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  • il y a 7 semaines
Figure de la contestation agricole, Jérôme Bayle s'est exprimé ce mercredi 24 décembre sur la rencontre entre plusieurs syndicats agricoles et le président Emmanuel Macron au sujet du Mercosur. 

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Transcription
00:00Bonjour Jérôme Bayle, vous êtes éleveur de bovins en Haute-Garonne, vous êtes l'une des figures de la contestation agricole.
00:06Il y a eu une rencontre hier entre certains syndicats et Emmanuel Macron.
00:11Est-ce que ces échanges sont de nature à vous rassurer ou est-ce que vous êtes toujours déterminé à passer le réveillon sur les points de blocage ?
00:21Eh bien, bonjour à vous. En tout cas, ce qu'il en est ressorti, je pense que ça ne rassure personne, aucun agriculteur français.
00:27Et s'il y en a qui se rassure de ça, je trouve que c'est peu.
00:33Aujourd'hui, l'agriculture vit une crise encore plus forte qu'en 2024, puisqu'on peut dire qu'il y a des nouvelles encore maladies épisodiques.
00:42On a des maladies, on a un problème structurel sur nos filières, on a nos céréaliers qui vivent deux ans catastrophiques.
00:51Donc, si au bout d'un moment, l'État français n'écide pas de structurer une agriculture à long terme avec de la vision, je pense que ça va aller mal.
01:02Jérôme Bagne, il a quand même affirmé, et Sébastien Lecornu l'a redit derrière, que par exemple, pour ce qui était du Mercosur, c'était non.
01:11– Oui, mais le Mercosur, ce n'est pas la finalité des problèmes de l'agriculture française.
01:16On est bien d'accord, comme à l'ADNC, ce n'est pas la finalité des problèmes de l'agriculture française.
01:22Aujourd'hui, on a un gros problème, c'est qu'on est en train de perdre nos exploitations,
01:26au profit bien souvent des investisseurs, parce qu'ils savent que nous, on a une faiblesse, pour eux, c'est une niche fiscale.
01:34Donc, voilà, il faut restructurer. Quand vous parlez, j'écoutais un peu la fin de votre émission,
01:39et quand vous me parlez, aujourd'hui, on est testé sur les cyberattaques pour voir l'état des forces en présence de la France et de l'Europe.
01:51Moi, ça me fait peur, parce que dites-vous qu'aujourd'hui, l'autonomie alimentaire de l'Europe est peut-être que de 15 jours ou 3 semaines.
01:58Donc, s'il y a une attaque, on ne va pas mourir des balles, on va mourir de faigues.
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