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  • il y a 6 semaines
À l’occasion de la sortie très attendue du troisième volet d’Avatar, retour sur la filmographie de James Cameron avec deux spécialistes dans ce nouvel épisode de "À la régulière".

Réalisateur incontournable et véritable roi du blockbuster, James Cameron n’a cessé de repousser les limites du cinéma, de Terminator à Aliens, en passant par Titanic et bien sûr la saga Avatar. Mais qui est vraiment ce cinéaste obsédé par la technologie, l’innovation et les récits hors normes ?

Pour en parler, nous recevons Stéphanie Chaptal et Rafik Djoumi, journalistes, qui reviennent sur son œuvre, ses obsessions et l’impact durable de son cinéma sur l’industrie hollywoodienne.

Retrouvez "A la régulière" sur le site de France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

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Amusant
Transcription
00:00Bienvenue dans A la Régulière, l'émission de toutes les cultures. James Cameron n'a pas fait
00:15tant de films que ça, mais à chaque fois qu'il en sort un, le cinéma change d'échelle. De
00:20Terminator à Titanic, d'Aliens à Avatar, Cameron n'a cessé de repousser les limites,
00:24celles de la technologie, du spectacle, de l'émotion et parfois même celle de l'industrie
00:29dans laquelle il évolue. Cinéaste démiurge pour les uns, ingénieur mégalomane pour
00:33les autres, James Cameron est sans doute le dernier réalisateur capable d'imposer une
00:37vision personnelle à l'intérieur de blockbusters vus par des milliards de spectateurs. A l'occasion
00:42de la sortie de Avatar 3, on a eu envie de prendre du recul. Pas de dérouler sa filmographie
00:46de manière chronologique, mais de se poser une question simple et peut-être vertigineuse.
00:50Qu'est-ce que le cinéma de James Cameron dit dans notre rapport au monde, à la technologie,
00:54à la nature et au cinéma lui-même ? Pour en parler, deux journalistes qui connaissent
00:58son œuvre bien mieux que moi. Rafik Djoumi, journaliste culturel, notamment chez Capture
01:02Mag et chez Total Trax. Bonsoir Rafik.
01:05Bonsoir.
01:06Très heureux de t'avoir. Et Stéphanie Chaptal, traductrice et autrice notamment du livre
01:10« Les avatars » de James Cameron, très heureux également de t'avoir. Stéphanie, merci
01:13beaucoup.
01:14Bonsoir. Bonsoir. Ensemble, on va donc revenir sur ces films clés pour tenter de comprendre
01:17ce que Cameron cherche encore aujourd'hui à dire et ce que Avatar 3 pourrait bien révéler
01:22de l'avenir de son cinéma. Bienvenue dans cette émission consacrée à James Cameron, à la régulière.
01:27France Inter, à la régulière, Medi-Maisy.
01:37Ça, c'est le thème désormais mythique de Terminator. Alors si on parle… Alors je dis qu'on va peut-être pas tout faire de manière chronologique, mais on est un peu…
01:39obligé de commencer par le commencement quand même.
01:41Puisque James Cameron, avant de devenir ce…
01:43C'est le thème désormais mythique de Terminator.
01:50C'est le thème désormais mythique de Terminator. Alors si on parle… Alors je dis qu'on va peut-être pas tout faire de manière chronologique, mais on est un peu obligé de commencer par le commencement quand même.
02:08Puisque James Cameron, avant de devenir ce producteur, enfin ce réalisateur à succès, c'est aussi quelqu'un qui commence par la technique, notamment quelqu'un qui est arrivé chez Roger Corman.
02:18Est-ce qu'on peut peut-être commencer par le départ ? Parce que James Cameron, qui est quelqu'un qui a l'air fasciné par la technique et la technologie, c'est aussi d'abord un artisan, un ingénieur.
02:26Est-ce qu'on peut dire ça, Raphique ? Est-ce que c'est quelqu'un qui commence comme ça, comme un petit technicien à quelque part ?
02:31Oui, oui, tout à fait. C'est un ingénieur. Il a fait des études de physique…
02:35Il a fait un an à la fac en physique.
02:37Il en a quand même fait. Et puis surtout, il était réputé déjà justement à la fac pour construire des objets qui soient allés partir dans le ciel, soient allés dans les fonds marins.
02:48Et il a aussi, comment dire, dans son processus d'artiste, quelque chose de l'ordre de l'ingénierie. C'est un mec qui fait beaucoup du reverse engineering.
02:57C'est-à-dire quand il voit quelque chose qui lui plaît, il va le décomposer pour essayer de comprendre pourquoi ça marche. Et ça, c'est important pour comprendre aussi son cinéma.
03:04Ah oui, ça, c'est la base. C'est la base. Déjà, il est fils d'un ingénieur et d'une artiste. Donc, il y a les deux qui se croisent.
03:12Oui, tout est déjà là, en fait.
03:13Qui se croisent déjà. Et effectivement, pour les machins qui vont dans l'eau et qui vont dans le ciel, c'était déjà petit.
03:20Il y a certains de ses frères qui en ont souffert justement parce qu'ils ont été servis d'expérimentateurs aux avions, aux machins, etc.
03:28Et pour Roger Corman, c'est déjà ça.
03:31Donc, il y a Roger Corman qui est un producteur…
03:33Producteur, réalisateur, spécialiste, on va le dire, des films série B, série Z, à petit budget et autres.
03:40Et aussi connu pour avoir lancé énormément de monde.
03:44Et en fait, James Cameron, il a été au talent.
03:47Il est arrivé, il fait « Oui, oui, je peux peindre les décors, machin ».
03:51Un jour, Roger Corman passe par là, il fait « Ouais, tu peux me dessiner un vaisseau ».
03:56Donc, il dessine un vaisseau spatial et compagnie.
03:59Et Roger Corman, il fait « C'est quoi le concept ? »
04:01« C'est un vaisseau avec des nichons. »
04:03« Ok. Bah écoute, vas-y, fais-le. »
04:05Et puis de là, « Ouais, mais je peux faire ça. »
04:07Et il va finir réalisateur du deuxième équipe d'un film.
04:10Donc, il va apprendre le métier.
04:11Mais pardon, il est sorti ce film-là de « Véseau avec des nichons ».
04:13« Les mercenaires de l'espace » et « Battle Beyond the Stars ».
04:17Et une fois qu'on a ça en tête, on ne voit que ça.
04:20Et après, quand même, il faut dire que les films,
04:23même le réalisateur de deuxième équipe qu'il a fait pour Roger Corman,
04:27c'est quand même des pépites.
04:29C'est à voir en deuxième partie de soirée,
04:32en étant bien détendu.
04:33C'est un peu du grand n'importe quoi.
04:35Mais on a des pépites.
04:37Notamment le film qu'il a réalisé pour Corman en deuxième partie de soirée.
04:40Il y a quand même un petit Robert Englund dedans.
04:43Il y a quelques petits...
04:44Oui, puis techniquement, vu le budget,
04:47c'était hyper impressionnant à l'époque.
04:49C'est ça aussi ce qu'il y a.
04:50C'est que le début, c'est quelqu'un qui fait avec peu de moyens des films.
04:53C'est vraiment un artisan au début.
04:54C'est ce qu'il a appris avec Corman, c'est le moindre centime,
04:59il doit se voir à l'écran.
05:00Dans ce film-là, à l'époque, à un moment donné,
05:02il y a une scène terrifique avec des espèces de vers qui se baladent.
05:07Les vers ne bougeaient pas.
05:09Qu'est-ce qu'il a fait ?
05:10Allez, on va l'électrocuter, ça va faire bouger les vers.
05:12Et voilà, c'était les vers de farine.
