- il y a 7 mois
Sarah Knafo, eurodéputée “Reconquête”, était l’invitée de BFM Politique de ce dimanche 21 décembre 2025. Elle a été interrogée notamment sur le Mercosur, la colère agricole, l'union des droites, sur les municipales en 2026 ou encore sur la privatisation de l'audiovisuel public.
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00:00Générique
00:00Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invitée Sarah Knaffo.
00:09Bonjour Sarah Knaffo, merci d'être avec nous ce matin, eurodéputée Reconquête.
00:13A mes côtés, pour vous interroger, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV et Jules Pecknard de La Tribune.
00:19Dimanche, le partenaire de notre émission.
00:22Alors je le disais en introduction il y a quelques secondes, vous vous êtes affiché aux côtés des agriculteurs cette semaine
00:27en leur apportant votre soutien, notamment dans la lutte contre le Mercosur.
00:32On voit aussi ce matin la mise en garde du ministre de l'Intérieur Laurent Nouniès dans le journal du dimanche
00:37qui demande à ce qu'il n'y ait plus aucun blocage.
00:40La tolérance doit avoir ses limites, dit-il.
00:43La vie du pays ne peut être entravée.
00:46Les Français doivent pouvoir partir en vacances pour les fêtes, dans la sérénité.
00:51Est-ce que vous partagez cette mise en garde du ministre de l'Intérieur ?
00:54Est-ce que vous appelez les agriculteurs à lever leur barrage ?
00:57Alors je n'appelle jamais personne à la violence, je pense que c'est absolument pas la violence qui peut résoudre quoi que ce soit.
01:02Mais je suis très frappée et je pense que beaucoup de gens vont être meurtris des propos de notre ministre de l'Intérieur
01:07puisqu'il est la démonstration une fois de plus qu'on a un État qui est totalement faible,
01:13lâche avec les délinquants et qui est impitoyable avec les honnêtes gens.
01:17Je pense que beaucoup de gens ont été choqués quand ils ont vu ces hélicoptères de gendarmerie
01:21avec du gaz lacrymogène sur les agriculteurs.
01:25Quand on connaît la faiblesse de notre État, la lâcheté de notre État, notamment dans les banlieues,
01:30mais aussi à chaque soir de fête.
01:32Là encore, on a un dispositif policier qui se prépare.
01:33Le gouvernement a précisé que lorsqu'il y avait eu des violences avec les policiers,
01:36c'est parce qu'il s'agissait de militants d'extrême-gauche qui s'étaient infiltrés, pas d'agriculteurs.
01:40Alors on a vu les images d'agriculteurs, vous les avez vues comme moi, des agriculteurs à genoux
01:44avec les autorités publiques qui arrivent sur des fermes.
01:47Si on parle de cette détresse des agriculteurs, encore une fois je le répète,
01:50je n'appelle à aucune violence, c'est absolument évident.
01:53Il faut comprendre la détresse sociale des agriculteurs en ce moment.
01:56Ce que je regrette, c'est qu'on ne parle d'eux que lorsqu'ils bloquent.
01:59C'est-à-dire qu'on a des gens qui ne bloquent pas pour détruire,
02:03mais qui bloquent pour survivre, pour qu'on parle d'eux.
02:05Sinon on ne parle jamais d'eux.
02:06Quand sont les dernières fois qu'on a parlé des agriculteurs ?
02:09À chaque fois qu'il y a eu des blocages, à chaque fois qu'il y a eu des manifestations,
02:11notamment devant le Parlement européen.
02:13Moi je suis pour le coup l'une des rares avec d'autres Français,
02:18mais l'une des rares à chaque fois aller les voir quand ils viennent au Parlement européen,
02:22les recevoir, aller les voir sur leurs fermes, sur leurs exploitations,
02:25discuter avec eux.
02:25Et je n'attends pas ni des violences, ni des blocages pour m'intéresser à leur sort.
02:30Mais regardez ce qui leur arrive en une seule semaine.
02:32En une seule semaine, ils ont le Mercosur, qui est une trahison.
02:36Refusé par l'Union européenne.
02:37Reporté en tout cas par l'Union européenne.
02:39On va y venir dans une seconde.
02:40On y viendra.
02:41Ça fait déjà bien longtemps que ce traité est négocié.
02:43Ça fait plus de 10 ans.
02:44Et à chaque fois, on reporte et jamais on enterre ce projet,
02:48puisqu'à chaque fois il revient sur la table et personne n'arrive vraiment à le bloquer.
02:51On a dans la même semaine cette épidémie de dermatose avec des abattages de troupeaux entiers, de cheptels.
02:58Peut-être qu'on reviendra sur cette question, mais qui est un drame pour un agriculteur.
03:01J'ai rencontré en Alsace, vous l'avez dit, j'étais aux côtés des agriculteurs.
03:04J'ai rencontré en Alsace un éleveur qui, lorsqu'il avait 15 ans,
03:07a vu les autorités publiques entrer chez lui pour abattre un troupeau.
03:11Il ne dit pas que ce n'est jamais légitime et qu'il ne faut jamais tuer aucune bête malade
03:15qui pourrait contaminer une autre.
03:16Mais ce qu'il me raconte, pour le coup, glace le sang.
03:18Vous voyez, l'autorité publique qui rentre sur la ferme, il voit les vaches qui sont les siennes,
03:23qu'ils nourrissent, réveillent à 5h du matin pour leurs bêtes, qui sont abattues.
03:26Il entend le bruit des cadavres dans des baines à ordures.
03:29Ils ont été chercher jusqu'au dernier petit veau pour les tuer.
03:32Parce que malheureusement, aujourd'hui, le consensus scientifique dit
03:35qu'il n'y a pas d'autre solution que la matage systématique si une bête est contaminée.
03:39Et justement, je voulais vous entendre là-dessus,
03:40parce que vous proposez, vous avez fait une résolution au niveau européen
03:45pour dire qu'il fallait explorer les alternatives à l'abattage systématique.
03:49Je vais vous donner des exemples.
03:50Quels sont-elles ?
03:51Je vais vous donner des exemples.
03:52Pour finir sur cet exemple de cet éleveur alsacien,
03:55aujourd'hui, c'est 20 ans plus tard,
03:5720 ans après l'abattage de son troupeau tout entier,
03:59il n'a pas encore reconstitué son troupeau.
04:01Le patrimoine génétique d'un troupeau, ça met des années à se constituer et à se reconstituer.
04:06Son père, s'il n'avait pas eu son fils, aurait pu se suicider.
04:08Aujourd'hui, on a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours.
04:11Et quand on voit qu'ils ont besoin de bloquer des routes pour qu'on parle d'eux,
04:14pour que M. le ministre de l'Intérieur daigne tourner son regard vers eux,
04:18ça, je pense que c'est blessant et que ça peut meurtrir des gens.
04:19Mais cette stratégie d'abattage, effectivement,
04:21qu'évoque Amandine, par exemple, on l'a vu dans les Savoies,
04:24ça a été efficace, ça a permis de juguler cet épisode-là.
04:26J'ai effectivement déposé un projet de résolution,
04:29j'espère qu'il sera voté par mes collègues au Parlement européen,
04:31pour demander qu'on étudie toutes les pistes d'alternatives
04:35à l'abattage de troupeaux entiers.
04:37Et il y en a. Des vétérinaires vous disent,
04:39quand, par exemple, il s'agit de troupeaux sur des vallées,
04:41on pourrait confiner certains,
04:43puisque, comme vous le savez, c'est une maladie qui se transmet
04:45par des moustiques, par exemple,
04:47qui viennent sur une bête et qui ensuite propagent la maladie ailleurs.
04:50Donc, on pourrait confiner, si c'est sur certaines vallées,
04:53confiner les bêtes malades,
04:54ne pas tuer jusqu'au dernier veau.
04:57On pourrait les soigner.
04:58Ce sont des bêtes qui peuvent ne pas mourir,
04:59c'est-à-dire qu'elles vont être fébriles,
05:01il y a des manifestations physiques de la maladie,
05:03mais elles peuvent ne pas mourir.
05:05Donc, il existe des alternatives.
05:06Je ne dis pas que certains troupeaux,
05:08il faut laisser l'épidémie se répandre,
05:10c'est évident, surtout quand vous avez une très forte densité,
05:13que vous avez énormément de bêtes qui sont collées les unes aux autres.
05:15Et vous croyez en la science, ça reste l'info ?
05:16C'est la preuve, c'est pour ça que je vous dis ça.
05:17Je parle d'étudier scientifiquement,
05:19de faire confiance à des vétérinaires.
05:21Et vous ne croyez pas que le gouvernement l'aurait fait,
05:22si c'était possible ?
05:23Personne n'a envie de rendre encore plus malheureux
05:26les agriculteurs aujourd'hui.
05:27Covid. Est-ce qu'on peut vraiment dire que le gouvernement a la science infuse,
05:31sans vouloir faire de mauvais jeu de mots ?
05:32Sur le Covid, on a bien vu que tout avait été mal fait à toutes les étapes,
05:36les étapes de prévention.
05:37Là, le vaccin s'est fait en catastrophe.
05:38Mais là, encore une fois, ce n'est pas la même chose.
05:39Il y a un consensus scientifique et vétérinaire.
05:41Vous êtes d'accord ?
05:42Le vaccin, il y a un consensus scientifique pour dire que ce vaccin aurait pu être fait.
05:45On n'avait pas assez de doses.
05:46Je ne parle pas du Covid, je parle de la dermatose.
05:50Le fait de vacciner les bêtes.
05:52Vous êtes d'accord que là aussi, il y avait un consensus ?
05:54Pourtant, le gouvernement ne l'a pas fait.
05:55Ils le font en catastrophe, encore une fois,
05:57quand des agriculteurs se disent qu'on est arrivé trop loin
05:59et que l'abattage de troupeaux entiers va les tuer.
06:02La deuxième proposition que je fais, je vais en finir sur ça,
06:04c'est de les indemniser au plus tôt et au prix du marché.
06:07Aujourd'hui, vous avez des agriculteurs...
06:08Et il y a suspendu les contraintes environnementales temporaires.
06:10C'est la troisième proposition, mais alors celle-ci est différente.
06:13L'écologie, ça suffit, comme disait Nicolas Sarkozy ?
06:15Attendez, je vais y venir.
06:16Sur la deuxième proposition, il s'agit de les indemniser immédiatement.
06:20Certains attendent pendant des années et au prix du marché.
06:22Aujourd'hui, ils sont rémunérés sur le prix de ce que valait une vache il y a deux ans.
06:25Autant dire que pour eux, c'est la mort.
06:27Donc les indemniser tout de suite et au prix du marché quand on procède à un abattage.
06:30Et la troisième proposition, en effet, merci d'y venir,
06:33c'est le fait de supprimer l'article 12 de la PAC
06:36qui évoque une conditionnalité environnementale
06:38pour que les agriculteurs puissent bénéficier des aides
06:40à mon sens, il faudrait la supprimer tout court
06:42pour revenir à la PAC des origines,
06:44c'est-à-dire une PAC qui promoue la production
06:46et pas qui met des freins sur la production
06:49en ne promouvant que le mode environnemental de production.
06:52C'est la PAC des origines, c'est celle qui visait à dire
06:54il faut que les Européens aient les moyens de nourrir les Européens.
06:58On est passé à un système exactement inverse
07:00où aujourd'hui les Européens vont importer leur nourriture.
07:03On est dépendant en France à plus de 20%.
07:04On a été autosuffisant pendant des siècles.
07:07On est dépendant à plus de 20% de nos importations
07:09et on va défavoriser la production à l'intérieur,
07:11ce qui est, à mon sens, le compte de l'absurdité
07:13et le contraire de la politique agricole commune.
07:15On le disait, cette colère agricole,
07:16elle a des raisons multiples.
07:17Et il y a évidemment cette question de l'opposition
07:18au traité de libre-échange avec les pays d'Amérique du Sud.
07:20Le Mercosur.
07:23Le Mercosur dont la signature a été reportée.
07:27Ça fait 25 ans que cet accord de libre-échange est en discussion.
07:32Les filières en France sont un peu divisées sur le sujet.
