Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 semaines
Kyrian Jacquet a logiquement été récompensé par la Fédération Française de Tennis. Le Lyonnais a reçu une wild-card pour le grand tableau de l'Open d'Australie 2026. 138e mondial, il est le meilleur Français hors cut grand tableau australien. Jacquet jouera son premier Grand Chelem sans avoir à passer par les qualifs. Cette année, le protégé de Stéphane Robert a disputé trois finales et remporté trois titres en Challenger. Il a également brillé avec un premier quart ATP à Metz en étant lucky loser. Pourtant, tout n'a pas été simple pour Kyrian, comme il l'a expliqué à Tennis Actu, avant de recevoir une wild-card pour Melbourne.

A Roland-Garros, Jacquet menait deux sets à zéro avant de se faire renverser par Nuno Borges. Ensuite, le joueur de 24 ans a coincé mentalement. Il a même pensé arrêter sa saison dès septembre avant de finalement commencer un travail avec une psychologue. Le déclic. "Je n’avais plus trop envie de jouer au tennis. Je ne finissais pas un entraînement sans presque pleurer, ou des trucs comme ça, tellement j’étais à bout de nerfs". INTERVIEW.

Photo : @InstagramKyrianJacquet/@ATP/@FFT/@ALLIN

« Le tennis, partout & toujours ici », sur
https://www.tennisactu.net / Tennis Actu

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Alors Kyrian, comment ça va après une saison 2025 bien remplie ? Et comment se passe l'intersaison ?
00:08Très bien, très bien. Je suis très content de ma saison, même si évidemment j'aurais voulu mieux.
00:15Mais voilà, je suis très content. Si on m'avait dit que j'allais faire cette saison il y a un an,
00:20j'aurais signé tous les jours. Déjà, premièrement, je suis très content d'avoir pu faire une saison
00:27presque pleine. J'ai eu qu'un mois de blessure, ce qui est presque, on va dire, normal dans une saison.
00:33Donc voilà, déjà, j'ai beaucoup plus confiance en mon corps, j'ai beaucoup plus confiance en tout,
00:40en tout ce que je fais. Donc déjà, c'est un grand pas. Je suis très fier de ça, du travail qu'on a
00:47fait avec Clément, mon préparateur physique, avec Stéphane, mon coach, ce qu'on a fait avec la
00:53all-in. Voilà, je suis très fier de ça. Tu as commencé la saison 274, tu finis à ton meilleur
01:00classement, 138, c'était 137 ton réel meilleur classement. Tu as quand même trois finales,
01:07les trois hanchales. Il y a le caramès, là, en fin d'année, en étant lucky. Tu parlais un petit peu
01:14de déception sur certains points, mais c'est quand même une belle saison. Oui, c'est une très belle
01:19saison, mais c'est juste que j'ai fait un très bon début de saison, une bonne fin de saison
01:25aussi. Mais entre temps, je trouve que le milieu de saison a été… Enfin, je n'ai pas été assez
01:30constant sur l'année, mais au moins, de toute façon, ça me sert de leçon sur cette saison.
01:37C'était la première fois que je faisais une saison pleine. Donc voilà, maintenant, je sais sur
01:41quoi il faut que je travaille. Je sais qu'il faut que j'arrive à me laisser un peu plus de temps aussi dans la
01:46saison, ne pas vouloir jouer toutes les semaines parce que la saison est longue et mentalement,
01:50forcément, ce n'est pas facile. Donc voilà, j'ai plein de nouvelles choses que j'ai apprises
01:56et plein de choses que je vais encore apprendre l'année prochaine. Donc voilà, je suis content
02:00d'apprendre des choses comme ça.
02:02Tu parlais du milieu de saison. Il y a eu Roland Garros qui a été un moment important de ton année.
02:06Tu sors des qualifs, tu mènes 2-7-0 contre Borges et puis tu perds finalement le match.
02:13J'ai vu que quand on a parlé, tu as dit que c'était un match vraiment qui avait fait mal au moral.
