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- il y a 9 mois
S'appuyant sur les travaux des trois grands psychanalystes Freud, Adler et Jung, le sociologue Michel Fize nous livre, dans Le Roi "brindezingue", une analyse fine, méthodique, argumentée de la psychologie d'Emmanuel Macron. L'auteur met l'accent sur les capacités de "zinguerie" de l'actuel président : décisions erratiques, contradictoires, irrationnelles, tardives, et montre que, faute de pouvoir prouver la folie d'Emmanuel Macron, l'on peut affirmer qu'il est désormais fondamentalement dangereux. Son "désir d'être en haut est à ce point exacerbé que cet homme "un peu névrotique, un peu psychopathe, un peu pervers, un peu mégalomane" ne reculera devant rien pour asseoir sa "mégalothymia" - fut-ce en entraînant la France et ses enfants dans une guerre qu'ils n'auraient pas voulue...
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00:58Bonjour à tous et bienvenue dans notre Zoom, aujourd'hui en compagnie de Michel Fize.
01:13Bonjour, monsieur.
01:14Bonjour.
01:15Michel Fize, sociologue, politologue, essayiste.
01:18Vous êtes l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages.
01:20Le dernier, le voici, le roi Brinzingue, à retrouver, comme d'habitude, sur la boutique de TV Liberté.
01:27Alors le roi, évidemment, c'est Emmanuel Macron et Brinzingue.
01:31Un terme un petit peu familier, un petit peu léger pour évoquer des choses très graves,
01:36dont on va parler dans un instant avec vous.
01:38Alors je vous cite pour commencer, Michel Fize.
01:41Emmanuel Macron souffre d'anomalies psychiques graves, provoquées selon toute vraisemblance
01:47par un métablocage du développement affectif et sexuel dans les années d'enfance et d'adolescence.
01:55Alors la première question, ce sera celle-là.
01:57D'où tirez-vous ce diagnostic en l'absence d'examens cliniques ?
02:03Alors ce livre, d'abord, est un approfondissement et un affinement du précédent.
02:09Un président anormal, que j'avais présenté ici même il y a une année environ.
02:15Avec Élise Blaise.
02:16Voilà.
02:16Et donc, je me suis mis dans la posture, bon, que j'ai bien connue avec mes travaux sur l'adolescence,
02:26une posture psychanalytique.
02:28Donc j'ai fait référence aux...
02:31Et pas psychiatrique.
02:32Alors pas psychiatrique.
02:33Vous n'êtes pas psychiatre.
02:34Je ne suis pas psychiatre.
02:35Donc, par exemple, la question de savoir si Emmanuel Macron est fou ou pas, je n'en sais rien.
02:41Voilà.
02:42Et personne ne le sait.
02:43Alors on peut évidemment partir dans des accusations ou des affirmations à l'emporte-pièce.
02:48Bon, ça ne fait pas avancer, encore une fois, la raison.
02:53Là, pour déterminer un diagnostic de démence mentale, il faut évidemment un examen.
02:59Il faut un examen clinique fait par un professionnel.
03:04Donc vous en êtes tenu à ce que les Français peuvent voir, écouter, lorsque le président Macron prend la parole.
03:11Voilà.
03:12Donc j'ai fait ce que j'avais fait dans le premier opus.
03:15J'ai repris les discours, les postures, les mots, les mots clés en particulier, quasi obsessionnels pour certains.
03:26Oui, la guerre, le travail, la responsabilité, les devoirs, mais pas les droits.
03:33Enfin bref, donc, se dessinant un portrait, évidemment, d'être supérieur, puisque je rappelle qu'encore une fois,
03:40que ce qui anime ce que j'avais appelé un mégalotimiaque, donc quelqu'un qui se met dans une posture de supériorité
03:46pour afficher en toutes circonstances ce que Nietzsche appelait une volonté de puissance et de paraître.
03:52Voilà.
03:53Donc c'est ça, le ressort.
03:54Donc c'est un ressort psychologique majeur.