05:14Et on va retrouver tout ce système dans les Terminators,
05:18dans les abysses, même dans l'Avatar.
05:21La moindre chose doit se voir à l'écran.
05:23Et il y a des Avatars, Avatars 2 et Avatars 3 ont des budgets colossaux.
05:29Mais il faut que tout se voit à l'écran.
05:31Et tout doit aller, la technique, d'où va suivre au fur et à mesure ?
05:35Et tout ce qui compte, c'est ce qu'il y a à l'image.
05:37En définitive, Terminator, le premier, c'est vrai qu'on a tendance à l'oublier,
05:41mais c'est le budget d'un petit film français d'auteur.
05:43Donc il n'y a vraiment rien du tout.
05:46Un des plans iconiques du film, celui de l'œil du Terminator qui s'éteint,
05:50il a été littéralement tourné dans la cuisine de James Cameron et Gellan Hurd.
05:55Et la fumée à l'image, c'est une clope de Gellan Hurd
05:58qu'elle est en train de souffler devant la caméra.
06:00Donc c'est vraiment des petits bouts de ficelle,
06:03mais quand on a justement cet esprit d'ingénieur,
06:06on sait comment ça va rendre à l'image en définitive.
06:09Est-ce qu'on peut dire, mais peut-être que c'est une bêtise,
06:12que Terminator, c'est une série B avec un peu plus d'ambition ?
06:15Est-ce qu'à la base, c'est pensé comme ça ?
06:17C'est envisagé comme tel ?
06:18Parce qu'aujourd'hui, c'est un classique de film de science-fiction,
06:20il n'y a plus trop de débats là-dessus,
06:22mais à la base, ça aurait pu être qu'une série B parmi d'autres.
06:25Par un réalisateur moins compétent,
06:26c'est un film qui aurait été complètement oublié, c'est sûr.
06:28Mais totalement, c'est tout à fait ça.
06:30C'est une base ultra classique en SF,
06:34mais qui a été conçue et réalisée avec un réalisateur compétent,
06:38un réalisateur qui a su tirer le meilleur parti de ses acteurs,
06:42parce qu'il faut voir qu'à l'époque,
06:43Schwarzenegger, c'était un culturiste,
06:45donc on n'imaginait pas du tout en tant qu'acteur.
06:48Lida Hamilton n'a été pas hyper connue,
06:51Michael Biene, pareil,
06:53c'était que des petits nouveaux.
06:54Et ça a été tourné vraiment à l'arrache.
06:57Les scènes mythiques où ils sont complètement nus,
07:01ils arrivent, ça a été tourné dans les rues de Los Angeles,
07:03personne n'avait prévenu qu'il y avait de l'acteur nu.
07:08Il va refaire le même coup pour Strange Days,
07:10réalisé par Catherine Bigelow,
07:13où il était scénariste.
07:14C'est quelque chose qui se fait vraiment à l'arrache,
07:17avec les moyens du bord,
07:19que ce soit pour Terminator,
07:20que ce soit pour Aliens,
07:21que ce soit pour la plupart des grands films.
07:24Il commence à avoir vraiment un budget,
07:25à partir d'habistes titaniques.
07:28Oui, oui.
07:28Donc pas au tout début, en fait.
07:30Pas du tout au tout début.
07:30Relativement tard.
07:31Je reviens juste sur Terminator,
07:33parce que c'est quand même important.
07:34C'est devenu aujourd'hui une franchise à succès,
07:36même si James Cameron est encore là,
07:38au scénario parfois,
07:39mais qu'il ne réalise plus depuis le 2.
07:41Et le 2 est parfois vu comme une des plus grandes,
07:45si ce n'est la plus grande suite du cinéma,
07:47enfin, oui, du cinéma,
07:48parce que c'est rare qu'on ait un 2
07:49qui puisse surpasser le 1,
07:52on cite le parrain 2,
07:53et on cite Terminator 2,
07:53on est enregistré différent.
07:55Qu'est-ce qui fait, pardon ?
07:56Et on peut citer Aliens.
07:57On peut citer Aliens, exactement.
07:58On va revenir sur Aliens après, absolument.
08:00Qu'est-ce qui fait, selon vous,
08:01que Terminator 2 a autant ce système
08:04même plus marqué que le 1 ?
08:05Parce que moi, pour ma génération,
08:06je suis de 86,
08:07j'ai grandi avec le 2 à la télévision,
08:10et c'est vraiment celui-ci
08:11qu'on regardait en boucle et en boucle.
08:13Qu'est-ce qui fait, selon vous,
08:14le succès de cette suite,
08:15Terminator 2 ?
08:16Rafik ?
08:16En partie, le fait qu'il ait enfin eu
08:18les moyens de ses ambitions,
08:19contrairement justement au premier.
08:21le Terminator liquide,
08:23ça avait déjà été envisagé.
08:25Le T-1000.
08:26Le fameux T-1000.
08:27Sauf que c'était totalement infaisable,
08:29évidemment.
08:30Donc il a fallu que la technologie
08:31se développe pour ça.
08:32Et c'est aussi un film
08:34qui s'est fait dans l'urgence,
08:35Terminator 2, on n'a pas idée,
08:36mais il avait une date de sortie
08:38alors qu'il n'y avait pas encore
08:39de scénario d'écrit.
08:40Donc il fallait vraiment faire très, très vite.
08:42Et c'est là où, effectivement,
08:43la Carole Co a signé chèque sur chèque
08:45parce qu'il fallait avancer très, très vite.
08:46Et du coup, il y a aussi chez Cameron,
08:48comme chez beaucoup d'artistes,
08:49je pense à Guillermo del Toro,
08:51des gens comme ça,
08:52des idées qu'ils ont en tête
08:53depuis très longtemps.
08:56Cameron, il a vraiment,
08:57quand on voit ses dessins
08:58d'adolescents et d'enfance,
09:00il y a déjà des choses
09:01qui se sont posées
09:02et on sent que ça l'a obsédé
09:03et que ça a pris forme progressivement.
09:06Et quand il a enfin
09:06les moyens de le faire, boum !
09:08Terminator, c'est né
09:09après le montage de Piranha 2.
09:11Avatar et Aliens,
09:15c'est né d'une histoire
09:17qu'il a inventée
09:18quand il était ado,
09:19Mover,
09:20qui va déjà inspirer Xenogenesis
09:22qui est son premier court-métrage
09:24visible sur YouTube.
09:26Particulier parce qu'il n'y a vraiment
09:27pas beaucoup de moyens,
09:28donc ça pique un peu,
09:29mais visible sur YouTube.
09:31Et on va retrouver Mover,
09:32certains éléments dans Aliens,
09:34d'autres éléments
09:35et quasiment tous les éléments
09:36dans Avatar.
09:38Donc tout était là,
09:39en fait, il y avait déjà une vision.
09:40Et tout est déjà là.
09:41Et même Terminator 2,
09:42même avec un gros budget,
09:44déjà ça a marché
09:45dans les années 80.
09:46Pourquoi ?
09:47Et surtout pour les jeunes
09:49qui sont nés dans les années 80,
09:49parce que le héros,
09:50c'est un gamin.
09:51C'est vrai, tout à fait.
09:52C'est un gamin.
09:53C'est une des premières fois
09:55qu'on voit un gamin
09:55avoir un rôle aussi important que ça,
09:58qui est face à un robot
10:00incarné par quelque chose
10:02d'hyper puissant.
10:03On a Linda Hamilton
10:04qui a marqué
10:04la génération précédente.
10:07Et c'est un gamin
10:09qui s'en sort.
10:10Pourquoi ?
10:10Parce que c'est un geek.
10:11C'est lui qui va pirater
10:12le dame.
10:15C'est lui qui fait ça.
