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  • il y a 5 mois

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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:03Autour de la table, Antonin André, bonsoir.
00:06Dédacteur en chef politique du journal du dimanche.
00:09Bonsoir Sébastien Ligné, chef du service politique de Valeurs Actuelles.
00:12Notre invité politique ce soir, Laurent Jacobelli.
00:14Bonsoir Laurent Jacobelli.
00:15Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:16Porte-parole du Rassemblement National, député de la Moselle.
00:19Je le disais, dans un quart d'heure, un conseil des ministres
00:22pour présenter en urgence cette loi spéciale.
00:26On va en parler dans un instant.
00:27Mais avant ce conseil des ministres, le premier ministre a consulté toute la journée.
00:31Il ne vous a pas consulté, vous ?
00:33Je crois qu'il y a des consultations qui peuvent continuer.
00:37S'il ne nous a pas consulté, ce n'est pas très grave.
00:39Vous savez, parce que ce budget, finalement, c'est un choix entre la peste et le choléra.
00:42Vous avez la gauche qui veut augmenter les impôts et la droite qui veut augmenter la dette.
00:47C'est-à-dire creuser le déficit sans faire appel à l'argent public.
00:50Et donc au final, c'est les Français qui paieront.
00:52Vous n'êtes pas consulté parce que vous êtes responsable de l'absence de budget.
00:55Non, nous ne sommes pas responsables de l'absence de budget.
00:58Ce qui est responsable de l'absence de budget, c'est le fait que l'Assemblée nationale soit dérivisée en trois
01:02à cause de l'alliance improbable qui va de LFI au Républicain,
01:06qui a empêché au deuxième tour des législatives de 2024 la France d'avoir une majorité.
01:10Le Rassemblement national était le seul parti en capacité d'avoir la majorité à l'Assemblée nationale
01:16et de proposer un budget qui correspondait aux réformes, aux objectifs que nous avions
01:20et que les Français auraient avalisé.
01:22Puisqu'il n'y a pas de cap, puisqu'on ne sait pas où on va,
01:25évidemment le budget derrière ne peut pas être cohérent.
01:27Si loi spéciale vous suivez et si 49.3 vous censurez ?
01:32Vous avez tout résumé.
01:34La loi spéciale, c'est pour faire simple, la reconduction du budget précédent
01:38pour que les fonctionnaires soient payés, que la France continue à vivre.
01:41Parce qu'il n'y aura pas, tout ne va pas s'arrêter,
01:43il n'y aura pas de pluie de criquets ni d'invasion d'aliennes, je vous rassure.
01:49Tout va continuer.
01:50Ce n'est pas exactement pareil quand même pour les sujets régaliens.
01:52Non, c'est vrai, mais plutôt qu'un mauvais budget qui était celui qui nous était proposé
01:56avec 19 milliards d'impôts et taxes supplémentaires
01:59et 30 milliards de dépenses publiques supplémentaires,
02:03un budget que les sénateurs et notamment LR avaient aggravé encore
02:06en portant le déficit à 5,3% du PIB,
02:10plutôt que ce budget qui aurait encore creusé l'état financier de la France,
02:14celui de 2025, est finalement un moindre mal.
02:17La loi spéciale, ça veut dire donc pas de budget supplémentaire pour les armées,
02:22pas de budget supplémentaire pour l'intérieur.
02:24Ça veut dire que les Français qui ne payaient pas l'impôt sur le revenu
02:27vont le payer parce qu'il n'y aura pas d'indexation du barème de l'impôt.
02:31Tout ça, vous préférez ça à un budget ?
02:33Alors, on nous a fait le coup, il y a déjà un an.
02:35Je vous rassure, dès que les fêtes seront finies,
02:39il va y avoir la négociation pour un nouveau budget.
02:42C'est-à-dire que là, on parle d'une solution intermédiaire
02:44pour quelques semaines, voire un ou deux mois,
02:47mais l'idée est quand même de donter notre pays d'un budget maintenant,
02:51pour être très clair.
02:52Si on continue avec la même Assemblée nationale,
02:54si on continue avec le même parti socialiste,
02:56qui avec moins de 2% des voix à la présidentielle,
02:58continue à dicter sa loi économique,
03:01c'est-à-dire celle de Mitterrand et de Hollande,
03:03quand même, pour bien imaginer le fiasco,
03:04à la majorité dite de centre-droit,
03:07alors évidemment, ce sera sans nous.
03:09Donc, il va falloir que le Premier ministre,
03:11maintenant, consulte et puis, peut-être, change d'alliance.
03:13Parce qu'en continuant d'être l'otage des socialistes,
03:16on aura toujours plus d'impôts,
03:18toujours plus d'immigration,
03:19toujours moins de sécurité, toujours moins de performance.
03:20Vous répondez au gouvernement,
03:22et notamment à la ministre des Comptes publics,
03:24qui a fait une liste de tous les impôts,
03:27en tout cas des mesures que vous avez proposées,
03:30qu'elle trouve assez étonnante,
03:31notamment le rabot sur la niche Coluche,
03:33la suppression de la C3S,
03:35une taxe contraire au cadre européen mondial sur le rachat d'actions,
03:38la volonté de taxer les actions des grandes entreprises,
03:41le vote de la fin du dispositif Madeleine,
03:43et il y a encore, comme ça, 3 ou 4 mesures.
