- il y a 2 jours
Au lendemain du dramatique incendie qui a fait 40 morts et 119 blessés dans un bar de Crans-Montana, en Suisse, l'enquête et l'identification des victimes se poursuit.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Le Président du Conseil d'État, le Chef du Département de la Santé, des Affaires Sociales et de la Culture,
00:00:08M. Renard Mathias.
00:00:10Le Chef du Département de la Sécurité des Institutions et du Sport,
00:00:16le Chef du Département, M. Stéphane Ganser.
00:00:20La Procureur Générale, Mme Béatrice Pillon.
00:00:24Le Commandant de la Police Cantonale, M. Frédéric Gisler.
00:00:30Autour du table, le Chef de la Police Judiciaire de la Police Cantonale Valaisanne,
00:00:38le lieutenant-colonel Pierre-Antoine Lengen,
00:00:41le directeur de l'Organisation Cantonale Valaisanne des Secours, Dr. Frédéric Michel Rotten,
00:00:49et le directeur général de l'Hôpital du Valais, le professeur Éric Bombard.
00:00:56Madame la Procureur Générale, je vous passe la parole.
00:01:02Merci, lieutenant-colonel.
00:01:07J'ouvre donc cette troisième référence de presse concernant les dramatiques événements de Grand Montana.
00:01:14Je vous remercie pour votre présence si nombreuse.
00:01:19Cette troisième référence de presse va se dérouler de la façon suivante.
00:01:24Le président du Conseil d'État, M. Mathias Renard, va donner un mot au nom du Conseil d'État.
00:01:34Monsieur le commandant de la Police Cantonale, Frédéric Gisler, va nous parler de l'état et de la situation d'un point de vue factuel.
00:01:45Je vais revenir en ce qui me concerne où est-ce qu'on en est au niveau de l'enquête.
00:01:49Je passerai ensuite la parole au lieutenant-colonel Lengen, qui va nous parler du DVI, c'est-à-dire toute l'identification des victimes.
00:01:59Je vais revenir en ce qui me concerne où est-ce qu'on en est au niveau de l'enquête.
00:02:04Je passerai ensuite la parole au lieutenant-colonel Lengen, qui va nous parler du DVI, c'est-à-dire toute l'identification des victimes.
00:02:13Je vais passer ensuite la parole à M. le chef du département, Stéphane Ganser.
00:02:21Le conseiller d'État, Mathias Renard, va ensuite nous parler d'un point de vue sanitaire.
00:02:30Il y aura ensuite le docteur Frédéric-Michel Rotten, qui va nous parler de l'important engagement de l'OCVS.
00:02:38Et finalement, le professeur Éric Bonvin, qui va nous parler de la situation actuelle à l'hôpital du Valais.
00:02:48Je reprendrai ensuite la parole en clôture.
00:02:53À la fin de cette conférence de presse, comme les deux conférences de presse précédentes,
00:02:59nous allons répondre à vos questions et nous allons ensuite, à tous les intervenants, être à disposition pour donner des interviews individuelles.
00:03:09Je vous remercie, M. le Président. Je vous passe la parole.
00:03:15Merci, Mme la Procureure-Générale.
00:03:18Mesdames, Messieurs les représentants des médias,
00:03:20je m'exprimerai en une seule fois comme président du gouvernement et comme ministre de la Santé.
00:03:25Au lendemain de ce drame humain, le gouvernement valaisan tient à nouveau à adresser ses pensées
00:03:34aux familles, aux familles des victimes, aux familles des blessés, aux familles et aux proches qui attendent.
00:03:44Nous avons conscience des heures particulièrement difficiles,
00:03:50du côté insoutenable de chaque minute qui passe sans réponse.
00:03:55Nos équipes font depuis les premières minutes le maximum pour sauver des vies,
00:04:02pour soutenir les familles et ne laisser personne seule,
00:04:06et évidemment, pour identifier de la façon la plus rapide possible les victimes.
00:04:14Ce que nous retenons aujourd'hui, c'est la coopération qui s'est mise en place.
00:04:18Une coopération dans la prise en charge des blessés tout d'abord.
00:04:23Si l'hôpital du Valais a dans un premier temps pris en charge environ la moitié des 119 patientes et patients admis,
00:04:31ce sont les autres cantons qui ont ensuite apporté un soutien gigantesque.
00:04:37Merci à eux.
00:04:38L'OCDS y reviendra dans le détail, mais on sait par exemple que le CHUV,
00:04:46l'hôpital de Lausanne, a pris en charge plus d'une vingtaine de patients.
00:04:51Nous vous exprimons notre reconnaissance pour cette collaboration.
00:04:56Cette solidarité et cette coopération ne se sont pas arrêtées aux frontières nationales.
00:05:00De nombreuses propositions de soutien sont venues de l'étranger, et en particulier de pays limitrophes.
00:05:08Notre rôle comme conseiller d'État est aussi de faciliter ces contacts internationaux.
00:05:14Nous remercions encore une fois la Confédération, le président de la Confédération présent et hier,
00:05:19et l'ensemble des conseillers fédéraux qui nous soutiennent et nous appuient face à ce drame.
00:05:24M. Parmelin a par ailleurs donné l'ordre de mettre non seulement les drapeaux en berne sur les bâtiments de la Confédération,
00:05:32mais aussi de toutes les ambassades suisses dans le monde.
00:05:36Nous sommes face à un drame pour le Valais, pour la Suisse et pour la communauté européenne.
00:05:42Sur le plan international, nous avons pu nous entretenir avec la ministre française de la Santé, Mme Riste,
00:05:49qui m'a assuré personnellement du soutien de son pays pour la prise en charge de blessés.
00:05:55Des transferts ont déjà commencé vers des hôpitaux français.
00:06:00Elle nous a également mis à disposition des médecins spécialisés pour appuyer l'organisation de ces transferts
00:06:06et nous soutenir directement à l'hôpital du Valais.
00:06:10Cette offre a été acceptée.
00:06:11Le ministre des Affaires étrangères italien, M. Taggini, est également venu aujourd'hui à Cran-Montana.
00:06:19Nous l'avons accompagné avec mon collègue Ganser pour un moment de solennité,
00:06:23mais également pour une rencontre avec les familles de la communauté italienne touchée par ce drame.
00:06:30Là encore, une proposition de prise en charge des personnes blessées a été faite
00:06:34et acceptée avec des transferts de blessés vers le nord de l'Italie.
00:06:37La solidarité fonctionne face à ce drame qui touche le Valais.
00:06:43Elle est essentielle.
00:06:45Une fois encore, le CVS donnera plus de détails tout à l'heure,
00:06:48par la voix de M. Frédéric-Michel Rotten.
00:06:51Ce que nous pouvons dire, c'est qu'une cinquantaine de blessés ont été transférés
00:06:55ou vont l'être tout prochainement dans des pays européens,
00:06:59dans des centres spécialisés pour les grands brûlés.
00:07:02L'humanité, aujourd'hui, a pris le relais.
00:07:09Elle s'ajoute au professionnalisme de nos équipes
00:07:11et permet un élan de solidarité sans précédent dans la prise en charge des victimes.
00:07:18Nous sommes face à un drame et un bilan humain dramatique.
00:07:23On dénombre 40 personnes décédées.
00:07:28Ces chiffres sont bouleversants.
00:07:29Et au nom du gouvernement valaisan, je tiens à exprimer toute ma sympathie
00:07:34et nos plus sincères condoléances pour cette épreuve.
00:07:39Nous voulons enfin rappeler que de nombreuses personnes blessées
00:07:42luttent encore aujourd'hui pour vivre.
00:07:46De très nombreuses personnes prises en charge ont leur pronostic vital qui est engagé.
00:07:52Elles sont prises en charge par des équipes exceptionnelles.
00:07:55À Sion, dans des hôpitaux du pays et dans des hôpitaux de pays voisins.
00:08:02À l'issue de cette conférence de presse, je me rendrai à l'hôpital pour soutenir des patients,
00:08:06échanger avec les équipes sur place.
00:08:08Et je tiens à saluer le travail exceptionnel qui a été fait par l'hôpital du Valais,
00:08:11un hôpital dont on peut être fier.
00:08:13De la direction jusqu'à toutes les équipes médico-soignantes,
00:08:18un travail exceptionnel qui continue aujourd'hui.
00:08:20Le travail est immense.
00:08:22Ces collaboratrices et collaborateurs de l'hôpital font un travail remarquable.
00:08:27De nombreuses personnes ont renoncé à leur congé pour se rendre à l'hôpital
00:08:32pour venir prêter main-forte, soutenir les équipes en place.
00:08:36Une infirmière m'expliquait aujourd'hui le silence qui règne dans ces moments à l'hôpital.
00:08:41Vous communiquez enfin pour terminer qu'une cérémonie sera organisée à Grand Montana le vendredi 9 janvier 2026.
00:08:57Nous venons d'en informer le Conseil fédéral.
00:08:59Cette cérémonie sera l'occasion de se rassembler, de faire communauté, de faire communion, de vivre ensemble ce deuil national.
00:09:13Un livre de condoléances sera également mis en ligne dès demain samedi sur le site internet de la Confédération
00:09:21afin de permettre à toutes celles et ceux qui le souhaitent de transmettre un message de soutien, de solidarité aux personnes touchées.
00:09:31Je vous remercie de votre attention.
00:09:32Mesdames et Messieurs,
00:09:46Hier matin, le destin d'environ 160 personnes a basculé dans l'aurore un soir de fête dans la station de Cran.
00:09:55Depuis, la police cantonale valaisanne et ses partenaires travaillent sans relâche pour fournir des réponses légitimes à toutes ces victimes
00:10:04et aux familles touchées par ce drame sans précédent.
00:10:10La première d'entre elles la plus importante est de savoir si leur proche fait partie des blessés
00:10:16ou s'ils figurent parmi les personnes qui ont perdu la vie dans ce tragique incendie.
00:10:22Voici ce que je suis en mesure de vous communiquer à cette heure
00:10:28tout en précisant que ces informations ont été préalablement transmises aux familles concernées.
00:10:36S'agissant tout d'abord des personnes blessées au nombre de 119,
00:10:41sur la base des éléments dont nous disposons actuellement,
00:10:44113 ont pu être formellement et définitivement identifiés.
00:10:48Pour 6 autres,
00:10:49les démarches d'identification formelles et définitives sont toujours en cours.
00:10:55Parmi les blessés formellement identifiés,
00:10:5971 sont de nationalité suisse.
00:11:03Nous dénombrons également
00:11:0514 ressortissants français,
00:11:0911 italiens,
00:11:114 serbes,
00:11:131 bostiak,
00:11:141 belge,
00:11:161 luxembourgeois,
00:11:171 polonais
00:11:18et 1 portugais.
00:11:21Pour 14 d'entre eux,
00:11:23la nationalité demeure pour l'heure inconnue
00:11:26et je tiens à souligner
00:11:28que tous ces chiffres sont appelés à évoluer
00:11:31en fonction de l'avancement des identifications formelles.
00:11:34Concernant les personnes décédées,
00:11:39comme l'a relevé le président de notre gouvernement,
00:11:42nous déplorons à ce stade 40 victimes.
00:11:46Leur identification formelle se poursuit sans relâche,
00:11:50c'est notre priorité,
00:11:52identifier au plus vite ces personnes décédées.
00:11:54Nous disposons des moyens nécessaires pour cela.
00:11:59Nous pouvons compter sur le soutien
00:12:01de nombreux spécialistes
00:12:02provenant de plusieurs polices cantonales de Suisse,
00:12:05que je remercie.
00:12:07Mais les protocoles d'identification formelles,
00:12:10standardisés au niveau international,
00:12:13prennent du temps.
00:12:15Pour ce faire,
00:12:16des dossiers antémortels
00:12:17ont été ouverts en lien avec plusieurs pays,
00:12:20dont la Suisse, la Belgique, la France,
00:12:22l'Italie, le Portugal,
00:12:24mais également les Philippines,
00:12:26le Congo, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.
00:12:30Ces démarches sont indispensables
00:12:32pour permettre les identifications formelles
00:12:35et définitives dans les plus brefs délais.
00:12:39La police cantonale valaisanne
00:12:41tient ici par ma voix
00:12:43à réaffirmer son soutien indéfectible
00:12:47aux familles si durement touchées
00:12:49par cette terrible épreuve.
00:12:52En plus des missions d'investigation,
00:12:56de protection et d'identification,
00:12:58j'ai ordonné que chacune de ces familles
00:13:01puisse bénéficier d'un accompagnement
00:13:03personnalisé jour et nuit
00:13:06jusqu'à ce que le corps de leurs proches
00:13:09puisse être formellement identifié.
00:13:12Nous tenons à les soutenir au mieux
00:13:14dans cette perspective et dans cette persiode
00:13:17surtout d'incertitude et de souffrance.
00:13:20Enfin, je souhaite adresser
00:13:23mes plus sincères remerciements
00:13:26à toutes les forces de police
00:13:28et aux partenaires engagés dans cette opération.