10:16C'est lui qui arrive
10:17à pirater le T-800
10:18pour qu'il s'apprenne à sourire.
10:21Tout à fait.
10:21C'est ça qui marche.
10:22C'est un personnage de John Connor
10:23joué par Edward Furlong.
10:25Exactement.
10:26Mythique.
10:26C'est vrai qu'on voulait tous
10:28être Edward Furlong
10:28et avoir un copain robot
10:30à l'époque,
10:31grâce à ce film.
10:32Je propose qu'on écoute
10:33un morceau,
10:33avant de continuer
10:34évidemment à parler
10:35de James Cameron,
10:36un morceau d'un rappeur suisse
10:37que j'adorais,
10:38qu'on écoute tout le temps
10:39dans cette émission.
10:39C'est Makala
10:40qui est revenu récemment
10:41avec le morceau
10:42Hôtel Yutsuya
10:43qui annonce,
10:44je l'espère,
10:45un album à venir.
10:46Je suis revenu pour les Totti,
10:50Anna,
10:51mais je suis prêt
10:51pour la bagarre,
10:52Anna,
10:52je suis fidèle
10:53à la squadra,
10:54Totti,
10:55jamais je peux oublier
10:55d'où je viens,
10:56donc,
10:57espère que ça m'écoute
10:57dans l'allée,
10:58300 pop avant d'aller,
10:59en d'aller,
11:00elle me dit que je devrais
11:01plus compter sur elle,
11:02je pose mes billets
11:03de son coque
11:03si ça,
11:03ça ne manque.
11:05Oh,
11:05salut.
11:06Viens nous voir,
11:07on est posé dans le noir,
11:08Slim K,
11:09tire une light,
11:10suis l'odeur
11:11ou la light,
11:11tu pleines.
11:12Parlons bref,
11:13gros,
11:13fais-nous pas un grunt,
11:16l'étal,
11:17même avec l'étal,
11:18parce que c'est pas plaisir
11:19qu'on l'étal.
11:20Wow,
11:21je me lève,
11:22quoi,
11:23je rêve,
11:24comment ça,
11:24des factures de ma boîte aux lettres,
11:25ce qui augmente le tourisme
11:27à Genève,
11:27à chaque statue,
11:28je mérite une statue,
11:30j'espère que c'est clair,
11:31bichette,
11:31bientôt,
11:32je fais un feat avec toi,
11:33ta carrière expose,
11:34je me réveille,
11:35fiche S,
11:35je sais pas si on a des vies antérieures,
11:37mais je sais que je suis une merde
11:38dans aucune entraîte,
11:39ok,
11:40sans aucune gangsta,
11:41quelques grammes,
11:42tu nous en fais des tonnes,
11:43et tu débris pour un Tony,
11:44des Tony,
11:45nous on prend pour un Tommy,
11:46des Tommy,
11:47un bouffon qui sait manger
11:48des plus frais atomiques,
11:49personne t'écoute,
11:50ça t'étonne,
11:51un bouffon,
11:51y'a des rêves qui veulent quitter le rein,
11:53t'aimer,
11:53t'es long comme d'un olivet d'homme,
11:55le monde est drivé par la folie des hommes,
11:57j'ai été élevé par la plus forte des femmes,
11:59un solde s'y regard peut désarmer,
12:00désormais,
12:01tu comprends tout,
12:02je viens désormais,
12:02je suis là pour régner des années,
12:04des années,
12:05regarde en face,
12:06c'est des années,
12:06je vais remplir des bagues,
12:08faut garder vos bagues,
12:09pas mes dragues,
12:10en plus c'est des fées me mariées qui me dragues,
12:12c'est quoi ça,
12:13je suis qui moi,
12:13le seigneur des anneaux,
12:14non, mon karma,
12:15je dois penser à mon karma,
12:16j'ai déjà mon quota de rage,
12:17eux qui regardent mal,
12:18si tu trouves pas une raison de vivre,
12:20cherche pas une raison de me casser les couilles,
12:22putain,
12:23tu m'as vu sur scène,
12:25je les fume,
12:25tu sais,
12:26ceux qui s'aiment récoltent,
12:28je suis mon propre pote,
12:30les vénements pop comme bou,
12:32mais comme bou le tic,
12:34tu dis que tu kiffes la vérité,
12:36m'oblige pas à vérifier,
12:38au revoir si t'es apte à parler quand,
12:40si t'es pas là jusqu'à l'année,
12:42si tu fais mensonge,
12:43je te laisse se sucer,
12:43écoute la faute,
12:44tu risques de glisser,
12:46aujourd'hui le vide est très bien habillé,
12:47mais sans les caméras,
12:48il galait à briller,
12:49alors que,
12:50si le message est clair,
12:51le message éclaire les cœurs,
12:53mais y'a du chemin,
12:54bande de slaves,
12:54personne va vous save,
12:56cause de vous,
12:56les types restent,
12:57il faut le dire,
12:58bien fort,
13:00fausse hype,
13:00fausse tri,
13:01c'est cause du kick,
13:02le rap français est proche de la police,
13:04comme Sting,
13:05Slim,
13:06tire une,
13:07il y a beaucoup de médias qui sont bons,
13:11vont gagner fort,
13:13mais c'est le rap,
13:13ils leur jettent des fleurs quand ils sont adoues,
13:16ils écoutent les frères au père de la grippe,
13:18tout d'un coup,
13:19ils n'ont pas d'originalité,
13:22le mainstream porte toujours le même string.
13:25C'était donc Macala,
13:26rappeur de Genève,
13:27de Suisse,
13:27avec le morceau Hôtel Yotsuya.
13:29France Inter,
13:33Mehdi Maizy,
13:35à la régulière.
13:377,
13:386,
13:39il ne peut pas être,
13:40c'est dans le bureau.
13:41C'est l'écran,
13:42regarde !
13:43Vous ne le voyez pas bien.
13:475 mètres,
13:484,
13:49qu'est-ce que ?
13:51Aliens donc,
13:57ça c'est un extrait de la suite d'Alien,
14:00et justement on parle de suite,
14:01effectivement,
14:01Stéphanie tu m'as repris tout à l'heure
14:02quand je parlais des suites les plus réussies du cinéma,
14:05j'ai mentionné le parrain,
14:05j'ai mentionné Terminator,
14:06mais on peut aussi mentionner Aliens,
14:08qui est une suite,
14:09une suite du chef d'oeuvre de Ridley Scott,
14:11donc c'est quand même compliqué de reprendre,
14:14de poursuivre le travail de Ridley Scott,
14:16sur une franchise qui se met seulement en place,
14:18et donc sur Avec Aliens,
14:21James Cameron change un peu la franchise,
14:23ramène une autre énergie,
14:25une autre direction artistique,
14:27comment il prépare ce film
14:28et pourquoi il décide d'en faire quelque chose d'aussi différent ?
14:31En fait, ce qui lui a valu ce job au départ,
14:34c'est la réécriture,
14:36puisqu'il a dû attendre beaucoup de temps
14:38avant que Terminator ait le budget nécessaire
14:41pour pouvoir être tourné,
14:42et il crevait un peu la dame,
14:45et donc il a fait du script doctoring,
14:48et donc il a vraiment...
14:49Il avait trois trucs en même temps, il me semble.
14:51Il y a deux films qu'il a écrits en même temps,
14:52qui étaient Aliens, le retour,
14:54et Rambo 2.
14:56Et en fait, déjà,
14:58toute son énergie et sa frustration,
14:59on les sent bien dans ce qu'il a écrit,
15:01mais surtout,
15:03il a trouvé un moyen de rénover un peu la franchise,
15:08en s'inspirant assez ouvertement
15:10du roman de Robert E. Lain,
15:11Starship Troopers,
15:12Étoile garde à vous.