03:45Si elle est en train de nous dire
03:47que notre politique serait à peu près l'opposé de ce qu'elle fait,
03:50elle a raison.
03:50Et comme sa politique est mauvaise,
03:52c'est plutôt une légion d'honneur.
03:53C'est beaucoup des hausses d'impôts.
03:54Oui, oui, c'est beaucoup des hausses d'impôts.
03:56L'IFI, par exemple, c'est une hausse massive d'impôts.
03:58On va tordre le coup...
04:00On ne voit pas bien où vous allez.
04:01Je vais vous expliquer,
04:01on va tordre le coup à une légende.
04:03Nous sommes pour la baisse massive des impôts,
04:07à la fois pour les particuliers et pour les entreprises.
04:10Une baisse générale pour les entreprises.
04:12Ce qui veut dire que pour baisser le niveau moyen d'impôts,
04:14il faut que tout le monde le paye,
04:16y compris les multinationales étrangères
04:17qui font des bénéfices en France,
04:19qui utilisent les infrastructures de la France,
04:22qui utilisent les services publics français.
04:23Or, aujourd'hui, il y a des multinationales
04:26qui font du chiffre d'affaires et des bénéfices en France,
04:28qui exportent ces bénéfices vers le Luxembourg,
04:30vers les Etats-Unis, vers les Pays-Bas,
04:33et qui donc ne payent pas d'impôts en France.
04:35Mais cet impôt-là, il manque.
04:36Et c'est nos TPE, PME et entreprises de taille intermédiaire
04:39qui le payent.
04:40Nous, on veut que tout le monde paye l'impôt en France.
04:42C'est assez logique, finalement.
04:43Dans ces grandes entreprises,
04:44il y a aussi des entreprises de vêtements
04:46et de... pas seulement de vêtements,
04:48mais en tout cas qui engendrent des petits colis.
04:51Vous êtes opposé à l'attaque sur les petits colis.
04:52Pourquoi ?
04:53Parce que la chasse aux pauvres,
04:54ce n'est pas notre truc, en fait.
04:56Mais c'est un peu antinomique.
04:57Aujourd'hui, il y a évidemment le désir
05:00d'acheter français en matière de textile.
05:03Sauf que la mondialisation,
05:05les normes, les impôts...
05:06Il n'y a plus d'industrie de textile,
05:07il n'y a plus d'industrie de vêtements.
05:09On tue notre industrie de textile,
05:10il reste quand même...
05:11Même les pulls de la Marine Nationale...
05:13Vous avez raison,
05:14mais il reste quand même quelques fabriques.
05:15...sont fournis par la Chine.
05:16Quelques fabriques de pulls, de jeans, etc.
05:18Il en reste.
05:19Sauf que vous dites à des Français
05:20dont le pouvoir d'achat a baissé,
05:22dont l'entreprise a fermé,
05:24vous avez le choix entre un pull à 5 euros
05:26qui vient de Chine
05:26ou un pull à 100 euros qui vient de France.
05:28Ben, quand vous êtes au SMIC,
05:30vous prenez le pull à 5 euros.
05:31Donc leur dire,
05:32c'est à vous qu'on va demander de payer.
05:33Et en plus, la mauvaise politique de mondialisation
05:35qu'on a faite depuis des années,
05:37je trouve ça injuste.
05:38Et ça ne changera absolument à rien.
05:39Peut-être, mais vous ne pouvez pas,
05:40en même temps, vous dire patriote dans ce cas-là.
05:42Parce que vous ne pouvez pas encourager
05:44l'économie française.
05:45Pierre Devineau, c'est toute une économie à revoir.
05:48Nous, notre règle, elle est simple.
05:50Tu fabriques en Chine
05:50avec des normes sanitaires, écologiques, économiques
05:54qui ne sont pas les mêmes que les nôtres en France,
05:56tu ne peux pas importer en France.
05:58Et donc, ça veut dire qu'on va recréer
05:59une industrie française.
06:01Si on ajoute à cela
06:01la priorité nationale pour la commande publique,
06:04on va recréer un terreau,
06:06un écosystème d'entreprise
06:07et les Français pourront à nouveau acheter français.
06:09Mais tant qu'on continuera
06:10avec la mondialisation sauvage
06:11où on peut produire à l'autre bout du monde
06:13avec des enfants,
06:15en faisant un désastre écologique
06:16et sans aucune restriction,
06:19eh bien, notre industrie sera foutue
06:21et le pouvoir d'achat des Français
06:23continuera à baisser.
06:24C'est un cercle bisous dans lequel on est
06:25Vous avez dit quand même beaucoup de choses.
06:26Ça veut dire que vous encouragez des petits colis
06:28où il y a peut-être des produits
06:30fabriqués par des enfants.
06:31Non, nous ne l'encourageons pas.
06:33Je vous dis que même si on met un euro...
06:34Non, mais vous voyez, par défaut,
06:35si on met un euro...