03:59Voilà.
03:59Alors à partir de là, eh bien j'ai convoqué à la table d'examen les grands noms de la psychanalyse,
04:06Freud, Adler, Jung, voilà, qui donnent sur le personnage des explications, voilà,
04:13qui ne nécessitent pas, encore une fois, un tête-à-tête avec l'intéressé.
04:18Alors, je rappelle quand même que dans ce livre, je fais un travail scientifique, c'est-à-dire
04:24j'émets des interrogations, je n'ai pas toutes les réponses sur tous les sujets et je pose
04:30beaucoup d'hypothèses, dont certaines sont validées par rapport à ce que je pouvais
04:37affirmer dans le précédent livre.
04:40Par exemple, la notion de danger dont on parlera, bon, pour moi, ce n'est plus une hypothèse.
04:44Aujourd'hui, c'est une conclusion, une conclusion donc de cette pathologie.
04:49Voilà.
04:49Donc ce que l'on peut dire avec certitude, et je le dis avec certitude, c'est une personnalité
04:54pathologique.
04:56Maintenant, moi je mets en garde et je me suis tenu à distance de ces accusations frontales,
05:02de perversion narcissique, de psychopathie, de démonstration.
05:12– Mais il serait contre-productif en l'absence d'examens cliniques.
05:14– Absolument, absolument.
05:15Et c'est même servir l'intéressé, parce que l'intéressé va se dire, bon, ben là,
05:19il m'adresse des scudes, voilà, qui ne sont pas démontrés.
05:24Voilà.
05:24Donc je pense qu'il faut passer par une étape plus raisonnable.
05:28– Alors avant d'en venir à l'analyse que vous faites du président de la République,
05:33peut-être qu'on peut se pencher sur l'analyse qu'il a de lui-même.
05:36C'était en 2017, pendant la campagne présidentielle, quand il est interviewé par plusieurs journalistes
05:41de Mediapart.
05:42Il a cette sortie, si je n'étais que la cupidité, je n'aurais pas choisi de quitter
05:47la banque d'affaires ou alors je serais un être extrêmement complexe, voire pervers.
05:52Et à la suite de cette sortie-là, un petit rictus, un silence s'installe sur le plateau.
05:59Qu'est-ce que vous pouvez penser de cette déclaration ?
06:03– Oh, pas grand-chose.
06:06Encore une fois, sauf à dire qu'elle exprime que finalement, pour être dans la centralité,
06:13il va choisir d'une manière très opportuniste, parce qu'il est très opportuniste.
06:17Donc la présidence de la République, ça a été aussi une opportunité
06:21pour dépasser un cheminement antérieur dont il avait peut-être d'ailleurs fait le tour.
06:27Voilà, donc banquier un jour, président un autre jour.
06:32Donc il est…
06:34– Je suis socialiste, mais je ne suis pas socialiste.
06:37– Oui, bien sûr.
06:38Encore une fois, il dit tout et son contraire.
06:40C'est ce que j'ai exposé dans la deuxième partie sur l'anormalité politique.
06:46L'anormalité politique est fondée sur des décisions erratiques, surprenantes, étonnantes, inutiles, nuisibles.
06:56Bon, on en parlera avec la dissolution peut-être.
06:59Voilà, donc il est sous le coup de pulsions, de pulsions et d'impulsions.
07:06– Comme un enfant pourrait l'être ?
07:08– Voilà, voilà.
07:09– Un adolescent le serait aussi ?
07:11– Oui, voilà.
07:11Vous voyez, par exemple, pour démontrer la toute-puissance infantile
07:14et le fait qu'il a vécu un traumatisme,
07:19on ne peut pas en identifier la nature exacte.
07:22– Oui, alors vous dites qu'il a subi un métablocage affectif et sexuel
07:26dans les années d'enfance et d'adolescence.
07:28Est-ce qu'on peut imaginer qu'elle en serait l'origine ?
07:31– Alors, tout un faisceau de facteurs.
07:34Bon, en commençant par la famille quand même.