07:35Il y en a certaines qui rejettent cet accord,
07:38d'autres qui le soutiennent,
07:39comme la filière du vin au sel ou la filière laitière.
07:43Est-ce que vous comprenez aussi que ces filières-là
07:45espèrent que cet accord soit enfin finalisé ?
07:49Vous avez donc des filières qui vont bien,
07:51notamment la filière viticole française.
07:53Ça peut toujours aller mieux, évidemment,
07:55mais on a un produit tellement exceptionnel
07:56qu'il est exporté,
07:57quand bien même il n'y aurait pas d'accord de libre-échange.
07:59Donc la filière viticole,
08:00ce n'est pas une question de vie ou de mort,
08:02qu'il y ait le traité du Mercosur.
08:03À l'inverse, pour les éleveurs,
08:05là, c'est une question de vie ou de mort.
08:06Pour eux, c'est la mort.
08:08C'est-à-dire qu'il faut quand même prendre conscience
08:09qu'on peut vivre dans un monde où vous, moi, nous tous,
08:12dans 10 ans, on ne mangera plus jamais de viande française.
08:15Il est possible que nos enfants ne sachent jamais
08:17ce qu'est une viande française.
08:19L'élevage peut mourir en France.
08:21Aujourd'hui, tous les agriculteurs que je côtoie,
08:23et j'en ai beaucoup parmi mes amis,
08:24même mes amis intimes,
08:25je leur dis, est-ce que votre enfant, votre fils,
08:27vous allez lui dire de reproduire
08:29et de prendre ce que vous avez créé,
08:31à savoir votre cheptel, etc.
08:33Tous ne me disent pas du tout.
08:34Si je veux qu'il continue dans l'agriculture,
08:36je lui dirais plutôt d'aller faire des céréales
08:37ou autre chose.
08:38L'élevage, se disent,
08:40les jeunes agriculteurs d'aujourd'hui,
08:42dans 20 ans, c'est mort.
08:42Est-ce que la non-signature du Mercosur,
08:44est-ce que ça ne va pas principalement avantager la Chine ?
08:48Dans quel sens ?
08:49Dans le sens où la Chine bénéficierait
08:51d'un accord avec les pays du Mercosur.
08:53Les pays du Mercosur pourraient se tourner
08:55davantage vers la Chine que vers...
08:56Je me demande à quelle échelle vous pensez
08:58quand vous parlez d'avantager un pays
09:00plutôt qu'un autre.
09:00Moi, ce que je regarde, c'est notre pays,
09:02notre intérêt.
09:03Est-ce que nous voulons vivre dans un monde
09:04où nous n'avons plus d'élevage en France ?
09:06Ma réponse est claire.
09:07Est-ce qu'il faut sacrifier les agriculteurs
09:09pour l'industrie automobile allemande
09:11et pour essayer de lutter contre la Chine
09:12sur cette partie-là de l'accord,
09:14à savoir la partie industrielle ?
09:15Ma réponse est non.
09:16Vous trouvez franchement qu'Emmanuel Macron
09:17sacrifie les agriculteurs français
09:19pour l'industrie allemande ?
09:20Je trouve que sa voix ne porte pas beaucoup.
09:22C'est-à-dire que pendant des années,
09:23je pouvais vous répondre oui,
09:24il s'aidait devant l'Allemagne
09:25de manière absolument claire
09:27et sur tous les sujets,
09:28sur le nucléaire,
09:29sur l'industrie allemande,
09:30parce que je m'arrête en deux phrases
09:32pour dire pourquoi je dis ça.
09:33C'est que généralement,
09:34ces accords de libre-échange sont conclus
09:35pour qu'on puisse importer des produits agricoles
09:37et exporter des produits industriels.
09:39Donc le plus souvent,
09:40c'est l'Allemagne qui a intérêt,
09:42parce qu'elle a une agriculture
09:43bien plus faible que la nôtre par définition
09:45et une industrie plus forte que la nôtre,
09:46notamment automobile.
09:47Donc ce qu'on signe comme traité,
09:49ça vise à dire aux autres pays
09:50importer plus facilement des voitures
09:52qui viennent de chez nous,
09:53nous Europe,
09:54mais en réalité Allemagne,
09:55et en échange,
09:56nous importerons vos produits agricoles.
09:58Donc on sacrifie nos éleveurs
09:59au profit de la voiture allemande.
10:01Néanmoins, ce traité aurait dû être signé hier au Brésil.
10:04Il ne l'a pas été
10:05parce que,
10:06Djordia Mélonie,
10:06mais Emmanuel Macron également s'y sont opposés
10:08à ce que vous dites.
10:09Bravo Emmanuel Macron.
10:11Évidemment.
10:11Bravo Djordia Mélonie,
10:12bravo Emmanuel Macron,
10:13bravo à ceux qui empêchent
10:14que ce soit signé.
10:15Moi, ce que j'observe,
10:16c'est que déjà depuis des mois,
10:17Emmanuel Macron dit
10:18je ne le tolère pas,
10:19je ne le tolère pas.
10:20Il a fallu l'adjonction d'un allié
10:22pour qu'enfin se soit stoppé.
10:23Et j'espère maintenant
10:24que le projet sera enterré.
10:25Jusqu'où il doit aller
10:26dans le rapport de force,
10:28le président français ?
10:29Parce qu'on n'est pas suivi
10:30par beaucoup de pays.
10:31Vous vous souvenez
10:31de ce que faisait le général de Gaulle ?
10:33On est en 1965.
10:34Et il dit
10:38il fait ce qu'on a appelé
10:40la politique de la chaise.
10:41C'est-à-dire qu'il dit
10:41je ne serai plus là
10:42et plus aucune décision
10:43ne pourra passer
10:44parce que je ne serai plus là.
10:45Oui, c'est a fortiori.
10:46Et vous pensez
10:47qu'on pèse assez aujourd'hui
10:48pour que ça ait le même effet ?
10:49C'est une très bonne question.
10:50C'est une très bonne question
10:51parce que je crois
10:52que la France d'Emmanuel Macron
10:53ne pèse plus assez
10:54mais que la France reste la France
10:55et que sans la France,
10:57l'Union européenne n'existe plus.
10:59Si vous n'avez plus
10:59la voix de la France,
11:00si la France refuse,
11:01comme aujourd'hui,
11:02de coopérer à sa propre perte,
11:04alors il n'y a plus
11:04d'Union européenne.
11:05Donc si Emmanuel Macron
11:06prend conscience
11:07de la force qu'il a,
11:08non pas parce que c'est lui,
11:09vous savez,
11:10je pense ce que je pense de lui,
11:11mais parce qu'il est
11:12à la tête d'un grand pays,
11:13d'un des plus grands pays d'Europe
11:14qui est le seul
11:15de l'Union européenne
11:17à avoir l'arme nucléaire,
11:18qui a la meilleure armée du continent,
11:20qui a une économie
11:21qui, bien qu'elle soit en déclin,
11:23pourrait encore donner
11:24des leçons au reste de l'Europe.
11:26Donc pour cette raison,
11:27on aurait tous les leviers
11:28de pression nécessaires,
11:29notamment notre contribution,
11:31ce qui est quand même
11:31le principal.
11:32On est contributeurs nets
11:34au sein de l'Union européenne.
11:35C'est-à-dire qu'on donne
11:36plus qu'on ne reçoit.
11:37On donne plus qu'on ne reçoit,
11:39donc la France contribue
11:40à hauteur de 25 milliards
11:41chaque année
11:41et reçoit en retour.
11:42Mais les pays d'Amérique du Sud
11:43disent, en fait,
11:44on nous dit que ce traité,
11:45ce n'est qu'un report,
11:46que ça sera signé peut-être
11:46le 12 janvier,
11:48ce n'est pas confirmé
11:48de source européenne.
11:50Certains disent, finalement,
11:50ce n'est qu'un report d'un mois.
11:51C'est exactement ce que je vous dis.
11:53À savoir,
11:53c'est peut-être encore
11:54de l'esbrouffe,
11:54donc, bon,
11:55féliciter Emmanuel Macron
11:56d'avoir repoussé d'un mois,
11:57vous voyez à quel point
11:58ce serait insignifiant.
12:00Mais depuis 25 ans,
12:01on a à chaque fois,
12:02effectivement,
12:02ce traité qui revient,
12:03qui repart et qui revient.
12:04Donc vous comprenez
12:04que cette colère des agriculteurs
12:05se poursuive pour certains
12:06sur les routes
12:07et ça ne vous pose pas
12:09de problème
12:09qu'ils continuent à bloquer,
12:10y compris pendant
12:10ces congés de fin d'année
12:11où certains vont essayer de...
12:12Monsieur,
12:13ce qu'il y a de pire,
12:14c'est que les agriculteurs,
12:15vous le savez,
12:15ne peuvent pas tenir
12:16longtemps des révoltes.
12:18Quand ils sortent
12:18de leur ferme,
12:19ils laissent leurs bêtes
12:19sur leur terre,
12:21ils ne cultivent pas leur terre.
12:23Eux n'ont pas le choix.
12:24Leur outil de travail,
12:25c'est leur vie,
12:25ils sont obligés
12:26d'y être tous les jours.
12:27Tout le monde sait
12:27que les agriculteurs,
12:28ça ne peut pas tenir longtemps
12:29une révolte
12:29parce que sinon,
12:30ils meurent.
12:31Ils se sacrifient
12:31parce qu'ils doivent survivre.
12:33C'est pour ça que,
12:34quand ils font ça,
12:34c'est ni du nihilisme,
12:35ni la volonté de détruire,
12:36ils le font parce qu'ils n'ont
12:37pas le choix.
12:38Et ce sont des pertes économiques
12:39énormes quand ils sortent
12:40de leur ferme.
12:41Dans la tribune dimanche,
12:42nous écrivons
12:43que cette colère
12:46est beaucoup alimentée
12:47sur les réseaux sociaux,
12:49que le mouvement Reconquête,
12:51je crois,
12:51on a profité pour republier
12:53une pétition de soutien
12:54aux agriculteurs.
12:55Est-ce que vous assumez,
12:56alors vous allez me dire
12:57que c'est un mot qui est cliché,
12:58mais est-ce que vous assumez
12:59de faire partie
12:59des mouvements politiques
13:01qui récupèrent le plus
13:03cette colère ?
13:05Est-ce que vous en profitez
13:06d'une certaine façon ?
13:07Alors si vous me dites
13:08qu'on est le mouvement politique
13:09qui défend le plus
13:09les agriculteurs,
13:10je vous dirais oui
13:11et merci de le remarquer.
13:12Je pense que beaucoup
13:13d'agriculteurs le remarquent aussi.
13:15En revanche,
13:15utiliser des mots
13:16comme récupérer,
13:17profiter, etc.
13:18ou alimenter,
13:19là je pense que c'est
13:20mépriser les agriculteurs
13:22qui eux voient
13:23qu'ils n'ont absolument
13:23pas besoin ni des réseaux sociaux,
13:25ni de Reconquête,
13:26ni d'un parti politique,
13:27ni de personne
13:28pour souffrir en eux-mêmes.
13:29Quand il y a un agriculteur
13:30qui se suscite
13:30tous les deux jours,
13:31je pense que ça,
13:32ça n'est pas alimenté
13:33ni par les réseaux sociaux,
13:34ni par Reconquête,
13:35ni par un parti.
13:36Nous, ce qu'on fait,
13:37c'est qu'on essaye
13:37de défendre les Français
13:38tous les jours.
13:39Et donc,
13:39quand on voit une filière
13:40qui est aussi stratégique,
13:42parce que pour moi,
13:42l'agriculture est aussi stratégique
13:44que le nucléaire,
13:45nourrir un pays,
13:45c'est sa survie.
13:46Donc, pour cette raison,
13:47je ne peux pas être absente
13:48et on ne peut pas être absent
13:49chez Reconquête.
13:50Et donc,
13:50merci de le signifier.
13:51On a en effet
13:52une pétition de soutien,
13:53soutien-agriculteur.fr
13:55et on invite tous ceux
13:56qui veulent soutenir
13:57les agriculteurs
13:57à aller la signer
13:58pour montrer qu'on est nombreux.