00:13:32Grâce à leur mobilisation sans faille,
00:13:35nous avons pu agir rapidement
00:13:36pour prendre en charge les victimes
00:13:38et commencer le travail d'identification.
00:13:41Un travail qui se poursuivra,
00:13:43vous l'avez compris,
00:13:45dans les jours à venir
00:13:46avec un total engagement.
00:13:50S'agissant des premiers résultats
00:13:53de l'enquête conduite
00:13:54par le ministère public du canton du Valais,
00:13:57je passe la parole
00:13:58à madame Béatrice Pihou,
00:14:00procureure générale du canton du Valais.
00:14:03Je vous remercie de votre attention.
00:14:05Merci, commandant.
00:14:11Concernant l'enquête à proprement parler,
00:14:14je tiens à vous assurer
00:14:15que le ministère public
00:14:16met absolument tout en œuvre
00:14:19pour élucider les circonstances
00:14:22de cet événement dramatique.
00:14:23Pour mémoire,
00:14:27une enquête a été ouverte
00:14:28aujourd'hui,
00:14:30pour l'instant,
00:14:31pour élucider
00:14:32les circonstances
00:14:33de cet incendie.
00:14:35Toutes et absolument
00:14:37toutes les pistes
00:14:38sont explorées.
00:14:40Il n'y a aucune
00:14:41qui est laissée à l'abandon,
00:14:43il n'y a aucune piste
00:14:44qui est négligée.
00:14:46Dans les hypothèses,
00:14:48certaines se confirment
00:14:49aujourd'hui.
00:14:50En effet,
00:14:53tout laisse à penser
00:14:54que le feu
00:14:55est parti
00:14:56des bougies incandescentes
00:14:58ou des feux de Bengale
00:15:00qui ont été mises
00:15:02sur les bouteilles de champagne
00:15:04et le tout a été approché
00:15:07de trop près du plafond.
00:15:11De là,
00:15:11il s'est produit
00:15:12un embrasement
00:15:13rapide,
00:15:15très rapide
00:15:16et général.
00:15:18Pour arriver
00:15:19à ses premiers résultats,
00:15:22il y a des vidéos
00:15:23qui ont été obtenues,
00:15:26qui ont été analysées,
00:15:28il y a plusieurs personnes
00:15:29qui ont été entendues
00:15:31et des constatations
00:15:33qui ont été faites
00:15:34sur place.
00:15:37Dans les auditions
00:15:38qui ont été menées,
00:15:40il y a notamment
00:15:41les deux gérants français
00:15:43et des personnes
00:15:45rescapées.
00:15:46ces auditions
00:15:48ont permis
00:15:49d'établir
00:15:50d'une part
00:15:51des listes
00:15:53de personnes
00:15:54qui étaient présentes
00:15:55à cette soirée.
00:15:57Ces listes
00:15:58permettent
00:15:59d'aider
00:15:59à l'identification.
00:16:02Ces auditions
00:16:03ont également
00:16:04permis
00:16:04d'expliquer
00:16:05la configuration
00:16:06intérieure
00:16:07des lieux,
00:16:08les travaux réalisés
00:16:10et la capacité
00:16:11d'accueil.
00:16:13La suite
00:16:14de l'enquête
00:16:15portera
00:16:16notamment
00:16:17sur
00:16:19les travaux
00:16:20effectués
00:16:21au sein du bar,
00:16:23les matériaux
00:16:24qui sont utilisés,
00:16:26les autorisations
00:16:27d'exploiter,
00:16:29les mesures
00:16:30de sécurité,
00:16:32j'entends par là
00:16:33les extincteurs,
00:16:34les voies de fuite,
00:16:36le respect
00:16:36d'énormes incendies
00:16:37et les moyens
00:16:39de lutte
00:16:39contre le feu,
00:16:41le nombre
00:16:42de personnes
00:16:43qui étaient
00:16:44présentes
00:16:44ce soir-là,
00:16:46le nombre
00:16:46de personnes
00:16:47que le bar
00:16:48est autorisé
00:16:49à accueillir,
00:16:51le matériel
00:16:52garnissant
00:16:53les lieux,
00:16:54les voies
00:16:54d'évacuation
00:16:55ainsi que
00:16:56l'accès.
00:16:59En su
00:17:00de tout cela,
00:17:01le
00:17:02Foreign
00:17:02Institute
00:17:03de Zurich
00:17:04a été
00:17:04mandaté.
00:17:06Selon
00:17:07les résultats
00:17:08qui seront
00:17:09obtenus
00:17:09et au fur et
00:17:11à mesure
00:17:11des mesures
00:17:12qui seront
00:17:13prises
00:17:13durant
00:17:14l'instruction,
00:17:16l'enquête
00:17:16et l'enquête,
00:17:19il y aura
00:17:20une possibilité
00:17:21ou non
00:17:22d'examiner
00:17:23s'il y a
00:17:24une responsabilité
00:17:25pénale
00:17:26qui implique
00:17:27des personnes.
00:17:29Si tel
00:17:30est effectivement
00:17:31le cas
00:17:32et que
00:17:32ces personnes
00:17:33sont encore
00:17:34en vie,
00:17:35l'instruction
00:17:37sera
00:17:37ouverte
00:17:38contre
00:17:38elle
00:17:39pour
00:17:39incendie
00:17:40par
00:17:41négligence,
00:17:42homicide
00:17:43par
00:17:43négligence
00:17:44et
00:17:45désir
00:17:47corporel
00:17:48par
00:17:48négligence.
00:17:50En ce qui
00:17:51concerne
00:17:51l'identification,
00:17:54il y a
00:17:54beaucoup de
00:17:55personnes
00:17:55qui travaillent
00:17:56à ce
00:17:56propos.
00:17:57On parle
00:17:58de plus
00:17:58de 30
00:17:59personnes
00:18:00qui
00:18:00s'affairent
00:18:02pour permettre
00:18:03aux familles
00:18:04d'être
00:18:05au clair
00:18:06à savoir
00:18:07si
00:18:08leur personne,
00:18:09leur membre,
00:18:10leur enfant
00:18:11est ou non
00:18:12décédé
00:18:13ou est
00:18:14victime.
00:18:16Il y a une
00:18:17méthode
00:18:17qui est claire,
00:18:18elle vous sera
00:18:19expliquée
00:18:20par le lieutenant-colonel
00:18:21Lengen.
00:18:23Avant de conclure,
00:18:24j'aimerais
00:18:25vraiment
00:18:26remercier
00:18:26pour tout
00:18:28le soutien
00:18:28qui a été
00:18:29obtenu,
00:18:30que ce soit
00:18:31de la part
00:18:31des forces
00:18:32de l'ordre
00:18:32mais également
00:18:34au niveau
00:18:34du ministère
00:18:35public,
00:18:36un merci
00:18:37particulier
00:18:37à tous
00:18:38mes collègues
00:18:39procureurs
00:18:40qui travaillent
00:18:40dessus
00:18:41et tous
00:18:42ceux
00:18:42qui se sont
00:18:43déclarés
00:18:44prêts
00:18:44à venir
00:18:46nous donner
00:18:46un coup
00:18:47de main.
00:18:48Vous l'aurez
00:18:48compris,
00:18:49la priorité
00:18:50aujourd'hui
00:18:50est vraiment
00:18:51mise
00:18:52à l'identification
00:18:53afin
00:18:54de permettre
00:18:55aux familles
00:18:55de commencer
00:18:56leur deuil.
00:18:58Je vous remercie
00:18:58pour votre attention
00:18:59et passe la parole
00:19:00au lieutenant-colonel
00:19:01Lengen.
00:19:03Merci,
00:19:04madame
00:19:04la procureure générale.
00:19:06Je veux répéter
00:19:07ici une fois encore,
00:19:09même si cela a été
00:19:09dit plusieurs fois,
00:19:11l'importance
00:19:12que met
00:19:13la police cantonale
00:19:14pour l'identification
00:19:16de toutes les personnes
00:19:17décédées.
00:19:18C'est une priorité
00:19:19absolue
00:19:20pour l'instant.
00:19:22On peut s'appuyer
00:19:23pour faire ce travail
00:19:24avec quasiment
00:19:25tous les corps
00:19:26de police
00:19:26cantonaux,
00:19:28avec la Confédération,
00:19:29notamment la police
00:19:30judiciaire fédérale,
00:19:31avec différents
00:19:32partenaires
00:19:33suisses
00:19:33et internationaux.
00:19:35Dans ce contexte-là,
00:19:37nous avons fait
00:19:38appel à une structure
00:19:39qui s'appelle
00:19:40le DVI,
00:19:41qui est une structure
00:19:42suisse
00:19:43qui est essentiellement
00:19:44engagée
00:19:45pour identifier
00:19:46les victimes
00:19:46de catastrophes.
00:19:47Elle est composée
00:19:48de policiers,
00:19:49policiers scientifiques,
00:19:50enquêteurs,
00:19:52mais également
00:19:52de médecins légistes
00:19:53et de dentistes.
00:19:55C'est cette structure
00:19:56qui a été
00:19:57notamment engagée
00:19:58en 2004
00:19:58lorsque le tsunami
00:20:01a également
00:20:02eu des victimes
00:20:03suisses.
00:20:04Elle travaille
00:20:05sur des standards
00:20:06internationaux,
00:20:08notamment des recommandations
00:20:09à l'Interpol,
00:20:10dans la mesure
00:20:11où,
00:20:11dans ce domaine-là,
00:20:12dans l'identification
00:20:13de victimes,
00:20:15aucune erreur
00:20:16n'est évidemment
00:20:16permise
00:20:17et nous devons
00:20:18de rendre
00:20:18aux familles
00:20:19la bonne dépouille.
00:20:21Donc,
00:20:22la police valaisanne,
00:20:23avec l'accord
00:20:24du ministère public,
00:20:25a fait appel
00:20:25à cette structure
00:20:26qui travaille
00:20:27depuis hier,
00:20:28comme l'a dit
00:20:28Mme la procureure générale,
00:20:30avec plus de 30 collaborateurs.
00:20:33Dans un premier temps,
00:20:34ils se sont rendus
00:20:34sur place,
00:20:35ils ont relevé
00:20:36les dépouilles
00:20:37pour les acheminer
00:20:38en pleine
00:20:39selon un protocole
00:20:40établi
00:20:41et au moment
00:20:42où je vous parle,
00:20:43ils poursuivent
00:20:43l'examen des corps
00:20:45de manière
00:20:46à pouvoir
00:20:46compléter
00:20:47le dossier
00:20:48post-mortem.
00:20:49Le dossier
00:20:49post-mortem,
00:20:50c'est le dossier
00:20:51qui contient
00:20:52l'ensemble
00:20:52des éléments
00:20:53d'identification
00:20:54que l'on trouve
00:20:55sur la dépouille.
00:20:56C'est ses empreintes
00:20:57digitales,
00:20:58c'est son ADN,
00:20:59c'est peut-être
00:20:59des objets
00:21:00qu'elle porte encore
00:21:01au moment
00:21:02de son décès.
00:21:04Et puis,
00:21:04ces données-là
00:21:05seront comparées
00:21:06avec les données
00:21:08antémortem
00:21:09qui sont les données
00:21:10qui ont été recueillies
00:21:11depuis le premier jour
00:21:12auprès des familles
00:21:13et des proches.
00:21:14C'est des informations
00:21:15sur l'habillement,
00:21:16des informations
00:21:17sur les objets
00:21:18qu'elle pouvait
00:21:18éventuellement détenir,
00:21:19mais c'est aussi
00:21:20les prélèvements ADN
00:21:21qui sont faits
00:21:22et qui feront
00:21:22l'objet
00:21:23de comparaisons
00:21:24par la suite.
00:21:26Une fois
00:21:26ces deux éléments
00:21:27antémortem
00:21:28et post-mortem
00:21:30obtenus,
00:21:31un dossier
00:21:32est préparé,
00:21:34il est soumis
00:21:34à une commission
00:21:35d'identification.
00:21:37Cette commission
00:21:37d'identification
00:21:38est composée
00:21:39du ministère public,
00:21:40de la médecine légale
00:21:41et d'un policier.
00:21:42et cette commission
00:21:44va valider
00:21:45ce qu'on appelle
00:21:46une procédure
00:21:48de réconciliation.
00:21:49Elle va valider
00:21:50la corrélation
00:21:52entre l'antémortem
00:21:53et le post-mortem.
00:21:55Une fois que cette
00:21:55corrélation est établie,
00:21:57le dossier
00:21:58est validé
00:21:59par cette commission
00:22:00qui le soumet
00:22:01au ministère public
00:22:02qui va libérer
00:22:04le corps
00:22:05et à la médecine légale
00:22:06qui va compléter
00:22:07le certificat de décès.