02:19Quels souvenirs, avec du recul, tu gardes quand même de ce Roland ? Il y a toujours un peu d'amertume ?
02:25Oui, il y en aura toujours. Mais c'est un de mes meilleurs et un de mes pires souvenirs.
02:32Donc voilà, c'est ce que je dis. Il faut arriver à le prendre avec la meilleure partie.
02:39J'ai fait des qualifs qui étaient vraiment avec un très haut niveau.
02:45J'ai gagné tous mes matchs assez facilement, sauf le deuxième ou je perds le deuxième set.
02:51Mais j'ai gagné quand même, j'ai eu un très bon niveau de jeu.
02:54J'ai marché un peu quand même sur mes trois adversaires en qualif.
02:58Et j'étais en train de, ce qu'il faut retenir, ce que je vais essayer de retenir surtout, c'est que j'étais en train de mener 2-7-0 et pas loin de gagner le match contre un mec qui est top 50.
03:09Et ce n'était pas un scandale. C'était vraiment moi qui jouais bien.
03:13C'était vraiment genre je dominais le match.
03:15Après, il s'est passé ce qui s'est passé.
03:17Mais en termes de niveau de jeu, c'était hyper encourageant.
03:20Et puis, c'était la première fois que je jouais un vrai match de tableau finale de Grand Chelem.
03:26Parce que l'US Open, j'étais blessé. Je n'ai pas pu vraiment jouer.
03:28Donc, même si évidemment, c'était incroyable de jouer contre Dimitrov et tout, ce n'était pas un vrai match de tennis parce que je n'ai pas pu jouer à 100%.
03:35Là, au moins, j'ai vu les difficultés des matchs en 5-7 d'un point de vue mental, d'un point de vue physique, d'un point de vue dans l'entièreté.
03:46Donc voilà, c'était hyper intéressant.
03:49Alors évidemment, j'aurais aimé que ça se passe mieux.
03:51Mais ça sert de son et j'ai beaucoup appris de ce tournoi aussi.
03:55Alors, tu as croisé trois top 100 cette saison.
04:00Ces trois défaites, mais ces trois défaites serrées où vraiment, il y a match et tu bouscules le mec en face.
04:06Est-ce que tu as réussi à voir un petit peu en analysant ce qui te manque ?
04:12Ça se joue à quoi, à ton avis ?
04:14Ça se joue à l'expérience, ça se joue au mental.
04:17Tous ces matchs ne se jouent pas dans le niveau de jeu parce que je sais que j'ai largement le niveau de jeu pour battre ce genre de joueur.
04:24Je me le suis prouvé plusieurs fois.
04:26Après, c'est des matchs où il y a un peu plus d'enjeux, où je me mets un peu plus de pression.
04:32Donc, des matchs où l'attitude n'est pas tout le temps au rendez-vous.
04:35Sauf contre Nori, j'ai eu une belle attitude.
04:41Là, je me suis prouvé pas mal de choses sur le comportement.
04:45Je sais exactement ce qu'il faut que je fasse.
04:47C'est de plus en plus clair, en tout cas, comment il faut que je travaille, comment il faut que je sois sur un cours.
04:53C'est pour ça que j'ai bien joué en fin de saison.
04:56Parce qu'à Metz, j'ai vraiment eu, comme je l'avais dit, un électrochoc sur le match où j'ai eu une attitude pourrie au dernier Tour Calife.
05:06Depuis, je sais que tous les matchs que j'ai faits, j'ai vraiment eu une attitude qui était irréprochable.
05:12Je vais essayer de maintenir ça.
05:15Je ne sais pas, je vais essayer.
05:17Ça ne tient qu'à moi.
05:19Donc, il faut que je maintienne cette attitude tout le temps, cette implication tout le temps.
05:23Et je sais que si j'arrive à le faire, les matchs que j'ai perdus cette 6 au troisième, l'année prochaine, c'est moi qui les gagnerai.
05:29Parce que ça ne se jouait pas au niveau de jeu, mais ça se jouait plus dans la stabilité émotionnelle.