06:36Je ne dis pas que vous avez un dogme
06:37pour encourager le travail des enfants,
06:39mais vous comprenez bien
06:41que par défaut,
06:42on a des saletris qui viennent
06:44de l'autre bout du monde
06:45fabriqués par des enfants
06:46de moins de 15 ans.
06:46Sauf que nous, on veut l'interdire.
06:47Voilà, c'est tout.
06:48On veut l'interdire pour favoriser
06:50l'industrie française.
06:51En fait, replacez-vous 30 ou 40 ans
06:53en arrière.
06:53Je ne suis pas nostalgique comme garçon.
06:55Mais moi non plus, mais...
06:56Mais à un moment où on contrôlait
06:57ce qui était importé en France
06:58et où on avait des entreprises françaises
07:00fortes, les Français,
07:01même de classe moyenne,
07:02arrivaient à se nourrir en France,
07:04à s'habiller en France.
07:06Or, on a tout cassé
07:07à cause de la mondialisation.
07:08C'est sur ce système qu'il faut revenir.
07:09Mais c'est révélateur,
07:10cette taxe sur les petits colis.
07:11Ah oui, c'est très révélateur.
07:12Pourquoi est-ce que...
07:12Pourquoi...
07:13Vous pourriez ne pas vous opposer
07:14à cette taxe sur les petits colis ?
07:15Mais parce que ça ne règle absolument rien
07:17et qu'une fois encore...
07:18Vous encourageriez aussi
07:19sur la fast fashion
07:20aux gens à...
07:22Justement, vous parlez
07:23d'un pull à 100 euros
07:24ou un pull à 5 euros,
07:25d'investir dans un pull à 100 euros
07:27qu'ils garderaient pendant 10 ans
07:28plutôt que d'acheter
07:28tous les ans des pulls à 5 euros.
07:30Sauf que peut-être que vous, moi,
07:31et que tous autour de cette table,
07:32on peut se le permettre,
07:33mais que beaucoup de Français
07:34ne peuvent pas se le permettre.
07:36Pardonnez-moi, mais...
07:36Au lieu d'acheter un pull à 5 euros,
07:38ils achèteront un pull à 6 euros.
07:39Donc oui, effectivement,
07:40il y aura un euro de taxe
07:41et qui va le payer ?
07:42Les Français les plus fragiles
07:43ou les Français des classes moyennes ?
07:44C'est complètement injuste
07:46et ça ne règle aucun problème.
07:47Bref, c'est socialo-macroniste.
07:49Sébastien Ligné.
07:50Justement, une question
07:50peut-être un petit peu plus politique,
07:52mais quand vous voyez
07:52l'attitude générale...
07:53Dites tout de suite
07:54que je parle chiffon.
07:55Non, mais c'est passionnant.
07:57D'ailleurs, je remarque
07:58qu'il y a une tendance
07:58aux pulls aujourd'hui
07:59sur le plateau.
08:00Oui, je pense qu'on ne s'est pas
08:01téléphoné avec Antoine.
08:02Mais là, on est sur
08:03une partie très budgétaire.
08:05Quand vous regardez
08:05l'attitude des Républicains
08:06dans cet hémicycle
08:07depuis maintenant quelques mois
08:08qui s'embourbe de plus en plus
08:10dans un pas de deux assez étrange,
08:12je t'aime moi non plus
08:13avec le gouvernement,
08:15qu'est-ce que vous dites
08:15non pas aux élus LR,
08:17parce qu'on a bien compris
08:17que certains élus LR
08:19étaient irrécupérables,
08:20mais aux électeurs,
08:21les Républicains.
08:21Ne vous laissez pas faire.
08:23Si vous êtes convaincu
08:24qu'on peut retrouver
08:25une souveraineté industrielle
08:27en France,
08:27si vous êtes convaincu
08:28qu'il faut baisser les taxes
08:29et supprimer un certain nombre
08:31de normes,
08:32si vous êtes convaincu
08:32qu'il ne faut pas chercher
08:33soit à créer des impôts,
08:35soit à noter la France,
08:36mais à réduire drastiquement
08:37les dépenses de l'État,
08:39si vous croyez en la sécurité,
08:40en l'identité française,
08:42ne perdez plus votre temps
08:43avec les LR
08:43qui vous ont trahis
08:44matin, midi et soir,
08:46qui ont accepté
08:47un budget socialo-macroniste
08:49et rejoignez-nous.
08:50Rejoignez-nous,
08:52travaillons ensemble.
08:53Ces mêmes élus LR
08:53continuent,
08:54et c'était la discussion
08:55qu'on avait,
08:55à avoir des interrogations,
08:57pour dire le moins,
08:58sur la partie non pas
08:59identitaire ou sécuritaire
09:01de votre programme,
09:02là-dessus,
09:02ils sont totalement d'accord,
09:03mais sur la question économique.
09:05La discussion qu'on a là
09:06depuis dix minutes,
09:07les retraites,
09:08l'impôt sur la fortune,
09:10tout cela,
09:11est-ce que ce ne sont pas
09:12les derniers points
09:13qu'il faut éclaircir
09:14pour permettre à ces électeurs
09:16dits de droite
09:17de venir vous rejoindre ?