07:36Parce que le rapport aux parents est un rapport quand même assez inédit.
07:41– Conjectuel, oui.
07:41– C'est-à-dire, bon, un père froid, assez distant,
07:44avec lequel apparemment il n'a pas eu de longs échanges.
07:49Une mère qui est un peu éloignée également.
07:53Bon, le rôle de la grand-mère qui vient se présenter
07:56comme finalement le membre parent substitutif, très rapidement,
08:02qui va accompagner le jeune Macron dans sa toute-puissance.
08:06Donc, quelque part, au départ, il n'a pas été bordé par des limites.
08:10Il n'a pas été bordé par des repères.
08:12Il s'est installé dans la transgression.
08:15Voilà.
08:15– La transgression notamment avec cette rencontre
08:19qu'il fait avec la personne qui deviendra son épouse,
08:24Brigitte Macron, quand il a 15 ans.
08:26– Voilà.
08:26Alors ça, vous voyez, on peut dire des choses avec certitude
08:30et dire beaucoup de bêtises par ailleurs,
08:32ou en tout cas des affirmations non démontrées.
08:34Bon, c'est une transgression.
08:36Parce que le fait, d'abord, pour un jeune homme,
08:40d'entretenir une relation avec une personne adulte,
08:45deux surcroît son professeur,
08:47bon, c'est a priori une anormalité sociale.
08:50– Ça s'appelle un détournement de mineurs.
08:51– Je rappelle que, oui, Gabriel Russier a eu moins de chance en 1968
08:56qu'en étant tombée amoureuse d'un élève de terminale.
08:58– Elle a été condamnée.
09:00– Condamnée et elle a mis fin à ses jours.
09:03Voilà.
09:04Donc, de toute façon, là, il y a quelque chose
09:06qui, en soi, déjà, est une anomalie.
09:08Alors après, il y a le jeu des deux protagonistes.
09:13Qui joue quoi ?
09:14Quel rôle joue l'un ou l'autre ?
09:17Alors, il y a quelque chose que je développe aussi dans le livre,
09:20c'est la question du masculin et du féminin.
09:22Vous avez un individu, Emmanuel, dont la masculinité peut peut-être poser problème.
09:31Bon, jusqu'à évoquer ce complexe de virilité.
09:35Voilà.
09:35Et puis, de l'autre côté…
09:36– Pourquoi sa masculinité poserait problème ?
09:39– Eh bien, tout simplement, peut-être parce qu'il n'a pas eu un cheminement identitaire…
09:44– Oui, de garçon à adolescent normal.
09:47– Par exemple, oui.
09:48Il est entré très, très vite dans une relation affective et sexuelle
09:54avec une femme beaucoup plus âgée.
09:57Voilà.
09:58Qui s'est immédiatement positionnée comme femme par rapport à lui
10:01qui a essayé d'être un homme.
10:05Et d'ailleurs, je constate que dans les dernières péripéties de Brigitte Macron
10:13à propos, effectivement, de cet humoriste où elle a traité…
10:17– Harry Habitant, oui, qui avait un certain nombre de féministes devant son théâtre
10:23et elle lui a dit « on va les faire dégager, c'est ça le conne ».
10:26– Voilà.
10:27Donc, elle pose finalement une féminité très classique, quelque part.
10:32Elle se pose en femme qui, quelque part, comme disait la fille de Mme Claude,
10:39est peut-être un peu transphobe, parce que bon, on est en une société…
10:43– Mme Claude qui était la responsable d'une maison close.
10:45– Voilà, tout à fait.
10:46– Une maison close.
10:46– Oui, même une série de maisons close.
10:48– À Paris.
10:49– Bon, c'était la… on dirait le grand pontif.
10:51– La mère Macrède.
10:51– Voilà.
10:53– Ou le grand pontif.
10:54Enfin, bref, donc, quelque part, quelque part, il y a des positionnements masculins,
11:00féminins qui sont très traditionnels.