15:13Qui sera adapté plus tard par Paul et Reuven.
15:15Et c'est ça qui a déclenché
15:19la pré-production du film,
15:21et ça paraît aberrant dit aujourd'hui comme ça,
15:23mais la Fox ne croyait pas du tout
15:25en une suite d'aliens,
15:26ça ne les intéressait pas des masses,
15:28ça s'est fait presque dans leur dos,
15:30à tel point que personne n'avait prévenu
15:32si comme Weather qu'un deuxième alien se faisait.
15:35C'est Cameron qui a insisté pour l'appeler
15:36et l'avoir dans le film.
15:39Et le truc, c'est que
15:42Terminator n'était pas sorti en Angleterre
15:46quand le tournage a commencé
15:48dans les studios de Pinewood.
15:50Et les techniciens anglais se demandaient
15:52mais c'est quoi ce jeune Yankee
15:54qu'on nous a balancé entre les pattes,
15:56qui n'a jamais rien fait de sa vie ?
15:57Et en plus,
15:58qui fait la suite d'un film de Ridley Scott,
16:00Notre compatriote.
16:01Donc ils lui en ont voulu à mort.
16:02Ils l'ont pourri.
16:03Ça a été épique.
16:05Stéphanie, oui.
16:05Alors déjà, effectivement,
16:08le tournage a été catastrophique à Pinewood
16:10parce que les Anglais, très britanniques,
16:13Cameron, canadien, américain,
16:15pour eux c'est la même chose.
16:16De toute façon, c'est une colonie qui a été dénommée.
16:19Et surtout, ils avaient leur rythme.
16:20On a le tea time de 10 heures,
16:22on a le tea time de 16 heures,
16:23on a le machin.
16:25Cameron, ça n'a pas du tout passé.
16:27Il s'est bien énervé.
16:28Donc il y a eu des grèves,
16:30ça a été l'enfer et compagnie.
16:30Il a viré des gens.
16:31Il a viré des gens.
16:32Ça a été franchement titanesque.
16:36Pour le coup.
16:37Et surtout, ce qui s'est passé,
16:38c'est que Ridley Scott avait fait un film d'horreur dans l'espace.
16:42Exactement.
16:42Aliens, ce n'est pas un film d'horreur.
16:44C'est un film d'action.
16:45C'est un film politique, social.
16:47Parce qu'il s'est inspiré de Starship Troopers,
16:50donc Étoile Garde à vous.
16:51Mais il s'en a inspiré,
16:52comme s'en a inspiré Paul Verhoeven,
16:53c'est-à-dire pas du tout dans l'esprit de Robert Heinlein,
16:56qui était un anarchiste de droite,
16:58très militariste en tant qu'écrivain.
17:03Et donc Étoile Garde à vous a été complètement rechangé dans le sens
17:09par Paul Verhoeven et par Aliens,
17:11où on se retrouve,
17:13et ça, c'était déjà dans le premier film,
17:14du point de vue des prolos de l'espace.
17:16Avec effectivement toute une histoire autour d'Hélène Ripley,
17:23qui est quand même, il faut dire ce qu'il y a,
17:25c'est juste une conductrice de travaux dans l'espace,
17:27des pilotes et autres.
17:29On a des soldats qui sont là,
17:32parce qu'on leur a dit d'aller là,
17:33et puis vas-y, va au casse-pipe.
17:35On a une colonie qui a été installée là,
17:37et en fait, on va s'apercevoir que la colonie,
17:40plutôt que sauver les gens,
17:41ce qui nous intéresse, c'est récupérer les aliens.
17:43On a l'avocat, l'ordure absolue,
17:48que moi, quand j'ai vu Aliens,
17:49je ne l'avais vu que dans Dingue de Toi,
17:51donc en personnage adorable.
17:53Et donc, c'était la révélation en disant,
17:56ah, ça peut être vraiment une saleté celui-là.
17:59Est-ce qu'il n'y a pas aussi, finalement, chez James Cameron,
18:01parce qu'en reprenant sa filmographie,
18:02on se rend compte qu'on a toujours,
18:04souvent en tout cas,
18:05des personnages féminins extrêmement forts.
18:08Tu parlais de Linda Hamilton, Stéphanie, tout à l'heure.
18:10Ripley, évidemment, est une icône de la pop culture.
18:13On pourrait présouer Saldana dans Avatar.
18:16Et de Grace dans Avatar.
18:17Exactement.
18:18C'est quand même quelque chose qui est important
18:19et qui naît un peu avec Linda Hamilton,
18:21mais renforcée avec Ripley.
18:23Et bien avant.
18:24C'est déjà dans ses dessins d'adolescents.
18:26Quand on a découvert, enfin,
18:28les dessins de Cameron,
18:29l'exposition que la cinémathèque a faite l'année dernière,
18:33moi, j'ai été fasciné de voir qu'effectivement,
18:35le féminin sacré,
18:36il a toujours été dans son œuvre.
18:38Il avait notamment dessiné l'image d'une femme
18:40qui naît d'une sorte de chrysalis,
18:43on ne sait pas exactement quel genre de fleur c'est,
18:45qui a la forme d'un utérus.
18:47Et son ancienne peau s'est désagrégée
18:50pour donner naissance à une nouvelle.
18:52Et il avait également dessiné une jeune hippie
18:54qui naissait dans un coquillage
18:56en référence au tableau de Botticelli,
19:00la naissance de Vénus.
19:01Donc, on voit que ça faisait,
19:03vraiment, ça le travaillait beaucoup,
19:04cette idée du féminin sacré.
19:05Et il a effectivement utilisé dans tous ses films.
19:08Et même son premier court-métrage,
19:10Xenogénesis,
19:10on a déjà une femme conductrice d'un méca
19:14qui va sauver l'autre personnage.
19:18Celle qu'on va retrouver dans Aliens.
19:20Oui, absolument.
19:21Le film de Ridley Scott,
19:22c'était un film qui était très psychanalytique
19:23dans sa façon de procéder,
19:25avec des peurs bien enfouies,
19:28un ordinateur qui s'appelle maman.
19:30Il n'y a pas de choses qui ne veulent pas.
19:32Des œufs, tout ça,
19:33des hommes qui donnent la vie.
19:35Mais bon, dans le deuxième,
19:38on touche plus à la mythologie.
19:41Le mythe féminin,
19:42l'archétype féminin dans la mythologie,
19:44c'est souvent la descente aux enfers.
19:46C'est Oridis,
19:48c'est Perséphone,
19:50tout à fait,
19:52Inanna et Rechkigal.
19:53Enfin, toutes les figures mythologiques féminines
19:55sont généralement des figures
19:56qui vont chercher la vie
19:58au fin fond des enfers.
20:00car c'est littéralement le parcours de Ripley.
20:02Elle va chercher la petite Newt
20:04en allant se confronter aux...
20:06C'est l'affrontement de deux mères.
20:08Tout à fait.
20:09Et puisque là, en plus,
20:10on apprend que Ripley est mère.
20:11Exactement.
20:12C'est une grande révélation.
20:13Exactement.
20:14On continue à parler de James Cameron
20:16tout de suite.
20:24Tu vois une nu...
20:26Quel genre de lumière, Bud ?
20:28Il hallucine à Max.
20:31Il a réussi.
20:32Oh mon Dieu !
20:34C'est dingue.
20:36Bon alors, Bud,
20:37maintenant, on y va pas à pas.
20:40Retire le poitier du détonateur
20:42en le dévissant dans le sens inverse
20:44des aiguilles d'une bande.
20:47Très bien, Bud.
20:49Maintenant, tu coupes le fil neutre,
20:51pas le fil conducteur.
