça, c'est quand même une dimension qui est extrêmement réconfortante
06:39pour les familles et des blessés et des personnes disparues
06:43et de cette jeunesse qui est complètement fauchée.
06:46– Oui, Jean-Michel Salvatore, c'est vrai qu'on entendait aussi tout à l'heure
06:49à quel point les familles ont besoin de soutien.
06:52C'est vrai que parfois, quand on a une famille très éloignée de ses enfants
06:54ou de ses proches qui étaient à Cran-Montana,
06:56quand on est en France, en Allemagne, en Italie,
06:58c'est aussi bien d'avoir les autorités de son pays
07:00qui peuvent donner un des nouvelles et être un soutien
07:02parce que certains, et on le rappelle, sont très loin de leurs proches aussi,
07:06au moment où on se parle.
07:06Certains ont pu faire le voyage, mais pas tous.
07:08– Oui, en fait, c'est une catastrophe européenne.
07:10D'ailleurs, ça a été dit lors de la conférence de presse de tout à l'heure,
07:13parce que ça touche finalement tout le monde.
07:16Ça touche bien sûr des Suisses, des Français, des Italiens, des Allemands, des Polonais.
07:21Et ça touche aussi tous les Européens
07:23parce qu'il y a une identification très forte finalement à la situation
07:26que ces jeunes ont, enfin que ces parents vivent,
07:29c'est-à-dire voir leurs enfants partir fêter un 1er janvier
07:33et puis malheureusement découvrir qu'il s'est passé un drame.
07:36Donc oui, c'est vrai que la dimension, elle est véritablement européenne
07:42et on retrouve finalement dans cette catastrophe
07:46ce qu'on voit quand il y a des tremblements de terre,
07:49quand il y a des inondations en Europe,
07:51quand il y a des incendies de forêt.
07:54Assez rapidement finalement, la solidarité se met en cause
07:58tout simplement parce que, la solidarité se met en route
08:00tout simplement parce que finalement, il est plus logique de mutualiser les moyens.
08:05Alors, on mutualise les Canadaires, mais on mutualise aussi les lits
08:09pour soigner les grands brûlés parce qu'on n'a pas besoin
08:11d'avoir énormément de lits de grands brûlés en temps normal.
08:15Mais c'est vrai que si on peut mutualiser à plusieurs pays,
08:17c'est quand même assez efficace.
08:19Et c'est vrai que Laetitia Guinan, cette catastrophe,
08:21elle est aussi internationale parce qu'elle touche tout le monde
08:24et que tout le monde peut s'identifier,
08:25mais parce qu'aussi ces victimes, ces blessés, ces témoins vont rentrer.
08:28On sait qu'il y a beaucoup de nationalités qui étaient présentes sur place,
08:30vont entrer dans leur ville, dans leur pays
08:32et apporter aussi avec eux un petit peu malheureusement de ce drame.
08:35Il y aura sans doute une autre honte de choc aussi
08:37quand ces personnes vont rentrer auprès de leur famille,
08:39auprès de leurs proches et qu'elles raconteront à leurs amis
08:42de lycée, de collège, que sais-je, ce qui s'est passé à Cran-Montana.
08:45Pour le dire sobrement, la Suisse a effectivement là un problème,
08:50enfin possible dégâts d'image monumentale en fait, en réalité.
08:54Le Valais l'a bien saisi.
08:55Le Valais l'a bien saisi.
08:57D'ailleurs, ils ont pris les choses en main.
08:58On voit cette conférence de presse.
08:59Ils ont bien compris qu'effectivement, pour eux aussi,
09:01pour eux d'abord, pour les stations valaisannes,
09:03pour le branding du Valais et de la Suisse,
09:10c'était absolument essentiel de gérer les choses au mieux
09:13parce que personne ne peut imaginer qu'on va mourir à Cran-Montana
09:17quand on a 16, 15, 18 ans aujourd'hui pendant un 31,
09:21dans une boîte de nuit.
09:23Ça, c'est quelque chose qui est inimaginable.
09:25Parce que la Suisse, c'est la sécurité.
09:26Cran-Montana, c'est une station internationalement reconnue,
09:30extrêmement urbaine, UP.
09:34C'est un peu un court-chevel de Suisse.
09:36Et donc, la Suisse, son image est associée à la sécurité.
09:39Elle n'est pas associée à un drame pareil.
09:41On parle effectivement de Roumanie, du Brésil, d'accord ?
09:44Mais à la Suisse.