13:59Sarah Knafo,
14:00le Premier ministre,
14:01Sébastien Lecornu,
14:01va commencer à recevoir
14:02dès aujourd'hui
14:03les responsables politiques,
14:04notamment du Bloc central,
14:06pour essayer de trouver
14:06une solution
14:07sur cette question du budget.
14:09Il n'y aura pas de budget
14:10avant le 31 décembre.
14:11Un Conseil des ministres
14:12se réunira demain
14:13en fin de journée
14:14pour enterriner le principe
14:15d'une loi spéciale.
14:17Il appelle le Premier ministre
14:18à la responsabilité
14:20de tous les acteurs politiques.
14:21Est-ce que vous l'entendez ?
14:23Moi aussi,
14:23je les appelle
14:24à la responsabilité.
14:25S'ils veulent être responsables,
14:26je leur propose
14:27un contre-budget
14:27que j'ai établi,
14:29un contre-budget
14:29qui propose 80 milliards d'économies.
14:3180 milliards,
14:32c'est réaliste ?
14:33Ah mais c'est même pas assez.
14:34C'est un plan d'urgence.
14:35C'est uniquement
14:35un plan d'urgence
14:36parce que je les connais,
14:37cette Assemblée,
14:38on a l'image devant nous,
14:38on a cette image
14:40de ces parlementaires,
14:41on les connaît.
14:42En réalité,
14:42leur consensus aujourd'hui
14:43est très clair.
14:44Ils veulent toujours
14:45dépenser plus
14:45et ils veulent toujours
14:46taxer plus.
14:4780 milliards,
14:47ceux qui nous regardent
14:48se disent
14:48on va nous saigner.
14:49Non, pas du tout.
14:50Ceux qui nous regardent
14:51se disent
14:51il est enfin temps
14:52que l'État baisse ses dépenses
14:54pour pouvoir baisser les impôts.
14:56On est aujourd'hui
14:56chez Reconquête
14:57le seul parti à le proposer.
14:58Tous les autres proposent
14:59en réalité de taxer plus
15:00pour que l'État
15:01puisse dépenser plus.
15:02Si on dit 80 milliards,
15:03vous dites
15:03on va les saigner.
15:04Les Républicains le proposent aussi.
15:04On va les saigner.
15:05Mais c'est parce qu'ils votent
15:06malheureusement
15:06à l'Assemblée nationale
15:07où j'ai établi encore un tableau
15:09qui montre les votes
15:10de chacun
15:10sur les différentes taxes
15:11et vous voyez que
15:12main dans la main,
15:13alors même qu'on nous dit
15:14que cette Assemblée
15:14ne s'entend pas,
15:15qu'il n'y a pas de majorité,
15:16quand il s'agit de voter des impôts,
15:17ils sont tous d'accord.
15:19LFI vote main dans la main
15:20avec le RN,
15:20le PS avec le Modem,
15:21la Macronie avec le RN,
15:23etc.
15:23Inventer des taxes,
15:24ça les met d'accord.
15:25Donc on a trouvé peut-être
15:25le triste consensus national.
15:28Moi je m'inscris en faux
15:28contre ce consensus.
15:30Je ne suis absolument pas d'accord
15:31pour qu'on continue
15:32dans cette logique.
15:32Je propose de renverser
15:33totalement la logique
15:34et donc ça n'est absolument pas
15:36un programme,
15:37comme vous dites,
15:38qui vise à saigner les Français
15:39ou même un programme
15:40d'austérité ou de rigueur.
15:42Non, c'est un programme
15:42d'enrichissement.
15:44Le fait est qu'aujourd'hui,
15:45les Français s'appauvrissent
15:46parce que l'État
15:46leur prend tout.
15:47Je propose exactement l'inverse.
15:49C'est-à-dire leur prend tout
15:49par les impôts, vous voulez dire ?
15:51Par les impôts.
15:51Notre impôt, il finance aussi
15:53l'hôpital, je vous l'accorde,
15:54qui n'est pas toujours
15:54en bonne forme,
15:55mais l'école,
15:57l'enseignement public,
15:57ça sert à ça aussi.
15:58Qui n'est pas en bonne forme,
15:59vous pouvez continuer
16:00parce que vous allez me donner raison.
16:02Quand on dit qu'on finance
16:03ce genre de services publics
16:05et qu'on est le peuple
16:05le plus taxé du monde,
16:07rappelons-le,
16:07et de l'histoire
16:08pour financer ces services publics,
16:10est-ce que vous pouvez comprendre
16:11que les Français ressentent
16:12qu'ils n'en ont pas
16:12pour leur argent ?
16:13Vous pouvez l'entendre.
16:15Quand vous dites
16:15qu'on va saigner les Français,
16:16quel est mon contre-budget ?
16:1815 à 20 milliards d'euros
16:19à supprimer d'économie
16:21sur les prestations sociales
16:22non contributives
16:23à des étrangers.
16:24Parce que je considère
16:25qu'il n'est pas moral
16:27d'aider le monde entier
16:28tant qu'on aura encore
16:29un seul SDF
16:30dans les rues françaises.
16:31Ça n'est pas moral.
16:32C'est immoral que notre État
16:34s'occupe d'aller aider
16:35le monde entier,
16:36comme par exemple,
16:37j'en viens à ma deuxième
16:37mesure d'économie,
16:3815 milliards d'euros
16:39d'aide au développement par an.
16:41Je trouve cela immoral.
16:42Aller former des infirmières
16:43aux comores
16:44alors qu'on manque
16:44de personnel soignant chez nous,
16:46c'est immoral.
16:47Votre contre-budget
16:48n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui.
16:49Ce qui est discuté,
16:50c'est en l'occurrence
16:51le budget à l'Assemblée nationale.
16:52Oui, bien sûr.
16:53Mais si ça finit
16:54avec une loi spéciale,
16:56c'est-à-dire la reconduction
16:57du budget précédent
16:58parce qu'il sera impossible
16:59de voter ce budget,
17:00vous dites moindre mal ?
17:03Forcément non,
17:04puisque c'est toute la logique
17:05de ces 40 dernières années
17:06qu'on poursuivra.
17:07Là, on peut dire moindre mal,
17:08c'est qu'avec cette loi spéciale,
17:09on n'aura au moins pas les taxes
17:10qui ont été inventées
17:11par les parlementaires
17:13ces derniers mois.
17:13Oui, parce que ça fait tout sauter.
17:14Donc la taxe inventée
17:15par le RN sur la fortune
17:16dite improductive
17:17est portée à la fin
17:18par le Modem.
17:19Toutes ces taxes
17:20sur les multinationales
17:21qui visent en réalité
17:21à faire payer aussi
17:22les grands groupes français
17:23comme Dassault,
17:24comme Thalès,
17:25toutes ces taxes,
17:26si elles peuvent sauter,
17:27malheureusement,
17:28vous aurez raison de dire
17:29que c'est le moindre mal.
17:29Même si ça n'est provisoire
17:30parce qu'une loi spéciale,
17:31ce n'est que dans l'attente
17:32du vote d'un nouveau budget
17:33dans quelques semaines
17:34ou dans quelques mois.
17:39Ce que je propose aux Français,
17:41c'est d'enfin refuser
17:42d'accepter le moindre mal.
17:44Il faut se dire
17:44qu'on mérite tous
17:45mieux que rien.
17:47On mérite mieux.
17:48Donc on mérite
17:48d'élire un nouveau pouvoir.
17:50Oui, mais si Sébastien Lecornu
17:51survit à cette crise,
17:52on n'avait pas l'impression
17:53qu'en fait,
17:53il restera jusqu'à la fin
17:55du quinquennat
17:56d'Emmanuel Macron
17:57et que cette démission
17:58que vous appelez
17:59de vos voeux du président
18:01n'arrivera jamais.
18:03Vous avez sans doute raison
18:04pour Sébastien Lecornu,
18:05mais je crois
18:05que ça n'est plus la question.
18:06C'est-à-dire qu'on a bien vu
18:07que le nom du Premier ministre
18:09ne changeait rien
18:09à nos problèmes,
18:10rien à notre vie
18:11et même rien à la politique
18:12du gouvernement.
18:13À part peut-être la méthode,
18:14la personnalité,
18:15le tempérament,
18:15mais on a eu François Bayron,
18:16on a eu Michel Barnier,
18:17on a eu Sébastien Lecornu
18:18et le sentiment qu'on a,
18:20c'est que rien n'avance,
18:20que tout stagne.
18:21C'est-à-dire qu'on reste
18:22avec la même philosophie
18:23que ces 40 dernières années
18:24et ce qu'il y a de pire,
18:25c'est que dans la situation
18:26où nous sommes,
18:27stagner, c'est tomber.
18:28Mais sur ce budget,
18:29ça reste à faux.
18:29La faute à qui ?
18:30Aux socialistes
18:31qui en ont trop demandé
18:31ou aux Républicains
18:32qui n'ont trop pas accepté ?
18:34Ah mais à tous,
18:35à tous,
18:36au RN,
18:37à LFI,
18:37à tous.
18:38Il ne faut pas en cibler
18:39que deux.
18:40Quelle est la responsabilité
18:42du RN ?
18:42C'est toute la classe politique
18:43qui a inventé
18:448 nouvelles taxes
18:46dans son contre-budget,
18:47qui a voté pour 43 milliards
18:48d'euros de nouvelles taxes,
18:49qui a voté main dans la main
18:51avec le modem
18:51l'impôt sur la fortune
18:52improductive.
18:54C'est 34,
18:54un fois que ce soit 43
18:55sur les nouvelles taxes.
18:56J'ai entendu Marine Le Pen
18:57dire qu'elle était fière
18:58de l'impôt inventé
18:59par le modem
18:59sur la fortune improductive
19:00puisqu'elle disait
19:01c'est le mien cet impôt.
19:02Un impôt,
19:03rappelons-le aux gens quand même,
19:04qui, à mon sens,
19:05est totalement socialiste
19:06puisqu'il vise à dire
19:07que posséder des actions
19:08dans l'économie française
19:09c'est improductif,
19:10que posséder une assurance vie
19:12qui est investie
19:12dans la dette française
19:13c'est improductif,
19:15qui vise à dire
19:15que posséder du bitcoin,
19:16des œuvres d'art,
19:17etc.
19:17c'est improductif
19:18et qui vise à taxer
19:19cela davantage.
19:20À mon sens,
19:20c'est le début du communisme
19:21dans le sens où on dit
19:22et les mots ont un sens
19:23Avec, si j'ose dire,
19:29jamais vraiment leur propriété.
19:31On remet en cause
19:32le droit de propriété
19:33en disant
19:34tout ce que vous avez travaillé,
19:36tout ce que vous avez...
19:36Marine Le Pen est socialiste pour vous.
19:38Voir communiste.
19:39Marine Le Pen est communiste.
19:40Je pense que cette taxe est communiste.
19:42Je ne vais pas m'embarquer
19:43dans des qualificatifs
19:44sur la personne.
19:45Cette taxe-là,
19:46c'est le début du communisme
19:47et peut-être même
19:48qu'ils ne l'ont pas vue comme ça.
19:49Donc je ne les accuse pas.
19:50Je lis ce que je lis.
19:51Je vois cet amendement.
19:52Je vois cette taxe.
19:53Et je me dis
19:53dire ça, c'est accepter
19:55que les Français
19:56n'ont pas de propriété.
19:57Et à mon sens,
19:57le droit de propriété
19:58est aussi important
19:59que le droit de vote.
20:00C'est le début de la liberté.
20:01Quand on nous retire
20:02ce pour quoi on s'est battus,
20:04vous disiez tout à l'heure
20:05saigner les Français.
20:06Les Français se saignent
20:07pour posséder quelque chose.
20:08Et à la fin, on leur dit
20:09même votre assurance-vie
20:10ne vous appartiendra
20:11jamais réellement.
20:12L'État pourra toujours
20:13à un moment ou à un autre
20:14imposer une taxe
20:15et puis après faire monter le taux.
20:15Encore une fois,
20:16il y a un plafond
20:16qui est assez élevé.
20:17Je crois que c'est plus
20:17d'un million précisément
20:18jusqu'à cette somme-là.
20:20La propriété des gens,
20:21c'est leur propriété.