20:53Tu coupes le fil bleu
20:54avec la bande blanche.
20:56Pas.
20:57Je répète,
20:58pas le fil noir
20:59avec la bande jaune.
21:02Extrait donc de Abyss,
21:04évidemment, vous l'avez en VF,
21:05avec Ed Harris
21:06et Marie-Elisabeth Mastrantonio
21:08qui est un film
21:09techniquement qui est aussi insensé
21:12pour son époque.
21:12On a encore, finalement,
21:14cette espèce de volonté
21:15de dépasser la technologie,
21:16de créer un précédent.
21:18Je sais pas si ça a vraiment été le cas
21:19à l'époque
21:19en termes de succès et d'impact,
21:21mais qui, en tout cas,
21:22me semble important
21:23dans l'histoire
21:24et même la mythologie personnelle
21:25de James Cameron.
21:26On voit aussi, évidemment,
21:27sa fascination pour l'eau,
21:29pour les fonds marins
21:30qu'on retrouvera,
21:31qu'on continue, en fait,
21:32de retrouver aujourd'hui
21:33dans Avatar.
21:34Qu'est-ce qu'il représente
21:35dans sa carrière Abyss ?
21:37Rafik Jum.
21:37C'est le premier film
21:38qu'il peut enfin faire
21:40tel qu'il l'entend
21:41avec son propre scénario.
21:44Vu le succès,
21:45vraiment surprise,
21:46pour le coup,
21:47qu'a été Aliens,
21:48le retour,
21:48qui a vraiment cartonné,
21:50on lui donne, en gros,
21:51un chèque en blanc.
21:52Et le truc,
21:54c'est qu'il va se lancer
21:54dans un projet
21:55qui est au-delà du concevable.
21:57C'est un tournage
21:58totalement taré
21:59que celui d'Abyss.
22:01Dans des conditions extrêmes.
22:02Il ne faut pas en parler
22:03d'Aris ou...
22:05Oui.
22:06C'est un traumatisme
22:08pour les acteurs.
22:08C'est une catastrophe.
22:09Elle a failli se noyer,
22:10quand même,
22:10à la base.
22:11Lui aussi, d'ailleurs.
22:12Lui aussi.
22:14Mais voilà,
22:14ils ont recréé
22:15cet énorme décor
22:16dans une ancienne
22:17centrale nucléaire
22:18désaffectée,
22:20remplie d'eau,
22:21en développant
22:22des outils
22:23qui n'existaient pas.
22:24Oui,
22:24les espèces
22:25de petits machins
22:26de polystyrène
22:27pour cacher la lumière,
22:28pour pouvoir filmer.
22:29Oui, c'est qu'il y a
22:30tous les dialogues.
22:31Et les dialogues ?
22:31De pouvoir entendre
22:32les comédiens
22:33se parler sous l'eau.
22:35Et les choses
22:35qui ont été inventées
22:36avec ces films.
22:37Et le fameux petit robot
22:38aussi,
22:39le batiscaf
22:40qu'ils utilisent,
22:41a été développé
22:41en partie par James Cameron
22:42et son frère.
22:43Et par son frère, oui.
22:43Voilà, avec son frère.
22:45Et aujourd'hui,
22:46il est utilisé
22:47très régulièrement
22:47pour l'exploration
22:48des fonds marins.
22:50Et également
22:50pour l'exploration spatiale
22:53par le frère aussi.
22:54D'accord.
22:54Oui, oui.
22:55Il est parti
22:55sur Titan.
22:57OK.
22:58Et il y a
22:59un documentaire incroyable
23:00qui a été fait là-dessus
23:01qui s'appelle Under Pressure
23:02sur le tournage
23:03complètement chaotique
23:04d'Abyss.
23:06Alors,
23:06ça a été un échec
23:07à sa sortie.
23:09Et là,
23:09je voudrais me faire
23:10un cocorico
23:11et remercier
23:12le public français
23:12parce qu'on est
23:13un des rares pays
23:14où Abyss
23:15a très bien marché.
23:17Et même,
23:17il a été au coude à coude
23:19avec Batman
23:19de Timberton
23:21qui était en gros
23:22le gros blockbuster
23:24de l'année.
23:25Donc,
23:25pour ça,
23:26on a relevé le niveau
23:27en montrant
23:28qu'Abyss
23:28avait quand même
23:29une autre gueule.
23:30Est-ce que l'échec
23:31d'Abyss,
23:32Stéphanie,
23:33il est marquant
23:33pour James Cameron
23:34parce que
23:34quand on présente
23:36un peu grossièrement
23:36James Cameron,
23:37c'est que des succès.
23:38Il bat tous les records
23:39Titanic,
23:39Avatar,
23:40etc.
23:40Même Terminator,
23:42Aliens.
23:42Quand on va un peu plus
23:43dans l'état,
23:44il y a quelques moments
23:45où ça a été un peu plus compliqué.
23:46Abyss en est un.
23:47Est-ce que c'est quelque chose
23:47qui change
23:48quelque chose chez lui ?
23:50Déjà,
23:51il va s'apercevoir là
23:53que quand il n'a pas
23:54les moyens techniques
23:56de mettre en image
23:58ses idées,
24:00parce qu'Abyss,
24:01il y a la version
24:01qui est sortie au cinéma,
24:03mais la vraie version,
24:04c'est la directe
24:05de Scott
24:06où il y a 20 minutes de plus.
24:07Qui change quelque chose
24:08au film.
24:08Qui change l'histoire du film
24:10avec cette espèce de vague
24:12qui va envahir,
24:13où on a toute l'explication
24:14sur les NTI
24:15qui font des Abyss,
24:17etc.
24:18Pourquoi du comment ?
24:20Qu'il ne pouvait pas
24:21mettre en image
24:22parce qu'il n'avait pas
24:23les moyens techniques
24:24qui ont été retournés après.
24:26Donc déjà,
24:27ça va lui apprendre ça.
24:28Si tu n'as pas les moyens
24:29de mettre tes idées en place,
24:31ne le fais pas.
24:32Attends.
24:32C'est pour ça qu'après,
24:33on va avoir Titanic
24:35bien des années plus tard,
24:37Avatar bien des années plus tard,
24:39Avatar 2 bien des années plus tard,
24:42Avatar 3,
24:42bon maintenant,
24:43ils sont un peu lancés,
24:44donc ça va un peu mieux.
24:45mais avoir le temps
24:47d'avoir vraiment
24:48la technologie nécessaire
24:50pour être à l'écran
24:52et derrière l'écran
24:53obtenir ce qu'il a en tête.
24:56Ceci dit,
24:57ils vont quand même,
24:58avec Abyss,
24:58vraiment donner le feu vert
25:00à la révolution
25:01des images de synthèse
25:03avec la création
25:04de ce pseudopode
25:06fait d'eau
25:07qui rentre dans le vaisseau
25:10et qui,
25:11à l'époque de la sortie du film,
25:12c'est du jamais vu.
25:14Ah, c'était du jamais vu ?
25:15Les spectateurs se demandent
25:16simplement,
25:16comme beaucoup ne savent pas
25:17ce que c'est que l'image de synthèse,
25:18ils se disent
25:18comment ils ont fait ce truc ?
25:20Qu'est-ce qu'on est en train de regarder ?
25:22Et c'est grâce à Abyss
25:23qu'on a Terminator 2 quand même.
25:24Parce que si on n'avait pas eu
25:25le pseudopode,
25:26on n'aurait pas eu le T-1000.
25:27Et est-ce qu'on a
25:28Terminator 2
25:29ou en tout cas
25:30la suite de la carrière
25:31grâce à True Lies ?
