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  • il y a 2 mois

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00:00C'est ici, à quelques kilomètres de Lisieux, en Normandie, que se sont déroulés il y a dix ans des événements très étranges.
00:10Ici, dans cette maison presque neuve, où M. et Mme Dupré menaient une vie tranquille et calme.
00:16Tout a commencé un dimanche d'automne, un dimanche comme les autres.
00:19Tu peux m'apporter le sécateur, s'il te plaît ?
00:21Il est où ?
00:22Je sais pas.
00:26Oui, c'est une maison qu'on a construite, quoi.
00:28Elle est toute neuve.
00:29C'est nous qui avons oublié d'être dans les premiers.
00:31Ce qui s'est passé, c'est difficile à expliquer, parce que j'avais jamais entendu parler de ça.
00:36Mes parents, mes grands-parents, ils leur parlaient du poids, mais c'était des farces qu'ils faisaient.
00:40Ils se mettaient des draps sur la tête et puis ils faisaient peur aux autres, mais des trucs comme ça.
00:44Mais autrement, j'ai jamais rien vu.
00:46Et on me leur a dit, j'aurais ri, parce que c'est...
00:50Et encore tout de suite, j'avais du mal à croire.
00:53Sinon, je l'ai vécu, mais autrement...
00:55La nuit et le silence viennent de tomber sur la campagne normande.
01:02La maison des Duprés est complètement isolée.
01:04Dehors, il fait très froid.
01:06Et les Duprés savourent dans le calme leurs nouveaux conforts.
01:09Monsieur et Madame Duprés sont surpris.
01:23Qu'est-ce que c'est ?
01:24Ils n'attendent personne ce soir.
01:35Madame Duprés n'est pas rassurée.
01:36La pleine lune est impressionnante.
01:39Et à la campagne, on ne sait jamais qui peut rôder.
01:41Elle referme la porte à clés.
01:43Elle ne comprend pas ce qui se passe.
01:45Pour frapper à la porte de la maison, il faut traverser le jardin.
01:49Or, le portail est verrouillé.
01:51Ils ne sont pas cassés.
02:05Je ne comprends pas.
02:07Qu'est-ce que c'est pas ?
02:08On entendait des bruits de vaisselle.
02:09On croyait tout de bord qu'il y avait des gens.
02:11Et en fait, il n'y avait personne.
02:13Et après, ça revenait tout le temps.
02:15On a passé la nuit comme ça.
02:18Préoccupés, les Duprés décident quand même de se coucher.
02:21Mais tout cela n'est pas normal.
02:23Ce bruit de pas vient du grenier.
02:36Il y a donc quelqu'un dans la maison.
02:38Mais il n'y a personne.
02:53Comment est-ce possible ?
02:55Qu'est-ce qu'il y a ?
02:57Rien, rien.
02:59Allez, on va se coucher.
03:03Quels sont ces bruits étranges ?
03:05Qui se cache dans cette maison ?
03:07Quelqu'un voudrait-il du mal à monsieur et madame Duprés ?
03:37Est-ce un cauchemar ?
03:42Madame Duprés est terrorisée.
03:45Elle est déjà ainsi fragile.
03:46Il vient d'y avoir un deuil dans la famille qui l'a beaucoup affectée.
03:49Elle se demande si elle n'est pas en train de devenir folle.
03:58Qu'est-ce que tu as ?
03:59Qu'est-ce qui t'arrive ?
04:02Qu'est-ce qui s'est passé ?
04:04Quand je suis arrivée, ma belle-sœur était complètement effondrée.
04:07Elle pleurait d'ailleurs.
04:08Je leur ai dit, mais non, vous vous faites des idées.
04:10Tout ça, ça n'existe pas.
04:12Il ne peut pas se passer des bruits comme ça.
04:13C'est absolument impossible.
04:16Alors ma belle-sœur m'a dit, écoutez, soyez-vous.
04:18Je dis, oui, je vais rester un petit moment avec vous.
04:20Jusqu'à ce soir, ce n'est pas un problème.
04:21J'ai le temps.
04:22Alors je suis restée là-bas.
04:24Et puis au bout d'un petit moment, peut-être dix minutes, un quart d'heure,
04:27j'ai commencé à entendre des bruits.
04:29Alors des bruits, des flagrations,
04:30comme si on envoyait des cailloux dans un carreau, par exemple.