20:22Mais quand vous avez contribué
20:28avec votre impôt sur le revenu,
20:30que vous avez déjà payé,
20:31vous êtes le pays le plus taxé,
20:32retaxé, surtaxé,
20:33des revenus qu'on a déjà taxés
20:34plusieurs fois dans votre vie.
20:36À la fin, vous vous dites
20:36maintenant c'est à moi.
20:38Je les épargne
20:38et j'ai déjà payé énormément.
20:40J'ai déjà payé mon dû
20:41à la collectivité.
20:42Vous avez payé vos charges sociales.
20:43Comme disait M. Daré,
20:44vous avez financé l'hôpital,
20:45vous avez financé l'école.
20:46Vous avez déjà tout payé.
20:47Oui, mais encore une fois,
20:48on parle des ultra-riches.
20:49Non, on ne parle pas
20:50des ultra-riches.
20:51On parle de tout le monde.
20:54Regardez,
20:54quand je vous dis
20:55que nous sommes le peuple
20:55le plus imposé du monde.
20:57Je ne parle pas de Bernard Arnault.
20:59Tous les Français
20:59sont les plus imposés du monde.
21:01Quelqu'un qui gagne le SMIC
21:02paye énormément d'impôts aujourd'hui.
21:04Quand vous payez un salarié 2000 euros,
21:07vous devez débourser 4000 pour le payer.
21:09Donc imaginez déjà
21:10que la richesse que lui a produite,
21:12la richesse qu'il produit
21:13dans l'ensemble du PIB national,
21:15c'était 4000 euros.
21:16Ça, c'est la richesse qu'il a produite.
21:17Sur ces 4000 euros,
21:18on va lui en prendre 2000.
21:19Ça n'est pas normal.
21:20Il n'y a pas d'autres pays
21:21au monde où ça se passe comme ça.
21:22Vous êtes la rivière Milaï française.
21:24Écoutez,
21:24moi, je suis la Sarah Knafo française
21:26et je regarde
21:27des sources d'inspiration
21:28partout dans le monde
21:28parce que je pense
21:29qu'il faut,
21:29quand on est un grand pays,
21:31regarder ce qui se passe le mieux
21:32partout ailleurs
21:33et avoir une sorte
21:34de clause de la nation
21:35la plus favorisée,
21:36comme on dit à l'OMC.
21:37C'est-à-dire,
21:37regarder ce qui marche le mieux
21:38dans différents pays.
21:40Je vous donne un exemple.
21:40Ça peut être
21:41le système éducatif coréen,
21:42coréen du Sud, évidemment.
21:44Ça peut être
21:44le système démocratique suisse.
21:47Ça peut être
21:48la politique économique
21:49de lutte contre l'inflation
21:50et la dépense publique
21:51de Ravier Milaï.
21:52Ça peut être
21:53la politique de lutte
21:53contre l'immigration clandestine
21:54de Donald Trump,
21:55etc., etc.
21:56Donald Trump,
21:57on en parlera tout à l'heure
21:58parce que ça fait presque
21:58un an qu'il est revenu au pouvoir.
22:01La question, évidemment,
22:02de la sécurité aussi
22:02qui était cette semaine
22:03au menu du gouvernement.
22:04Au menu du gouvernement,
22:05avec un déplacement
22:06d'Emmanuel Macron
22:07à Marseille
22:07en début de semaine.
22:08Il a déclaré à nouveau
22:09la guerre contre le narcotrafic.
22:11On en sait un peu plus
22:12dans une interview
22:13accordée aux Parisiens
22:14par Gérald Darmanin
22:15sur le nouveau parquet national
22:17anti-criminalité organisée,
22:18le PNACO,
22:18qui va démarrer son activité
22:21le 5 janvier.
22:22L'amende forfaitaire
22:23va passer de 200 à 500 euros
22:24pour la consommation
22:25de stupéfiants.
22:27Question très simple,
22:28est-ce que, d'après vous,
22:29la réponse de l'État
22:30face au narcotrafic
22:31est suffisante,
22:31à la hauteur des enjeux ?
22:33Alors, je dirais que c'est nécessaire
22:34mais pas suffisant.
22:35Ça va dans le bon sens.
22:36Tout ce qui va dans le sens
22:36de plus de fermeté,
22:38je serais toujours là
22:39pour dire que c'est bien
22:40et qu'il vaut mieux ça
22:40que plus de laxisme.
22:42Mais pourquoi est-ce que
22:42ça n'est pas suffisant ?
22:43Revenons sur la philosophie actuelle
22:45de la lutte contre le narcotrafic.
22:47Aujourd'hui,
22:48l'État français,
22:49pour aller vite,
22:50a une politique
22:51qui vise uniquement
22:52à attraper les gros poissons,
22:53les gros caïds,
22:54ceux qui ont déjà gagné
22:55des millions d'euros
22:56grâce à la drogue.
22:57Pour cela,
22:57on va mettre sur écoute
22:58les petits dealers,
23:00les petits guetteurs.
23:01On va les mettre sur écoute
23:02pendant longtemps,
23:02des mois.
23:03Les policiers vous disent
23:03que les enquêtes
23:04durent des années.
23:05On met sur écoute,
23:05on remonte les filières.
23:07Et puis, une fois qu'on aura
23:07remonté la filière,
23:08on va arrêter le gros.
23:09En attendant,
23:09il aura déjà gagné
23:10des millions d'euros.
23:11Et c'est peut-être
23:12à ce moment-là seulement
23:13qu'il risquera la prison
23:14et qu'il fera de la prison.
23:15Pour lui,
23:15vous comprenez,
23:16si on pense en économie rationnelle,
23:18que le jour en veut la chandelle.
23:20Il se dit,
23:20je vais rester pendant des années,
23:21je vais avoir le temps
23:22de devenir très gros,
23:23je vais gagner des millions d'euros
23:24et peut-être que je ferai
23:25deux ans de prison.
23:25Avec notre système laxiste,
23:27peut-être qu'il sera gentil en prison,
23:28il fera de la poterie.
23:29Juste, je précise,
23:29le gouvernement revendique
23:30de vouloir imiter
23:31la méthode du juge Falcon
23:32en Italie, en Sicile.
23:34Oui, les gros poissons.
23:34C'est la méthode anti-mafia
23:35à l'italienne.
23:36Donc la méthode,
23:37c'est,
23:37comme était le sujet italien,
23:39ce n'est pas le nôtre
23:39et je vais expliquer pourquoi,
23:40on attrape uniquement les gros,
23:42on remonte les filières
23:43et une fois qu'on arrive au gros,
23:44on les arrête.
23:45Vous vous proposez quoi ?
23:46Alors moi,
23:46ce que je propose,
23:47c'est qu'il faut se rendre compte
23:47de ce que c'est aujourd'hui
23:48l'économie de la drogue.
23:49250 000 personnes concernées
23:51par l'économie de la drogue.
23:52C'est-à-dire bientôt,
23:53presque autant
23:53que le nombre d'agriculteurs
23:55en France,
23:55pour faire un lien
23:55avec ce qu'on disait tout à l'heure.
23:57250 000 personnes concernées.
23:58Vous avez du bas
23:59en haut de l'échelle
24:00une sorte de main-d'œuvre
24:01abondante et bon marché.
24:03Vous avez des jeunes
24:04de 14 ans
24:05qui sont en bas des tours.
24:06D'ailleurs,
24:06ce sont eux
24:06qui dérangent le plus
24:07les riverains
24:08et pour avoir grandi
24:09en Seine-Saint-Denis,
24:09je peux vous dire
24:10que ce qui est le plus obsédant
24:11et pénalisant
24:12quand on y habite,
24:13c'est d'entendre
24:14toute la journée
24:14ce bruit de ces gamins
24:16qui crient
24:16« il y a la police,
24:17il y a la police »
24:17qui hurlent toute la nuit
24:18à chaque fois
24:19qu'ils voient
24:20une voiture de police.
24:21Ces gens-là
24:21ne sont jamais arrêtés
24:22parce qu'on a un code
24:23des mineurs aujourd'hui
24:24qui fait que c'est très difficile
24:25de les arrêter
24:26et encore plus
24:26de les enfermer.
24:27Je pense qu'il faut
24:28revenir sur ça
24:28et qu'un enfant de 15 ans,
24:31un adolescent de 15 ans
24:33qui deal comme un adulte
24:34doit être enfermé
24:35comme un adulte.
24:36Donc, première chose.
24:37Deuxième chose,
24:37pour les petits dealers,
24:38les fameux,
24:39ceux dont on les met
24:40seulement sur écoute
24:40et on les arrête jamais,
24:41il faut être extrêmement ferme.
24:43Là encore,
24:43du deal,
24:44y compris un petit dealer
24:45en bas de l'échelle,
24:46ça doit être de la prison ferme.
24:47Mais est-ce que les arrêter
24:48du jour au lendemain,
24:50si je veux dire,
24:51ce n'est pas s'empêcher
24:52de remonter la filière
24:53pour attraper les gros poissons
24:54comme vous parlez ?
24:55C'est ça aussi
24:55le travail des enquêteurs ?
24:57C'est très intéressant
24:58et c'est la bonne question.
24:59En réalité,
24:59ce qu'il faut se demander,
25:00c'est est-ce qu'il vaut mieux
25:01arrêter les gros poissons
25:02ou est-ce qu'il vaut mieux
25:03tuer toute la chaîne ?
25:04J'ai ma réponse.
25:05Je pense qu'il vaut mieux
25:06arrêter toute la chaîne,
25:07c'est-à-dire les empêcher
25:08ces gros poissons
25:15il faut un plan d'urgence
25:18de création de 100 000 places
25:19de prison,
25:20un plan d'urgence pour le faire,
25:21si vous voulez,
25:22on pourra le détailler.
25:23C'est dur à financer.
25:24Emmanuel Macron lui-même
25:25a eu beaucoup de mal
25:26à financer les milliers
25:27de places de prison.
25:28Il ne s'en est absolument
25:29pas donné les moyens
25:29pour le faire.
25:30Je vous donne un exemple.
25:31Boukele, au Salvador,
25:33qui en 7 mois
25:34a construit 70 000 places
25:35de prison.
25:35Comment est-ce qu'il a fait ?
25:36Vous avez vu ces images
25:37au Salvador
25:37où on les voit assis
25:39de façon qu'on soit d'accord
25:40ou pas indignes ?
25:40C'est un modèle qui vous inspire ?
25:41Les prisons les plus modernes
25:42du monde.
25:43Ce qui est un modèle pour moi,
25:44c'est d'abord la première chose,
25:45pardonnez-moi de revenir au B.A.B.
25:47Si on enferme les délinquants,
25:48on pacifie la société.
25:49Si on enferme les criminels,
25:50on empêche la criminalité
25:51dans les rues.
25:51Vous-même,
25:51ils sont 250 000
25:52à participer au trafic de drogue.
25:55Ça va être un peu dur
25:56d'exprimer ce que je veux exprimer.
25:58Donc, première chose
25:59que nous montre le Salvador,
26:00et c'est Naïb Boukele
26:01qui le disait à la tribune
26:02des Nations Unies,
26:03il disait
26:03vous ne pouvez pas
26:04vous prétendre
26:04le monde libre
26:05quand votre propre peuple
26:06a peur dans la rue.
26:07Vous n'êtes pas le monde libre.
26:08Et lui disait-il
26:09moi j'ai enfermé
26:1070 000 criminels
26:11et j'ai libéré
26:12des millions d'habitants salvadoriens.
26:14Je pense qu'il faut faire
26:14exactement la même chose.
26:16Premièrement,
26:16revenir sur cette philosophie.
26:17Enfermer les gens,
26:18ce n'est pas immoral.
26:19Au contraire,
26:20c'est moral parce que
26:21c'est protéger le reste de la société.
26:22Et la prison doit servir à ça.
26:24Une fois qu'on accepte cela,
26:25une fois qu'on accepte
26:26que toute la philosophie
26:27de la justice aujourd'hui
26:28qui vise à dire
26:29qu'il faut éviter
26:30à tout prix la prison,
26:32pourquoi est-ce qu'on n'a
26:33pas de place de prison ?
26:34Parce qu'on n'a pas voulu
26:35en construire justement
26:36parce qu'on pensait
26:36que la prison c'était mal.