09:18Parce que ça reste une question
09:19qu'on entend très souvent.
09:20Le RN,
09:22c'est la retraite à 62 ans,
09:23etc.
09:23Ce sont des faux-semblants
09:24et je vais vous dire,
09:25c'est une excuse,
09:26parce qu'ils savent très bien
09:27qu'ils n'ont plus
09:27que cet argument-là.
09:28Or, ces mêmes LR,
09:29au Sénat
09:30ou à l'Assemblée nationale,
09:31par exemple,
09:31ont refusé
09:32la suppression
09:33d'un impôt de production,
09:34la fameuse C3S
09:35que vous évoquiez tout à l'heure,
09:36qui aurait été une bouffée
09:37d'oxygène
09:38pour nos entreprises.
09:39Donc, ils passent
09:40leur journée à dire
09:40il faut moins de taxes.
09:41Quand on vote
09:42la suppression d'une taxe,
09:43ils sont à la buvette.
09:45Ces mêmes LR
09:45qui, au Sénat,
09:47ont aggravé
09:48l'endettement de la France
09:49dans le budget
09:49qui, finalement,
09:50ne sera pas accepté.
09:50Tant mieux !
09:51Il faut supprimer la buvette.
09:52En le passant
09:52de 5,1.
09:54Vous avez des solutions
09:55toujours très étranges,
09:56Pierre de Villeneuve.
09:56Ce n'est pas étrange,
09:57on supprime la buvette,
09:58le monde est au boulot.
09:58Continuez à être journaliste,
09:59franchement.
10:01Ben dis donc.
10:02Non mais c'est bien.
10:03Vous l'étiez aussi.
10:03En tout cas,
10:04vous étiez à la télévision.
10:05C'est vrai,
10:05vous avez raison.
10:06On a tous nos défauts.
10:08Faire passer le déficit
10:09de 5,1 à 5,4%.
10:11Honnêtement,
10:12est-ce que vous croyez
10:13que c'est responsable ?
10:14Et quand on est LR,
10:15qu'on se dit de droite
10:16accepter le diktat
10:17de M. Ford,
10:18de M. Hollande
10:19pour faire passer
10:20un budget
10:20qui clairement rappelle
10:21les années 80
10:22et François Mitterrand,
10:23ce n'est pas à la hauteur.
10:24Je pense qu'ils sont
10:25englués dans des tambouilles.
10:27Ils n'ont plus qu'un souci,
10:28c'est rester en place.
10:29Ils ont peur de la dissolution.
10:30Si pour ça,
10:31ils doivent baptiser
10:32avec le diable rouge,
10:33ils le feront.
10:34Le RN est-il de droite
10:35ou de gauche ?
10:36Question que je poserai
10:37à Laurent Cajacobéli
10:37après une pause
10:39sur Europe 1.
10:39Pas tout de suite.
10:41Europe 1 Soir.
10:4219h, 21h,
10:44Pierre de Villeneuve.
10:45Toujours avec Antonin André
10:46du JDD,
10:47Sébastien Ligné
10:47de Valeurs Actuelles,
10:49notre invité politique
10:50sur Europe 1,
10:50Laurent Cajacobéli,
10:51porte-parole
10:52du Rassemblement National
10:52et député de La Moselle.
10:56Effectivement,
10:57Sébastien Ligné,
10:58pour poursuivre la discussion,
10:59disait à l'instant
11:01qu'il y a beaucoup
11:02d'interrogations
11:03sur la couleur politique
11:04du RN.
11:04Alors le RN,
11:05souvent, répond
11:06nous, on est nous,
11:07donc on n'est ni de gauche
11:08ni de droite,
11:09mais en réalité,
11:10la France n'est pas faite
11:11comme ça.
11:12C'est-à-dire qu'il y a
11:13un clivage,
11:14il y a un centre,
11:15il y a un...
11:16Marine Le Pen dit
11:16que le RN
11:17n'est ni de droite
11:18ni de gauche.
11:19Jordan Bardella,
11:19lui,
11:20indique plutôt que le RN
11:21est de droite,
11:22et notamment sur les questions
11:22économiques.
11:24Vous avez deux lignes au RN.
11:25C'est l'ambiguïté
11:27et c'est l'ambiguïté
11:28que vous aurez à trancher
11:28à l'occasion de la présidentielle.
11:29Alors expliquez-moi,
11:30je n'ai pas vu deux lignes encore.
11:31Le programme de Jordan Bardella,
11:33tel qu'il était avancé
11:34notamment aux européennes
11:35et dans la législative
11:38qui suivait,
11:38ressemblait beaucoup
11:39au programme du RPR
11:41des années 80-90
11:43et qui était très libéral
11:45et très pro-business,
11:46là où Marine Le Pen,
11:47elle,
11:48défend plutôt
11:49des mesures sociales,
11:50socialisantes
11:50et qui s'adressent
11:51à l'électorat populaire.
11:52Donc il y a deux lignes
11:53économiques au RN
11:53et c'est cette ambiguïté
11:54que vous devrez trancher.