04:33Et puis alors ce qui est terrifiant,
04:35c'est d'entendre et de voir toutes ces choses-là,
04:37mais sans pouvoir voir d'où ça vient.
04:40Pour se rassurer, monsieur et madame Dupré
04:42ont demandé à leurs frères et sœurs de venir dîner le soir même.
04:45Seront-ils témoins, eux aussi,
04:46des phénomènes étranges qui semblent envahir la maison ?
04:49Qu'est-ce que c'est ?
05:01Qu'est-ce que c'est ?
05:03Qu'est-ce que c'est ?
05:19Ce soir-là, à un moment donné,
05:27on entend un bruit de portes,
05:28des portes qui tapaient.
05:31On s'en va voir, ces armoires,
05:32les portes s'ouvraient, se refermaient.
05:35Alors quand ils ont vu,
05:36l'armoire continuait à se démonter.
05:39Alors quand ils ont vu ça,
05:41il y a eu trois hommes là.
05:42Ils ont démonté l'armoire.
05:44Un morceau.
05:45C'est dangereux, ça, hein ?
05:46Oui, non, pas que tu sais.
05:47On va la démonter.
05:48C'est ce qu'il y a de mieux à faire.
05:52Comme ça, ça bougera plus.
05:54Espérons.
05:55Allez, on y va.
05:55On y est arrivés.
06:15Bon, les planches se soulevées.
06:16Ils tapaient ensemble,
06:18se soulevés.
06:20Et alors là, bon,
06:21ça, ça, ça, c'était...
06:22Elle a fermé la porte de la chambre,
06:23elle m'a dit, ça, c'est...
06:25Il faut repuyer dans cette pièce-là
06:26parce que vraiment, vraiment,
06:29on avait peur.
06:29On se demandait ce qui se passait.
06:30Et c'est pour ça qu'après,
06:32on a fait venir un peu de la famille
06:34pour faire voir quand même
06:35que ces brûlants,
06:37on ne les inventait pas.
06:38Je dis qu'on était là en bas.
06:49J'avais très peur pour les enfants
06:50qui étaient avec nous
06:51parce que c'était des très jeunes enfants.
06:53Et les enfants, apparemment,
06:55ils n'avaient absolument pas peur.
06:57Je me demandais même
06:58s'ils se rendaient compte
06:58de quelque chose.
06:59Je ne pense pas.
07:01Devant la violence des phénomènes,
07:02la famille Dupré décide
07:03de faire appel
07:04au guérisseur du pays,
07:05Michel Royer.
07:06On dit qu'il a aussi
07:07des pouvoirs d'exorciste,
07:09mais il ne peut pas
07:09se déplacer immédiatement.
07:11On n'a jamais appelé
07:12les gendarmes ou la police
07:14parce que mon beau-frère
07:15et ma belle-sœur
07:16ne voulaient pas
07:17que ça se sache.
07:18Ils avaient peur
07:19que les gens
07:19nous prennent pour fou.
07:20Alors, ce que mon beau-frère
07:22et ma belle-sœur
07:22voulaient,
07:23c'est de ne pas en parler.
07:26Alors, on s'est tue.
07:28Les Dupré ne savent plus
07:30quoi faire.
07:31En vain,
07:31ils essaient de parler
07:32d'autre chose,
07:33de faire comme si
07:34tout était normal.
07:35qu'est-ce que c'est que ça?
07:45C'était mon carillon,
07:46mais il est cassé.
07:47Ben, allez-y.
07:53Au grenier,
07:54il y a bien une horloge,
07:56mais elle n'a plus
07:56de mécanisme.
07:57Alors,
07:58d'où vient ce bruit?
07:59Il ne marche pas,
08:11je veux que je t'avais dit.
08:12Rien,
08:12il n'y a pas.
08:13On va répondre.
08:14Je ne comprends pas.
08:15Je te dis,
08:15il ne comprends pas.
08:16Il ne comprends pas.
08:46On voyait les pommes
08:54qui venaient du grenier
08:56et qui passaient
08:58à travers la porte.
08:58Ça faisait un trou noir.
09:00Puis, ils se retournaient
09:01dans la salle de l'autre côté.
09:02Alors, à la saison
09:03que ça se passait,
09:05il n'y avait presque plus
09:05de pommes.
