00:00Alors, il faut savoir que le Mercosur, c'est un serpent de mer qui date de 1999.
00:06C'est un accord sans précédent, un accord commercial absolument énorme,
00:10puisque je crois qu'il va rassembler 770 millions de consommateurs, donc c'est énorme,
00:15avec d'un côté l'Amérique latine, constituée des pays d'Amérique latine,
00:20l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay, la Bolivie.
00:23Alors, le Venezuela a été prévu aussi, mais c'est en suspens depuis 2016,
00:26parce qu'il ne remplissait pas les conditions exactement.
00:28Et puis, de l'autre côté, l'Union Européenne.
00:32Et on sait pourquoi cet accord patine et piétine,
00:36parce qu'un certain nombre de pays savent qu'ils risquent d'être piétinés,
00:40en particulier leur agriculture.
00:42Il faut voir, et c'est là toute la contradiction qui est intrinsèque,
00:45inhérente à l'Union Européenne, et c'est pour ça que les agriculteurs l'ont bien compris,
00:52ils s'avouaient le pouvoir, ils vont vers Bruxelles,
00:54c'est qu'il y a des intérêts divergents.
00:57Voilà. Alors, vous avez aujourd'hui un certain nombre de pays qui s'opposent à ce Mercosur.
01:02Alors, soyons très clairs, la France, elle n'a pas été toujours très claire sur ces précisément...
01:05Justement, on va en parler avec Eric Tegner tout à l'heure.
01:07Donc, il y a eu beaucoup d'attermoiements, mais en tout cas...
01:09Et même là, tout à l'heure, Emmanuel Macron, ce matin, en direct...
01:11On est dans la suspension, pas dans la fin.
01:14C'est-à-dire que je pense qu'un certain nombre de gens, quand même,
01:16commencent à sentir que les agriculteurs pourraient aller très loin et très longtemps dans leur opposition.
01:22Donc, on temporise, mais il n'y a pas d'opposition franche et farouche.
01:28Donc, parmi les opposants, il y a la France, évidemment, pays agricole s'il en est.
01:32Il y a aussi l'Italie, ça c'est récent, pas l'Espagne, justement, la Pologne, l'Irlande.
01:39Et puis, là, Hongrie, évidemment.
01:42Et en revanche, il y a un certain nombre de pays comme l'Allemagne, comme l'Espagne,
01:45j'en parlais, qui a un petit peu bougé, d'ailleurs, sur ce sujet.
01:47Mais Pedro Sanchez, actuellement, est pour le Mercosur, parce qu'il pense écouler, par exemple,
01:52son huile d'olive, un certain nombre de services, des éoliennes, par exemple.
01:59Et puis, il y a aussi une proximité culturelle avec l'Amérique latine,
02:01dont ils comptent profiter.
02:02L'Allemagne, c'est évidemment, parce que c'est son industrie,
02:04elle va écouler ses voitures.
02:05D'ailleurs, les agriculteurs français le disent souvent,
02:07ils disent, allez sacrifier nos vaches à vos voitures.
02:10Donc, eux, ils sont pour.
02:11Donc, on a ces deux fronts.
02:13Il faut voir quand même qu'aujourd'hui, avec le ralliement de l'Italie,
02:16il y a la possibilité de trouver une minorité de blocage.
02:19Parce que vous savez, une minorité de blocage,
02:20c'est 65% du total de la population de l'Union européenne.
02:24Donc, un petit pays seul, par exemple, la Hongrie, tout seul, ne peut rien faire.
02:28Mais là, si tous ces pays-là tiennent le coup,
02:31il y a une minorité de blocage.
02:32Mais après, ça peut bloquer un certain temps.
02:35Voilà, c'est ça.
02:36Minorité de blocage.
02:37Et puis, en plus, on connaît assez bien les systèmes de l'Union européenne.
02:41C'est-à-dire que ce qu'on a fait sortir par la porte,
02:43rentre par la fenêtre.
02:43C'est ça.
02:44Mais disons qu'un sursis sera peut-être accordé par ce biais-là.
02:49Mais ne croyons pas que l'accord va en rester là.
02:52Vous vous rendez compte ?
02:52Ils y bossent depuis 1999.
02:55Ils ne vont pas le laisser là.
02:56Ils ne vont pas le laisser là.
Commentaires