25:32Dans le sens où True Lies finalement,
25:33est-ce que c'est
25:34quand on regarde sa filmographie,
25:36c'est un film qui fait tâche
25:37parce que c'est un bon
25:38bloc de ressort
25:38dans les années 90,
25:39mais qui est un peu étrange
25:41parce qu'il est presque trop simple.
25:44C'est un film d'action
25:45avec Schwarzenegger
25:46qui a en plus un remake
25:47d'un film de Claude Ziddy,
25:48La Total.
25:49Tout est assez étonnant.
25:50C'est bizarre que James Cameron
25:51se soit emparé de ce film-là.
25:52À quoi il sert ce film ?
25:53Est-ce qu'il sert à avoir
25:54un succès après Abyss ?
25:56Ça va peut-être lui permettre
25:56aussi d'être à nouveau
25:58dans les rangs ?
25:59Il sert à faire plaisir
26:00à Schwarzenegger
26:00qui lui a présenté le film
26:02La Total en disant
26:04de ça.
26:05C'est Schwarzenegger
26:06qui amène le projet.
26:06C'est lui qui a vu
26:07Michel Bougenat
26:08attirer l'armite.
26:09C'est ça.
26:10J'adore cette idée déjà.
26:11Il est en promo à Paris,
26:12il a vu le film.
26:13D'ailleurs,
26:14je ne sais pas
26:15si je peux me permettre
26:16d'en parler comme ça,
26:17mais j'ai eu un coup
26:17de Madame Irma
26:19à l'époque
26:19parce que quand j'ai vu La Total,
26:21j'en ai parlé
26:21à mon rédacteur en chef
26:22et à un moment donné,
26:23je lui ai dit
26:24mais tu sais,
26:24le film est plutôt bien réalisé
26:25et à même des moments,
26:26on dirait presque
26:27du James Cameron.
26:27Et évidemment,
26:28il s'est foutu de ma gueule
26:28et j'avais honte
26:29de mon argument.
26:31On se serait tous
26:32foutu de ta gueule.
26:33Mais j'ai été vengé
26:33deux ans plus tard
26:34quand on l'aïsé sorti.
26:36Mais effectivement,
26:37c'est Charles Sénégger
26:38qui lui amène le projet
26:39mais il faut dire aussi
26:40que Cameron,
26:40il sort quand même
26:41d'une série de tournages
26:42qui ont été
26:42horriblement épuisants
26:44et éprouvant.
26:45On lui amène
26:45vraiment sur un plateau d'argent
26:47l'idée de pouvoir faire
26:48une comédie
26:48un tout petit peu plus détendue
26:50et en plus,
26:50à cette époque-là,
26:51il vient de lancer
26:51Lightstorm Entertainment,
26:52donc sa boîte de prod,
26:53ainsi que Digital Domain,
26:55sa boîte d'effets spéciaux.
26:57Et il a besoin aussi
26:57de les faire tourner.
26:58Et du coup,
26:59ce projet,
26:59ça va lui permettre
27:01de faire avancer
27:01le film.
27:03Et ça va lui permettre
27:04de servir de vitrine aussi,
27:05de montrer,
27:05parce qu'il y a des scènes
27:06absolument incroyables
27:07avec les avions,
27:09les hélicoptères,
27:11le cheval dans l'ascenseur.
27:11Je ne me suis jamais remise
27:12de celui-là.
27:13Le cheval dans l'ascenseur,
27:14c'est Charles Sénégger
27:16qui parle français.
27:17Oui, c'est vrai.
27:19Et en plus,
27:21le pire,
27:22c'est que quand tu as vu
27:23la totale
27:23et que tu vois True Lies,
27:25eh bien,
27:25tu es quand même surpris.
27:26Parce que ce n'est pas
27:27tout à fait la même chose.
27:28Ce n'est pas le même film.
27:29On retrouve des choses,
27:30évidemment.
27:30Mais évidemment,
27:31c'est à la sauce
27:32James Cameron.
27:33Voilà.
27:34Et effectivement,
27:36c'est le moment de plaisir,
27:38le moment où on va...
27:40Il va travailler avec quelqu'un
27:41qu'il apprécie beaucoup,
27:42quand même Charles Sénégger,
27:42parce qu'il a été le chercher
27:43pour Terminator,
27:44Terminator 2.
27:45Et Jamie Lee Curtis aussi.
27:46C'est un moment
27:47qu'il voulait travailler avec elle aussi.
27:48C'est Jamie Lee Curtis
27:49qui voulait travailler avec elle aussi.
27:51Ça lui permet
27:51d'essayer de nouveaux trucs
27:54de façon beaucoup plus détendue
27:56parce que c'est une comédie.
27:57C'est une comédie
27:58qui est vraiment
27:59la comédie estivale
28:00de base,
28:00pop-corn.
28:02Donc,
28:03il n'y a pas d'enjeu particulier.
28:04Il n'y a pas
28:04de grand message particulier,
28:07même si on va
28:07toujours en trouver.
28:10Et ça lui permet
28:10de dire,
28:11bon,
28:11voilà,
28:11qu'est-ce que je vais pouvoir faire
28:12à la suite ?
28:13J'ai montré ce que je sais faire.
28:14J'ai montré mon savoir-faire.
28:16J'ai montré le savoir-faire
28:17de mes boîtes.
28:18Voilà.
28:18C'est un carton.
28:19Et ça marche.
28:20Il y a un autre film
28:21qui marche un peu après
28:22dans sa carrière.
28:23Un petit film
28:24qui parle d'un bateau.
28:25On va en parler.
28:25Et juste après,
28:26sur ce film,
28:27il y avait
28:27un morceau mythique.
28:31Ah,
28:31vous grimacez ?
28:32Ça grimace ?
28:33Mais on va l'écouter.
28:34On va quand même
28:35l'écouter en entier
28:35parce que c'est mythique.
28:37Céline Dion,
28:37évidemment,
28:38My Heart Will Gone,
28:39un des plus grands tubes
28:40de Céline.
28:41Donc,
28:42on va l'écouter.
28:43Moi aussi,
28:43je vais grimacer.
28:44Mais c'est important
28:44qu'on le mette.
28:44Moi,
28:45c'est un trauma
28:45suite à ma prof.
28:46On passe ce moment ensemble.
28:48Ah oui,
28:48ok.
28:48Every night
28:49in my dreams
28:51I see you
28:54I feel you
28:57That is how
28:59I know you
29:01go
29:02Far across
29:08the distance
29:10And spaces
29:12And spaces
29:12Between us
29:16You have come
29:18To show you
29:20Go on
29:24Near
29:27Far
29:29Wherever
29:31You are
29:32Wherever you are
29:34I believe
29:36That the heart
29:39Does go
29:41Ones
29:47More
29:48You open
29:52The door
29:53And you'll hear
29:55And you'll hear
29:56In my heart
29:58And
29:59My heart
30:01Will
30:02Go
30:03On
30:04And
30:05On
30:07Love
30:15Love
30:16Love
30:16Love
30:16Can touch us
30:17One time
30:18And last
30:20For a lifetime
30:23And never let go
30:27Till we're gone
30:30Love
30:34Love
30:35Was when I loved you
30:38One true time
30:40I'd hold you
30:43In my life
30:45Will always
30:47Go
30:49Near
30:51Near
30:55Far
30:57Wherever
30:59You are
31:01I believe
31:04That the heart
31:06Does go
31:08Ones
31:11Once
31:15More
31:16You
31:18Open
31:19The door
31:20And you're
31:22Here
31:23In my heart
31:25And
31:26My heart
31:27Will
31:28Go
31:29Up
31:30And
31:31On
31:32On
31:33You're
31:34Here
31:47There's
31:49Nothing
31:50I fear
31:51And I know
33:53Est-ce qu'on aurait pu s'attendre à un tel succès à l'époque ?