09:06On savait ce qu'il y avait
09:07en haut,
09:07on savait ce qu'il y avait
09:08en bas,
09:08et puis,
09:09tout,
09:09ils descendaient.
09:10Et puis,
09:11il n'y en avait plus en haut.
09:12On les remontait en haut,
09:13ils redescendaient en bas.
09:14Attention!
09:16C'est très traumatisant.
09:18Puis alors,
09:18nous,
09:18notre problème,
09:19c'était surtout
09:19de ne pas en parler
09:20parce qu'on s'est dit,
09:21les gens vont dire
09:22ils sont fous.
09:23Dans la famille,
09:24ils sont fous.
09:26Il n'y a pas d'autre solution.
09:27On ne peut pas croire,
09:29on ne peut pas faire croire
09:30à quelqu'un
09:30qu'il passe une pomme
09:32à travers la porte
09:33et puis que ça ne fait pas
09:33de trop.
09:35Ils disent,
09:35ils ne sont pas bien.
09:36il y avait le problème
09:47des pommes
09:48qui nous tombaient
09:49qui venaient
09:49du grenier
09:51en principe
09:52et qui tombaient
09:53sur nous
09:54et la porte
09:55était fermée.
09:55La porte du grenier
09:56était fermée.
09:57Et quand on prenait
09:58une de ces pommes,
09:59elle était chaude.
10:02On prenait la main,
10:03elle était chaude.
10:05Monsieur et Madame Dupré
10:06n'en peuvent plus.
10:08Ils ont peur.
10:09Ils n'arrivent plus
10:09à dormir.
10:11En désespoir de cause,
10:12ils décident
10:12de quitter la maison
10:13provisoirement
10:14et d'aller
10:15chez une de leurs sœurs.
10:16Mais très vite,
10:17on constate que
10:18depuis qu'ils sont partis,
10:19tout semble
10:20parfaitement calme
10:21dans la maison.
10:21Les Dupré décident
10:26de revenir
10:27y passer une journée.
10:28Ils espèrent
10:28que les phénomènes
10:29se sont arrêtés.
10:31On se m'arrête.
10:32Ah oui,
10:32mais j'espère.
10:33On se m'arrête.
10:34On se m'arrête.
10:34On se m'arrête.
10:35Ça ne m'arrête pas.
10:36On ne s'arrête pas.
10:38Moi,
10:38je ne me suis jamais habituée
10:39à ce genre de phénomène.
10:41Au contraire,
10:42à chaque fois que j'y allais,
10:42j'avais de plus en plus peur.
10:44Un matin,
10:45qu'est-ce que je vois ?
10:46Un homme
10:46qui sort d'une chambre,
10:48qui arrive devant moi
10:51par le couloir.
11:01J'ai eu très peur,
11:02mais très, très peur.
11:03Et je me suis dit,
11:04donc,
11:05ce qu'on raconte,
11:06c'est peut-être vrai.
11:07Je n'ai jamais pu voir
11:08qui c'était.
11:10La seule chose
11:11qu'il y avait
11:11depuis le début
11:12du couloir,
11:13c'était la boucle
11:14de son ceinturon,
11:15mais qui brillait
11:16comme un cuivre
11:17que vous venez d'astiquer,
11:18si vous voulez.
11:19Et ça qui s'approchait,
11:20c'est surtout ça
11:21qui était très, très lumineux.
11:23Au moment où il a mis la main
11:24sur la clanche de la salle,
11:26il a disparu d'un seul coup.
11:28Ça me bouleverse,
11:29j'y comprends rien.
11:30C'est la première fois
11:31que je vois ça,
11:32alors que je n'y croyais pas
11:35et je ne trouve pas
11:36d'explication.
11:38Quelle est la raison
11:39de l'enfer
11:39qui est en train
11:40de vivre cette famille ?
11:41Ces manifestations
11:42se produisent-elles vraiment ?
11:44Est-ce une hallucination collective ?
11:46Certains psychiatres
11:47pensent que c'est la douleur
11:48du deuil
11:48qu'ils viennent de subir
11:49qui s'expriment ainsi ?
11:51Nous sommes devant des esprits
11:53normaux et sains.
11:55Comment des esprits sains
11:56peuvent effectivement fabriquer
11:57de telles images
11:58si elles les ont fabriquées ?