11:02– Quand vous dites que le président refoule des choses, pensez à quelles choses ?
11:08– Alors, il peut y avoir des choses désagréables, liées à des relations familiales compliquées,
11:19non satisfaisantes, des déceptions.
11:23Il peut y avoir aussi, ce que je dis dans le livre, des choses, au contraire, agréables
11:28qu'il veut refouler.
11:30Le fait d'avoir eu une relation très jeune avec une personne adulte.
11:33– Bon, probablement que c'est quand même une expérience agréable au départ pour
11:38un jeune adolescent qui est, évidemment, dans le désir sexuel comme tous les adolescents.
11:45Donc, mais, socialement, ce n'est pas bien.
11:48Voilà.
11:49Donc, il peut y avoir un refoulement.
11:51Mais vous voyez, là, vous posez une excellente question pour laquelle il faudrait enquêter
11:56davantage.
11:56Donc, repartir au combat pour savoir qu'est-ce qui est refoulé exactement.
12:01On ne peut être que dans des scénarios d'hypothèses.
12:03– Ce sentiment de supériorité dont vous parlez dans votre ouvrage à l'égard
12:08du président de la République, les Français ont pu s'en rendre compte.
12:11Qu'est-ce que cela révèle ? Qu'est-ce que cela cache aussi ?
12:13– Alors, ça révèle quelque chose qui déplait beaucoup à ceux qui nous écoutent
12:17quand j'en exprime l'idée.
12:20Mais je pense que ça cache ce que Alfred Adler, le psychanalyste autrichien,
12:26appelait un complexe d'infériorité.
12:27– Alors, je pense que le sous-bassement de tout ça, c'est une identité personnelle
12:33de M. Macron qui est extrêmement instable, malgré les apparences.
12:38D'où le fait d'endosser différents rôles qui sont autant de camouflage d'une réalité
12:44peut-être qui lui est insupportable.
12:46– On l'avait vu au début de son premier mandat, endosser différents habits,
12:51des déguisements, certains diraient, quand il s'était déguisé en aviateur,
12:57en footballeur, enfin, il avait eu des tas de tenues.
13:00– Oui, mais en mettant les gants de boxe, etc.
13:02– Oui, voilà.
13:03– Avec des bras légèrement gonflés à l'ordinateur pour faire croire qu'il est très musclé.
13:07– Voilà, donc je pense qu'il y a sans doute chez lui un rapport au corps,
13:11un rapport au corps, un rapport au corps un peu incertain.
13:15Alors, est-ce qu'il vit profondément ce complexe d'infériorité ?
13:19Pas sûr, mais un complexe d'infériorité, même inconscient, peut-être très fort
13:25et peut-être orientateur d'un certain nombre de conduites.
13:29Donc, c'est ce que Adler appelle la compensation.
13:32Donc, pour effectivement compenser cette infériorité
13:35qui peut aller jusqu'à un sentiment d'insuffisance virile,
13:39eh bien, il va se mettre dans une posture qui emmerde les Français,
13:44pardonnez-moi l'expression, de supériorité.
13:47Voilà, supériorité, c'est-à-dire quelqu'un qui a toujours raison
13:51et qui n'accepte pas la moindre critique.
13:55Je relisais l'autre jour ce propos de l'ambassadeur américain
13:59qui avait osé dire, alors d'abord c'est vrai que ce n'était pas le propre d'un ambassadeur
14:03de s'avancer sur un terrain qui n'est pas de son champ de responsabilité,
14:09mais il avait dit que M. Macron n'en faisait pas assez
14:11pour la lutte contre l'antisémitisme.
14:14Bon, ça avait entraîné, effectivement, une réaction très très vive de l'intéressé
14:18qui ne supporte pas la contradiction.
14:21Donc, je répète ce que je disais déjà il y a quelques mois,
14:25Emmanuel Macron, c'est moi sans les autres,
14:29ou les autres qui sont de petits caporaux, voilà, de petits exubants.
14:34Des gens qui ne sont rien, dit-il.