00:22:09Et ensuite,
00:22:10on pourra procéder
00:22:11à l'annonce aux familles
00:22:12et ensuite
00:22:13procéder
00:22:14à la suite
00:22:15des opérations.
00:22:17Nous avons l'appui
00:22:18aujourd'hui
00:22:19également
00:22:20des registres
00:22:21d'état civil
00:22:22qui nous aident aussi
00:22:24de manière
00:22:24à ce que les familles
00:22:25concernées
00:22:26n'aient pas
00:22:27le moment venu
00:22:28à faire
00:22:28toute la procédure
00:22:29seule.
00:22:30Ils seront accompagnés
00:22:31par des inspecteurs
00:22:32de la police judiciaire
00:22:33qui vont s'occuper
00:22:34de ces formalités
00:22:35avec les offices
00:22:37d'état civil
00:22:37que je remercie d'avance
00:22:38parce que c'est
00:22:39fort précieux
00:22:40de pouvoir
00:22:40compter sur eux.
00:22:42Donc voilà un petit peu
00:22:43la procédure
00:22:44qui est mise en oeuvre.
00:22:45Pour nous,
00:22:46c'est une priorité
00:22:47absolue
00:22:47mais vous l'avez compris,
00:22:49elle est complexe,
00:22:50elle nécessite
00:22:50d'être extrêmement
00:22:51méticuleux.
00:22:52On ne peut pas,
00:22:53et je le répète,
00:22:53on ne peut pas
00:22:54se permettre
00:22:55de commettre
00:22:55des erreurs
00:22:56dans ce domaine-là
00:22:57et même si cette attente
00:22:59et cette attente,
00:22:59on la sait,
00:23:00elle est extrêmement
00:23:01difficile à vivre.
00:23:03Nous le savons
00:23:03et c'est pour ça
00:23:04que tous nos collaborateurs
00:23:05travaillent jour et nuit
00:23:07depuis la survenance
00:23:08de l'événement
00:23:08pour pouvoir le plus rapidement
00:23:10possible apporter
00:23:11cette réponse
00:23:12aux familles.
00:23:13Voilà.
00:23:14Merci.
00:23:19Bonjour,
00:23:19mesdames,
00:23:20messieurs.
00:23:21Au niveau sécuritaire,
00:23:23le canton du Valais
00:23:23face,
00:23:25le canton du Valais
00:23:26n'est pas seul,
00:23:27il peut s'appuyer
00:23:27sur une intense solidarité
00:23:29intercantonale
00:23:30et internationale.
00:23:32Nous étions hier
00:23:33dans une phase d'urgence,
00:23:34une phase de secours
00:23:35où il fallait intervenir,
00:23:37sécuriser les lieux,
00:23:38sauver des personnes,
00:23:39les acheminer.
00:23:40On est passé aujourd'hui
00:23:40dans une phase
00:23:41de consolidation
00:23:42mais le travail
00:23:43de la sécurité,
00:23:43comme il a été mentionné
00:23:44par mes préopinants,
00:23:45ne s'arrête pas.
00:23:47Aujourd'hui,
00:23:47le travail au niveau sécuritaire
00:23:48est essentiellement
00:23:50sur la police
00:23:51avec trois priorités absolues.
00:23:54L'accompagnement des familles,
00:23:56qu'elles soient suisses
00:23:56et étrangères.
00:23:57Depuis hier,
00:23:59les familles sont réunies
00:23:59à Grand Montana,
00:24:01la police les entoure,
00:24:02la police les protège,
00:24:03la police les accompagne,
00:24:05surtout c'est cet accompagnement
00:24:06qui est très important
00:24:07pour nous aujourd'hui
00:24:08et lorsque l'on va annoncer
00:24:11aux familles
00:24:12les identifications,
00:24:16bien évidemment,
00:24:17les familles pourront compter
00:24:18sur un soutien policier,
00:24:20un accompagnement policier
00:24:21qui ne va pas s'arrêter
00:24:22à l'annonce
00:24:23mais qui va permettre
00:24:24à ces familles
00:24:25de ne pas être seules,
00:24:26d'avoir un soutien
00:24:26à la fois psychologique
00:24:27et également d'avoir
00:24:28des policiers
00:24:28pour les accompagner.
00:24:31Deuxième priorité,
00:24:32l'identification des victimes.
00:24:33Je ne vais pas répéter
00:24:34ce qui a déjà été dit.
00:24:36C'est une priorité
00:24:37et les moyens
00:24:37que je vais vous citer
00:24:38tout à l'heure
00:24:38vont montrer
00:24:39que le canton
00:24:40bénéficie
00:24:43de renforts importants
00:24:45pour pouvoir permettre
00:24:46de mettre un terme
00:24:47à cette insoutenable attente
00:24:48qui pèse sur plusieurs familles
00:24:51maintenant.
00:24:51Troisième chose,
00:24:52l'établissement des faits.
00:24:53La procureure l'a dit.
00:24:54Les auditions sont menées.
00:24:56Les vidéos que vous voyez
00:24:57dans les médias
00:24:58et que vous publiez
00:24:59dans les médias
00:24:59nous montrent aussi
00:25:00une certaine réalité.
00:25:01Cette réalité,
00:25:02elle est confrontée maintenant
00:25:03à des exigences d'enquête,
00:25:04à des exigences légales
00:25:05et les auditions
00:25:06vont permettre
00:25:07d'établir la réalité
00:25:09des faits,
00:25:09ce qui était également
00:25:10une priorité.
00:25:11Pour ces trois priorités,
00:25:13bien évidemment,
00:25:13ce sont des moyens exceptionnels
00:25:14qui sont engagés,
00:25:15qui sont à la hauteur
00:25:15de cet événement
00:25:16qui, je le rappelle,
00:25:17est sans précédent
00:25:18dans l'histoire
00:25:19de notre canton.
00:25:21Nous bénéficions
00:25:21de l'appui
00:25:23de l'Office fédéral
00:25:24de la police.
00:25:25Actuellement,
00:25:26quatre agents
00:25:26de la police judiciaire fédérale
00:25:28sont présents en Valais.
00:25:30Nous bénéficions,
00:25:30comme ça a été dit,
00:25:32du soutien
00:25:33du centre forensique
00:25:33de l'Institut du Riquois
00:25:35de Forensique
00:25:36qui est présent
00:25:38également aussi
00:25:38ici dans les travaux
00:25:40d'analyse
00:25:41pour établir les faits
00:25:43et dans l'analyse
00:25:44du démarrage
00:25:45de cet incendie.
00:25:47Nous avons donc
00:25:47six personnes
00:25:48de cet institut
00:25:49qui sont présents
00:25:50également ici
00:25:50sur sol valaisan.
00:25:52Une quarantaine
00:25:53d'agents de police
00:25:54de la police cantonale
00:25:55en uniforme
00:25:56sont toujours présents.
00:25:56D'ailleurs,
00:25:57il y en a une partie
00:25:58dans cette salle
00:25:59également aussi
00:25:59qui sont présents
00:26:00sur le terrain
00:26:01pour les mesures
00:26:01d'accompagnement,
00:26:02d'accueil,
00:26:02de guidage,
00:26:03de sécurisation.
00:26:04Et puis,
00:26:05nous avons également
00:26:06des inspecteurs
00:26:07de police,
00:26:07une quarantaine
00:26:08d'inspecteurs
00:26:08qui mènent
00:26:09les enquêtes,
00:26:10les auditions.
00:26:12Et à cela
00:26:13s'ajoutent
00:26:13une trentaine
00:26:14de spécialistes
00:26:15donc du dispositif
00:26:16DVI,
00:26:16Disaster Victim
00:26:17Identification,
00:26:18donc des médecins,
00:26:19des policiers,
00:26:20des légistes,
00:26:21des dentistes
00:26:22également aussi.
00:26:23Donc,
00:26:23vous voyez,
00:26:24ça fait des dizaines
00:26:24de personnes
00:26:25qui montrent aussi
00:26:26que ces priorités
00:26:27sont pour nous
00:26:27évidemment
00:26:28quelque chose
00:26:28d'important
00:26:29sur lequel
00:26:29nous mettons
00:26:30les moyens
00:26:30et nous comptons
00:26:31sur une solidarité
00:26:32fédérale
00:26:33voire internationale.
00:26:35Au niveau institutionnel,
00:26:37le canton du Valais
00:26:37s'appuie
00:26:38et collabore étroitement
00:26:39avec le département
00:26:40fédéral
00:26:41des affaires étrangères
00:26:42pour tout ce qui concerne
00:26:43le volet diplomatique
00:26:44et international.
00:26:46Aujourd'hui,
00:26:46les transferts hospitaliers
00:26:48sont une priorité
00:26:49qui permet donc
00:26:50de soigner
00:26:50au plus vite
00:26:51et au mieux
00:26:51les personnes blessées.
00:26:54Donc,
00:26:54il y a un intense balai.
00:26:55L'aéroport de Sion,
00:26:56par exemple,
00:26:56aujourd'hui
00:26:57est soumis
00:26:58à un intense trafic
00:26:59puisqu'il y a des vols
00:27:00qui sont organisés
00:27:01vers des pays voisins,
00:27:03des pays limitrophes
00:27:03essentiellement
00:27:04et d'autres pays
00:27:05qui continuent
00:27:06également
00:27:06à nous proposer
00:27:08leur aide.
00:27:09Et ceci,
00:27:10évidemment,
00:27:10nécessite plusieurs procédures
00:27:12sur lesquelles
00:27:12on peut s'appuyer
00:27:14sur la Confédération
00:27:15via le DFAE.
00:27:18Nous avons également
00:27:18accueilli
00:27:19le ministre italien
00:27:20des Affaires étrangères
00:27:20tout à l'heure,
00:27:21ce qui témoigne également
00:27:22de l'importance
00:27:22de cet événement.
00:27:25Nous avons pu
00:27:25le rassurer,
00:27:26lui montrer également
00:27:27tout ce qui était mis en œuvre
00:27:28et il y aura sans doute
00:27:29d'autres visites
00:27:30d'État
00:27:31qui seront agendées
00:27:33dans les prochains jours.
00:27:35Preuve en est
00:27:35de cette coopération
00:27:36qui passe aussi
00:27:36par les contacts humains
00:27:37qui est très importante
00:27:38pour pouvoir développer
00:27:39au mieux
00:27:40cette collaboration.
00:27:42Voilà pour ce que j'avais
00:27:43à vous dire
00:27:44par rapport au volet sécuritaire.
00:27:46Il y a également
00:27:46un dernier point
00:27:46qui concerne également
00:27:47la prise en charge
00:27:48aussi des soignants
00:27:49et le soutien aux soignants
00:27:51et aux forces d'intervention.
00:27:53Nous allons également
00:27:54ne pas abandonner
00:27:56ce volet-là.
00:27:56Bien au contraire,
00:27:57les gens qui sont intervenus hier,
00:27:59les primo intervenants
00:28:00qui sont intervenus hier,
00:28:01on pense ici aussi
00:28:02aux habitants du quartier
00:28:04qui ont été mis à contribution,
00:28:05on pense aussi
00:28:06aux miliciens,
00:28:08aux forces professionnelles sanitaires
00:28:09et surtout
00:28:10aux personnes
00:28:11qui continuent
00:28:11à œuvrer sans relâche
00:28:12dans les différents hôpitaux
00:28:13de Suisse et d'Europe
00:28:14vers lesquels va évidemment
00:28:16toute notre gratitude.
00:28:18J'en ai terminé.
00:28:23Mesdames,
00:28:25Messieurs,
00:28:25les représentants des médias,
00:28:26L'événement
00:28:29que nous avons vécu hier
00:28:31ou les dernières heures,
00:28:33c'est une tragédie
00:28:33pour toutes les victimes
00:28:35et leurs proches.
00:28:37Je leur adresse
00:28:37mon profond soutien
00:28:39et je leur souhaite
00:28:40beaucoup de force
00:28:41pour la période à venir.
00:28:44Pour les forces
00:28:46d'intervention également,
00:28:48il s'agit d'une intervention
00:28:49extrêmement complexe,
00:28:51pas seulement sur le plan technique,
00:28:53mais aussi sur le plan émotionnel.
00:28:57J'adresse un immense remerciement
00:28:59à l'ensemble de partenaires
00:29:01ainsi que à la totalité
00:29:03des intervenants de l'OCVS
00:29:05en temps au sein
00:29:07de notre centrale d'appel sanitaire
00:29:09144
00:29:10et certainement aussi
00:29:12les intervenants sur le terrain.
00:29:16Je souhaite apporter
00:29:16quelques éléments
00:29:17sur le déroulement
00:29:18de cette intervention de hier.
00:29:20L'OCVS était alarmé
00:29:24simultanément
00:29:24avec les pompiers
00:29:25et la police cantonale valaisanne
00:29:27et l'ensemble des moyens
00:29:29disponibles
00:29:29tant professionnels
00:29:30que miliciens
00:29:32a été engagés
00:29:33sans délai
00:29:33au niveau cantonal.