11:55Et on peut comprendre une chose,
11:56je rajoute juste une chose
11:58parce que je me suis fait
11:59rentrer dedans par Antonin André,
12:00mais je rappelle quand même
12:03que Marine Le Pen
12:04a conquis tout un électorat
12:06socialiste
12:07au nord de la France.
12:09Donc on imagine,
12:11Laurent Jacobelli,
12:11qu'elle est tenue
12:12envers ses électeurs ?
12:14Non, Marine Le Pen
12:15est tenue envers
12:16l'ensemble des Français
12:17et elle suit
12:18l'intérêt général.
12:19Vous parliez tout à l'heure
12:20de deux lignes.
12:21Ça ne veut rien dire
12:22pardonnez-moi Laurent.
12:22Si je peux aller jusqu'au bout
12:24de mon explication,
12:25peut-être que je vais avoir
12:26la chance de vous éclairer.
12:27Vous savez très bien
12:27que dans cette émission,
12:28il est interdit de sortir
12:29des grands pensommes,
12:30des grandes phrases
12:31qui ne veulent rien dire.
12:32Vous le savez très bien.
12:32Ce n'est pas le genre de la maison.
12:33C'est pour ça que je vous laisse
12:34continuer.
12:35Alors merci,
12:35merci de votre crédit.
12:37Vous nous avez dit tout à l'heure,
12:39Jordan est pro-business,
12:40Marine est pro-social.
12:41Je résume bien votre pensée.
12:43Je crois que vous avez sûrement
12:44entendu comme moi
12:45d'un homme illustre
12:46dans l'histoire de France
12:47appelé le général de Gaulle,
12:48qui est pour moi
12:48une référence
12:49et qui a toujours associé
12:51l'essor économique
12:52au progrès social.
12:53L'un n'est pas
12:54l'ennemi de l'autre.
12:55Oui, on est pro-business.
12:57Oui, on est pour
12:57une économie de marché.
12:59Mais une économie de marché
13:00avec des règles.
13:01Par exemple,
13:01on est pour le libre-échange,
13:03mais on est contre
13:03la concurrence déloyale.
13:05C'est une question
13:05de curseur.
13:06Nous ne sommes pas
13:07pour étatiser
13:08et nationaliser
13:08les entreprises.
13:10Nous ne sommes pas
13:10pour qu'il y ait
13:11un bon État.
13:12Il y a des hommes
13:12défavorables
13:12à la concurrence déloyale,
13:13je pense.
13:14Sauf que de fait,
13:15certains l'ont mis en place.
13:17Nous, c'est très clair,
13:18plus les entreprises
13:19seront créées,
13:20plus il y aura
13:20des investisseurs,
13:21des créateurs d'entreprises,
13:22des ingénieurs
13:23qui veulent lancer
13:23des innovations.
13:25Ils seront encouragés ?
13:26Ils seront aidés,
13:27encouragés,
13:28émergés avec des cadeaux fiscaux.
13:28Par exemple,
13:29vous ne taxez pas
13:29les actions
13:30et les revenus en actions.
13:31Avec des cadeaux fiscaux.
13:31Pourquoi ?
13:32Parce que demain,
13:32ils créeront de l'emploi
13:33et cet emploi créera
13:35des cotisations sociales
13:36qui nous permettront
13:37de préserver
13:38notre système
13:38de retraite.
13:39Donc vous ne taxerez pas le capital ?
13:39On ne taxe pas les actions,
13:41les revenus en actions
13:41et le capital ?
13:42Mais on peut taxer,
13:43mais raisonnablement.
13:44Puisque ces actions
13:45financent ces entreprises.
13:46Il y a des actions bénéfiques
13:48et il y a,
13:49vous le savez très bien
13:49comme moi,
13:50des rachats d'actions
13:51qui sont des entourloupes
13:52pour faire paraître
13:53les comptes meilleurs
13:54qu'ils ne le sont.
13:55Vous êtes, j'imagine,
13:56connaisseurs de cela.
13:57Et donc, la limite,
13:58elle est chez nous
13:59de toujours vouloir
14:00une économie de bonne foi
14:02qui va dans l'intérêt général.
14:03Désolé de répéter ça,
14:04mais ça a un sens.
14:05L'intérêt général,
14:06c'est quoi ?
14:06C'est la croissance,
14:07l'emploi
14:08et financer les caisses sociales.
14:10Donc, il n'y a pas
14:11deux logiques.
14:12Il y en a une seule.
14:13Chacun l'exprime
14:13avec ses propres mots,
14:14avec son parcours.
14:15Certains chez nous
14:16viennent de la gauche,
14:17d'autres viennent de la droite.
14:18On a tous des sensibilités.
14:20En revanche,
14:20on se rejoint sur ce programme
14:22parce que, je le répète,
14:23des investisseurs
14:24libérés des taxes,
14:25libérés des normes,
14:27c'est la création d'emplois.
14:28La création d'emplois,
14:29c'est de la consommation,
14:30c'est-à-dire
14:30de la création d'emplois
14:31à nouveau
14:32et c'est un cercle vertueux.
14:33Sans ça,
14:34on ne s'en sortira pas.
14:35C'est la seule version
14:36qu'il y a chez nous.