05:33Et que si j'arrive vraiment à être stable mentalement, c'est des matchs qui vont tourner dans mon sens.
05:38Est-ce que tu peux nous parler un petit peu du travail au quotidien ?
05:41En tout cas au quotidien, je ne sais pas à quelle fréquence.
05:44Mais comment ça se passe un peu le travail mental pour corriger ça ?
05:47Parce que j'imagine que c'est du boulot sur la longueur.
05:50J'ai commencé à bosser avec une psychologue déjà.
05:54Parce qu'après l'US Open, je ne me sentais pas bien.
05:58Je ne prenais plus aucun plaisir sur le cours.
06:00Voilà, je n'avais plus trop envie de jouer au tennis.
06:04Et donc voilà, c'était très très dur mentalement cette période.
06:08Il n'y avait pas un entraînement où j'étais heureux.
06:12Il n'y avait pas un match où j'étais heureux.
06:14Je ne finissais pas un entraînement sans presque pleurer ou des trucs comme ça tellement j'étais à bout de nerfs.
06:20Et au final, j'ai commencé à bosser avec une psychologue.
06:24Et on a parlé de tout sauf du tennis au début.
06:27Parce qu'au final, je pense que ce sont des trucs qui ne sont pas que liés au tennis.
06:33Donc voilà, on a beaucoup parlé.
06:35Je continue d'être en contact avec elle.
06:38On s'appelait presque tous les deux, trois jours.
06:40On restait trois fois par semaine parce que je sentais que j'en avais vraiment le besoin.
06:44Et en fait, juste de parler, on ne se rend pas compte à quel point c'est important.
06:50Mais juste de parler, ça m'a fait un bien mais incroyable.
06:55Donc voilà, j'étais vraiment content de ça.
07:00Et voilà, il faut que j'arrive à garder cette stabilité.
07:03Mais je sais en tout cas sur quoi il faut que je bosse.
07:07Je sais qu'à l'entraînement, il faut que je continue aussi à avoir cette implication comme en match.
07:12Je sais que trop souvent à l'entraînement, je ne faisais pas assez les efforts.
07:18Parce qu'il n'y a pas d'enjeu, il n'y a pas de ça.
07:21Mais au final, ce que tu fais à l'entraînement, ça va arriver dans les moments importants en match.
07:26Donc voilà, maintenant, j'essaie de laisser rien au hasard.
07:30Et au moins, je n'aurais rien à me reprocher.
07:33Et cette période difficile, tu parlais autour de l'US Open, c'est ça, les séances compliquées.
07:39Ce n'était pas du tout lié à Roland-Garros.
07:42Ça s'est venu bien plus tard, un espèce de burn-out ?
07:48Non, en fait, après Roland, j'ai pas mal joué à Wimbledon.
07:57Mais après Roland, je n'étais pas heureux.
07:59C'est l'après-Roland, ça a été une horreur pour moi.
08:03Et jusqu'à il n'y a pas si longtemps, au final, c'est là où je ne prenais plus de plaisir.
08:09Sur l'US Open, j'y suis allé.
08:11Mais pour moi, dans ma tête, c'était un miracle que je gagnais un tour.
08:14Parce que franchement, j'étais dans un état où je ne pouvais pas gagner un match.
08:17Et du coup, j'ai gagné par miracle le premier match.
08:21Et le deuxième match, pareil, j'ai eu une attitude pourrie.
08:24Donc, je n'arrivais pas à me battre.
08:26Je n'avais pas envie, en fait.
08:28Et quand on se dit que je n'ai pas envie en grand chelem,
08:31c'est qu'il y a vraiment un souci.
08:34Donc voilà, c'est pour ça qu'il fallait faire quelque chose.
08:37Ça ne pouvait pas durer.
08:39Et voilà, je suis tellement heureux d'avoir rencontré Sophie avec qui je bosse.
08:46Et à ce moment-là, est-ce que tu t'es posé la question d'arrêter ?
08:51Ou au contraire, tu étais plus dans l'optique, il faut que je trouve une solution plutôt ?