14:35Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr.
14:38D'où le fait que quelque part, c'est peut-être pas insignifiant non plus.
14:42Moi, je vous trouve du travail en traversant la rue.
14:44Vous êtes insignifiant, je suis tout puissant.
14:46Oui, oui, oui, oui.
14:48Et alors, jusqu'à des choses quand même cocasses.
14:50C'est lui qui provoque cette dissolution
14:52qui est véritablement une très mauvaise décision,
14:56qui a été extrêmement nuisible, voilà.
14:58Mais, il ne reconnaît pas la culpabilité.
15:01C'est la faute des autres.
15:02Maintenant, vous avez les cartes en main,
15:04vous devez vous entendre, faites un compromis du PS aux Républicains.
15:09Ah, vous ne le faites pas, donc vous êtes des incapables.
15:12Si le président d'Aventure regardait l'entretien qu'on est en train de tourner,
15:18Michel Fils, quelle serait selon vous la réaction, sa réaction ?
15:23Oh bien, quelque part que nous serions dans l'affabulation,
15:26dans des critiques de Fada, pour reprendre peut-être le terme.
15:32Vous penseriez que ça le ferait rire, que ça le ferait jouir ?
15:37Il parle de lui.
15:39Oui, je pense que ça ne le heurterait pas plus que ça.
15:41D'abord parce qu'il a entendu des choses beaucoup plus accablantes
15:45que ce que je peux dire.
15:46Moi, encore une fois, je ne suis pas dans des accusations frontales non démontrées.
15:51J'essaie, encore une fois, de retrouver un mécanisme psychique.
15:57Et puis je rappelle que l'anomalie psychique, dont beaucoup d'entre nous d'ailleurs
16:03peuvent être atteints d'une manière ou d'une autre, n'est pas une maladie.
16:06Parce que sinon, il y aurait vraiment beaucoup d'anormaux psychiques.
16:10Mais ça entraîne des dérèglements de fonctionnement et psychologiques.
16:15– Donc un rapport peut-être très délicat à l'amour, par exemple, à l'affection.
16:21– Lui-même dit qu'il n'a pas d'amis, par exemple.
16:23– Oui, il n'a pas d'amis, mais parce qu'encore une fois,
16:27il s'est mis dans ce corset de supériorité, y compris d'ailleurs avec ses frères et sœurs.
16:31Puisqu'on sait maintenant qu'avec ses frères et sœurs, il était assez distant.
16:35Il était, lui, dans son coin, l'aîné et les autres dans leur propre coin.
16:40Donc on voit bien peut-être que toutes ces embrassades, ces serrages de mains, ces contacts,
16:47ça c'est peut-être derrière un besoin d'amour qui n'a pas été satisfait.
16:52Alors ce qui peut-être pourrait laisser penser que la relation avec Brigitte Macron
16:57ne suffit pas à satisfaire ce besoin très très fort.
17:02Mais je pense qu'il y a un besoin d'affection.
17:04– Comment ces troubles psychiques peuvent se répercuter,
17:07se répercutent-ils sur son action politique ?
17:10– Directement, frontalement, puisqu'encore une fois,
17:15aucune de ces décisions n'est fondée sur des considérations politiques.
17:20Toutes ces décisions sont fondées sur des considérations psychologiques.
17:24– Il est dans l'émotion.
17:26– Il est dans l'émotion, voilà.
17:27Il est dans l'émotion et il est dans le souci d'être toujours sur le devant de la scène,
17:33d'être au centre, au centre en France, au centre en Europe,
17:37au centre sur le monde, jusqu'à se prétendre presque l'égal de Donald Trump et Vladimir Poutine.
17:46Voilà, donc au centre.
17:48– Le goût de la mise en scène, c'est son épouse, professeur de théâtre,
17:52qui lui aurait inculqué, selon vous ?
17:54– Je pense que ça a pu être un élément qui a entretenu ce désir d'être au centre,
18:03mais je crois que c'était un désir qui a préexisté à cette relation.