14:37Ligné.
14:37Moi, je me demande parfois
14:39quand j'écoute
14:39des représentants du RN
14:40s'ils connaissent vraiment
14:42leur électorat en fait
14:43parce que
14:43Pierre de Villeneau
14:45évoqua à raison
14:46ces anciens bastions ouvriers
14:48dans le Nord
14:49que le RN a acquis
14:50mais aujourd'hui,
14:51l'ancien ouvrier,
14:53il est de droite
14:54et c'est pour ça
14:54qu'il vote pour le RN
14:55ou il est devenu de droite.
14:57Les sondages vous montrent
14:58que plus de 70%
14:59de vos électeurs
15:00se considèrent
15:02de droite
15:02s'ils ont à choisir
15:03une étiquette.
15:04Si ce n'est pas
15:04ni de droite
15:05ni de gauche
15:05mais qu'ils doivent trancher,
15:07ils choisissent
15:07en extrême majorité
15:08l'étiquette de droite.
15:11Si Valérie Pécresse
15:12a fait 5%
15:13alors que François Fillon
15:145 ans avant
15:15avait fait 20,
15:16ces 15%-là,
15:17ils n'ont pas disparu
15:18dans la nature si vous voulez.
15:19Vous en avez une partie
15:20qui vous ont rejoint
15:21et ils n'ont pas rejoint
15:22le RN
15:23en abandonnant
15:23leur étiquette originelle.
15:25De la même manière que
15:26vous êtes très bien placé
15:27pour le savoir,
15:28il y a une partie importante
15:30des élus
15:31ou des électeurs RN
15:32qui sont ce qu'on a appelé
15:33des déçus
15:33du sarkozisme.
15:35Des vrais électeurs
15:36de droite
15:37qui ont rejoint
15:38ensuite Marine Le Pen
15:39sur la question
15:41identitaire,
15:41sur la question sécuritaire,
15:43régalienne,
15:44en passant,
15:45pardon,
15:45un petit peu
15:46l'économie
15:46au second plan
15:47parce que je pense
15:48que c'est ça la question.
15:49C'est quel est le moteur
15:50principal du vote RN
15:51aujourd'hui ?
15:52Certains vont nous dire
15:53c'est le pouvoir d'achat,
15:54c'est la question
15:55des retraites, etc.
15:56Bien sûr que c'est important,
15:57mais in fine,
15:59les gens voteront RN
16:01parce que le programme RN
16:03et l'identité RN
16:04c'est le régalien,
16:05c'est la sécurité,
16:05c'est une lutte
16:06contre l'immigration.
16:07Et c'est pour ça
16:07que vous gagnerez
16:08l'élection présidentielle
16:09si vous venez à la gagner.
16:10Je vais vous répondre,
16:11mais c'est quoi
16:12être de droite
16:13en France
16:13en 2025 ?
16:15Est-ce que c'est être LR ?
16:16Moi j'ai pas l'impression
16:17que les LR
16:17sont que vous êtes de droite.
16:19C'est vous le premier
16:20parti de droite aujourd'hui,
16:21c'est ça que je vous dis.
16:22A quoi ça sert ?
16:22Je crois que le clivage,
16:23mais on l'a dit 100 fois,
16:24il est ailleurs aujourd'hui.
16:26Est-ce qu'on est pour
16:26un retour de la souveraineté,
16:28un retour de la sécurité,
16:30un retour de l'identité ?
16:31Si oui,
16:32alors travaillons ensemble.
16:33Trois marqueurs de droite,
16:34Laurent.
16:34Mais pas seulement,
16:35il y a des gens à droite
16:36qui ont oublié ces marqueurs
16:37dans le centrisme.
16:38Je rappelle que les LR
16:39aujourd'hui sont une fusion
16:40de l'UDF et du RPR
16:41puisque vous voulez faire
16:41l'histoire de la droite
16:42et que l'UDF c'est le centre droit
16:44qui a perverti la vraie droite
16:45qui était le RPR.
16:46Donc tout ça n'a pas de sens.
16:48Il y a chez nous des gens
16:49qui partagent le même programme
16:53ceux qui pourraient nous rejoindre
16:55dans les élections à venir
16:56et qui sont le plus proche
16:58de penser comme nous
16:59sur l'identité, la sécurité,
17:00la souveraineté
17:01et le pouvoir d'achat.
17:03Une grande majorité de ceux-là
17:04viendront des LR évidemment.
17:06En revanche,
17:06il y en a aussi
17:07qui viendront de gauche
17:08et on ne veut pas
17:08leur fermer la porte.
17:10Mais quel électeur
17:11de Raphaël Glucksmann
17:12va voter Marine Le Pen ?
17:13Les électeurs de gauche
17:15qui étaient tentés
17:16par le vote RN,
17:16ils sont passés RN.
17:18C'est bon,
17:19les électeurs de gauche déçus,
17:21vous les avez.
17:21Mais dites donc,
17:22je suis très inquiet pour vous
17:23parce que quand quelqu'un
17:24est séduit par vous,
17:25une fois que c'est fait,
17:26vous ne lui parlez plus.
17:26Nous, il y a des gens
17:27qui sont...