26:38Une fois qu'on se dit
26:38qu'en réalité la prison
26:39protège le reste de la société,
26:41je peux vous dire
26:41que ça va rouler
26:42pour construire
26:43ces places de prison.
26:44On a énormément de moyens.
26:45Vous avez typiquement
26:46pour la construction...
26:46Mais il n'y a par ailleurs
26:46un code pénal ?
26:47Vous ne pouvez pas enfermer
26:48les gens à moins
26:49de changer les lois ?
26:51Comment ça ?
26:51Là, aujourd'hui
26:52on n'enferme pas des criminels.
26:53Il y a des délinquants
26:54qu'on n'enferme pas.
26:55Il y a des délinquants
26:55qui ont mis des bracelets électroniques.
26:57Il ne s'agit pas
26:57de changer les lois,
26:57il s'agit de les faire appliquer.
26:59Aujourd'hui,
26:59on ne les applique pas
27:00parce qu'on n'a pas de place.
27:01Faute de moyens,
27:02faute de place,
27:03les juges vous disent
27:03bon ben on va le mettre
27:04sous bracelet électronique
27:05parce que de toute façon
27:06il n'y a pas de place en prison.
27:07Et les juges vont être incités
27:08en ce sens.
27:09Vous avez des circulaires
27:10du ministère de la Justice,
27:13notamment Mme Taubira
27:14qui disait
27:14éviter à tout prix la prison.
27:16Moi je pense le contraire.
27:17Il faut que les gens
27:18dorment en prison
27:19quand ils ont commis
27:20un crime ou un délit.
27:21Donc typiquement,
27:22si vous êtes un dealer,
27:23y compris ce qu'on appelle
27:24un petit dealer
27:25avec un petit surnom affectif
27:26comme si c'était normal
27:27d'être un petit dealer,
27:28il faut dormir en prison.
27:29Et les consommateurs ?
27:30On disait
27:30amende formateur
27:31de 200 à 500 euros ?
27:32Et les consommateurs aussi.
27:33C'est pour ça que je disais
27:34que ça va dans le bon sens.
27:35À mon avis 500 euros
27:35c'est pas assez suffisant.
27:36Les consommateurs
27:36ils doivent aller en prison ?
27:37Non pas en prison.
27:37Il faut des amendes.
27:39Il faut des amendes, attention.
27:40Il faut des amendes
27:40pour les consommateurs.
27:41Si vous récidivez,
27:42si on vous attrape trois fois
27:43en train de consommer
27:44de la cocaïne,
27:45ben oui il faut aller en prison
27:45au bout d'un moment.
27:46Comme pour tous les délits,
27:47la récidive est un délit en soi.
27:49Donc il faut, à mon sens,
27:51arrêter cette politique
27:52qui vise à dépénaliser
27:53la consommation.
27:54Et je vois que ça va
27:54dans le bon sens
27:55puisqu'on accepte
27:57d'augmenter au moins
27:58le coût des amendes.
27:59Et se dire que maintenant
28:01il faut passer à un système
28:02où toute la chaîne doit payer.
28:04Tout le monde doit payer.
28:04Du guetteur au gros trafic.
28:06Au-delà bien même
28:07de cette question évidemment
28:08du narcotrafic,
28:09il y a une question
28:09judiciaire et pénale
28:10sur laquelle je ne vous ai
28:11jamais entendu.
28:11On pose parfois la question
28:13à Marine Le Pen,
28:13à Jordan Bardella.
28:14Peut-être que vous avez
28:15déjà répondu chez d'autres confrères.
28:17Sur le principe philosophique,
28:18vous êtes pour ou contre
28:19la peine de mort ?
28:21Moi je suis plutôt contre.
28:22D'accord.
28:24Donc ce ne sera pas
28:24dans un éventuel programme
28:25en reconquête
28:26lors de prochaines élections
28:27prises que ce soit ?
28:28Non, ça ne l'était pas d'ailleurs.
28:29D'accord,
28:29et ça ne le sera pas davantage.
28:30Merci de cette réponse importante
28:32parce que c'est une question
28:33qui parfois s'oppose,
28:36personnes qui sont condamnées
28:37pour des questions
28:38de perpétuité réelle.
28:40On l'a vu récemment
28:41dans le Meurtre de la Jeunesse
28:42où certains avaient appelé
28:43à cette perpétuité réelle.
28:46Deux questions courtes.
28:48Réponse courte, Sarah Knafo.
28:50Est-ce que vous êtes favorable ?
28:52On pourrait appeler ces questions-là
28:53si j'ose dire les questions Sarkozy.
28:55Est-ce que vous êtes favorable ?
28:56Supprimer les feux rouges,
28:57supprimer les panneaux de circulation,
29:00supprimer les lignes blanches.
29:02Louis Sarkozy qui est candidat à Menton
29:03juge très clairement qu'à ses yeux
29:05ça peut favoriser des meilleurs comportements
29:08en matière de sécurité routière.
29:10Pour ou contre ?
29:10Je suis plutôt contre
29:11et je pense que le libéralisme
29:14s'accompagne toujours de règles
29:15mais de règles claires et lisibles
29:17et être libéral ça ne veut pas dire
29:18supprimer soudain toutes les lois
29:20et toutes les règles.
29:20Est-ce que vous incitez les Français
29:22à davantage faire l'amour ?
29:25Ça c'est aussi une proposition
29:26de Louis Sarkozy
29:26qui a fait une chronique
29:27cette semaine chez nos confrères
29:28de RMC qui juge
29:29que le problème démographique de la France
29:31c'est que les femmes
29:32font des enfants trop tard.
29:33Moi je pense que le problème
29:34de la parole publique
29:35c'est qu'elle veut s'immiscer
29:36dans les chambres à coucher
29:37et dans la vie privée des gens
29:38donc je ne me permettrai pas.
29:39Mais en revanche
29:40ce qui est vrai
29:40c'est qu'on a un sujet
29:41démographique important
29:43une dénatalité importante
29:44en France
29:45et dans l'Occident en général
29:46et pour ça
29:47il y a des mesures
29:47qu'on doit prendre
29:48et je pense aussi
29:49que le fait
29:49de vouloir refaire des enfants
29:51viendra de tout un ensemble
29:52de politique publique
29:53et d'essayer
29:54d'enfin pouvoir
29:55visualiser sa vie heureuse
29:57dans un pays comme la France.
29:59J'en profite juste pour
30:00Louis Sarkozy
30:01qui est donc candidat
30:01au municipal à Menton
30:02je me posais la question
30:03entre Alexandre Armasson
30:04qui est la candidate
30:05du Rassemblement National
30:06et Louis Sarkozy
30:07qui est-ce que
30:08vous soutiendriez
30:09s'ils étaient tous les deux
30:11s'ils acceptaient tous les deux
30:12à un second tour ?
30:13C'est une bonne question
30:14dans le sens où
30:15chez Reconquête
30:16on se sent toujours
30:16à équidistance
30:17entre les Républicains
30:18et le Rassemblement National
30:19donc pour vous répondre
30:20sur cette élection précise
30:21on étudiera les programmes
30:23on a une très bonne candidate
30:24à Menton
30:25Émilie que je salue
30:27et que je félicite
30:27pour sa campagne
30:28et donc à l'issue
30:30si ce n'est pas elle
30:31qui est au second tour
30:32on étudiera les programmes
30:33et on sera en mesure
30:33de répondre.
30:34Vous vous sentez plus proche
30:35de qui ?
30:36De Louis Sarkozy
30:36des Républicains
30:37ou du Rassemblement ?
30:39Je ne réponds
30:39vraiment quand on dit
30:40à équidistance
30:41ce n'est pas un élément
30:42de langage politicien
30:43je pense vraiment
30:43qu'on incarne une voix
30:45centrale au milieu
30:46de cette droite LR
30:48et du Rassemblement National
30:50et je pense que c'est aussi
30:51pour ça que les LR pensent à nous
30:52pour cette fameuse primaire
30:53de la droite
30:53mais aussi la raison
30:55pour laquelle
30:55on a été les seuls à droite
30:56à appeler à voter Marine Le Pen
30:58quand elle s'est retrouvée
30:59face à Emmanuel Macron.
31:00Alors question simple justement
31:01puisque ces municipales
31:02pourraient vous concerner
31:03vous aussi
31:03est-ce que vous serez
31:04candidate à la mairie de Paris ?
31:07Alors Jules va me reprocher
31:08de ne pas répondre
31:09mais je réfléchis
31:10j'étudie là encore
31:12les programmes
31:12des différents candidats
31:13je m'intéresse
31:14tout particulièrement
31:15à ce qui se passe
31:16dans la capitale de mon pays
31:17puisque voilà
31:18Paris c'est Paris
31:20Paris dépasse
31:21les frontières du périphérique
31:23ça a une importance capitale
31:24sans mauvais jeu de mots
31:26donc je regarde
31:28j'étudie cela
31:28et je verrai
31:29si je considère
31:29que les Parisiens
31:30ont déjà le candidat
31:31qu'ils méritent.
31:32Est-ce que vous
31:32intérieurement
31:32vous avez déjà décidé ?
31:34Non.
31:35Qu'est-ce que vous déciderez ?
31:37J'espère bientôt
31:39puisque le premier tour
31:40a lieu le 15 mars
31:40à priori.
31:41On comprend dans vos propos
31:42honnêtement
31:43que vous êtes prête à y aller.
31:44Ah oui prête à y aller
31:46forcément
31:47maintenant ça m'intéresse
31:48beaucoup
31:48je regarde
31:50j'étudie
31:50et je donnerai ma réponse
31:51quand j'aurai ma réponse.
31:52Vous avez décidé
31:52mais il est encore trop tôt
31:53pour...
31:54Je peine la référence.
31:55Qu'est-ce que vous apporteriez
31:56dans cette élection ?
31:56Ce serait quoi
31:57le pari de Sarah Knafo ?
31:59Je répondrai
31:59quand j'aurai décidé
32:00à ces questions.
32:01Mais on sent
32:01que vous avez envie
32:02d'être candidate.
32:03Je répondrai
32:04quand j'aurai décidé
32:04à tout le reste
32:05parce que sinon
32:05on va pouvoir tourner
32:06autour du pôle longtemps.
32:07On fera une belle émission
32:08je vous le promets
32:09si jamais je suis candidate
32:11et bien j'accepterai
32:14Concrètement
32:14il y a plusieurs candidats
32:16qui se sont lancés
32:17il y a une gauche
32:18Amandine désormais
32:19une partie de la gauche
32:20en tout cas quand même
32:21qui apparaît unie à Paris.
32:22Oui tout à fait
32:23avec des propositions
32:24notamment celles
32:25d'Emmanuel Grégoire
32:26sur les policiers municipaux
32:28qui dit qu'ils ne doivent pas
32:30avoir d'armes létales
32:31parce que les missions
32:32de la police municipale
32:33à Paris
32:33c'est par exemple
32:34la verbalisation
32:36des cyclistes
32:37ou bien le maintien
32:37de la tranquillité publique
32:39sur la voie publique
32:40il veut faire la part des choses
32:42entre police municipale
32:44et police nationale
32:45quelle est votre position
32:46sur ce point à vous
32:47est-ce qu'il faut armer
32:48de façon létale
32:49la police municipale à Paris ?