18:10– Vous évoquiez tout à l'heure, Michel Fils, des propos bruts, non retenus, non réfléchis,
18:15délirants quelquefois sur la Russie en particulier.
18:19Alors qu'est-ce qu'il faudrait retenir de l'alignement d'autres chefs d'État ?
18:24Je pense au chancelier allemand Merz ou au Premier ministre britannique Starmer
18:28sur les positions du président à l'égard de la Russie.
18:32– Alors première peut-être observation, peut-être qu'il faudrait regarder
18:35si ces personnages dont vous parlez ne sont pas eux aussi atteints d'anomalies psychiques,
18:41lesquelles ça reste à voir, mais bon on le fait pour d'autres chefs d'État,
18:45donc pourquoi pas ?
18:47Et puis peut-être aussi, alors là, des responsables qui ont le sens diplomatique,
18:53qui voient peut-être tout l'intérêt à mettre en scène quand même
18:57une riposte européenne un petit peu globale,
19:00voilà, donc ils peuvent y avoir intérêt.
19:02Et troisième chose, qui n'est peut-être pas non plus négligeable,
19:05un pouvoir de séduction, parce qu'apparemment cet homme séduit autour de lui.
19:10– De manipulation, disait une personne interrogée au sujet du président
19:17sur son métier de banquier d'affaires,
19:21en disant que c'est quelque part un petit peu de la manipulation des foules
19:26ou de la manipulation des individus auxquels il faut avoir recours.
19:31– Voilà, alors là, effectivement, avec peut-être plus encore la séduction,
19:36c'est-à-dire user de cette image de charisme qu'on lui renvoie,
19:42bon, le Jupiter dont on a parlé pendant des années,
19:46même si on en parle un petit peu moins.
19:48– Donc, il y a tout un ensemble de faits,
19:54alors peut-être donc des personnalités psychiques également européennes
19:58qu'il faudrait revoir, vous savez,
20:01depuis Machiavel on le sait,
20:05tout homme d'État est un peu fou,
20:07est un peu fou,
20:08mégalomaniaque sûrement,
20:11paranoïaque pour les pires,
20:14dans des régimes plus autoritaires sûrement.
20:18Voilà, donc il y a aussi la complicité,
20:22voilà, c'est peut-être la nécessité,
20:24la complicité des petits pour contrer les États-Unis de Donald Trump,
20:28bon, qui évidemment affiche un mépris souverain à l'égard de notre continent.
20:33– Vous vous contenez au domaine scientifique,
20:36Michel Fils, dans votre ouvrage,
20:39il y a quelque temps j'entendais une ancienne ministre,
20:42Christine Boutin, pour la nommer,
20:45affirmer que cela pourrait sortir du modèle scientifique
20:50pour aller dans le spirituel,
20:52quand elle affirme qu'Emmanuel Macron pourrait être possédé.
20:56Qu'est-ce que ça vous évoque ?
20:58– Alors là, je ne suis pas évidemment exorciste,
21:01donc je ne pratique pas évidemment…
21:03– Vous rejetez totalement ce genre de…
21:05– Je ne rejette pas, je suis dans…
21:08je ne sais pas, vous voyez ?
21:10Donc, moi, je n'affirme rien que je ne puisse être assuré
21:14d'un minimum de certitude, voilà.
21:17Mais c'est une hypothèse, c'est une hypothèse, voilà.
21:20Mais il ne suffit pas de déclarer « il est possédé »,
21:23ou « il est fou », ou « il est pervers narcissique »,
21:26ou « il est manipulé », ou « il est l'agent de ceci, l'agent de cela ».
21:30Tout ça, il faut le démontrer, il faut le démontrer.
21:32C'est pour ça que le psychologique, c'est quelque chose d'intéressant,
21:35parce qu'on peut démontrer les choses, voilà.
21:37Mais il faut prendre le temps, il faut y aller avec prudence,
21:40pour aboutir seulement, et ça va peut-être un peu décevoir aussi,
21:44à des approximations, pour prendre une formule de je ne sais plus lequel
21:48de ces psychanalystes, des approximations pathologiques.