00:29:36Contrairement au quotidien,
00:29:38malheureusement,
00:29:39cette fois,
00:29:39on a aussi dû appuyer
00:29:41sur le dispositif
00:29:42d'événements sanitaires majeurs.
00:29:45Ce dispositif contient
00:29:47des officiers de l'OCVS,
00:29:49divers véhicules
00:29:51dédiés aux situations
00:29:52de catastrophe
00:29:52ainsi que leur équipe.
00:29:56La suite des opérations
00:29:58ne constitue en aucun cas
00:29:59une procédure propre
00:30:01valaisan
00:30:01ou l'OCVS,
00:30:03mais repense
00:30:04sur les standards
00:30:05nationales et internationaux
00:30:06applicables
00:30:07dans les situations
00:30:08où le nombre
00:30:09de victimes
00:30:10est plus grand
00:30:11que le nombre
00:30:12des moyens à disposition.
00:30:15Il s'agit
00:30:15dans un premier temps
00:30:16d'obtenir
00:30:17une vue d'ensemble
00:30:18de la situation
00:30:18et de mettre en place
00:30:20une organisation
00:30:20du site sinistré
00:30:22avec un partenaire
00:30:23feu bleu.
00:30:25S'ensuite,
00:30:26une phase dite
00:30:27de pré-tri
00:30:28durant laquelle
00:30:29les patients
00:30:30sont tracés
00:30:30et pré-triés
00:30:32selon la gravité
00:30:32des blessures.
00:30:34Et après,
00:30:35ils sont ensuite
00:30:36dirigés vers
00:30:37le poste médical
00:30:38avancé
00:30:38mis en place.
00:30:41À ce endroit,
00:30:42ont lieu
00:30:42le triage médical,
00:30:44la prise en charge
00:30:45au niveau thérapeutique
00:30:47ainsi que
00:30:48l'organisation
00:30:48du transport
00:30:49vers les structures
00:30:50hospitalisées.
00:30:52Les traitements
00:30:53ont consisté
00:30:53principalement
00:30:54en la stabilisation
00:30:55des fonctions vitales,
00:30:58l'anthalgie
00:30:58et aussi
00:30:59un grand nombre
00:31:00des patients
00:31:01qu'on a dû
00:31:02intuber,
00:31:02ça veut dire
00:31:03vers endormir
00:31:04dans un coma
00:31:04artificiel.
00:31:07L'organisation
00:31:08de l'orientation
00:31:09vers les hôpitaux
00:31:09repose avant tout
00:31:10sur l'évaluation
00:31:11des capacités
00:31:12hospitalières
00:31:14réalisées
00:31:14par notre
00:31:15centrale
00:31:15d'appel
00:31:16sanitaire
00:31:16d'urgence
00:31:16144.
00:31:18Il convient
00:31:19de souligner
00:31:19ici
00:31:20très grande
00:31:21solidarité
00:31:21des hôpitaux
00:31:22de destination.
00:31:25Ils ont pu
00:31:26augmenter
00:31:26massivement
00:31:27leur capacité
00:31:28en peu
00:31:28de temps.
00:31:30Ces informations
00:31:31ont ensuite
00:31:32été transmises
00:31:33par la centrale
00:31:34144
00:31:34à l'officiat
00:31:35qui s'appelle
00:31:36EVASAN,
00:31:37chargé
00:31:37d'attribuer
00:31:38chaque patient
00:31:39à un moyen
00:31:40disponible
00:31:40et un hôpital
00:31:42de destination.
00:31:44En total,
00:31:45les moyens suivants
00:31:45ont été engagés.
00:31:4741 ambulances
00:31:48dont 22
00:31:50provenant
00:31:52de canton
00:31:52Vaux
00:31:52que nous remercions
00:31:54tout particulièrement
00:31:54pour le soutien.
00:31:5713 hélicoptères
00:31:58comprenant
00:31:596 appareils
00:32:00du dispositif
00:32:01cantonal
00:32:02alors d'air
00:32:02zermatt
00:32:03et d'air
00:32:03glacier,
00:32:045 hélicoptères
00:32:05de la Régan,
00:32:07un hélicoptère
00:32:08français,
00:32:09un hélicoptère
00:32:10italien
00:32:11auquel
00:32:12nous exprimons
00:32:13également
00:32:13nos reconnaissances.
00:32:15Un véhicule
00:32:16de commandement,
00:32:17deux camions
00:32:18lourds
00:32:18de médecine
00:32:19de catastrophe
00:32:19de l'OCVS
00:32:20ainsi qu'un
00:32:21camion
00:32:22mis à disposition
00:32:23par le
00:32:24canton
00:32:24de Vaux.
00:32:26Il s'agit
00:32:26d'environ
00:32:26150 intervenants
00:32:28sanitaires
00:32:29qui ont travaillé
00:32:30cette nuit,
00:32:31notamment
00:32:32les ambulanciers,
00:32:34des médecins,
00:32:35des officiers
00:32:36de l'OCVS,
00:32:37des membres
00:32:38de DPMA,
00:32:39des psychologues
00:32:40d'urgence,
00:32:41des first responders
00:32:42et des hands first responders.
00:32:45Par ailleurs,
00:32:46un important dispositif
00:32:48des psychologues
00:32:49d'urgence
00:32:49a été activé.
00:32:51Une coordination
00:32:52remonte
00:32:52de psychologues
00:32:53d'urgence
00:32:53mis en place
00:32:54au mandat
00:32:54de l'OCVS
00:32:55est actuellement engagée.
00:32:57Ceci assure
00:32:58la prise en charge
00:32:58psychologique
00:32:59de personnes impliquées,
00:33:02des patients,
00:33:03des proches,
00:33:05des familles,
00:33:07mais également
00:33:07des intervenants
00:33:08engagés
00:33:09sur les terrains
00:33:10et dans la centrale.
00:33:13Une permanence
00:33:14assurée
00:33:14sur place
00:33:15avec une effective
00:33:16fluctuant
00:33:16entre 10 et 20
00:33:17psychologues
00:33:18d'urgence
00:33:19permettant
00:33:20un soutien
00:33:20continu,
00:33:22structuré
00:33:22et adapté
00:33:23aux besoins.
00:33:25Ça,
00:33:25c'était hier.
00:33:26maintenant,
00:33:27comment ça va,
00:33:28ça va avancer.
00:33:30La prise en charge
00:33:31des brûlures
00:33:31est hautement spécialisée,
00:33:33complexe
00:33:33et peut s'entendre
00:33:34sur plusieurs semaines
00:33:36voire plusieurs mois.
00:33:38Le transfert
00:33:39des patients
00:33:39continuera donc
00:33:40d'avoir lieu.
00:33:42Cette situation
00:33:43s'explique
00:33:44pour deux raisons.
00:33:46Premièrement,
00:33:47compte tenu
00:33:47du nombre
00:33:48d'élevés,
00:33:49des blessés
00:33:49et du nombre
00:33:50limité
00:33:50de places
00:33:51hautement spécialisées
00:33:52disponibles,
00:33:53les patients
00:33:54ont d'abord
00:33:54été répartis
00:33:55dans les différents
00:33:56hôpitaux
00:33:56en Suisse
00:33:57disposent
00:33:58des lits
00:33:58avec des soins
00:33:59intensifs
00:34:00et pas forcément
00:34:01des spécialisés
00:34:03en brûlures.
00:34:05Cette approche
00:34:05vise avant tout
00:34:06à stabiliser
00:34:07les fonctions
00:34:07vitales
00:34:08dans les premières
00:34:08heures.
00:34:10Et deuxièmement,
00:34:12un phénomène
00:34:13des hospitalisations
00:34:14spontanées.
00:34:16C'est un phénomène
00:34:17qu'on connaît
00:34:18dans la gestion
00:34:19des événements
00:34:20sanitaires majeurs.
00:34:21à titre
00:34:22exemple,
00:34:24il avait été
00:34:24convenu
00:34:25par notre
00:34:25centrale
00:34:26d'y achimer
00:34:27sept patients
00:34:28avec des moyens
00:34:29disponibles
00:34:30pour amener
00:34:31à l'hôpital
00:34:32de Sion.
00:34:34En parallèle,
00:34:35environ 40
00:34:36personnes se sont
00:34:37présentées
00:34:38dans les mêmes
00:34:38aux urgences
00:34:39de Sion,
00:34:40certains souffrant
00:34:41de prûlures
00:34:41sévères,
00:34:43nécessitant
00:34:43également
00:34:44des traitements
00:34:44lourds.
00:34:46Ces transferts
00:34:47sont organisés
00:34:47en étroite
00:34:48en coordination
00:34:48avec le réseau
00:34:49national
00:34:50de médecins
00:34:51de catastrophe,
00:34:52CATAMET,
00:34:54l'ancien service
00:34:54sanitaire coordonné
00:34:55et ainsi
00:34:56que le lien direct
00:34:57avec le EU
00:34:58Emergency Response
00:34:59Coordination Centre.
00:35:01Une première séance
00:35:02de coordination
00:35:03était déjà
00:35:04lieu hier le matin
00:35:05avec CATAMET,
00:35:06l'OCS
00:35:07et les hôpitaux
00:35:08concernés
00:35:08afin d'obtenir
00:35:10leurs besoins.
00:35:12À notre,
00:35:13les équipes médicales
00:35:14spécialisées,
00:35:15ça s'appelle
00:35:15les Burn Assessment Teams
00:35:17provenant de France
00:35:18et Italie,
00:35:19soutient également
00:35:20les hôpitaux suisses
00:35:21et participent
00:35:23à la coordination
00:35:23des transferts
00:35:24vers ces pays.
00:35:26Il faut bien comprendre
00:35:27ici que cette planification
00:35:29se fait au niveau européen.
00:35:31Ce sont les procédures
00:35:32standards
00:35:33pour la prise en charge
00:35:34de grands brûlés
00:35:35et dans la situation
00:35:36de catastrophe.
00:35:38À l'heure actuelle,
00:35:39ça c'était déjà dit,
00:35:40environ 50 transferts
00:35:41sont prévus
00:35:42d'ici dimanche 4 décembre.
00:35:44La majorité d'entre eux
00:35:45auront lieu
00:35:46vers les pays voisins
00:35:47savoir Allemagne,
00:35:49la France,
00:35:49l'Italie
00:35:50et la Belge.
00:35:51D'autres états
00:35:52ont également proposé
00:35:53les capacités.
00:35:54Des moyens
00:35:55de transport médical
00:35:56aérien
00:35:56ont notamment été offerts
00:35:58par l'Allemagne,
00:35:59la France,
00:36:00le Luxembourg,
00:36:01la Roumanie
00:36:01et l'Italie.
00:36:03J'ai fini.
00:36:10Voilà,
00:36:11donc je vais vous donner
00:36:12quelques informations
00:36:12sur la situation
00:36:14à l'hôpital du Valais.
00:36:15tout d'abord en préambule
00:36:18dire et exprimer
00:36:20ici aussi
00:36:21le fait que
00:36:22toutes les collaboratrices
00:36:24et les collaborateurs
00:36:25de l'hôpital
00:36:26participent
00:36:26évidemment à la peine
00:36:28et aux souffrances
00:36:30auxquelles on assiste
00:36:32en ce moment
00:36:33dans les familles,
00:36:33pour les familles
00:36:35endeuillées,
00:36:36mais aussi
00:36:36pour les familles
00:36:38et surtout
00:36:38les blessés
00:36:39qui sont en train
00:36:41de vivre
00:36:41un moment difficile
00:36:43en ce moment.
00:36:43l'hôpital a été
00:36:46évidemment
00:36:46très marqué
00:36:47par cela aussi
00:36:48mais
00:36:49en même temps
00:36:50vous dire aussi
00:36:51que l'hôpital du Valais
00:36:52a fonctionné,
00:36:54il a bien fonctionné
00:36:55durant cette période.
00:36:57Je vais donner
00:36:57des informations
00:36:58à la fois
00:36:58sur nos deux
00:36:59centres hospitaliers,
00:37:00nous avons un centre
00:37:01hospitalier
00:37:02du Valais-Romand
00:37:02et un autre
00:37:03pour le Haut-Valais,
00:37:04le Hospital
00:37:05Centrum Haut-Valais
00:37:06et qui ont les deux
00:37:08contribué à cela
00:37:09à des degrés
00:37:10différents.
00:37:10tout d'abord
00:37:12le centre hospitalier
00:37:13du Valais-Romand
00:37:14avec le site
00:37:14de Sion
00:37:15préciser que
00:37:16le site de Sion
00:37:17est un site
00:37:18qui est spécialisé
00:37:20dans la prise
00:37:20en charge
00:37:21des blessés graves
00:37:22donc c'était
00:37:23un lieu
00:37:24approprié
00:37:25avec des compétences
00:37:26appropriées
00:37:27pour cette situation
00:37:28de catastrophe
00:37:29et d'urgence
00:37:30et cela
00:37:31évidemment
00:37:31fonctionnait.