33:57Il faudra poser la question à tous les gens de la Fox qui ont démissionné avant la sortie du film pour que le titre n'apparaisse pas sur leur CV.
34:04Non en fait c'était un film qui a été considéré comme le film qui allait couler la Fox, un vrai naufrage.
34:13Il faut remercier Bill Mechanic, le patron du studio qui vraiment à l'époque s'est battu contre tout le monde parce que lui il croyait effectivement en ce projet.
34:23Mais à l'époque à Hollywood ce qu'on faisait c'était du Independence Day ou du Speed.
34:27C'est-à-dire des films d'action qui cartonnent avec beaucoup d'explosions.
34:30Pas un film en costume au début du film.
34:33Et qui durent trois heures.
34:34C'est ça aussi parce qu'à l'époque les films d'action durent une heure et demie, une heure quarante.
34:38Qui durent trois heures dont une heure et demie consacrée au naufrage.
34:41Naufrage qui dans la vraie vie en 1912 a pris deux heures et demie.
34:45Donc on a l'imité du quasi direct sur le naufrage.
34:48Mais il faut relire la presse d'avant la sortie du film à l'époque pour se dire à quel point ils étaient complètement à côté de la plaque.
34:56Et surtout qu'ils avaient oublié que le public était encore friand de ces films hollywoodiens à l'ancienne.
35:01Moi ce que j'aime beaucoup dans Titanic au-delà de toutes ses qualités, c'est que c'est aussi le dernier vrai film du XXe siècle.
35:07En gros, on a eu autant d'emporte-le-vent à quelques mois du passage au XXIe.
35:14C'est une sorte d'au revoir à ce cinéma qui nous a fait vivre pendant tout un siècle.
35:18Mais ils en étaient au point où certains avaient envisagé de le découper en morceaux pour en faire une mini-série télé.
35:25Et finalement, la Fox a revendu les droits d'exploitation sur le territoire américain à la Paramount pour 65 millions de dollars.
35:33Et ils se frottaient les mains en disant qu'on les a bien eus, c'est con de la Paramount.
35:37Dommage.
35:40Est-ce que c'est finalement pas le divertissement hollywoodien presque total ?
35:44Dans le sens où on a une histoire d'amour, c'est un film catastrophe, tiré d'une histoire vraie,
35:50ce qui aussi donne quelque chose d'émotionnel, des effets spéciaux qui sont spectaculaires.
35:54Est-ce que finalement, on peut expliquer quelque part le succès ?
35:57C'est le divertissement presque le plus total, Stéphanie ?
35:59C'est du divertissement total.
36:01C'est du divertissement qui va réunir toute la famille.
36:04Parce que les gamins sont passionnés par catastrophe.
36:07On a les gens qui sont fous des histoires d'amour.
36:11Là, on n'attendait pas James Cameron.
36:12Exactement.
36:13Alors qu'il a toujours été un très grand romantique.
36:15Mais ça n'est jamais apparu dans ses films comme une évidence.
36:20On le voyait toujours comme le mec de Terminator, d'Aliens.
36:24Peu de romance dans ses films avant.
36:26Il y en a de la romance pourtant.
36:27Un petit peu.
36:27Il y en a toujours de la romance.
36:29Abyss, c'est une histoire d'amour.
36:30Abyss, c'est vrai.
36:30On a un couple qui divorce.
36:31Même True Life, quelque part, il y a de l'amour.
36:33True Life, c'est une histoire d'amour.
36:35Il n'y a que dans Aliens où il n'y a pas trop d'histoire d'amour.
36:37Parce que même Terminator 1, c'est une histoire d'amour à la base.
36:40C'est vrai, t'as raison.
36:41Et là, c'est vraiment mis en avant.
36:44En plus, c'est fait avec des acteurs qui ne sont pas encore hyper connus.
36:47Parce que Leonardo DiCaprio, à part quoi de neuf docteurs ?
36:49Il y a Roméo et Juliette de Batman.
36:52Il n'était pas une star définitive.
36:55Et Kate Winslet, clairement pas.
36:56Elle était dans le film de Peter Jackson, Créature Céleste.
36:58Mais qui était plus un film de festival.
37:01Elle a fait Jude aussi, je crois.
37:02Un film qui s'appelle Jude, je crois.
37:03Mais effectivement, ce n'était pas encore une star.
37:06Ce n'était pas des grandes stars.
37:07Même les autres acteurs, ce n'étaient pas des grandes stars.
37:09Ça marche pourtant très bien.
37:12Il suffit de voir tout l'héritage qui est de Titanic sur la culture Internet.
37:17Absolument.
37:17Que ce soit en termes d'eux-mêmes, que ce soit en termes de séries télé.
37:21Le nombre de fois, on voit une main dans une voiture embuée qui s'accroche.
37:26Il y a aussi autre chose avec James Cameron.
37:30Il ne faut pas oublier que c'est un raconteur d'histoire.
37:33Là aussi, c'est un dessin qu'il avait fait quand il était gamin, d'hommes préhistoriques en train d'écouter leurs sorciers et leur raconter une histoire au coin du feu.
37:42Ça, pour lui, c'est très important, ce rôle du narrateur.
37:46Et en tant que raconteur d'histoire, il maîtrise parfaitement les codes de la mythologie.
37:50Et ça, c'est un truc qui, pour moi, explique en partie le succès démentiel de ces films.
37:54C'est que ces archétypes, c'est des archétypes qui parlent à tout le monde à la surface de la planète.
38:00Et on ne se rend pas forcément compte quand on voit les films de toute la symbolique qui est en jeu.
38:03Mais Jack et Rose, ils se rencontrent littéralement au sommet de la montagne, puisque la proue du navire, c'est vraiment une pointe.
38:09Elle, elle est les bras en croix là-haut.
38:11D'ailleurs, ils sont les rois du monde.
38:13Ils sont les rois du monde.
38:14Et comme tous les couples mythiques et mystiques, là, Tristan et Iseux, il va falloir descendre aux enfers pour consommer pleinement leur union.
38:23Et l'enfer, c'est la salle des machines.
38:25Et ils vont traverser cette salle des machines.
38:26Et c'est une fois qu'ils auront fait leur union, qu'ils auront fait l'amour, que l'apocalypse va pouvoir démarrer.
38:32Et l'apocalypse, c'est l'iceberg qui vient fracasser le navire.
38:35Et tout ce monde s'écroule autour d'eux.
38:38Mais eux, ils ont construit quelque chose qui va survivre, en fait.
38:41Et qui sera symbolisé par ce diamant qui est le cœur de l'océan.
38:44Donc, si tu veux, il y a toute une réflexion sur qu'est-ce qui nous fait vraiment travailler à l'intérieur.
38:50La critique ne lui a jamais reconnu ce talent excessif qu'il a à maîtriser les grands archétypes.
38:56En tout cas, je comprends Stéphanie.
38:57Ça vient de ce qu'il avait consommé enfant et adolescent.
39:01Où il bouffait des films, des comics, des livres à longueur de temps.
39:09Notamment en SF, des gens comme Robert Heinlein, comme Frank Herbert, comme Jack Vance, comme Paul Anderson.
39:16Ces quatre noms-là, qu'ils n'ont plus trop connus maintenant, ils ont juste un petit détail.
39:21Ce sont des grands raconteurs.
39:23Ils racontent des histoires.
39:24Il a aussi, puisqu'on parle de consommation, consommé quand il était adulte.
39:30Et notamment durant sa courte période de routier.
39:34Il a reconnu qu'il a pris du peyote, du LSD.
39:38Voilà, ces années 70.
39:39Du PSB aussi, pendant le tournage d'Alliance.
39:43Mais bon, c'était pas...