32:50Alors oui absolument oui
32:52et je pense que ces propos
32:53sont tout à fait irresponsables
32:55comme d'habitude
32:56pour la gauche
32:56irresponsables
32:57parce qu'il dit
32:57il faut faire la part des choses
32:58entre dites vous
33:00la police municipale
33:01et la police nationale
33:02mais est-ce que
33:03les délinquants
33:04est-ce que les racailles
33:05eux font la part des choses
33:06entre la police municipale
33:07et la police nationale
33:08quand vous êtes un policier
33:09quand vous avez un uniforme
33:10de policier
33:10vous êtes menacé
33:11au même titre
33:12que vous soyez
33:13municipal ou national
33:14si vous êtes menacé
33:15au même titre
33:15c'est criminel
33:16de dire qu'il ne faut pas
33:17armer des gens
33:18qui peuvent être
33:18pour le coup
33:19menacés de mort
33:20par des gens
33:20qui eux sont armés
33:22qui peuvent foncer
33:23sur eux en voiture
33:24on a vu des images
33:25terribles à Paris
33:26notamment sur les Champs-Elysées
33:27de policiers
33:27qui se faisaient charger
33:28quand on voit un policier
33:29municipal qui baisse les yeux
33:31parce qu'il est obligé
33:32vous voulez dire
33:32parce qu'il n'a pas les armes
33:33parce qu'il n'a pas les armes
33:33parce qu'il n'a pas les armes
33:33parce qu'il n'a pas les armes
33:34pour les policiers municipaux
33:35absolument
33:35un principe de précaution
33:37et de remise en ordre
33:38des villes
33:39d'ailleurs ça ne s'applique pas
33:40qu'à Paris
33:41ça serait légitime
33:42pour toutes sortes
33:43d'autres municipalités
33:44à chaque fois qu'une police municipale
33:45souhaite un armement
33:46elle doit être armée
33:47elle doit se former pour ça
33:48ça me paraît légitime
33:49donc je vous disais
33:50quand on voit un policier municipal
33:51qui baisse les yeux
33:52c'est l'autorité publique
33:53qui en prend un coup
33:54et ce sont les racailles
33:55qui sont renforcées
33:56Et puisqu'on parle de la gauche
33:57j'enchaîne
33:58écologistes, socialistes
34:00et communistes
34:01sont unis dès le premier tour
34:02si vous vous présentez
34:04puisque vous y réfléchissez
34:05est-ce qu'en fait
34:05vous ne risquez pas
34:06d'empêcher Rachida Dati
34:07de se qualifier
34:08pour le second tour
34:08Rachida Dati
34:09candidate de la droite ?
34:10Alors si j'y allais
34:11je ne serais jamais là
34:13pour faire perdre la droite
34:14mais au contraire
34:15pour faire gagner la droite
34:16et vous avez raison
34:17de signifier
34:18que la gauche
34:19arrive toujours à s'unir
34:20je sors du sujet parisien
34:21parce que comme je vous l'ai dit
34:22on ne va pas faire
34:22tout le sujet sur Paris
34:23mais je réponds sur la question
34:24de l'union de la gauche
34:25quand on est de droite
34:26en tout cas
34:27quand on est de droite
34:28et favorable à l'union
34:29on est toujours très jaloux
34:30de voir la gauche
34:31qui arrive toujours
34:32à s'allier
34:32qui arrive toujours
34:33à comprendre
34:34que l'intérêt
34:35notamment des électeurs
34:36c'est d'avoir
34:37à la fin
34:38ces partis qui se retrouvent
34:39vous l'avez vu
34:40pour les législatives
34:41ils se sont tapés dessus
34:42pendant toute la présidentielle
34:43et le lendemain
34:44ils ont réussi
34:44à se dire
34:45maintenant il faut une alliance
34:46Oui mais là je réitère
34:47c'est important
34:48sur votre rôle éventuellement
34:49parce que vraiment
34:51je vous ai répondu sur Paris
34:52maintenant je vais parler
34:52à l'échelle plus nationale
34:53Non vous ne m'avez pas répondu
34:53Votre candidature
34:54peut empêcher Rachida Dati
34:56de l'envoyer
34:56J'ai déjà répondu
34:57sur cette question
34:58et je serais plus précise
34:59si un jour j'étais candidate
35:00sur l'union des droites
35:01Juste pour aller
35:03dans le sens
35:03de ce que dit Amandine
35:04puisque vous dites
35:05que ce n'est pas encore décidé
35:06je regarde ce qui se passe
35:07à Paris
35:08et notamment à droite
35:09est-ce que ça veut dire
35:10que ce matin
35:10vous appelez Rachida Dati
35:12à vous unir
35:13dès le premier tour
35:14est-ce que c'est une possibilité
35:16que vous pourriez regarder ?
35:17Je n'appelle absolument pas
35:19Rachida Dati
35:19à une alliance
35:20je dis que je serai
35:20toujours responsable
35:21mon objectif
35:23si j'y allais
35:23et mon objectif
35:24même si je n'y allais pas
35:25ce c'est que la gauche
35:26perde la ville
35:27il faut enfin
35:28que la gauche
35:29après 24 ans
35:30de socialisme
35:31perde la ville de Paris
35:32donc je ferai tout pour ça
35:34à IS
35:35si j'y allais
35:36et comme je vous l'ai dit
35:37je ne serai jamais là
35:38pour faire perdre la droite
35:39mais au contraire
35:40pour la faire gagner
35:41Mais si Rachida Dati
35:42vous accueillait sur sa liste
35:43dès le premier tour
35:44Je pense que vraiment
35:44on est très très loin
35:46des questions
35:47c'est absolument pas
35:48ni l'actualité du jour
35:50ni l'état d'esprit
35:51du jour
35:52sur l'union des droites
35:53comme je vous le dis
35:54c'est pour moi
35:54un sujet majeur
35:55on est très peu nombreux
35:57en France à le défendre
35:58de plus en plus
35:59mais peu nombreux
36:00j'ai vu que Nicolas Sarkozy
36:01lui aussi disait
36:02qu'il fallait qu'un jour
36:03il y ait cette alliance
36:04je l'appelle de mes voeux
36:05je pense qu'il faudra
36:06enfin pour redresser le pays
36:07qu'on arrive à tous
36:08le chemin de reconstruction
36:10de la droite
36:10ne pourra passer que
36:11par l'esprit de rassemblement
36:12le plus large possible
36:13écrit Nicolas Sarkozy
36:15effectivement dans son
36:15journal d'un prisonnier
36:17sans exclusif dit-il
36:18sans anathème
36:20mais quand on voit
36:21aujourd'hui l'union des droites
36:22vous la prenez
36:24mais il y a quand même
36:24un paquet
36:25notamment d'élus
36:26et de responsables
36:27comme Xavier Bertrand
36:28prenons un exemple
36:29il n'est pas de droite
36:29Président DLR
36:30il n'est pas de droite
36:31pour vous
36:32Xavier Bertrand
36:33n'est pas de droite ?
36:34Je pense qu'il le prouve
36:34à chacune de ses interventions
36:35Il a même remis en cause
36:38la commission d'enquête
36:39sur l'audiovisuel public
36:40alors c'est dire
36:40si sur chaque sujet
36:42la droite trouve toujours
36:43Xavier Bertrand
36:44comme adversaire
36:44Il a encore le droit
36:45de défendre cette
36:46Ah mais il a tous les droits
36:47alors attention
36:48on a le droit d'être de gauche aussi
36:49on a tous les droits
36:50On peut être de droite
36:51et défendre l'audiovisuel public
36:52c'est pas contradictoire
36:53C'est devenu contradictoire
36:54mais quand on voit
36:55que c'est un monsieur
36:56qui est capable d'appeler
36:56à voter communiste
36:59caractère de droite
37:00de Xavier Bertrand
37:01et à chaque fois
37:02qu'il y a une initiative
37:03qui est prise à droite
37:03je le vois être toujours
37:04le premier sur les plateaux
37:05il critique des initiatives
37:07de droite avant Jean-Luc Mélenchon
37:08Donc pour en revenir à ça
37:09L'union des droites
37:10Forcément quand on parle d'union
37:12c'est allié des gens
37:13qui ont chacun
37:14des caractéristiques
37:15des spécificités
37:16des lignes propres
37:17Sinon ça s'appellerait la fusion
37:19si on était tous identiques
37:20Donc je considère normal
37:21et légitime
37:22que chacun représente sa ligne
37:23mais qu'à la fin
37:24il y a une union la plus large
37:26notamment lors du second tour
37:27de l'élection présidentielle
37:28l'union la plus large
37:30pour pouvoir enfin
37:31remporter une victoire commune
37:33Donc une union
37:34pour le second tour
37:35de la présidentielle
37:36une union
37:36une coalition
37:37pour les législatives
37:38je considère que c'est normal
37:39Ce qui veut dire
37:40que chacun peut évidemment
37:41être légitime
37:42à représenter sa ligne
37:43avec ses spécificités propres
37:45On a les nôtres
37:45le Rassemblement National
37:46a les siennes
37:47les républicains ont les leurs
37:48et à la fin
37:49j'espère qu'on sera tous
37:50capables de se retrouver
37:51Jules justement
37:51sur cette parfois utilisation
37:54on a le sentiment
37:54même que les républicains
37:55font de reconquête
37:57un petit peu
37:58dans le débat public
37:58On sait que vous avez rencontré
38:01donc Laurent Wauquiez
38:01qui défend cette hypothèse
38:03qui reste à matérialiser
38:05de primaire
38:06qui irait donc
38:07de vous
38:08à Gérald Darmanin
38:09sauf que
38:10jusqu'à preuve du contraire
38:10Laurent Wauquiez
38:11n'est pas celui
38:12qui dirige
38:12les républicains
38:13c'est Bruno Retailleau
38:14or Bruno Retailleau
38:15lui il a rencontré
38:17c'était d'ailleurs
38:17une révélation
38:18de la tribune dimanche
38:19il a rencontré
38:20cette semaine
38:21les dirigeants
38:22du centre
38:23de Renaissance
38:24et d'Horizon
38:24en vue des municipales
38:26donc en réalité
38:27cette hypothèse
38:28de primaire
38:29pourrait être mornée
38:29est-ce que vous n'êtes pas
38:30pour poser la question
38:31de façon un peu provoquante
38:32est-ce que vous n'êtes pas
38:32les idiots utiles
38:33finalement
38:34de la droite
38:35dans cette perspective
38:37Et pourquoi ?
38:38Parce qu'en gros
38:39l'idée serait
38:40d'utiliser
38:40Reconquête
38:42de rendre visible
38:42Reconquête
38:43pour ramener leurs électeurs
38:44mais au final
38:45pas du tout traité
38:45On n'est pas les idiots utiles
38:47puisque vous dites
38:47c'est pour rendre visible
38:48Au final
38:49si vous vous retrouvez
38:50seul
38:51après toutes ces discussions
38:53toutes ces hypothèses
38:54Mais eux aussi
38:55se retrouvent seuls
38:55c'est-à-dire qu'il n'y a pas
38:56de gagnant
38:57et un perdant
38:59à cette idée
39:00qu'il n'y ait pas de primaire
39:00tout le monde
39:01il serait gagnant
39:01c'est la raison pour laquelle
39:02à mon sens
39:03c'est la bonne chose à faire
39:04c'est toute la droite
39:05qui gagnerait
39:06à ce qu'il y ait
39:06une primaire de la droite
39:07notamment parce que
39:08ça remet le projecteur
39:09sur les idées de droite
39:10Peut-être que vous vous rappelez
39:11comme moi
39:11Edouard Philippe
39:12il aurait eu du mal
39:12qu'il n'irait pas
39:13dans cette primaire
39:13parce qu'au final
39:14si vous la gagnez
39:14il aurait du mal
39:15à vous soutenir
39:15Vous l'avez entendu
39:17Il se place dans cette hypothèse
39:19et révélateur
39:19c'est un aveu de faiblesse
39:20à mon sens
39:21La primaire de la droite
39:22vous vous rappelez de 2016
39:24ça avait mis un coup
39:25de projecteur énorme
39:26sur les idées de droite
39:27il y avait eu 4 millions
39:28d'électeurs
39:28pour cette primaire
39:29et je me souviens même
39:32et d'ailleurs vous devez
39:33vous en souvenir
39:34que c'était le démarrage
39:35des audiences
39:35sur les chaînes
39:36d'information en continu
39:37puisque c'est à ce moment-là
39:38que les français
39:40étant tellement attentifs
39:42et intéressés
39:43par cette primaire
39:43ils regardaient de plus en plus
39:44les chaînes d'info en continu
39:45donc je pense que ça rendrait
39:46service à tout le monde
39:47Peut-être qu'aujourd'hui
39:48certains s'imaginent
39:50réussir tout seuls
39:51à retrouver une dynamique personnelle
39:53Peut-être
39:53s'ils ne la trouvent pas
39:55je vous dis
39:55que cette idée de primaire
39:57de la droite
39:57sera le serpent de mer
39:58de toute l'année 2026
40:00qu'elle reviendra sur la table
40:01à chaque fois qu'on verra
40:02que personne n'arrive
40:03à surnager
40:04tous ceux que vous avez cités
40:05monsieur Retailleau
40:06monsieur Edouard Philippe
40:07etc
40:07quand ils verront
40:08que personne n'arrive
40:09à surnager dans les sondages
40:11puisque c'est ce qu'ils regardent
40:12en priorité
40:13ils se rendront à l'évidence
40:14du fait que cette primaire
40:16est certainement une bonne idée
40:17pour moi elle est une bonne idée
40:18aussi
40:19je suis en finie par là
40:20parce qu'elle permet
40:21d'avancer dans la prise de conscience
40:23de l'existence
40:23d'un bloc de droite
40:24c'est-à-dire que les gens
40:25qui se reconnaissent de droite
40:26y viennent
40:27bloc de droite dans lequel
40:27vous mettez le RN ?