17:28Il est célibataire,
17:29c'est pour ça.
17:29Ah voilà,
17:30tout s'explique.
17:30Il est marié à son métier,
17:32Sébastien Lillier.
17:32Il y a des gens
17:32qui sont venus de la gauche
17:34pour nous rejoindre
17:35et alors...
17:36Mais vous les avez pris,
17:37il n'y a plus personne à prendre.
17:38Mais on va continuer
17:38à leur parler
17:39et on va continuer
17:40à écouter ce qu'ils nous ont à dire.
17:41Excusez-nous,
17:42mais on passe notre journée
17:43à entendre.
17:44Il faut parler à tout le monde,
17:45il faut faire des consensus,
17:46etc.
17:47On est probablement
17:48le parti le moins sectaire
17:49de la Terre
17:49et vous êtes en train de me dire
17:51sectarisez-vous.
17:52Bah non.
17:52Est-ce que vous diriez
17:53qu'une fois qu'on a fait le tri
17:54et qu'on a récupéré
17:55certaines personnalités
17:56qui sont peut-être
17:57plus de gauche que de droite,
17:59est-ce que par exemple
17:59Jean-Philippe Tanguy,
18:00aujourd'hui,
18:01dans votre escarcelle du RN,
18:04avec les idées qu'il porte,
18:05il est peut-être
18:05un peu moins à droite
18:06que certains
18:07et finalement,
18:08il trouve sa place au RN.
18:09Mais pourquoi vous voulez
18:10tous nous positionner
18:11sur cet échiquier
18:12qui est un échiquier ancien
18:13et qui ne marche plus ?
18:14Vous allez vous dire
18:17que ça ne marche plus,
18:18c'est quand même
18:18quelque chose qui est
18:19dans la tête des Français.
18:20Non, mais non,
18:21moi je ne suis que
18:21le vulgarisateur
18:22de ce que pensent les Français.
18:23On a des études,
18:24des sondages,
18:25vous le savez très bien.
18:26Je ne m'amuserais pas
18:26à dire ça parce que
18:27j'avais ça dans ma tête malade.
18:28Je veux dire,
18:30les Français sont rattachés.
18:32Vous savez bien ce que...
18:33Les questions vitales.
18:33Monsieur Macron a essayé
18:34de mettre fin
18:35à ce clivage gauche-droite.
18:37On voit le résultat aujourd'hui.
18:37Les questions vitales.
18:39Oui.
18:40Est-ce qu'on est pour une Europe
18:41plus fédérale
18:42ou une Europe des nations ?
18:43Ça c'est vital.
18:44Je suis désolé,
18:45la droite,
18:46il y a à droite
18:47et chez DLR
18:48des gens qui sont
18:48vraiment fédéralistes.
18:49Mais ils ne sont pas de droite.
18:50Et il y a à gauche
18:51des gens qui sont souverainistes.
18:54Vous voyez,
18:54ce clivage aujourd'hui
18:55dépasse les partis politiques.
18:56Vous parliez DLR,
18:58écoutons Philippe Juvin,
18:59rapporteur LR du budget
19:00à l'Assemblée
19:01qui a estimé
19:01que le PS souhaite
19:03en coulisse quoi ?
19:03Un 49.3.
19:04Ah,
19:05les partis socialistes,
19:06au fond,
19:07même s'ils ont des affichages
19:08parfois un peu
19:09olé-olé
19:10quand ils nous ont demandé
19:10la semaine dernière,
19:11ils sont venus me voir
19:13de dépenses en plus.
19:14Je leur ai dit,
19:14écoutez les gars,
19:15vous rêvez,
19:16ce n'est pas possible.
19:17Au contraire,
19:17nous on va vous baisser
19:18la dépense.
19:19Ils souhaitent la stabilité,
19:21ce sont des gens responsables.
19:22Donc,
19:22je pense que le PS sera d'accord
19:24pour un 49.3.
19:25Il faut simplement
19:26aller traiter,
19:27regarder leur demande.
19:28Ils vous le disent,
19:28mais ils n'osent pas le dire.
19:29En privé, oui, bien sûr.
19:30Philippe Juvin,
19:30ce matin sur BFM TV,
19:33donc ça voudrait dire
19:34selon M. Juvin
19:35que le PS serait
19:37un parti pyroman
19:38parce qu'ils savent très bien
19:39que vous allez censurer derrière ?
19:41Non, je crois que le PS
19:42aujourd'hui, c'est un parti,
19:43enfin un parti,
19:44un groupuscule
19:44dont les quelques élus
19:46veulent garder leur place.
19:47Et pour ça,
19:47ils sont prêts à vendre
19:48leur sélecteur.
19:48Ils sont 60 quand même.
19:49Oui, ils sont 60.
19:50Ils sont 60 parce qu'ils
19:51ont vendu leur âme
19:53à la France Insoumise
19:54pour être élus.
19:55Oui, il y a des antisémites
19:56dans le parti,
19:57ce n'est pas très grave.
19:58Comment ça ?
19:59Il y a des racistes anti-blancs,
20:00ce n'est pas très grave.
20:01On va quand même s'associer à eux
20:02pour se faire élu.