00:37:32Il faut aussi
00:37:32savoir que
00:37:34ce drame
00:37:36survient
00:37:36évidemment
00:37:37on l'a vu
00:37:37dans un contexte
00:37:39festif
00:37:39de vacances
00:37:40pour les urgences
00:37:42chez nous
00:37:43ce moment
00:37:43est un moment
00:37:44de très haute
00:37:45activité
00:37:46que nous avions
00:37:47renforcé
00:37:48notamment
00:37:49avec l'aide
00:37:49du département
00:37:50pour cette période
00:37:51de fête
00:37:52il faut savoir
00:37:53qu'il y a
00:37:53presque un doublement
00:37:54de la population
00:37:55valaisanne
00:37:55durant cette période-là
00:37:57et que pour les services
00:37:58d'urgence
00:37:59c'est évidemment important
00:37:59donc durant cette nuit
00:38:01la nuit
00:38:01du drame
00:38:02il faut savoir
00:38:03que le centre
00:38:05des urgences
00:38:05était déjà
00:38:06en pleine activité
00:38:07donc il y a eu
00:38:07à la fois
00:38:08l'afflux
00:38:09de blessés
00:38:11du drame
00:38:12de crans
00:38:14et en même temps
00:38:15aussi
00:38:15les blessés
00:38:17j'ai envie de dire
00:38:18ordinaires
00:38:19mais c'est pas
00:38:19aucun blessé
00:38:20n'est ordinaire
00:38:21mais les blessés
00:38:22courants
00:38:22que nous avons
00:38:22dans ces situations-là
00:38:24donc on a dû
00:38:25répartir un peu
00:38:26les choses
00:38:26l'équipe de Sion
00:38:28a réagi immédiatement
00:38:29dès les premiers appels
00:38:31tout a été préparé
00:38:32tous les blessés
00:38:34ont été pris en charge
00:38:35je vous donnerai ensuite
00:38:37les chiffres
00:38:37par rapport à cela
00:38:38maintenant
00:38:40il faut savoir aussi
00:38:41qu'il y a eu
00:38:42évidemment ça a beaucoup
00:38:43évolué
00:38:43comme l'a expliqué
00:38:46mon confrère
00:38:47le docteur Rotan
00:38:47on est passé
00:38:49dans une phase
00:38:49de stabilisation
00:38:50maintenant
00:38:50mais il faut aussi
00:38:53savoir que c'est une phase
00:38:54qui est assez
00:38:55délicate
00:38:56parce que c'est la phase
00:38:57où les familles
00:38:57commencent à avoir
00:38:58de nouveau des contacts
00:38:59avec leurs proches
00:39:01blessés
00:39:01l'hôpital est un lieu
00:39:03de confidentialité
00:39:04c'est un lieu
00:39:05où il faut qu'il y ait
00:39:05une tranquillité
00:39:06aussi pour les patients
00:39:08et je le dis ici
00:39:09parce que la pression
00:39:10aujourd'hui médiatique
00:39:12qui peut s'exercer
00:39:14sur les patients
00:39:15peut être une autre forme
00:39:15de stigmatisation
00:39:16qui peut être difficile
00:39:17à vivre dans ces moments-là
00:39:18donc c'est la raison
00:39:19pour laquelle
00:39:20nous mettons
00:39:20certaines limites aussi
00:39:22et je m'adresse aux médias
00:39:23parce que vous savez
00:39:23beaucoup d'entre vous
00:39:24essayez d'accéder aussi
00:39:26à l'hôpital
00:39:26nous mettons une limite
00:39:27pour protéger
00:39:28cette intimité
00:39:29qui est un élément
00:39:31thérapeutique
00:39:32indispensable
00:39:33pour nos patients
00:39:36évidemment
00:39:36et pour les familles
00:39:37qui sont avec
00:39:38ceci étant dit
00:39:40pour ce qui est
00:39:42du centre hospitalier
00:39:43du Valais-Romand
00:39:44donc nous avons eu
00:39:46en lien
00:39:47avec le drame
00:39:48de Cran
00:39:49nous avons eu
00:39:50500 blessés graves
00:39:51qui ont été
00:39:52pardon excusez-moi
00:39:5355 blessés graves
00:39:54qui ont été
00:39:55acheminés
00:39:56durant la nuit
00:39:59du drame
00:40:00et de ces 55
00:40:04vous en avez eu
00:40:0613
00:40:07qui ont quand même
00:40:07pu retourner
00:40:08à domicile
00:40:09donc ce qui est
00:40:09plutôt réjouissant
00:40:10de ce point de vue-là
00:40:11et 11
00:40:13qui sont encore
00:40:14hospitalisés
00:40:16chez nous
00:40:16et puis
00:40:1828
00:40:18qui ont été
00:40:19transférés
00:40:20transférés
00:40:21dans les hôpitaux
00:40:21suisses
00:40:22ou étrangers
00:40:23sur ces 11
00:40:24qui sont encore
00:40:25chez nous
00:40:26aujourd'hui
00:40:28nous en avons
00:40:284
00:40:29qui sont toujours
00:40:30aux soins intensifs
00:40:31avec
00:40:31un pronostic
00:40:34vital
00:40:34qui peut être
00:40:35engagé aussi
00:40:36nous en avons
00:40:373
00:40:38qui sont
00:40:38dans les services
00:40:39de chirurgie
00:40:40de Sion
00:40:41et 4
00:40:42qui sont
00:40:42dans les services
00:40:43de chirurgie
00:40:43de Sierre
00:40:44puisque l'hôpital
00:40:45de Sierre
00:40:45va aussi contribuer
00:40:46à cette prise en charge
00:40:47pour ce qui est
00:40:49du Haut-Valais
00:40:50le Haut-Valais
00:40:50a aussi
00:40:51contribué
00:40:52très rapidement
00:40:52dans l'acheminement
00:40:54déjà depuis
00:40:54le poste avancé
00:40:55de l'OCBS
00:40:57le Haut-Valais
00:40:59a reçu
00:41:00d'emblée
00:41:017 patients
00:41:03qui sont allés
00:41:03aux soins intensifs
00:41:04et aujourd'hui
00:41:062 sont encore
00:41:07hospitalisés
00:41:07aux soins intensifs
00:41:08du hospital
00:41:10Saint-Rombeau-Valais
00:41:11à Viège
00:41:12voilà la situation
00:41:13actuelle
00:41:14donc on le voit
00:41:15il y a eu
00:41:16un grand travail
00:41:18qui a été fait
00:41:18depuis hier
00:41:19pour trier
00:41:20certaines situations
00:41:21évaluer les situations
00:41:22transférer les cas
00:41:24qui doivent être transférés
00:41:25un autre élément
00:41:26important dans le transfert
00:41:28c'est le fait
00:41:28que les blessés
00:41:29puissent se retrouver
00:41:31ou se retrouver
00:41:33au plus près
00:41:34de leur lieu de vie
00:41:34pour les gens
00:41:36qui sont à l'étranger
00:41:36qui sont dans d'autres
00:41:37comptants
00:41:38parce qu'évidemment
00:41:39cela a été dit
00:41:40tout à l'heure aussi
00:41:41le type de lésions
00:41:43qu'ont subi
00:41:46la majorité
00:41:47de ces personnes
00:41:48sont des lésions
00:41:48qui nécessiteront
00:41:49un long temps
00:41:50de traitement
00:41:51et de réadaptation
00:41:53et donc
00:41:54la nécessité
00:41:55aussi
00:41:56que ces personnes
00:41:56puissent vraiment
00:41:57rester
00:41:58au plus près
00:41:59de leur milieu de vie
00:42:00parce que cette dimension
00:42:01relationnelle
00:42:02de rester insérée
00:42:04parmi ses proches
00:42:05dans notre milieu de vie
00:42:07c'est un élément
00:42:08indispensable
00:42:09à une récupération
00:42:10aussi
00:42:11qui soit la meilleure
00:42:12possible
00:42:12voilà la situation
00:42:14pour l'hôpital du Valais
00:42:15quelques mots
00:42:17sur les équipes
00:42:17les équipes
00:42:18étaient évidemment
00:42:19prêtes
00:42:20à faire face
00:42:21à un afflux
00:42:22important
00:42:23durant ces fêtes
00:42:23mais pas
00:42:24personne ne s'attendait
00:42:26évidemment
00:42:26on ne s'attend jamais
00:42:27à cela
00:42:27et il faut dire aussi
00:42:28que le plan catastrophe
00:42:29de l'hôpital
00:42:30a pu se mettre
00:42:31en route
00:42:31très rapidement
00:42:32aussi grâce
00:42:34à une grande solidarité
00:42:35cela a été dit
00:42:36aussi tout à l'heure
00:42:36très spontanément
00:42:38dans les deux heures
00:42:40qui ont suivi
00:42:41le déclenchement
00:42:43de ce processus
00:42:45et bien
00:42:45de nombreux collègues
00:42:46sont revenus
00:42:48spontanément
00:42:50au travail
00:42:50ils se sont présentés
00:42:52là aussi
00:42:52pour aider les équipes
00:42:53et pour aider
00:42:54à faire face
00:42:54à cet afflux massif
00:42:55donc ça a été
00:42:56un moment
00:42:57de grande solidarité
00:42:58professionnelle
00:42:59et en même temps
00:43:01d'inquiétude
00:43:02évidemment
00:43:03parce que
00:43:04on le sait
00:43:05beaucoup de personnes
00:43:06se demandaient
00:43:07s'il n'y avait pas
00:43:09quelqu'un de sa famille
00:43:09qui se trouvait
00:43:11à cran
00:43:12à ce moment là
00:43:13c'était la nuit
00:43:14du réveillon
00:43:14donc évidemment
00:43:15tout le monde
00:43:16était très inquiet
00:43:18en même temps
00:43:18à la fois
00:43:19de voir ces blessés
00:43:20arriver
00:43:20et en même temps
00:43:21de se demander
00:43:22si ce n'était pas
00:43:24aussi des personnes
00:43:25proches
00:43:25qui pouvaient être présentes
00:43:26donc
00:43:27une grande charge
00:43:29émotionnelle
00:43:30qui était présente
00:43:32mais avec un
00:43:33évidemment
00:43:34un esprit
00:43:35très professionnel
00:43:36qui a permis
00:43:36de faire face
00:43:37à tout cela
00:43:38donc l'hôpital
00:43:39va aussi
00:43:39continuer
00:43:40ce qu'il doit faire
00:43:41nous avons
00:43:42aujourd'hui
00:43:44la saison continue
00:43:45donc il y aura
00:43:46du travail
00:43:46encore à faire
00:43:47et nous prendrons
00:43:48aussi le temps
00:43:49avec nos équipes
00:43:49alors nous avons
00:43:50des équipes
00:43:51aussi sur place
00:43:52l'équipe de psychiatrie
00:43:53d'intervention
00:43:54de psychiatrie
00:43:55d'urgence
00:43:56et de liaison
00:43:56qui a accompagné
00:43:57les familles
00:43:58qui accompagne
00:43:58aussi les équipes
00:43:59directement
00:44:00et donc il y aura
00:44:01tout un processus
00:44:02qui va continuer
00:44:02dans cet accompagnement
00:44:03à la fois pour les familles
00:44:05les patients
00:44:05et évidemment
00:44:06les professionnels
00:44:07lorsqu'ils ont
00:44:08on va dire
00:44:09des moments
00:44:09où ils sont
00:44:10la charge émotionnelle
00:44:12est trop forte
00:44:12donc aujourd'hui
00:44:14le bilan
00:44:14est de notre point de vue
00:44:16en tout cas
00:44:16au niveau professionnel
00:44:17j'entends bien
00:44:18c'est un bilan
00:44:19qui permet quand même
00:44:21de dire
00:44:21que nous avons
00:44:22fait face
00:44:23à cette situation
00:44:24on continue à le faire
00:44:25et que notre dispositif
00:44:27a fonctionné
00:44:28et on l'espère
00:44:30au mieux aussi
00:44:31et que cela aurait été
00:44:33le plus utile possible
00:44:34pour les familles
00:44:34et surtout
00:44:36les victimes
00:44:36concernées
00:44:37Mesdames, Messieurs
00:44:42avant de mettre
00:44:43un terme
00:44:43à cette conférence
00:44:44de presse
00:44:45j'aimerais
00:44:46vous rendre attentif
00:44:47sur un point
00:44:48qui est absolument
00:44:49essentiel
00:44:50il y a divers chiffres
00:44:51qui vous ont été
00:44:52présentés
00:44:53ce ne sont pas
00:44:54des chiffres
00:44:55qui sont définitifs
00:44:56les chiffres
00:44:58sont peut-être
00:45:00en décalage
00:45:01avec d'autres chiffres
00:45:03que vous avez entendus
00:45:04cela est dû
00:45:05tout simplement
00:45:06à une évolution
00:45:08du nombre
00:45:08de blessés
00:45:09le lieutenant-colonel
00:45:11Lengen
00:45:12a expliqué
00:45:13tout à l'heure
00:45:13ainsi que
00:45:14sauf de ma part
00:45:16le directeur
00:45:16de l'OCVS
00:45:17qui a des personnes