21:52Parce que quelque part, Emmanuel Macron, je le dis aussi,
21:55flirte avec toutes ces pathologies, voilà.
21:57Oui, il est un peu névrotique, il est un peu psychotique,
22:00il est un peu pervers narcissique, voilà.
22:02Mais il n'est rien, authentiquement, qui le fait rentrer dans une de ces catégories.
22:09Parce que, par certains critères, il échappe à la névrose,
22:12par d'autres, il échappe à la psychose,
22:15par d'autres encore, il échappe à la perversion narcissique.
22:18Vous savez, les psychanalystes le disent très bien,
22:22il faut prendre une personnalité dans sa globalité, voilà.
22:24Les signes, ils ne sont pas, vous voyez, c'est pour ça que quand on dit
22:27il est pervers narcissique, mais c'est ridicule,
22:30parce qu'il n'est pas que pervers narcissique.
22:32C'est un terme d'ailleurs un peu galvaudé,
22:34qui a été lui-même abandonné, créé après la Seconde Guerre mondiale
22:38et abandonné, c'est très difficile à définir, un pervers narcissique.
22:40Oui, mais vous savez, vous avez connu le temps où on disait
22:43quelqu'un qui nous déplaisait, alors il est parano.
22:46Oui, oui, voilà.
22:46Alors c'était le terme, parano.
22:48Maintenant, il est pervers ou il est fou, ou il est cinglé.
22:51On entend le président Macron parler de confrontation avec la Russie,
22:56sa volonté de continuer à faire pression sur la Russie.
22:59Est-ce que vous pensez que les troubles psychiques
23:02que vous évoquez dans votre ouvrage
23:04pourraient pousser le président dans un jusqueboutisme,
23:11allant jusqu'à déclencher, il irait passer le pas
23:15pour déclencher un conflit avec la Russie ?
23:18À si nécessité apparaissait, il le ferait.
23:22Je crois qu'il faut avoir conscience de plusieurs choses.
23:24La première, il a fabriqué la menace russe.
23:28Qu'il y ait une potentialité d'agression de tel ou tel état du monde,
23:35bon, effectivement, le danger pour nous est plutôt venu de l'Est,
23:39généralement que de l'Ouest, bon, dont acte.
23:42Mais pour le reste, rien n'interdit de penser que c'est une erreur,
23:50une erreur d'appréciation, dont d'ailleurs Vladimir Poutine s'amuse peut-être.
23:55Si les drones envoyés à l'île longue sont bien des drones russes,
24:00mais c'est tout simplement pour, je dirais, titiller un peu le président,
24:07le faire, comment on dit, je ne sais pas si on peut le dire, pétocher,
24:12peur, lui insuffer la peur.
24:15– Faire pétocher quelqu'un qui a le doigt potentiellement sur le bouton atomique ?
24:19– Voilà, et qui est dans un environnement politique particulièrement médiocre,
24:27probablement le plus médiocre qu'on a connu depuis toute l'histoire de l'humanité,
24:32je crois qu'il faut aller jusque-là.
24:35– On a vu M. Castaner, ministre de l'Intérieur, quelques années quand même.
24:39– Oui, mais bon, il y avait, vous savez, le principe d'une cour,
24:44puisque nous parlons du roi, le principe d'une cour,
24:47c'est d'avoir des courtisans, d'avoir des fidèles,
24:50d'avoir des gens qui, effectivement, ont le doigt sur la couture du pantalon,
24:55qui exécutent…
24:56– Pas que des bouffons, quoi.
24:57– Voilà, mais pas que des bouffons.
24:59Mais pour le reste, à part quelques personnages,
25:03mais qui ont disparu quand même les uns après les autres,
25:06je crois qu'Emmanuel Macron est redevenu un homme seul.
25:11Un homme seul.