39:44Je ne sais plus, c'est Alliance ou Titanic.
39:46Titanic, non, c'était qu'ils ont mis du PSB dans la source.
39:49C'était sur Titanic qu'un mauvais plaisantin a mis ça dans la nourriture.
39:55Mais le fait est qu'il a aussi ouvert les portes de la perception des années 70.
40:01Et je pense que c'est ça aussi qui a fait qu'il s'est aussi autant intéressé aux archétypes profonds.
40:07En fait, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de nous, quoi.
40:10Et ça, sur les films suivants, c'est...
40:12Exactement.
40:13Ça nous permet complètement, je pense, de rentrer dans peut-être le grand projet de sa vie, Avatar.
40:27Et alors, en plus, on est le jour de la sortie de Avatar 3.
40:31Et c'est intéressant ce que tu viens de dire, Rafi,
40:33parce que parfois, il y a une critique qui est faite notamment à la saga Avatar.
40:37Je pense notamment au premier Avatar, c'est...
40:39Alors oui, c'est bien, c'est spectaculaire, mais le scénario n'est pas si incroyable.
40:42Et je crois que c'est aussi un reproche qu'on fait souvent à James Cameron sur...
40:46Oui, c'est beau, c'est spectaculaire, mais les histoires sont assez simples.
40:49Et bon, alors, je ne suis pas complètement d'accord, moi aussi,
40:52parce que j'imagine que tenir quand même une histoire pendant trois heures,
40:55il faut savoir le faire, aussi simple paraît-elle.
40:58Mais justement, comment est-ce qu'on vous explique qu'Avatar...
41:01J'ai le sentiment-là qu'autant c'est couronné de succès,
41:03mais parmi les grandes franchises de SF,
41:07je n'ai pas le sentiment qu'elles soient complètement saluées comme étant...
41:11Ce ne sont pas des grands films, ce n'est pas vues comme des grands films.
41:13En ingénierie, quand quelque chose marche parfaitement,
41:16personne ne se rend compte de la complexité de ce qu'il y a à l'intérieur.
41:19L'Avatar, le scénario d'Avatar, c'est 15 ans d'écriture.
41:23Mais 15 ans d'écriture, minimum, c'est ça.
41:27Pour en fait arriver justement à la version la plus évidente.
41:31Et en fait, on confond souvent l'évidence avec le simplisme.
41:35Mais si c'était si facile de faire des Avatars, ou des Titanic, ou que c'est...
41:39Hollywood en ferait tous les jours.
41:40En ferait toutes les semaines, si tu veux.
41:42Non, il y a un travail d'écriture stupéfiant.
41:44Moi, je mets au défi quelqu'un de raconter les 20 premières minutes d'Avatar,
41:48en n'oubliant aucun élément, et de les raconter en 20 minutes.
41:53C'est là où tu vois l'incroyable quantité d'informations qui sont données aux spectateurs.
41:58Parce qu'il faut savoir qu'à l'époque où le film sort,
42:01il y a encore tout un public qui n'a pas la moindre idée de ces concepts de SF,
42:05d'individus qui s'incarnent dans des corps qui ne sont pas les leurs.
42:08C'est super compliqué à faire passer ça.
42:10Et quand tu dis qu'il y a des Indiens en Amazonie qui ont vu le film
42:13et qui l'ont compris immédiatement,
42:14il y a un raconteur d'histoires derrière.
42:17Les meilleures histoires sont souvent très simples, à la base.
42:21Et effectivement, Avatar, c'est une histoire de colonisation, d'exploitation.
42:26Forcément, on n'était rien.
42:27Ça parle à tous les gens qui ont été colonisateurs ou colonisés,
42:30qui ont été victimes d'exploitation.
42:32Ça, ça parle à tout le monde.
42:33Oui.
42:34Un des grands reproches, c'était « Ouais, mais c'est Pocahontas ».
42:37Oui, c'est vrai, c'est quelque chose qu'on entendait beaucoup.
42:39C'est Pocahontas de Disney, tel qu'il a été raconté par Disney,
42:42en personne bleue.
42:44OK.
42:45Mais c'est peut-être parce que c'est proche de la même histoire,
42:48que l'histoire parle aux gens, que ça marche.
42:51Oui, il y a quelque chose de fédérateur et les gens ont les codes aussi.
42:54Les gens ont les codes, les gens comprennent.
42:56Donc, il raconte très bien les histoires.
42:57Il sait très bien quels sont les codes à utiliser.
43:00Il va reprendre Avatar de plein de choses qu'il a en lui.
43:04Parce que ça passe de...
43:05Les premiers 13 avatars, c'est son texte, sa nouvelle mover qu'il a écrite à dos.
43:11Donc, il y a longtemps.
43:13C'est des choses...
43:14Le premier dessin de femme bleue, il est dans Tech Noir.
43:17C'était pour Xenogenesis.
43:18Xenogenesis.
43:19En fait, il y a eu un gars qui a eu la mauvaise idée de lui faire un procès
43:24après la sortie d'Avatar, en prétendant que James Cameron y avait tout piqué.
43:29Et ça a obligé James Cameron à présenter à la justice toutes les pièces.
43:33Et c'est là où, enfin, on a pu voir toutes ces œuvres de jeunesse.
43:37Parce qu'effectivement, c'est un récit qui traîne avec lui depuis très longtemps.
43:39Est-ce que c'est son œuvre la plus politique, Avatar ?
43:43Derrière cette simplicité de façade,
43:46qui permet justement de voir ça comme un film...
43:48Peut-être pas dans le sens où on l'imaginerait.
43:50C'est-à-dire qu'on voit effectivement tout de suite, au prime abord,
43:54le côté grosse compagnie, défense des peuples adopprimés, tout ça.
44:00Mais un des plus grands fans d'Avatar en France, c'est le réalisateur Yann Kounen.
44:04Et lui, il te dira que c'est politique, mais dans un autre sens.
44:07C'est-à-dire dans la façon avec laquelle ce film nous invite à nous transformer de l'intérieur.
44:12Avatar, c'est quand même le récit d'une transformation, le premier.
44:15Oui, et puis il faut voir aussi comment ça va évoluer avec le 2,
44:18qui raconte encore une autre histoire.
44:19Et le 3, où on voit pour la première fois une population de Pandora
44:24qui n'est pas du tout raccord avec les autres.
44:26Donc il y a toute une histoire autour de...
44:29Ce n'est pas forcément aussi simple, aussi basique et primaire
44:32que les grands corporations, les méchants terriens qui viennent,
44:37mitarro-industriels, qui viennent exploiter Pandora.
44:39Et les gentils colonisés qui ne sont peut-être pas si sauvages que ça
44:45et qui ne sont pas aussi unis que ça les uns et les autres.
44:49Donc il y a des choses qu'ils racontent qui sont très politiques,
44:53qui nous donnent des pays pour nous mettre de la politique dans l'Avatar
44:56suivant notre point de vue, suivant ce qu'on veut dire.
44:59Et il y a aussi énormément de choses qui sont propres à James Cameron lui-même.
45:04Donc l'eau, le rapport à la nature...
45:06L'écologie aussi, il y a quand même...
45:07L'écologie, la famille !
45:09Parce que l'Avatar, l'Avatar 2, c'est quoi ?
45:12C'est Jake et sa femme qui doivent gérer leurs ados !
45:17Au moment où James Cameron devait gérer ses ados !
45:20Très bien !
45:21Je pense qu'on continue à parler d'Avatar,
45:23et notamment peut-être d'Avatar 3 qui sort aujourd'hui,
45:26juste après l'écoute du morceau Helping Hand de Robert Finlay.
45:31On s'écoute ça, et juste après, on continue à parler de James Cameron.
45:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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