09:45Et donc là, il y a effectivement un énorme enjeu pour la Suisse,
09:48aujourd'hui, de pouvoir gérer cette crise au mieux.
09:52Elle le fait très très bien avec ses médecins,
09:54avec ses hôpitaux, avec ses policiers, avec ses pompiers.
09:57Et voilà, il va falloir le gérer sur le plan de la communication.
10:00Pour l'instant, elle le fait pas mal aussi.
10:02Et sur le plan aussi de l'enquête, pour donner des réponses,
10:05pour rassurer aussi que ça ne se reproduira pas.
10:08Parce que c'est vrai que là, quand même, il y a quelque chose,
10:10y compris pour les Suisses.
10:11Moi, franchement, je ne comprends pas.
10:14Je suis aussi impactée, émue, évidemment bouleversée,
10:18mais aussi un peu en colère.
10:19Parce que c'est vrai que comment à Grand-Montana,
10:23je finisse là-dessus peut-être juste...
10:25La question qu'on se pose, pourquoi ces jeunes,
10:28si jeunes, ces parents les ont laissés passer en bois de nuit ?
10:31Il faut imaginer un petit peu un esprit Club Med,
10:34avec le mini-club, avec le club pour les ados.
10:37Et les parents se disent, ils sont en confiance,
10:38on est en confiance, finalement, on laisse nos enfants sortir.
10:41Alors voilà, on sait, il y a un contrôle social,
10:44et puis il ne va rien leur arriver.
10:46Je pense que beaucoup de parents étaient dans la situation de se dire,
10:49là, on ne risque rien, c'est safe.
10:53Et voilà, et en fait, ce n'est pas du tout safe.
10:56Mais c'est aussi le pourquoi, parce que beaucoup de gens se disent,
10:58voilà, pourquoi des jeunes, si jeunes en bois de nuit ?
11:00Et pour ne pas non plus culpabiliser les parents,
11:02parce que les parents étaient au courant,
11:05tout le monde le savait, que ces jeunes allaient là,
11:07et ça rassurait plutôt les parents.
11:08Un dernier mot avec vous, Pascal Confavreau,
11:10porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.
11:13C'est vrai que cette tragédie a vraiment un écho international,
11:16à la fois par toutes les nationalités qui ont été touchées,
11:18et aussi par tous ces hôpitaux qui vont recevoir des blessés et des victimes.
11:23Tout à fait, vous avez vu que les Allemands, les Italiens,
11:28en plus les Français, ont fait une offre de services, bien sûr.
11:32Ils ont aussi, disons, des ressortissants qui sont touchés.
11:36Et ce mécanisme de protection civile, il montre aussi cette solidarité.
11:40Et donc, la France est, dans ce cadre-là,
11:44d'une intense coopération avec les autorités suisses.
11:46À l'heure où je vous parle, les équipes sont sur le terrain.
11:50Et que ce soit là, vraiment, le 1er janvier, hier,
11:54cette nuit encore à venir et dans les heures qui viennent, bien sûr.
11:56Merci infiniment, Pascal Confavreau, d'avoir été avec nous.
11:59Pour terminer cette émission, je voudrais qu'on rejoigne Morgane Dahl.
12:03Bonsoir et merci d'être l'invité de Punchline sur CNews et sur Europe 1.
12:05Vous êtes gérant de la discothèque Nova Club à Béthune.
12:09On voulait évidemment vous interroger parce que la sécurisation de ces lieux de nuit,
12:14bars, ambiance d'enceinte, bars d'enceinte ou discothèque pose question.
12:17Vous qui êtes un professionnel, quand vous entendez les premiers éléments de cette enquête,
12:21est-ce que vous vous dites de manière instinctive qu'il y a pu avoir quelques manquements quand même ?
12:26Alors, tout d'abord, je voudrais revenir sur l'amalgame que vous faites,
12:31c'est-à-dire bars, discothèque, bars de nuit.
12:33En fait, il y a une réglementation qui est très précise sur ce point,
12:37c'est-à-dire que, que ce soit en France ou en Suisse, soit on est bars, soit on est discothèque.
12:43Et bien souvent, en fait, les bars ont une réglementation beaucoup moins restrictive
12:50en termes de normes de sécurité et de prévention.
12:53Et donc, forcément, lorsqu'un bar exerce la profession de discothèque
12:59sans avoir l'infrastructure et les divers normes de sécurité,
13:05voilà ce qui peut se produire.