00:45:18et également
00:45:19le professeur
00:45:19qui a des personnes
00:45:20qui se sont présentées
00:45:21spontanément
00:45:22à l'hôpital
00:45:23aux urgences
00:45:24réalisant que
00:45:26leurs blessures
00:45:26étaient plus graves
00:45:27ce qui entraîne
00:45:28une augmentation
00:45:29du nombre
00:45:30de blessés
00:45:30il y a également
00:45:32des personnes
00:45:33qui sont
00:45:34peut-être
00:45:36plus ou moins
00:45:37identifiées
00:45:38donc pas formellement
00:45:40et pas définitivement
00:45:41les chiffres
00:45:42que nous avons
00:45:44communiqués
00:45:45aujourd'hui
00:45:46concernent
00:45:46des personnes
00:45:47qui sont
00:45:49définitivement
00:45:50et formellement
00:45:51identifiées
00:45:52tout ça
00:45:53est amené
00:45:54à évoluer
00:45:55et je vous remercie
00:45:57de bien vouloir
00:45:58tenir compte
00:45:59de cette évolution
00:46:00qui va
00:46:01se produire
00:46:03dans les heures
00:46:03et les jours
00:46:05à venir
00:46:05avant de conclure
00:46:08j'aimerais
00:46:09vraiment
00:46:10remercier
00:46:11tous les intervenants
00:46:13mais également
00:46:15toutes les personnes
00:46:16autour de la table
00:46:16ici présente
00:46:17pour
00:46:18l'excellente
00:46:20collaboration
00:46:20que nous avons
00:46:22pour
00:46:22mener à bien
00:46:24cette enquête
00:46:25pour aider
00:46:26les familles
00:46:27et pour
00:46:28sauver
00:46:29les personnes
00:46:30ce soutien
00:46:31est vraiment
00:46:32essentiel
00:46:33j'aimerais souligner
00:46:35aussi
00:46:36la solidarité
00:46:37qui prévaut
00:46:38une solidarité
00:46:40valaisanne
00:46:41une solidarité
00:46:43au niveau
00:46:43suisse
00:46:44mais également
00:46:45une solidarité
00:46:47au niveau
00:46:48international
00:46:49ce que
00:46:50nous apprécions
00:46:51je vous remercie
00:46:53voilà pour cette conférence
00:47:05de presse
00:47:06qui a duré
00:47:06à peu près
00:47:07trois quarts d'heure
00:47:08la deuxième
00:47:09du genre
00:47:10avec toujours
00:47:10ces autorités
00:47:11suisses
00:47:11qui sont
00:47:12très émues
00:47:13avec un ton
00:47:14très grave
00:47:14pour prendre la parole
00:47:15que ce soit
00:47:16côté politique
00:47:18justice
00:47:18avec la procureure
00:47:20côté médical
00:47:21également
00:47:22puisqu'ils n'ont
00:47:23jamais vécu
00:47:24un drame
00:47:25d'une telle ampleur
00:47:26en une seule fois
00:47:27évidemment
00:47:28le bilan
00:47:29il est toujours
00:47:29de 40 victimes
00:47:30avec des identifications
00:47:32qui sont toujours
00:47:33en cours
00:47:34on n'a pas donné
00:47:34encore l'identité
00:47:35la nationalité
00:47:36évidemment
00:47:37des victimes
00:47:38on sait que
00:47:3830 personnes
00:47:39travaillent
00:47:40à cette identification
00:47:41qui prendra du temps
00:47:42comme le disent
00:47:43les spécialistes
00:47:44et puis on a quand même
00:47:44des données
00:47:45qui ont évolué
00:47:46sur le plan
00:47:47des blessés
00:47:48puisqu'on en est
00:47:48désormais
00:47:49à 119
00:47:50blessés
00:47:51113 ayant été
00:47:52identifiés
00:47:53et 6 autres
00:47:54qui sont en cours
00:47:56d'identification
00:47:56on a plus de précisions
00:47:57en revanche
00:47:58sur la nationalité
00:47:59des personnes blessées
00:48:01sachant que certaines aussi
00:48:02c'est ce qu'on a compris
00:48:02avec cette dernière intervention
00:48:03se sont présentées
00:48:05d'elles-mêmes
00:48:05se sont rendues à l'hôpital
00:48:07et n'avaient pas été évacuées
00:48:08sur le moment
00:48:09parce qu'elles ont réalisé
00:48:09que peut-être
00:48:10l'ampleur de leurs blessures
00:48:11qu'elles avaient minimisé
00:48:13dans un premier temps
00:48:14était telle
00:48:15que ça nécessitait
00:48:16une prise en charge
00:48:16hospitalière
00:48:17donc on a
00:48:1871 personnes
00:48:19blessées
00:48:20qui sont des citoyens
00:48:23suisses
00:48:2414 français
00:48:25ça c'est un fait nouveau
00:48:27donné qu'on n'avait pas
00:48:29dans un premier temps
00:48:3014 français
00:48:3111 italiens
00:48:32on retourne pour quelques précisions
00:48:34sur la station
00:48:34pour ça
00:48:37et est-ce que vous avez
00:48:38encore des informations
00:48:40sur
00:48:41la difficulté
00:48:44pour les gens
00:48:44de sortir
00:48:46de ce lieu
00:48:46est-ce qu'il y avait
00:48:48une seule sortie
00:48:49c'était cet escalier
00:48:50et cette porte
00:48:51d'une certaine taille
00:48:53clairement pas assez grande
00:48:54pour 100 personnes
00:48:55ou 200 personnes
00:48:56qui étaient dedans
00:48:56merci
00:48:58je vous remercie monsieur
00:49:00on va vous répondre
00:49:02en deux temps
00:49:03concernant la mousse
00:49:05acoustique
00:49:06que vous mentionnez
00:49:07l'enquête
00:49:09porte
00:49:10effectivement
00:49:11sur la pose
00:49:12de cette mousse
00:49:13sur
00:49:14tous les éléments
00:49:15qui vont autour
00:49:16de cette mousse
00:49:16l'enquête
00:49:17déterminera
00:49:18ou non
00:49:20dans la mesure du possible
00:49:21elle le déterminera
00:49:22si cette mousse
00:49:23est conforme
00:49:24si elle est à l'origine
00:49:25n'a ou pas
00:49:26et vraiment
00:49:27l'enquête portera là-dessus
00:49:28aujourd'hui
00:49:29je ne suis pas en mesure
00:49:31compte tenu du peu d'heures
00:49:32qui s'est déroulé
00:49:33de vous assurer
00:49:34et de vous dire
00:49:35avec certitude
00:49:36que c'est
00:49:38effectivement
00:49:38une mousse
00:49:39qui n'est pas conforme
00:49:40ou qui est conforme
00:49:41qui a été posée
00:49:42avec autorisation
00:49:43ou sans autorisation
00:49:44je le redis
00:49:46il me semble que j'ai dit
00:49:47plus ou moins
00:49:47à toutes les conférences
00:49:48de presse
00:49:49pour les familles
00:49:50il est essentiel
00:49:50de ne pas faire
00:49:51d'hypothèses
00:49:52et là je me permets
00:49:53de vous adresser
00:49:54de m'adresser à vous tous
00:49:55de ne pas faire
00:49:56d'hypothèses
00:49:57laissez-nous travailler
00:49:58je m'engage
00:50:00personnellement
00:50:01que le jour
00:50:01où l'enquête
00:50:02elle sera terminée
00:50:03de vous donner
00:50:04accès aux conclusions
00:50:05de cette enquête
00:50:06je passe la parole
00:50:08au conseiller d'état
00:50:10Stéphane Ganser
00:50:11pour la partie
00:50:12qui concerne
00:50:13l'inspection
00:50:13et je vous remercie
00:50:14pour votre compréhension
00:50:15merci
00:50:17alors
00:50:17on va aller
00:50:18l'inspection
00:50:19des bâtiments
00:50:20est réglée
00:50:21par une base légale
00:50:22qui est la loi
00:50:22sur la protection
00:50:23incendie
00:50:23les éléments naturels
00:50:25il y a un partage
00:50:26de compétences
00:50:27qui est fait
00:50:27comme une canton
00:50:28donc la commune
00:50:29est responsable
00:50:30du contrôle
00:50:30périodique
00:50:31des bâtiments
00:50:32il y a des délais
00:50:33selon que le bâtiment
00:50:34soit une habitation
00:50:35un grand bâtiment public
00:50:36un petit bâtiment public
00:50:37dans le cas
00:50:38d'un bâtiment
00:50:39pouvant accueillir
00:50:39du public
00:50:40tel que le bar
00:50:40en question
00:50:41les contrôles
00:50:42la loi
00:50:42c'est des recommandations
00:50:44de l'AIEA
00:50:45prévoient que le contrôle
00:50:46a lieu tous les ans
00:50:47c'est ce qui est recommandé
00:50:48par rapport à ces contrôles là
00:50:49dans le cas présent
00:50:51c'est donc la commune
00:50:51de Cromantana
00:50:52qui est responsable
00:50:53du contrôle
00:50:54de ce bâtiment
00:50:54ce qui peut se passer
00:50:56lorsqu'un contrôle
00:50:57montre des défectuosités
00:50:58c'est qu'il y a
00:50:59un rapport qui est fait
00:51:00et il y a un délai
00:51:01qui est donné
00:51:02en principe
00:51:02enfin un délai
00:51:03qui est donné
00:51:04au propriétaire
00:51:04pour que celui-ci
00:51:06adapte
00:51:07les défectuosités
00:51:09les corrige
00:51:10et puis
00:51:10cas échéant
00:51:12c'est transmis
00:51:13au canton
00:51:15pour validation
00:51:15si le propriétaire
00:51:17n'effectue pas
00:51:18ces travaux là
00:51:19ne corrige pas
00:51:19ces défectuosités
00:51:20dans le cas présent
00:51:21le canton
00:51:22soutient la commune
00:51:23dans une démarche
00:51:23qui peut même aller
00:51:25jusqu'à la fermeture
00:51:26de l'établissement
00:51:27dans le cas présent
00:51:29l'office cantonal du feu
00:51:31n'a jamais été nanti
00:51:33d'un rapport
00:51:34de défectuosité
00:51:35ou de non-conformité
00:51:36sur ce bâtiment
00:51:37alors je ne peux pas
00:51:38parler du contrôle
00:51:39je ne peux pas vous dire
00:51:39si la commune de Cromantana
00:51:40a fait les contrôles
00:51:41à quelle fréquence
00:51:42etc
00:51:42mais en principe
00:51:43toutes les communes
00:51:43le font
00:51:44ça c'est l'enquête
00:51:45de police
00:51:45qui déterminera aussi
00:51:46la fréquence
00:51:47de ces contrôles
00:51:48et ce qui a été relevé
00:51:49mais en tout cas
00:51:50il n'y a pas eu
00:51:50de rapport
00:51:51de défectuosité
00:51:52de demande
00:51:52de soutien
00:51:53effectuée par la commune
00:51:54auprès du canton
00:51:55par rapport
00:51:55à cet établissement
00:51:57ce qui laisse donc
00:51:57présager
00:51:57que ces contrôles
00:52:00ont été faits
00:52:01partant désormais
00:52:02de la question
00:52:03de l'autre partie
00:52:03de votre question
00:52:04sur les sorties de secours
00:52:05sur les matériaux
00:52:07sur les portes
00:52:09etc
00:52:09donc ce bâtiment
00:52:10est équipé
00:52:11d'une sortie de secours
00:52:11il n'y a pas
00:52:12qu'une seule porte
00:52:12même si au moment
00:52:13de l'incendie
00:52:14il semblerait
00:52:15que la plupart des gens
00:52:16soient sortis
00:52:17par l'entrée principale
00:52:18mais ce bâtiment
00:52:19ce lieu public
00:52:20était évidemment
00:52:21équipé d'une sortie de secours
00:52:22mais il faut imaginer
00:52:23lors d'un embrasement
00:52:25généralisé
00:52:26avec la fumée
00:52:27qui rend
00:52:28quelques minutes
00:52:29impossible
00:52:29qui plonge
00:52:33les personnes
00:52:33dans l'incapacité
00:52:35de se déplacer
00:52:35de voir
00:52:36et ensuite
00:52:37l'embrasement généralisé
00:52:39et bien on peut estimer
00:52:40qu'il y a peu de personnes
00:52:42sans doute
00:52:42qui en
00:52:43en tout cas
00:52:43il n'y a pas
00:52:44la majorité des personnes
00:52:45qui ont peut-être
00:52:46trouvé ces sorties
00:52:47merci
00:52:49bonjour
00:52:53Capucine Dièse
00:52:54pour BFMTV
00:52:55alors j'ai
00:52:56plusieurs questions
00:52:57pour vous
00:52:58madame la procureure
00:52:59vous disiez
00:53:00que les deux gérants
00:53:01avaient été
00:53:02auditionnés
00:53:03est-ce que vous pourriez
00:53:04nous préciser