20:02Vous parlez d'Elefi ?
20:03Oui, bien sûr.
20:04Et maintenant que le PS est élu,
20:06ils se disent,
20:07bon, maintenant quand même,
20:08les autres sont quand même
20:08infréquentables,
20:09on ne va quand même pas déjeuner
20:10avec Ercilia Soudet
20:11et M. Delogu,
20:12donc on va parler aux macronistes
20:14et on va changer
20:15notre fusil d'épaule.
20:16Enfin, excusez-moi,
20:17au niveau honneur et sincérité,
20:19ça ne veut pas dire grand-chose.
20:20Maintenant, je vois que les LR,
20:22on en a M. Juvin,
20:23s'en accommodent tout à fait
20:24pour voter la même chose
20:25et le même budget.
20:26En attendant, s'il y a un 49.3,
20:26vous ne m'avez pas répondu,
20:27Laurent Jacobéli,
20:27c'est une censure du RN ou pas ?
20:29Très probablement,
20:30oui, bien sûr.
20:30Oui, bien sûr,
20:31mais on verra bien s'il y a 49.3,
20:33que va faire M. Lecornu ?
20:35Le problème, c'est un 49.3 sur quel budget ?
20:38Parce qu'en fait,
20:38il n'y a pas de copie budgétaire
20:39aujourd'hui qui soit présentable
20:42puisque le Sénat a sorti
20:43une copie budgétaire
20:44à 5,3% de déficit.
20:45Lecornu a dit qu'il ne veut pas
20:47être au-dessus des 5%.
20:49Donc la question,
20:50c'est quel budget on présente
20:51pour un 49.3 ?
20:52Quant à l'attitude des socialistes,
20:54c'est une attitude de faux cul.
20:55C'est-à-dire que les socialistes...
20:56J'ai pas osé.
20:57Mais si, c'est des faux cul.
20:58Ils veulent,
21:00négocier avec le gouvernement
21:01un budget qui leur convient très bien.
21:02Mais évidemment,
21:03devant leurs électeurs,
21:04ils veulent surtout pas voter le budget
21:06parce que ce serait assimilé
21:08comme un soutien du gouvernement.
21:09Donc eux,
21:10ils veulent les négociations budgétaires,
21:12prendre leur gain budgétaire,
21:14mais pas l'assumer
21:14et donc passer par un 49.3.
21:17Après avoir demandé
21:18à ne pas passer de 49.3.
21:19D'où le paradoxe,
21:20c'est-à-dire qu'ils le veulent
21:21à toute force,
21:22mais n'osent pas le demander.
21:23Je sais pas si vous vous rendez compte
21:24dans quel numéro UBS
21:25qu'on se retrouve.
21:26C'est vraiment une situation...
21:27Je sais pas à quel moment
21:28tous ces gens-là pensent aux Français.
21:29à quel moment les gens se disent
21:31« Tiens, en fait,
21:31on a été élus le 25 au soir. »
21:33Je pense que la réponse
21:34c'est dans la question.
21:34Cette Assemblée nationale,
21:36mais franchement,
21:37dans son intégralité depuis 2022,
21:40a quitté Terre.
21:41Je suis pas d'accord.
21:43Non, non, désolé.
21:44Non, oui,
21:44vous allez pas être d'accord
21:45pour les élus du Rassemblement national.
21:47Effectivement,
21:47parce que nous,
21:47au moins,
21:48on a une espèce de continuité.
21:50C'est-à-dire que nous,
21:51on n'est pas choqués
21:51par voter parfois
21:52des choses qui viennent
21:53d'autres parties que le nôtre,
21:55si ça va dans le bon sens.
21:56En tout cas,
21:56ce qui nous apparaît
21:56être le bon sens.
21:57Je vais vous dire,
21:58on n'a jamais cédé.
22:00Sur le budget depuis le début,
22:01c'est censure, censure, censure.
22:02Donc, en fait,
22:03il n'y a pas de discussion
22:03ou de négociation.
22:04C'est censure, censure, censure.
22:06Non, non, non.
22:06Censure, dissolution, démission.
22:08Vous avez écouté une oreille distraite.
22:09Ah, non, non.
22:09Si, je vais me permettre
22:10de préciser quand même.
22:11Je connais un peu
22:11quand même le Rassemblement national.
22:13Nous, c'est très simple.
22:14On demande une baisse des dépenses.
22:16Voilà.
22:16Pas de hausse de l'endettement.
22:18Pas de hausse de la fiscalité.
22:19baisse des dépenses.
22:20Les agences qui ne servent à rien.
22:21L'immigration.
22:22Le coût de l'Union européenne.
22:23Le coût du fonctionnement de l'État.
22:2540 milliards à trouver.
22:26Et pas un sou à prendre
22:27dans la poche des Français.
22:28Si ça se fait dans ces conditions-là,
22:29ça sera avec nous.
22:30Sinon, retournons aux urnes
22:31parce qu'on n'y arrivera pas.
22:32Merci Laurent Jacobéli
22:33d'avoir été avec nous.
22:35Et joyeux Noël à vous,
22:37monsieur le député
22:38du Rassemblement national.
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