12:00Eh bien, on connaît
12:01dans les chocs affectifs graves,
12:02particulièrement graves,
12:04de nombreux exemples
12:05où des gens ont vu
12:07revenir à eux,
12:09du moins en images,
12:11leur passé
12:11et en particulier
12:12le défunt.
12:14On peut très bien
12:14imaginer la solution suivante,
12:16c'est qu'une personne
12:17ait eu un choc affectif grave
12:19et donc perçoive une image
12:21et que cette personne
12:21soit suffisamment convaincante
12:23pour avoir quelque part
12:24un pouvoir hypnotique
12:25qui peut-être amènerait
12:26tout un groupe
12:26à percevoir cela.
12:27Au bout de deux mois,
12:33à bout de force,
12:34les Duprés supplient
12:35Michel Royer,
12:36l'exorciste,
12:37de venir.
12:38Il comprend que les choses
12:39sont graves
12:39et accepte enfin
12:40de se déplacer.
12:44Lorsque je suis arrivé
12:46chez M. Amjiriré,
12:47eh bien, j'ai ressenti
12:48quand même quelque chose
12:49d'inquiétant,
12:50quelque chose de très très fort,
12:51quelque chose en moi
12:52qui se déroulait déjà
12:53à des forces
12:54qui essayaient de me nuire.
12:56Les esprits peuvent faire
12:57d'énormes choses.
12:59Ils sont très malins,
13:01ils sont très forts.
13:02Oh, ça y est,
13:03ça commence.
13:04Ça commence.
13:05Ça commence.
13:06On va chercher.
13:07Il y a des forces.
13:20Quand on s'allonge dessus,
13:21ça bouge et ça se lève.
13:23Puisqu'il y a des pains,
13:24je vais essayer.
13:25Ben oui.
13:26Ça fait bien.
13:27Bon, bien sûr,
13:29je me suis allongé sur le lit
13:30et de là,
13:32je me suis rendu compte
13:33dans le matelas,
13:34il se passait quelque chose
13:35et quelque chose
13:38quand même assez inquiétant,
13:39sortait quelques petits craquements,
13:41mais je me suis ressaisi,
13:41je ne voulais pas me laisser avoir.
13:44Et de là,
13:45je fais ce que je devais faire.
13:48J'ai eu le dessus
13:49de cet esprit
13:51qui essayait de me nuire.
13:53Les trois frères n'en reviennent pas.
13:55Michel Royer arrive à maîtriser les phénomènes.
13:58Quand il s'allonge sur le lit,
13:59rien ne se passe.
14:00Quel pouvoir possède-t-il ?
14:02Surtout, sur quoi a-t-il un pouvoir ?
14:05Pour Michel Royer,
14:06il s'agit de fantômes
14:07et il va exorciser la maison.
14:08Peu de temps après,
14:10les bruits commencent à s'estomper
14:11et les duprès reviennent d'y habiter.
14:13Je ne peux absolument pas dire mon secret
14:15et je ne peux pas le dénoncer
14:18car il me semble pour moi
14:20et j'y pense fortement
14:22que si je le dénonçais,
14:24j'en perdrais le pouvoir.
14:27Le rôle et l'efficacité de l'exorciste
14:29prouvent bien qu'on est dans ce type de phénomène
14:33qu'on a appelé
14:35un choc affectif aigu.
14:36On est bien dans ce type de phénomène
14:38parce que n'importe qui, finalement,
14:40arrivant, nanti d'un pouvoir,
14:43d'un savoir,
14:44propre à réassurer ces gens,
14:46peut-être plus fortement
14:47qu'un médecin lui-même, d'ailleurs,
14:49parce qu'il est investi d'un pouvoir magique,
14:51il est clair à ce moment-là
14:52que n'importe quelle personne
14:54investit de ce pouvoir
14:55pour avoir un effet tout à fait bénéfique
14:57sur ce genre de situation.
14:59Depuis cette histoire survenue il y a dix ans,
15:01monsieur et madame Dupré,
15:02qui habitent toujours leur maison,
15:04n'ont plus jamais rien vu
15:05ni entendu d'anormal.
15:07Alors,
15:08que s'est-il réellement passé ?
15:10Comment expliquer ces phénomènes ?
15:14S'agit-il de fantômes,
15:15d'hallucinations
15:16ou de l'expression d'une douleur intense
15:18dont on mésestimerait la force ?
15:20Les Dupré ne le savent toujours pas.
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