00:53:04sous quel statut
00:53:06on aimerait
00:53:07également savoir
00:53:08si vous aviez
00:53:09le nombre exact
00:53:11de personnes
00:53:12qui étaient présentes
00:53:13dans le bar
00:53:14ce soir-là
00:53:16vous parliez
00:53:17également
00:53:17de ces bougies
00:53:19incandescentes
00:53:21est-ce que c'est
00:53:22l'hypothèse
00:53:22principale
00:53:23pour le moment
00:53:24et enfin
00:53:26une question
00:53:26peut-être
00:53:27plus pour vous
00:53:28monsieur Bonvin
00:53:29on a pu échanger
00:53:30avec pas mal
00:53:31de familles
00:53:32qui nous parlent
00:53:34d'absence totale
00:53:35d'information
00:53:35voilà
00:53:35qu'est-ce que vous avez
00:53:36à répondre à ça
00:53:37merci
00:53:38alors je me permets
00:53:41de répondre
00:53:42concernant
00:53:43en premier
00:53:43les gérants
00:53:44qui ont été
00:53:44entendus
00:53:45actuellement
00:53:45à titre de
00:53:46personnes
00:53:46à perdre
00:53:46de renseignements
00:53:47concernant
00:53:49le nombre
00:53:50exact
00:53:51de personnes
00:53:52présentes
00:53:53ce n'est pas
00:53:54possible
00:53:55en l'état
00:53:55de vous répondre
00:53:56je vais être
00:53:57transparente avec vous
00:53:58je ne sais même pas
00:53:59s'il sera possible
00:54:00d'avoir une réponse
00:54:01exacte
00:54:02à l'issue
00:54:03de l'enquête
00:54:04tout simplement
00:54:05parce que c'est un bar
00:54:06il y a des gens
00:54:07qui viennent
00:54:08et qui repartent
00:54:09donc au moment
00:54:10de l'incendie
00:54:11il ne sera probablement
00:54:12pas possible
00:54:13de répondre
00:54:14à votre question
00:54:14concernant
00:54:16les bougies
00:54:17incandescentes
00:54:18c'est une hypothèse
00:54:19qui est privilégiée
00:54:21et qui tend
00:54:22à se confirmer
00:54:23j'aimerais
00:54:25je vais laisser
00:54:26après professeur Bonvin
00:54:27répondre
00:54:28s'il le désire
00:54:29mais j'aimerais
00:54:30aussi préciser
00:54:31au niveau
00:54:31des informations
00:54:32qui sont
00:54:33transmises
00:54:34l'information
00:54:36et la communication
00:54:37pour ceux
00:54:38qui ont assisté
00:54:38aux trois conférences
00:54:39de presse
00:54:40ont bien constaté
00:54:41qu'elle passait
00:54:41exclusivement
00:54:42par à tout le moins
00:54:44les quatre personnes
00:54:45qui étaient là
00:54:46de façon systématique
00:54:47aux trois conférences
00:54:49de presse
00:54:50donc toute communication
00:54:52doit être faite
00:54:54de façon contrôlée
00:54:56et de façon sûre
00:54:58et de façon conforme
00:55:01à l'intérêt
00:55:03et au respect
00:55:04également
00:55:05des familles
00:55:05c'est la raison
00:55:06pour laquelle
00:55:07nous n'émettons
00:55:08pas des hypothèses
00:55:10nous n'émettons pas
00:55:11lorsque nous faisons
00:55:13disons quelque chose
00:55:14lorsqu'on parle
00:55:14du nombre de blessés
00:55:15lorsqu'on parle
00:55:16c'est vraiment
00:55:17un état de fait
00:55:18qui est établi
00:55:19concernant le statut
00:55:23personne n'a appelé
00:55:25à donner des renseignements
00:55:26je vous ai répondu
00:55:27en premier
00:55:27voilà donc pour compléter
00:55:30aussi juste préciser
00:55:32que ce qui a été dit
00:55:33est tout à fait
00:55:34conforme à ce qui se passe
00:55:35nous avons par contre
00:55:36à l'hôpital
00:55:37toutes les familles
00:55:39de personnes hospitalisées
00:55:41ont été accompagnées
00:55:43et nous leur avons
00:55:44transmis avec une équipe
00:55:45qui les a suivis
00:55:46en permanence
00:55:47ils avaient un lieu dédié
00:55:49et au fur et à mesure
00:55:50des informations
00:55:51que nous avions
00:55:52concernant leurs proches
00:55:54qui étaient hospitalisés
00:55:56et uniquement cela
00:55:58nous l'avons fait
00:55:59par contre
00:56:01il est clair
00:56:01que nous ne pouvions pas
00:56:02répondre
00:56:03aux préoccupations
00:56:04des familles
00:56:05par rapport à savoir
00:56:07si une personne
00:56:08était décédée ou non
00:56:10si elle avait été
00:56:11prise en charge ailleurs
00:56:12nous ne pouvions pas
00:56:13le savoir non plus
00:56:13ce n'était pas
00:56:14de notre ressort
00:56:15mais ce que je peux dire
00:56:16c'est qu'au niveau
00:56:16de l'hôpital
00:56:17les informations
00:56:18qui ont été
00:56:18transmises en continu
00:56:21aux familles
00:56:22concernaient strictement
00:56:23la prise en charge
00:56:24des personnes
00:56:25que nous avions pu identifier
00:56:26parce qu'il y avait aussi
00:56:27des personnes
00:56:28au début
00:56:29qui n'ont pas pu identifier
00:56:31tout le monde
00:56:32d'emblée
00:56:33ces informations
00:56:34étaient transmises
00:56:35en continu
00:56:36et les personnes
00:56:36sont encore
00:56:37accompagnées aujourd'hui
00:56:39mais il est clair aussi
00:56:40et on peut le comprendre
00:56:41je crois
00:56:41c'est que
00:56:42dans la situation
00:56:44très difficile
00:56:45de cette catastrophe
00:56:46il a été pour tout le monde
00:56:48difficile d'avoir
00:56:48des informations
00:56:49et des informations
00:56:50précises
00:56:52la mission principale
00:56:54autant des secours
00:56:55de l'intervention
00:56:58de proximité
00:56:59que des hôpitaux
00:57:00c'était d'abord
00:57:01de sauver ces personnes
00:57:03je crois
00:57:04donc ça a pris
00:57:04un certain temps
00:57:05pour arriver aussi
00:57:06à avoir des informations
00:57:07consolidées
00:57:08même au niveau clinique
00:57:09comme nous le faisions
00:57:11comme nous le vons
00:57:11toujours avec nos patients
00:57:13mais nous n'avons pas
00:57:14à négliger cet aspect-là
00:57:15et je crois
00:57:15que c'est un élément
00:57:16important
00:57:16Grégoire Bord
00:57:23pour le temps
00:57:24j'ai trois questions
00:57:25vous avez parlé
00:57:26d'identification
00:57:27des blessés
00:57:28mais pas forcément
00:57:29l'identification
00:57:30des personnes
00:57:31qui sont décédées
00:57:32est-ce que
00:57:32sur les 40 personnes
00:57:34décédées
00:57:34il y a des personnes
00:57:35qui ont été identifiées
00:57:36la deuxième question
00:57:38vous avez parlé
00:57:39des bougies incandescentes
00:57:40qui ont été utilisées
00:57:41est-ce qu'il y a besoin
00:57:42d'une autorisation
00:57:43pour les utiliser
00:57:44est-ce qu'il y avait
00:57:44le droit de les utiliser
00:57:45et puis est-ce que
00:57:46finalement il y a
00:57:47des consignes de sécurité
00:57:48par rapport à ces bougies
00:57:49dans des lieux publics
00:57:49et fermés comme ce bar
00:57:51et puis la dernière question
00:57:52il y a des témoignages
00:57:53qui disent que la sortie
00:57:54de secours a été bloquée
00:57:55au sous-sol
00:57:56est-ce que vous avez
00:57:57des informations
00:57:57à ce sujet
00:57:58merci
00:57:59voilà merci monsieur
00:58:03s'agissant des identifications
00:58:05visiblement je n'ai pas été
00:58:06assez clair
00:58:07mais en tout cas
00:58:07je vais reprendre les propos
00:58:08que j'ai tenus tout à l'heure
00:58:09à mon avis
00:58:10sont suffisamment explicites
00:58:11pour que vous les compreniez
00:58:12une seconde fois
00:58:13s'agissant des personnes décédées
00:58:18j'ai dit tout à l'heure
00:58:19que nous déplorons
00:58:19à ce stade
00:58:2040 victimes
00:58:21et que leur identification
00:58:22se poursuit sans relâche
00:58:24je veux bien vous répéter
00:58:25que c'est la priorité absolue
00:58:26de la police cantonale
00:58:28donc nous sommes encore
00:58:29en train de trouver
00:58:31l'identité formelle
00:58:32et définitive
00:58:33selon les processus
00:58:34que vient de vous expliquer
00:58:35mon colonel
00:58:37chef de la police judiciaire
00:58:38j'espère avoir répondu
00:58:40à votre question
00:58:41merci monsieur
00:58:41je me permets de revenir
00:58:44sur les bougies
00:58:45incandescentes
00:58:46ou les feux de Bengale
00:58:47ce sont des
00:58:50bougies d'anniversaire
00:58:53que vous pouvez acheter
00:58:54dans un commerce
00:58:56nous tous
00:58:58y avons accès
00:59:00en ce qui concerne le fait
00:59:02qu'il soit possible
00:59:02de les utiliser
00:59:03ou non
00:59:04dans un endroit
00:59:05fermé
00:59:06ou confiné
00:59:06l'enquête
00:59:08se poursuit
00:59:09à ce propos
00:59:10et une réponse
00:59:11sera donnée
00:59:12merci
00:59:13Sandro Zulian
00:59:22bon voilà des questions
00:59:27qui sont posées
00:59:28dans d'autres langues
00:59:29maintenant
00:59:30j'imagine que c'est du
00:59:31suisse allemand
00:59:32c'est du suisse allemand
00:59:32voilà c'est du suisse allemand
00:59:33parce que le Valais
00:59:35c'est pas très loin
00:59:38non plus
00:59:38de la frontière
00:59:39alors je vous laisse juste
00:59:40qu'on revienne au bilan
00:59:40effectivement
00:59:41qui a été donné
00:59:4140 victimes
00:59:43donc qui sont toujours
00:59:44en cours d'identification
00:59:45donc on n'a pas en fait
00:59:45communiqué encore
00:59:46sur leur identité
00:59:48ni même leur nationalité
00:59:50sachant qu'il y a
00:59:50un certain nombre
00:59:51de personnes
00:59:52qui sont dédiées
00:59:53qui se consacrent
00:59:54en ce moment
00:59:55à ce travail
00:59:55d'identification
00:59:56c'est la priorité
00:59:57pour les familles
00:59:58on l'a bien compris
00:59:59de la part des autorités
01:00:00suisses
01:00:00il y a 30 personnes
01:00:01qui sont engagées
01:00:02dans ce travail
01:00:03les blessés
01:00:03alors là on a un peu plus
01:00:04d'indications
01:00:05notamment sur les nationalités
01:00:06représentées
01:00:06on sait d'ores et déjà
01:00:07qu'il y a 14 français
01:00:08parmi les blessés
01:00:09qui ont été identifiés
01:00:11il en reste 6
01:00:12de ces blessés
01:00:13dont on ne sait pas
01:00:14d'où ils viennent
01:00:16et puis d'autres nationalités
01:00:17il y a 11 italiens
01:00:19évidemment
01:00:19le lot principal
01:00:20des blessés
01:00:21c'est un contingent suisse
01:00:23avec 71 suisses
01:00:26et puis
01:00:26il y a 14 français blessés
01:00:28certes
01:00:29mais 8
01:00:29qui manquent à l'appel
01:00:30toujours
01:00:31donc on peut craindre
01:00:32qu'ils soient eux aussi
01:00:33dans le nombre de victimes
01:00:35il faudra voir
01:00:36s'ils sont
01:00:36parmi les 40
01:00:37qui sont en cours
01:00:38d'identification
01:00:394 serbes
01:00:40un bosniaque
01:00:41un belge
01:00:42un luxembourgeois
01:00:43un polonais
01:00:44un portugais
01:00:46et puis 14 nationalités
01:00:47inconnues
01:00:48à ce stade
01:00:49sur le plan de l'enquête
01:00:51stricto sensu
01:00:52et on va y revenir
01:00:52avec Tanguy Hamon
01:00:54parce que vous avez écouté
01:00:55toute la conférence de presse
01:00:56les deux gérants
01:00:57ont été entendus
01:00:58il est établi
01:00:59que le bâtiment