40:28moi oui
40:29eux non
40:30mais moi je mets leurs électeurs
40:31dans ce bloc là
40:32je pense qu'il y a une forme
40:33de hiatus
40:34entre les électeurs du RN
40:35qui votent pour eux
40:36en imaginant que c'est un parti de droite
40:37et la direction du RN
40:39qui ne cesse de répéter
40:40nous ne sommes pas un parti de droite
40:41en un mot Marine Le Pen
40:42à vos yeux
40:42c'est une alliée
40:43ou une adversaire ?
40:45une potentielle alliée
40:46mais qui refuse de l'être
40:47et qui se place comme une adversaire
40:48vous l'avez entendu
40:49ces derniers jours
40:50chez certains de nos confrères
40:51elle a dit je cite
40:52que la seule fois
40:53où vous avez été élue
40:54c'était sous le nom de Le Pen
40:55c'est-à-dire sous le nom de Marion Maréchal
40:57qui menait dit-il
40:57la liste reconquête
40:58sur laquelle vous figuriez
40:59lors des dernières élections européennes
41:01qu'est-ce que vous répondez à Marine Le Pen ?
41:02je réponds que Marion Maréchal
41:04comme moi
41:04et comme les autres
41:05avons été élues sur une liste
41:06qui portait le nom reconquête
41:07élues avec les finances de reconquête
41:10les militants de reconquête
41:11le travail des bénévoles
41:12de reconquête
41:13allez-y
41:14oui
41:14et avec tous les autres
41:15c'est une élection de liste
41:17un scrutin de liste
41:17donc voilà ce que j'ai à répondre
41:19mais ce genre de phrase
41:20vous voyez malheureusement
41:22qu'elle se place plutôt
41:22comme une adversaire
41:23que comme une alliée
41:24et elle devrait se souvenir
41:25qu'en 2022
41:26nous avons appelé à voter pour elle
41:28à la seconde
41:29où elle est arrivée
41:30au second tour
41:31sans rien négocier du tout
41:32quand on a fait 7% des voix
41:34qu'elle n'a jamais eu
41:35à aucun moment
41:36de ralliement de poids
41:37dans aucun de ses seconds tours
41:38que c'est d'ailleurs même
41:39ce qui nous cause la défaite
41:40à chaque fois
41:41puisque malheureusement
41:41tous les autres
41:42les LR
41:43tous sont responsables
41:44ils appellent à voter Macron contre elle
41:45nous malgré tout
41:46ce qui s'était passé
41:47pendant la campagne
41:47on a tout de suite appelé
41:48à voter pour elle
41:49sans rien négocier
41:50elle considère franchement
41:51que 2022
41:53vous avez été des adversaires
41:55oui puisqu'elle a des propos
41:56qui sont clairs
41:57je la lis
41:58c'était une interview
41:58elle dit
41:59vous avez failli l'empêcher
42:00d'être au second tour
42:01de l'élection présidentielle
42:03en fait la question sous-jacente
42:04c'est à quoi servez-vous
42:06dans cette élection
42:06d'autant plus
42:08si vous avez le risque
42:09de faire perdre
42:10ceux qui sont de votre camp
42:11vous êtes porte-parole
42:12de Marine Le Pen
42:12c'est intéressant
42:13je retraduis ses propos
42:14vous n'êtes pas sur ce plateau
42:15oui vous êtes donc
42:17sa porte-parole
42:17c'est intéressant
42:18pas du tout
42:19je pense que
42:20quand on regarde le RN aujourd'hui
42:21la manière de s'exprimer
42:23notamment le propos
42:24que vous venez de me lire
42:25il se comporte exactement
42:26comme un monopole
42:27qu'est-ce qu'un monopole
42:28qu'est-ce que déteste le plus
42:29un monopole
42:30c'est la concurrence
42:30donc nous vous nous demandez
42:32si on était des adversaires
42:33je dirais non
42:33mais des concurrents
42:34en revanche oui
42:34un monopole
42:35c'est-à-dire que le RN
42:37depuis 50 ans
42:37a eu le monopole
42:38de la lutte contre l'immigration
42:39il l'a eu
42:40notamment par leur courage
42:42puisque c'était courageux
42:43à cette époque
42:44de prendre position
42:44sur ces questions
42:45mais il l'a eu aussi
42:46par la lâcheté
42:47des adversaires
42:48et des concurrents de droite
42:49qui ont diabolisé
42:50excusez-moi je veux juste
42:51finir sur ça
42:51qui ont diabolisé
42:52la question de l'immigration
42:53et qui leur ont donc
42:54laissé ce monopole
42:55depuis
42:55comme tous les monopoles
42:56il y a une sorte de rente
42:57du monopole
42:58c'est-à-dire que les français
42:59ne se disent pas juste
43:00est-ce que le RN
43:01a le meilleur programme
43:02mais seulement
43:02qui est le mieux placé aujourd'hui
43:04pour lutter contre l'immigration
43:05et du fait de cette rente monopolistique
43:07ils se retrouvent
43:08à être les mieux placés
43:09nous qu'est-ce qu'on vient faire
43:10là-dedans
43:10puisque vous me posez
43:11la question de manière aimable
43:12on vient remettre
43:12de la concurrence
43:13dans ce jeu-là
43:14on dit aux gens
43:15ne cédez pas
43:16sur le reste de vos convictions
43:17uniquement parce que le RN
43:19vous propose
43:19l'arrêt de l'immigration
43:20nous aussi
43:21on vous propose
43:21l'arrêt de l'immigration
43:22mais avec un programme économique
43:23crédible
43:24où vous n'avez pas besoin
43:25de sacrifier vos exigences
43:27en matière par exemple
43:28d'excellence scolaire
43:29puisque nous sommes
43:29le seul parti
43:30à avoir créé une initiative
43:31comme les parents vigilants
43:32à énormément parler d'école
43:34à avoir un projet économique
43:36que je considère être
43:36le plus sérieux
43:37aujourd'hui
43:38de ce qui se fait à droite
43:39donc nous disons aux électeurs
43:40arrêtez de croire
43:41uniquement dans le monopole
43:43voyez comme il parle
43:44de leurs concurrents
43:44il faut rester très prudent
43:46avec les sondages
43:46les sondages
43:47les crédits pour l'instant
43:48de 35%
43:49vous que ce soit
43:50votre éventuel candidateur
43:51ou celle d'Éric Zemmour
43:52c'est entre 6 et 8%
43:53est-ce que vous êtes
43:54des concurrents du RN ?
43:56comme vous le dites
43:56il faut rester très prudent
43:57avec les sondages
43:58il y a une particularité
43:59dans la 5ème République
44:00c'est que tous ceux
44:01qui ont été donnés
44:03comme gagnants
44:03un an et demi avant
44:04ont toujours perdu
44:05pour vous le RN perdra
44:07que ce soit Marine Le Pen
44:08ou Jordan Bardella en 2017 ?
44:09je n'ai pas de boule de cristal
44:10je dis juste qu'il faut
44:11rester prudent pour cette raison-là
44:12après vous savez
44:13les séries statistiques
44:14ça peut changer
44:14Éric Zemmour disait toujours
44:15que Marine Le Pen
44:16jamais ne pouvait gagner
44:17une élection présidentielle
44:18et elle a gagné ?
44:19elle n'a pas gagné pour l'instant
44:20mais d'où ma question
44:21est-ce qu'aujourd'hui
44:22vous dites
44:22puisque Jordan Bardella
44:23sera peut-être candidat
44:24je n'ai pas à penser
44:25je vous pose la question
44:26est-ce que vous pensez
44:27que Jordan Bardella
44:28a une chance
44:28de gagner l'élection présidentielle
44:30ou que c'est impossible
44:30je pense qu'il a autant de chance
44:31que les autres
44:32c'est-à-dire que je ne vous dis
44:33absolument pas
44:33il va perdre
44:34mais je vous dis
44:35c'est beaucoup plus ouvert
44:36que certains veulent le penser
44:37et il faut se rappeler
44:38que tous ceux qui ont cru
44:39que c'était fait d'avance
44:40ont perdu
44:41Balladur
44:42Jospin
44:43Juppé
44:43à chaque fois qu'ils se sont
44:45imaginés élus d'avance
44:46ça n'a pas fonctionné
44:47Bardella c'est Balladur
44:48Jospin Juppé ?
44:49peut-être
44:50et peut-être pas
44:50donc là je vous dis
44:51il y a une série
44:52en tout cas qui existe
44:53pourquoi est-ce que ça existe
44:54en réalité ?
44:55c'est pas juste un coup du sort
44:56et à chaque fois qu'on est élu
44:57un an et demi d'avance
44:58on perd
44:58c'est que ça induit
44:59une sorte de comportement
45:01on n'ose plus prendre aucun risque
45:02moi je me souviens
45:03monsieur Juppé
45:03on était en 2016
45:04j'étais à Sciences Po
45:05les gens l'appelaient déjà
45:06monsieur le président
45:06et que se disait Alain Juppé ?
45:08il se disait
45:09mais puisque je suis aussi haut
45:10dans les sondages
45:10il ne faut plus bouger une oreille
45:11surtout ne faisons rien
45:13ne prenons aucun risque
45:14ne risquons de déplaire à personne
45:15à la fin ça devient
45:17malheureusement
45:17des candidatures ennuyeuses
45:18puisque les gens se disent
45:19il n'y aura rien
45:20il n'y a pas de prise de risque
45:20il n'y a pas d'idées nouvelles
45:21à porter au débat
45:22il n'y a pas d'innovation
45:23donc c'est la raison
45:24qui a fait que
45:25ces trois candidats
45:25ont perdu
45:26ils n'innovent pas
45:27ils ne prennent pas de risque
45:28il reste un an et demi
45:29donc autant je vous dis
45:30je ne suis pas de celles
45:31qui vous diront
45:32c'est sûr qu'ils vont gagner
45:33mais je ne suis pas non plus
45:34de celles qui vous disent
45:34c'est sûr qu'ils vont perdre
45:35je vous dis nous verrons
45:36il reste un an et demi
45:37vous évoquez il y a quelques instants
45:38l'audiovisuel public
45:39il y a une commission d'enquête
45:40qui a lieu en ce moment
45:41à l'Assemblée nationale
45:43qu'est-ce que vous répondez
45:45à ceux qui jugent
45:46que ce n'est pas une commission
45:47mais un procès politique
45:49qui est fait à l'audiovisuel public
45:50et que c'est une chasse aux sorcières
45:51je leur réponds
45:52qu'ils ont peur
45:52et que tous ceux
45:53qui disent ça
45:54ce sont généralement
45:55soit des gens
45:55qui ont des intérêts
45:56à ce que l'audiovisuel
45:57reste public
45:58cet audiovisuel reste public
45:59soit des gens
46:00qui ont été
46:01dont les actions
46:04ont été mises en lumière
46:05par cette commission d'enquête
46:06moi je félicite
46:07le rapporteur Charles Aloncle
46:08je trouve qu'il a fait
46:09un excellent travail
46:10qui est député
46:11qui est député UDR
46:12oui l'union des droites
46:14c'est aussi dans les mots
46:15et je trouve qu'il a fait
46:16un excellent travail
46:17on sera d'ailleurs
46:17tous les deux
46:18dans une émission
46:18sur Thinkerview
46:19le 15 janvier prochain
46:20et je pense qu'on aura le temps
46:22de parler beaucoup
46:22de cette question
46:23de l'audiovisuel public
46:24je suis pour ma part
46:25pour la privatisation
46:26de l'audiovisuel public
46:28Pourquoi est-ce davantage
46:30que des réformes
46:31ou une modernisation
46:32de l'audiovisuel public ?
