00:00Et je pense qu'effectivement, si c'était dans des quartiers, si c'était dans Paris intra-muros que ça se produisait,
00:05je pense que les mois seraient tellement importants qu'on agirait de façon beaucoup plus rapide et drastique.
00:10Là, on se dit, finalement, ça concerne les quartiers populaires.
00:15Le paradoxe, c'est que ceux-là même qui minimisent ou qui banalisent ça,
00:20en fait, ne s'aperçoivent pas qu'ils ne protègent pas non plus la jeunesse.
00:23Parce que c'est sûr que ces jeunes-là, ils peuvent atteindre la vie d'autrui.
00:27Mais au final, ils peuvent aussi atteindre leur propre vie.
00:31Déjà, d'avoir des mortiers dans les mains, parce qu'il y a une banalisation du mortier,
00:35d'ailleurs pas seulement dans les quartiers difficiles, partout.
00:37C'est extrêmement dangereux pour ces jeunes-là.
00:39Ces jeunes-là qui vont, effectivement, après peut-être se planter au couteau, je ne sais quoi,
00:44ils doivent être protégés, interrompus et stoppés avant que ça ne soit trop tard.
00:49Et je pense qu'effectivement, il peut y avoir un consensus aujourd'hui autour de cette question-là.
00:53Parce que cette jeunesse-là, ce n'est pas en fermant les yeux et en se disant
00:56« Tout va très très bien, il faut que jeunesse se passe »,
00:59qu'on va les protéger et on va les amener justement à ne pas se mettre en danger,
01:04évidemment pas à se mettre en danger autrui.
01:06Et donc là, je pense qu'il y a vraiment quelque chose d'impératif autour de cette question-là
01:09qui doit être saisie par tout le monde, quel que soit son bord politique en France.
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