08:55En fait, j'étais à deux doigts d'arrêter ma saison.
08:57Je n'étais pas d'arrêter le tennis, mais j'étais à deux doigts.
09:00Je me disais, mais si je continue, c'est inutile en fait.
09:03Ça ne va que me pousser vers le bas.
09:05Donc, quitte à faire deux mois où je ne joue pas au tennis, où je pense à autre chose.
09:10Mais au final, non, je ne l'ai pas fait parce que je sentais que j'en avais besoin quand même de continuer de jouer.
09:14Et je sentais que ça pouvait passer.
09:17Mais voilà, j'étais à deux doigts d'arrêter la fin de saison.
09:22Alors, on parle de la tête.
09:24Il y a aussi le physique.
09:25Quand on te connaît depuis jeune, on sait que tu as souvent été freiné.
09:28Ça a été compliqué.
09:30Là aussi, on a l'impression qu'il y a des progrès.
09:32Tu as pu jouer un peu plus de 60 matchs.
09:34Est-ce que finalement, tu as trouvé un rythme et les solutions qu'il fallait pour éviter les blessures, on va dire les grosses blessures ?
09:43Déjà, j'ai été beaucoup plus tranquille cette année.
09:46La blessure que j'ai en sortant d'Inde, elle est entre guillemets normale.
09:50J'ai voulu reprendre un peu trop tôt, etc.
09:52Mais ce n'est pas une faiblesse en fait.
09:53C'est juste que je n'étais pas prêt à ce moment, mais je n'étais pas faible physiquement pour autant.
09:59J'ai voulu reprendre trop vite.
10:01Mais en tout cas, physiquement, on a changé pas mal de trucs avec Clément.
10:08On bosse beaucoup plus en travail profond.
10:11On a changé vraiment, pas du tout au tout, mais la bannière de bosser.
10:19Je fais une à deux fois par semaine, quand je suis à Lyon, de l'isocynétique pour les abdos.
10:26Je le fais à Gerland, au CKS.
10:29Là, je sais que ça me fait un bien de dingue d'aller là-bas parce que ça me stabilise les abdos.
10:36Et en fait, c'est un travail où au final, ça va être contrôlé de A à Z au millimètre près sur une machine comme ça.
10:43Donc, je sais que je peux forcer, que dans tous les cas, je ne pourrais pas être plus fort que la machine et je ne pourrais pas me faire mal.
10:50Donc, c'est vraiment la sensation.
10:51Est-ce que tu peux juste expliquer comment ça fonctionne ?
10:53Oui, l'isocynétisme.
10:56Après, je ne suis pas kiné.
10:57C'est compliqué de expliquer.
10:58Mais c'est sur une machine où on dirait un peu une machine de torture, le truc.
11:03Mais voilà, on est attaché.
11:05On va bosser en position, je suis comme ça et je vais aller vers le bas et vers le haut, comme ça.
11:12Et donc, on va bosser à toute la ceinture abdominale et le dos.
11:15Je ne l'utilise pas pour le dos.
11:16Mais du coup, on peut bosser à ces travails profonds, entre guillemets, des abdos, que ce soit en excentrique.
11:22Moi, je le fais excentrique, concentrique aussi.
11:24Donc, ça fait double travail.
11:26Après, ça dépend du programme.
11:29Mais moi, je fais des séries de huit, huit répétitions et c'est dix séries de huit répétitions.
11:36En tout cas, moi, je sais que ça me fait vraiment du bien.
11:42Et vu que le travail est vraiment contrôlé, ça fait des bonnes compétitions, par contre.
11:46Mais au moins, le travail, il est parfait.
11:49Franchement, je trouve qu'en termes de rééducation, en termes de travail, il n'y a pas mieux que ça.
11:55Qui dit aussi saison pleine, pas mal de victoires.
11:59Qui dit aussi prize money plus important.
12:03J'ai regardé, tu as gagné 399 000 dollars.
12:07Ça fait la moitié quasiment de ton prize de carrière.
12:10Est-ce que tu respires plus ?