46:32Alors j'allais dire
46:33non pas seulement
46:34pour les raisons de propagande
46:35qui sont souvent évoquées
46:36on dit que l'audiovisuel public
46:37penche à gauche
46:38et je le crois
46:38mais c'est pas seulement pour ça
46:39que je pense qu'il faut privatiser
46:40c'est que je crois
46:41qu'aujourd'hui
46:42à l'heure où nous sommes
46:43ça n'a plus lieu d'être
46:45pour des raisons économiques
46:46vous aviez au 19ème siècle
46:48l'État qui produisait
46:49des allumettes
46:50qui avait même
46:50le monopole de l'allumette
46:51aujourd'hui ça paraît
46:52très farfelu
46:53je pense que dans 20 ans
46:54ça paraîtra farfelu
46:55que l'État ait continué
46:56si longtemps
46:56de créer des émissions
46:57de divertissement
46:58de payer des animateurs
47:00et des humoristes
47:00sur France Inter
47:01je pense que ça paraîtra farfelu
47:02ça existe dans de nombreuses
47:03démocraties
47:03absolument
47:04et je pense que le sens
47:05de l'histoire
47:05c'est que ça s'efface
47:06donc on voit déjà
47:07que beaucoup de groupes
47:08ont été privatisés
47:09dans d'autres démocraties
47:10il en reste
47:10vous avez raison
47:11il en reste en Angleterre
47:11il en reste dans quelques pays
47:12absolument
47:13et je pense que le sens
47:14de l'histoire
47:15c'est que petit à petit
47:16il n'y en est plus
47:16il y avait d'autres démocraties
47:17qui produisaient des allumettes
47:18dont l'État produisait des allumettes
47:19mais petit à petit
47:20ce genre de mission s'efface
47:21pourquoi ?
47:22quand on a créé l'ORTF
47:24quand on a créé
47:24des chaînes de télévision publique
47:26c'était un moment
47:26où ça nécessitait
47:27tellement de coûts fixes
47:28de créer une chaîne de télé
47:30que seul l'État pouvait le faire
47:31aujourd'hui vous avez 300 chaînes
47:33on crée une télévision
47:34une chaîne de télévision
47:36avec un micro et un ordinateur
47:37donc à mon sens
47:38ça n'a plus lieu d'être
47:39que l'État s'en occupe
47:40d'autant plus
47:41pour le cas de la France
47:42que quand vous voyez
47:43nos commissariats vétustes
47:44nos armées qui manquent de munitions
47:46des policiers
47:47qui doivent parfois
47:47se payer des gilets pare-balles
47:48eux-mêmes
47:49on se dit
47:50est-ce que c'est légitime
47:51qu'avec les pauvres moyens
47:53qu'il nous reste
47:55on en soit à payer
47:56le salaire de M. Patrick Cohen
47:57ça veut dire qu'à vos yeux
47:58l'audiovisuel
47:59n'est pas une mission
47:59de service public
48:00absolument
48:01voilà c'est exactement ça
48:02l'audiovisuel
48:03n'est pas une mission
48:04de service public
48:04à mon sens
48:05un service public
48:06c'est une école
48:07notre école tombe en ruine
48:08c'est un hôpital
48:09on le voit dans le cahier
48:10des charges de France Télévisions
48:11en matière d'information
48:12en matière de délivrance
48:13effectivement d'enseignement
48:15par exemple
48:15on l'a vu pendant le Covid
48:16où le service public
48:17avait joué un rôle
48:17d'enseignement
48:18à travers l'UMNI
48:19par exemple
48:19sujet très intéressant
48:20vous le savez
48:21puisque vous êtes une chaîne privée
48:22vous avez aussi
48:23un cahier des charges
48:23n'est-ce pas ?
48:24sur votre cahier des charges
48:25on peut
48:26l'État peut tout à fait
48:27y ajouter une mission
48:28d'information
48:28n'est-ce pas ?
48:30on peut supprimer des chaînes
48:31quand elles ne respectent pas
48:32leur cahier des charges
48:32vous vous rappelez de C8
48:33très bien
48:34donc une fois qu'on a dit ça
48:35tout ce que vous accolez
48:37à l'audiovisuel public
48:38vous pouvez très bien
48:39le retrouver grâce au privé
48:40la seule différence
48:41ce sera que ces chaînes-là
48:421. ne nécessiteront plus
48:44qu'on se saigne
48:45pour reprendre vos mots
48:46en impôts
48:47pour payer 4 milliards d'euros
48:48pour les financer
48:49et 2. qu'elles soient
48:50elles-mêmes responsables
48:51de trouver des clients
48:52de trouver de l'audimat
48:53donc de proposer
48:54des bons programmes
48:55ou encore meilleurs
48:55qu'ils ne sont aujourd'hui
48:56et de réussir en plus
48:59à rapporter de l'IS à l'État
49:00puisqu'ils paieront un impôt
49:01sur les sociétés
49:02une fois qu'elles seront
49:03redevenues rentables
49:04donc je pense que c'est
49:05le meilleur système possible
49:06et je passe même
49:08sur la propagande
49:09de gauche
49:10sur ces antennes
49:11payées pourtant
49:12avec nos impôts
49:13Jules
49:14alors
49:15on voulait vous poser une question
49:17sur Donald Trump également
49:18parce qu'il y a des sondages
49:20vous étiez en soutien
49:22de Donald Trump au début
49:23et notamment
49:23des personnalités
49:25de reconquête
49:25s'étaient rendues
49:25à son investiture
49:26aujourd'hui
49:27il y a des sondages
49:28qui sont en assez nette baisse
49:29pour lui
49:29notamment sur le plan économique
49:31parce qu'il y a une remontée
49:32du chômage
49:32il n'y a pas de résultat
49:33attendu sur le pouvoir d'achat
49:35qui est une grande préoccupation
49:36des américains
49:36est-ce que vous faites partie
49:37des déçus de Donald Trump
49:39aussi aujourd'hui ?
49:40Alors
49:40première chose
49:42je ne suis pas
49:43une porte-parole
49:44de la maison blanche
49:45quand vous dites
49:46un soutien de Donald Trump
49:47rappelons ce que c'est
49:48et d'ailleurs je me souviens
49:49que vous aviez un plateau
49:49sur place
49:50et je m'étais rendu
49:53Donald Trump
49:54et je le pense toujours
49:55nous avons des objectifs
49:56intérieurs communs
49:58mais nous avons
49:58des intérêts nationaux différents
50:00donc c'est le premier élément
50:02à bien avoir en tête
50:02il a des objectifs
50:04qui sont les mêmes que nous
50:05pour aller vite
50:06lutter contre le wokisme
50:07lutter contre l'immigration
50:09retrouver une forme
50:10de fierté de son pays
50:11qu'il a allié
50:12avec ce qui me parle beaucoup
50:13une sorte de technophilie
50:15qui visait à dire
50:16on va conquérir
50:17de nouveaux secteurs
50:19vous vous souvenez
50:20de la fusée d'Elon Musk
50:21qui montait
50:21et qui retournait à sa base
50:22etc
50:23donc ça ça me parle beaucoup
50:24comme ligne politique
50:25donc avec des objectifs communs
50:27notamment de réindustrialisation
50:28de souveraineté technologique
50:30par rapport à la Chine
50:30autant d'objectifs
50:32qui prennent du temps
50:34à être atteints pour certains
50:35notamment la réindustrialisation
50:37moi j'observe beaucoup
50:38ce qu'il fait
50:38et ce qui m'importe
50:39dans le trumpisme aujourd'hui
50:41comme dans le mélonisme
50:42si on peut parler ainsi
50:43comme dans le milléisme
50:44c'est
50:45qu'est-ce qui marche
50:46pour des gens qui veulent
50:47à peu près la même chose que nous
50:48qui veulent arriver au même objectif
50:49comment ils s'y prennent
50:51est-ce que certaines choses fonctionnent
50:53ou échouent
50:53quand elles échouent
50:54comment est-ce qu'ils corrigent
50:55combien de temps est-ce que ça prend
50:56est-ce que finalement
50:57la promesse n'était pas irréaliste
50:59on a promis trop vite et trop tôt
51:01je vous donne un exemple
51:01typiquement vous dites
51:02est-ce que je suis déçu
51:03ce programme de baisse de dépenses publiques
51:06qui avait été porté à l'époque
51:07par Elon Musk et le Doge
51:08moi j'ai observé la manière
51:10dont ils l'ont mise en oeuvre
51:11je pense qu'il y a certaines choses
51:12qui évidemment ne seraient pas à reprendre
51:14comme quoi Paris
51:15qu'il faut connaître l'administration
51:17pour prétendre lutter
51:18contre la bureaucratie
51:19la manière dont Elon Musk l'a traité
51:21il y avait un côté
51:21on va mettre des codeurs
51:23et des développeurs de 18 ans
51:24et ce sera la même chose
51:25ça c'est pas mon état d'esprit
51:26je pense que ça n'est pas
51:27compatible avec
51:29notre administration
51:30telle qu'elle est
51:30qu'il faut vraiment
51:31la connaître dans sa complexité
51:33pour pouvoir prétendre
51:34lutter contre la bureaucratie
51:35savoir où il faut
51:36sur la méthode
51:36de gouvernement de Donald Trump
51:38ce matin
51:38dans les colonnes de la tribune
51:39dimanche
51:39l'écrivain italien
51:41Giuliano Dampoli
51:42qui est connu pour
51:42savoir prendre le pouls
51:44justement des grands basculements
51:46de notre monde
51:46explique je cite
51:47qu'avec Donald Trump
51:48on est passé de la logique
51:49du scandale
51:50à celle de la sidération
51:51est-ce que c'est ça
51:53la nouvelle méthode
51:53de gouvernement dans le monde
51:54la sidération ?
51:56je pense pas que ce soit
51:57la nouvelle méthode
51:57de gouvernement mondial
51:58puisque vous voyez aussi
52:00si on prend l'exemple
52:00d'une Mélanie
52:01je pense que sur sa méthode
52:02il y a peu de choses à redire
52:03et au contraire
52:04les gens se disent
52:04on s'attendait à ce que ce soit
52:06scandaleux
52:07le bruit
52:07la fureur
52:08pas du tout
52:09elle réalise calmement
52:10certains de ses objectifs
52:11notamment la lutte
52:12contre l'immigration clandestine
52:14sur l'immigration légale
52:15c'est un peu plus décevant
52:16mais l'Italie n'a pas
52:18notre problème
52:19elle n'a pas le droit du sol
52:20elle n'a pas les aides sociales
52:21non contributives
52:22que j'évoquais tout à l'heure
52:23pour les supprimer
52:23donc elle a des problèmes
52:24que nous n'avons pas
52:25ce qui fait que l'immigration
52:27quand elle est légale
52:28et qu'elle arrive en Italie
52:28repart généralement
52:30après son contrat
52:31et ne s'installe pas
52:31comme chez nous
52:32puisqu'on a créé
52:33tous les incitatifs
52:34pour que l'immigration
52:35s'installe
52:35si on parle du milléisme
52:37là encore
52:38on voit des résultats flagrants
52:39et importants
52:40en à peine deux ans
52:41donc là je dis aux français
52:43votez bien à la prochaine élection
52:45et vous verrez les résultats
52:46tout de suite
52:46immédiatement
52:47pas seulement pour vos enfants
52:48et vos petits-enfants
52:49mais pour vous-même
52:49on peut obtenir des résultats
52:51très rapidement
52:51merci beaucoup Sarah Knafo
52:53et puis donc dans quelques semaines
52:54vous viendrez nous dire
52:54s'il y aura justement
52:55un bulletin Knafo
52:56lors des élections municipales
52:57à Paris en janvier
52:57c'est ça ?
52:58écoutez si vous me réinvitez
52:59je viendrai avec plaisir
53:00réponse en janvier
53:00merci à vous d'avoir été
53:01notre invitée
53:02merci à vous
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