25:11– Terminons là-dessus, si vous voulez bien, Michel Fize,
25:15avec les travaux du psychiatre italien, aujourd'hui décédé, Adriano Segatori.
25:22Il avait fait une vidéo, après l'élection du président en 2017,
25:26il a récidivé en 2022 avec une deuxième vidéo.
25:29Il affirmait qu'Emmanuel Macron est une personnalité pathologique
25:32qui représente désormais un danger majeur pour notre pays.
25:37Alors, ma question, elle est simple.
25:39Pourquoi nos parlementaires, au vu de ce qu'ils peuvent voir,
25:43comme tout le monde, ne se chargent pas de destituer le président de la République ?
25:48Je crois qu'il faut deux tiers des sénateurs et députés
25:51pour la destitution du président.
25:53– Je crois qu'il y a d'abord deux hypothèses qu'il faut écarter.
25:57Il n'y aura pas de démission du président.
26:00Il n'y aura pas de destitution parce que, vous l'avez dit,
26:02la majorité est beaucoup trop qualifiée
26:04et jamais elle ne sera atteinte.
26:07Et puis, je crois, la troisième observation, c'est que…
26:09– Elle est en relative, la majorité.
26:12– Oui, oui, mais encore une fois…
26:14– Il n'y a même pas de majorité, d'ailleurs.
26:15– Oui, enfin, c'est des…
26:16– Elle l'était pendant ses premiers mois de deuxième mandat.
26:20– Voilà, mais c'est des majorités qui, progressivement,
26:22deviennent un petit peu des majorités de compromis.
26:24Alors, peut-être même un peu plus de compromissions que de compromis.
26:27Voilà, bon, donc, quelque part,
26:30Emmanuel Macron va jouer toujours sur le ressort
26:34qu'il a utilisé, la durée, la durée, il va durer, il va durer.
26:39– Mais pourquoi ces parlementaires refusent de le faire s'occuper ?
26:41– Mais parce qu'encore une fois,
26:43ils ont intérêt à ce que rien ne bouge vraiment,
26:46parce qu'entre ceux qui voudraient la dissolution,
26:49mais d'autres qui ne la voudraient pas
26:50parce qu'elle ne leur serait pas favorable,
26:52entre ceux qui voudraient une élection présidentielle,
26:55même anticipée, et ceux qui ne la veulent pas,
26:58bon, il y a des divergences de vues.
27:00Donc, il n'y a aucun scénario qui paraît viable.
27:03Donc, continuons comme ça, allons jusqu'au terme.
27:07D'ailleurs, le terme se rapproche.
27:09Et donc, maintenant, il est évident que je pense que les choses ne bougeront pas.
27:13Alors, sauf peut-être, hypothèse d'un renversement du gouvernement Lecornu,
27:19qui pourrait peut-être quand même arriver,
27:22après, que se passera-t-il ?
27:23Donc, mais il serait capable de renommer un Premier ministre, voilà,
27:28un peu de son choix,
27:30en prenant une personnalité peut-être totalement inattendue, voilà.
27:35Mais, encore une fois, durer, voilà, durer jusqu'au terme,
27:40et peut-être même au-delà du terme.
27:42– Revenir en 2032, pourquoi pas ?
27:44– Oui, où, bon, je pense que les Français, quand même, auront compris.
27:49Donc, ça me paraît quand même une hypothèse, pour moi, peu crédible.
27:52Mais, par contre, rester, rester un peu plus longtemps.
27:55Donc, l'article 16.
27:58– Les pleins pouvoirs, on en a déjà parlé.
28:01Ça n'est pas, évidemment, ça fait partie de la Constitution.
28:04Il pourrait tout à fait y avoir recours.
28:07En tout cas, le roi Brindzing, c'est le titre de votre ouvrage passionnant,
28:12Michel Fize, que nos téléspectateurs peuvent retrouver
28:14sur la boutique de TV Liberté.
28:16Merci à vous de nous avoir suivis, et merci à vous, monsieur.
28:19– Merci beaucoup.
28:19– Sous-titrage Société Radio-Canada