13:06C'est-à-dire que là, comme vous le dites, on ne sait pas trop si c'est un bar ou une discothèque.
13:10Ce serait une discothèque, ça n'aurait pas pu arriver,
13:12car une mousse acoustique inflammable au plafond,
13:16dans une discothèque, que ce soit en Suisse ou en France,
13:18ça ne passerait pas lors d'une commission de sécurité,
13:20ça ne pourrait pas être ouvert en tant que tel.
13:22D'ailleurs, en discothèque, le personnel est formé,
13:26nous avons des déclencheurs à incendie qui coupent la musique, rallument les lumières,
13:29et on a du personnel qui est formé.
13:31Par exemple, dans mon établissement, j'ai des agents de sécurité
13:35qui ont des diplômes également d'agents incendie.
13:39C'est toute la problématique de l'amalgame entre le bar et la discothèque.
13:43Non, il y a ces deux choses différentes.
13:45Soit on est bar discothèque.
13:46Si on est bar, en l'occurrence, on ne devrait pas pouvoir faire danser
13:50avec une musique amplifiée et une piste de danse.
13:52Sinon, on serait automatiquement requalifié en discothèque.
13:55On a eu d'ailleurs le même problème à Rouen, il y a une dizaine d'années,
13:59d'un bar en cave qui est exercé en tant que discothèque,
14:03mais sans l'énorme discothèque.
14:06Mais justement, l'amalgame que je faisais était volontaire.
14:08Ce qu'on voit depuis tout à l'heure, c'est que sans doute que ce bar qui, à la base,
14:12est censé être simplement un bar, comme certains parfois d'ailleurs en France et à Paris,
14:16s'affranchit un petit peu des règles.
14:18C'est-à-dire qu'on déclare et sur du déclaratif, on est un bar.
14:21On a un certain nombre de places assises et tout va bien.
14:23Et dans la réalité, quand la soirée se passe ou qu'on est le 31 décembre,
14:28on devient discothèque ou bar dansant.
14:31Et forcément, on voit que certains improvisent un petit peu.
14:33Comme la législation est plus dure en tant que discothèque, on est un simple bar.
14:37En réalité, les activités sont plus complexes que ça.
14:40Oui, exactement.
14:41C'est-à-dire qu'à l'heure actuelle, pour ouvrir une discothèque,
14:45c'est très difficile parce que déjà, il faut le nombre d'issues de secours nécessaires.
14:49Il faut également des organes de sécurité bien précis.
14:53On subit énormément de contrôles.
14:54Moi, par exemple, il y a moins d'un mois, j'ai eu un contrôle inopiné
14:58de la brigade administrative de Béthune
15:01qui m'a fait un contrôle chirurgical en s'assurant que les extincteurs
15:05étaient bien placés au bon endroit,
15:06étaient bien révisés, que l'alarme incendie fonctionnait.
15:10Et donc, ils ont procédé à toutes ces vérifications.
15:13Alors que, comme vous le dites, les bars, eux, n'ont pas toutes ces vérifications
15:17et n'ont pas ce durcissement que nous avons.
15:21Mais en réalité, dans toutes les villes de France actuellement,
15:23on connaît tous un bar qui, la nuit tombée, pousse les tables,
15:28se transforme en piste de danse, pousse la musique,
15:30car ils ont de la musique amplifiée.
15:32Et on peut arriver, malheureusement, à ce genre de drame.
15:37Parce que les bars ne sont pas prévus pour recevoir du public
15:43comme de la même façon qu'une discothèque et n'ont pas ces normes.
15:48C'est-à-dire que lorsque la musique amplifiée tourne à plein régime
15:51à une heure, deux heures au matin,
15:54dans les bars, il n'y a pas, par exemple, de coup de poing
15:56qui permet de couper cette musique, de rallumer les lumières
15:59et de faire évacuer en moins de une ou deux minutes
16:01l'ensemble des clients.
16:03Merci beaucoup, en tout cas, Moriane Dahl, d'avoir été avec nous.
16:07Je rappelle que vous-même, vous gérez justement un établissement,
16:10le Nova Club, du côté de Béthune.
16:13Voilà, en tout cas, de ce qu'on pouvait dire
16:14de toute cette triste actualité en Suisse.
16:17Évidemment, on va continuer à en parler extrêmement largement,
16:20à la fois sur CNews et sur Europe 1.
16:24Europe 1, vous allez retrouver tout de suite Europe 1 Soir
16:26avec Guillaume Lariche et ses individus.
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