12:12Est-ce que ça donne aussi une autre dimension à ton projet ?
12:15Après, sur les 329 000, tu sais combien j'en prends.
12:18Oui, bien sûr.
12:19Parce qu'en plus, c'est 329 000 avant les taxes de l'ATP et avant les taxes en France.
12:27Donc, tu ne prends même pas la moitié de ça.
12:29Donc, oui, tu respires, mais tu ne prends pas un grand vol d'air.
12:35Ton projet n'est pas redimensionné encore, tu restes vigilant.
12:40Évidemment, je ne suis pas à plaindre.
12:42Je suis hyper privilégié de gagner ce que je gagne en faisant…
12:47Après, ce n'est pas facile ce que je fais non plus, mais je gagne quand même…
12:52Je gagne pas ma vie, mais je gagne assez pour vivre en tout cas, pour l'instant, avec les dépenses que j'ai.
12:59Donc, voilà, je suis hyper content de pouvoir gagner autant d'argent.
13:05Après, je ne suis pas là à gagner énormément non plus avec toutes les dépenses que j'ai.
13:10Bien sûr qu'à la fin de l'année, je suis en positif, mais je ne suis pas en positif énorme.
13:16Oui, c'est vraiment les quatre grands chelems, les tableaux,
13:20quatre tableaux grands chelems et les Masters 1000 qui changeront tout.
13:23Complètement. Déjà, quand tu prends 100 000 au premier tour d'un tableau de grands chelems,
13:29enfin 100 000 dollars, tu vas prendre 80 000 euros.
13:33C'est énorme, ça change tout.
13:35Quand au premier tour qualif, tu en prends 20.
13:38Oui, j'imagine.
13:40L'année dernière, tu disais à Tennis Actu que tu pouvais largement aller dans les 100,
13:46en réglant des problèmes mentaux, surtout tu parlais de ça.
13:49Est-ce que tu as trouvé les clés ?
13:52Est-ce que maintenant que tu t'en rapproches, c'est l'objectif tout trouvé du début 2026 ?
13:57Oui, complet. C'est l'objectif à court terme.
14:00Là, je pense que j'ai vraiment trouvé un truc à Metz, comme je dis.
14:05Je n'ai jamais été aussi sûr de la manière dont je devais bosser.
14:13Donc voilà, je sais dans quel sens je vais.
14:16J'ai aucun doute. On est tous d'accord avec mon équipe là-dessus aussi.
14:20Donc voilà, il n'y a plus qu'à.
14:23Après, est-ce que je vais y arriver ?
14:27Je ne peux pas le dire.
14:28Est-ce que je vais tout faire pour y arriver ?
14:30Ça, oui.
14:31Mais je sais qu'en tout cas, si j'arrive à garder ça,
14:34que j'arrive à garder cette attitude et que j'arrive à garder cette stabilité physique,
14:41il n'y a aucune raison pour laquelle je n'arriverai pas dans le top 100.
14:47Et avec ces certitudes-là dans le travail, quels sont les objectifs ?
14:53Est-ce que tu as d'autres choses en tête finalement ?
14:56L'objectif, c'est d'être tableau en grand chelem le plus rapidement possible.
14:59Donc forcément, d'être dans les sens.
15:02Si je ne suis pas tableau, me qualifier, évidemment.
15:05Un gros objectif, évidemment, c'est d'être tableau à Roland
15:08pour pouvoir jouer devant le public parisien,
15:13devant le public français à Roland.
15:15C'est toujours incroyable.
15:17Donc voilà, évidemment, être tableau à Roland.
15:20Après, comme objectif, mon objectif, c'est d'arriver à être heureux sur le cours,
15:27à prendre le temps qu'il me faut.
15:29Même s'il y a des moments où je suis un peu moins bien,
15:30prendre le temps et ne pas se presser par rapport au tournoi,
15:33par rapport à l'argent, par rapport à tout.
15:35Vraiment arriver à faire la part des choses
15:37et privilégier ma santé mentale au reste.
Commentaires

Recommandations