01:00:59comportait une sortie
01:01:01de sécurité
01:01:02mais il y a toute une liste
01:01:03de choses
01:01:04concernant les travaux
01:01:05le matériel d'extinction
01:01:07le nombre de personnes
01:01:08à l'intérieur
01:01:09qui sont aussi répertoriées
01:01:10pour s'assurer
01:01:11qu'il n'y ait pas eu
01:01:13de manquement
01:01:14aux règles élémentaires
01:01:14de sécurité
01:01:15et il faudra
01:01:16à l'issue déterminer
01:01:17d'éventuelles responsabilités
01:01:19pénales
01:01:20et puis on a beaucoup insisté
01:01:21sur la solidarité européenne
01:01:23l'accompagnement
01:01:24des familles
01:01:24qui se poursuivent
01:01:25on ne va pas les laisser
01:01:26en déshérence comme ça
01:01:26ça c'est assez clair
01:01:28revenons peut-être
01:01:29au bilan
01:01:30qui a été communiqué
01:01:31Tanguy Hamon
01:01:31que faut-il retenir
01:01:33à cette heure
01:01:34à la fois sur le plan
01:01:35médical
01:01:36stricto sensu
01:01:37l'accompagnement psychologique
01:01:39et l'enquête
01:01:40criminelle aussi
01:01:42et pénale
01:01:43sur les lieux
01:01:45Oui
01:01:45l'enquête
01:01:45qui est en train
01:01:46de se poursuivre
01:01:47déjà sur le bilan
01:01:48donc vous l'avez dit
01:01:4840 personnes décédées
01:01:50dont l'identité
01:01:51est toujours
01:01:52en cours de recherche
01:01:53on dénombre
01:01:55119 blessés
01:01:56sur ces 119 blessés
01:01:5750 sont classés
01:01:59dans les grands brûlés
01:02:00il y a
01:02:0114 français
01:02:028 français
01:02:03sont toujours recherchés
01:02:04font-ils partie
01:02:06des 6 autres blessés
01:02:07qui sont toujours
01:02:07en cours d'identification
01:02:09étaient-ils sur place
01:02:11ou non
01:02:11font-ils partie
01:02:12des personnes
01:02:13qui sont malheureusement
01:02:13décédées
01:02:14la suite de l'enquête
01:02:15devra le révéler
01:02:16sur les pistes
01:02:17de cet accident
01:02:18la procureure indiquait
01:02:20que toutes sont explorées
01:02:21aucune n'est négligée
01:02:23mais tout laisse à penser
01:02:24que le feu est parti
01:02:25et bien des bougies
01:02:27de ce qu'on appelle
01:02:27les feux de bengale
01:02:28qui se trouvaient
01:02:28sur les bouteilles de champagne
01:02:29qui se sont approchées
01:02:31trop près du plafond
01:02:32et ça fait embraser
01:02:33le plafond
01:02:34vous l'avez dit
01:02:35Inélie
01:02:35ensuite
01:02:36et bien l'enquête
01:02:37porte désormais
01:02:38sur les travaux
01:02:38qui ont été effectués
01:02:39dans le bar
01:02:40les matériaux
01:02:41qui ont été utilisés
01:02:42sur les autorisations
01:02:44que les deux gérants français
01:02:45avaient de ce bar
01:02:47les mesures de sécurité
01:02:48y avait-il des extincteurs
01:02:50y en avait-il suffisamment
01:02:51y avait-il des sorties
01:02:53de secours
01:02:54manifestement oui
01:02:55on avait entendu
01:02:55qu'une question a été posée
01:02:57sur cette sortie de secours
01:02:58bloquée ou pas
01:02:59nous n'avons pas encore eu
01:03:00la réponse
01:03:01sur les normes incendies
01:03:02évidemment
01:03:03sur le nombre de personnes
01:03:04présentes sur les lieux
01:03:05au moment du drame
01:03:06par rapport au nombre
01:03:07de personnes
01:03:08que l'établissement
01:03:09était censé recevoir
01:03:10bref encore
01:03:11beaucoup de chemin
01:03:12à parcourir
01:03:13pour cette enquête
01:03:14et puis évidemment
01:03:15aussi l'examen
01:03:16des corps
01:03:16est en cours
01:03:17pour identifier
01:03:18les victimes
01:03:19via les empreintes digitales
01:03:21via leur ADN
01:03:22et bien nous a-t-on dit
01:03:23si des objets
01:03:24que la victime
01:03:25portait au moment des faits
01:03:27sont toujours sur elle
01:03:28à l'hôpital
01:03:29ou à la mort
01:03:29merci beaucoup
01:03:31Michel Chevalet
01:03:32donc les deux gérants
01:03:33français ont été entendus
01:03:34il faut
01:03:35l'enquête permettra
01:03:37d'établir
01:03:37la liste
01:03:38des personnes présentes
01:03:39parce que comme c'était
01:03:40une soirée de réveillon
01:03:40on imagine qu'il y avait
01:03:41un certain nombre
01:03:41de réservations
01:03:42sauf que la difficulté
01:03:43on l'a bien compris
01:03:44dans la séance
01:03:45de questions réponses
01:03:45ça va ça vient
01:03:46voilà ça va ça vient
01:03:47il y a ceux qui entrent
01:03:47qui sortent
01:03:48c'est un bar
01:03:48donc au moment T
01:03:50on ne sait pas
01:03:50qui était exactement
01:03:51à l'intérieur
01:03:52et puis
01:03:53il y a quelque chose
01:03:53qui m'a interpellée
01:03:54sur les travaux effectués
01:03:56alors peut-être
01:03:56qu'il y avait des travaux
01:03:57en cours
01:03:58est-ce que
01:03:58on peut l'imaginer
01:03:59cet établissement
01:04:01je crois
01:04:02était en travaux
01:04:03avait été abandonné
01:04:05je crois que c'était ça
01:04:06et ils l'ont repris
01:04:08travaux de restauration
01:04:10il y a 5 ans
01:04:11je crois
01:04:12oui c'est ça
01:04:12il y a quelques années
01:04:13et manifestement
01:04:14c'est ça
01:04:14c'est savoir
01:04:14que les matériaux
01:04:15ont été utilisés
01:04:16au moment de cette réfection
01:04:17de l'établissement
01:04:18mais reste
01:04:19voilà
01:04:19vous avez raison
01:04:20il reste toujours
01:04:20la définition
01:04:22est-ce que ces travaux
01:04:23ont été faits
01:04:23pour faire un bar
01:04:24ce qui semble
01:04:26quand on le voit
01:04:27apparemment cela
01:04:28ou est-ce que c'était
01:04:29des travaux
01:04:30de façon à faire
01:04:31une boîte de nuit
01:04:32c'est complètement différent
01:04:34dans les aménagements
01:04:35de sécurité
01:04:35alors je vous coupe
01:04:36on va écouter à nouveau
01:04:37la conférence de presse
01:04:38on est revenu aux français
01:04:38responsabilité pénale
01:04:40qui a été établie
01:04:41Bonjour Robin Millard
01:04:49de l'agence France-Presse
01:04:50sur les 40
01:04:52qui sont morts
01:04:54est-ce que vous savez
01:04:55s'ils ont tous
01:04:56décédé
01:04:57des victimes
01:05:02la majorité d'entre elles
01:05:04ont été retrouvées
01:05:05dans le bar
01:05:05remercie
01:05:15les questions
01:05:17sur les chiffres
01:05:18peuvent paraître
01:05:19un peu anecdotiques
01:05:20quand on est face
01:05:20à une telle chose
01:05:21mais je veux juste être sûr
01:05:22qu'on puisse faire
01:05:23notre travail
01:05:23de bien informer
01:05:25tout le monde
01:05:25qui nous lit
01:05:25et qui nous regarde
01:05:26donc vous avez dit
01:05:29que parmi les 119 blessés
01:05:31il y en avait 6
01:05:32qui n'ont pas été
01:05:33formellement identifiés
01:05:35mais vous avez aussi dit
01:05:37que parmi les nationalités
01:05:39il y a 14
01:05:40dont la nationalité
01:05:41est inconnue
01:05:42et je voulais juste comprendre
01:05:43c'est-à-dire que vous avez
01:05:44des gens que vous avez
01:05:45parmi les 14
01:05:47ça veut dire qu'il y en a
01:05:48que vous savez qui c'est
01:05:49mais vous savez pas
01:05:50de quel pays ils viennent
01:05:51c'est cela ?
01:05:52C'est à peu près cela
01:05:53et je vais être plus précis
01:05:54pour répondre
01:05:55à votre question
01:05:56quand je parle
01:05:57d'identification
01:05:58pour ces personnes-là
01:05:59c'est-à-dire qu'on peut
01:06:00donner un nom
01:06:01et un prénom
01:06:01mais donner encore
01:06:03une identité
01:06:03c'est le travail
01:06:04qui est en cours
01:06:05par la police judiciaire
01:06:06par la police judiciaire
01:06:07fédérale
01:06:08et par nos enquêteurs
01:06:09aussi à l'étranger
01:06:10avec les contacts
01:06:11que nous avons
01:06:11avec les pays étrangers
01:06:13donc c'est pour ça
01:06:15que si vous faites
01:06:16le décompte des chiffres
01:06:17que je vous ai donné
01:06:18un gap
01:06:19ou des différences
01:06:20puisqu'il faut vraiment
01:06:21s'attendre
01:06:22il faut s'entendre
01:06:23sur la définition
01:06:24que nous donnons
01:06:25à nos notions
01:06:26ces chiffres
01:06:27comme l'a dit
01:06:28la procureure générale
01:06:29comme je l'ai également
01:06:30sur lequel
01:06:31conformément à ce que j'ai aussi dit
01:06:33tout à l'heure
01:06:33sont évolutifs
01:06:34et puis nous allons
01:06:36vous tenir informés
01:06:37régulièrement
01:06:38de l'évolution
01:06:38de ces chiffres
01:06:39de manière à ce que
01:06:41vous puissiez ensuite
01:06:42faire votre travail
01:06:43et surtout renseigner
01:06:44la population
01:06:45merci monsieur
01:06:46et ma dernière question
01:06:47pardon
01:06:48c'était aussi
01:06:48une question de chiffres
01:06:49il me semble
01:06:49peut-être c'était vous
01:06:50monsieur Ganser
01:06:51sur RTS ce matin
01:06:52quelqu'un en tout cas
01:06:53je crois qu'il est ici
01:06:54a dit qu'il y avait
01:06:56entre 80 et 100
01:06:58des blessés
01:06:58qui étaient dans
01:06:59l'urgence absolue
01:07:00l'urgence absolue
01:07:01est un terme médical
01:07:03il me semble
01:07:04que quand on a parlé
01:07:05des 119 patients
01:07:06on n'a pas donné
01:07:07un chiffre spécifique
01:07:08là-dessus
01:07:09est-ce possible
01:07:10de dire
01:07:10l'état de gravité
01:07:11de ces 119 personnes
01:07:13alors je peux donner
01:07:18un premier élément
01:07:19de réponse
01:07:20donc c'est pas quelque chose
01:07:21qui sauf à avoir été dit
01:07:22ce matin
01:07:22mais c'est quelque chose
01:07:23qui a été évoqué hier
01:07:25en conférence de presse
01:07:26effectivement que
01:07:2880 personnes
01:07:29ont été transférées
01:07:32via les secours
01:07:34via l'OCVS
01:07:35et sur ces 80 personnes
01:07:38qui ont bénéficié
01:07:40en grande partie
01:07:41d'une prise en charge
01:07:43déjà sur site
01:07:44la grande majorité
01:07:46d'entre eux
01:07:46étaient dans une situation
01:07:48grave
01:07:48dans une situation
01:07:49critique
01:07:50peut-être que
01:07:51le chef de l'OCVS
01:07:54peut apporter
01:07:54quelques précisions
01:07:55puisqu'il a
01:07:56cette vue d'ensemble
01:07:57sans doute un petit peu
01:07:58plus précise
01:07:58que nous
01:07:59malheureusement pas
01:08:05on va
01:08:06juste répéter
01:08:07ce qu'on a dit hier
01:08:08déjà le terme
01:08:10d'être blessé grave
01:08:11c'est pas un terme
01:08:12où tu peux dire
01:08:12oui
01:08:13lui il est blessé grave
01:08:14ou pas
01:08:14alors c'est pour ça
01:08:15c'est impossible
01:08:16de dire vraiment
01:08:17un chiffre sûr
01:08:18qui était gravement
01:08:20blessé ou pas
01:08:21mais c'est juste
01:08:22que sur les personnes
01:08:23qu'on a traité
01:08:24le plus part
01:08:25étaient blessés grave
01:08:26merci
01:08:28merci
01:08:29merci
01:08:29merci
01:08:30merci
01:08:31ciao
01:08:31– Sous-titrage FR 2021
Écris le tout premier commentaire