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  • il y a 3 mois
Délégation aux outre-mer : Communication du président Davy Rimane et du vice-président Élie Califer sur la situation à Mayotte un an après le cyclone Chido

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09:59La vidéo sera ensuite disponible à la demande.
10:03Donc, cette réunion de délégation aujourd'hui a pour but unique de parler de Mayotte,
10:09puisqu'il y a un an, un peu plus d'un an aujourd'hui, le 14 décembre 2024,
10:13le cyclone Shido dévastait l'archipel de Mayotte, causant dévastation matérielle et perte de vies humaines
10:20d'une ampleur sans précédent dans un département qui connaissait déjà les difficultés économiques importantes.
10:26Dès le mois de janvier 2025, j'avais tenu à me rendre dans ce territoire pour tenter de mesurer l'ampleur des difficultés
10:33ainsi que l'adéquation moyen en œuvre par l'État correspondrait à l'urgence de la situation.
10:39Un an plus tard, je suis retourné à Mayotte du 1er au 5 décembre pour y mesurer une nouvelle fois l'évolution de la situation.
10:46J'ai été accompagné dans cette mission par le vice-président Elie Califère.
10:50Les cinq journées que nous avons passées sur place nous ont permis de bien mesurer la situation de l'archipel
10:56aussi bien à Mamoudzou que dans le reste du territoire et de rencontrer la plupart des acteurs concernés.
11:02A commencer par le préfet que nous avons rencontré deux fois à notre arrivée et à notre départ.
11:07C'est le bilan de ce déplacement que je souhaite partager avec vous.
11:11Je donnerai ensuite la parole à tous ceux et celles qui souhaiteraient s'exprimer sur ce sujet.
11:15Alors j'aimerais aussi rappeler en précision que durant une partie de notre présence sur l'île,
11:23la députée Anshabamana a participé à différents déplacements et échanges avant qu'elle ne quitte pour venir dans l'Hexagone.
11:32Je tenais aussi à la remercier pour sa disponibilité.
11:33En tout cas, moi, ce que je retiens de ce passage un an après Chido,
11:41c'est qu'il y a eu beaucoup d'annonces faites par les gouvernements,
11:45mais aujourd'hui, il faut de force de constater que les actions sont fortement limitées concrètement.
11:51Sur les bâtiments publics, il y a une satisfaction particulière.
11:54Nous sommes retournés dans le nord de l'île, dans la commune de Brandabrois,
11:58où effectivement la mairie avait été rénovée, était en phase d'achèvement quasiment.
12:04Donc c'était une très bonne surprise pour nous.
12:07Ensuite, il y a d'autres bâtiments publics qui sont restés, pour ne pas dire la plupart en l'état.
12:12Quelques travaux ont été faits, que ce soit de bâtiments publics, on va dire domaine territoriaux ou domaine de l'état.
12:19On voit aussi les moyens mis en œuvre au niveau des ports.
12:25Ça reste encore très limité dans l'Ambel.
12:26Il n'y a plus de ponton, ce n'est toujours pas rénové, réacheminé.
12:33Il y a des choses qui sont en cours, mais qui ne sont pas encore vraiment mises en œuvre.
12:37On a pu aller aussi dans des collèges.
12:39Donc on a pu voir la situation aussi, des travaux qui restent à faire.
12:42Des travaux pas trop importants, on va dire, en investissement, mais qui n'ont toujours pas été occasionnés.
12:48On a pu voir aussi des écoles qui ont complètement été détruites,
12:51où les travaux n'ont toujours pas commencé.
12:53On se rend compte bien que l'éducation, qui est pour nous, en tout cas, d'une importance capitale,
13:01fait partie des situations qui n'ont guère évolué en grande majorité.
13:06On se rend bien compte qu'aujourd'hui, avec le turnover qu'il y a pour assurer les cours,
13:14ce sont des enfants qui ont cours de 2 à 3 heures par jour.
13:18Donc ils sont loin des 24 heures par semaine requis.
13:21Donc ça veut dire que ce sont des pertes de chances extrêmement importantes pour cette jeunesse maorèse,
13:25qui risqueraient surtout pour les classes de grande section en maternelle et cours préparatoire en élémentaire,
13:35qui sont deux années cruciales pour le bon apprentissage des enfants.
13:41Donc ça reste quand même un problème assez important.
13:44Au moment où nous parlons, nous n'avons pas eu, on l'espère l'avoir rapidement,
13:49exactement le chiffrage en matière d'autorisation d'engagement et de crédit de paiement,
13:53pour voir le delta, parce qu'il y a quelque part quelque chose qui ne va pas.
13:56On a eu plusieurs, tous les élus que nous avons rencontrés nous ont fait part de leurs difficultés
14:00avec les dossiers qui ont été déposés pour ce fameux plan d'urgence, plan de relance,
14:06qui, certains ont même eu des notifications de la préfecture,
14:09mais ils n'ont toujours pas eu d'argent, de remboursement,
14:13ce qui bloque un certain nombre de paiements, un certain nombre d'avancées aussi en matière de réflexion.
14:20Donc, on a fait effectivement une rencontre avec le préfet en arrivant et en repartant.
14:26Bon, nous, on a clairement senti qu'il y avait un problème de communication,
14:31pour ne pas dire autre chose, entre les élus et la préfecture.
14:36Bon, nous, on a fait savoir au préfet qu'il faut mettre du lien,
14:41il faut y mettre du sens, surtout au niveau des relations,
14:43parce qu'on ne peut pas, sous prétexte qu'il y aurait des difficultés relationnelles entre certains individus,
14:49que les choses restent bloquées à ce niveau-là sur l'île de Mayotte, ce n'est pas possible.
14:52Donc, on en a échangé un peu là-dessus aussi avec le préfet.
14:56On a rencontré les élus, des syndicats, des enseignants, des chefs d'entreprise
15:00qui ont beaucoup à apporter et à proposer.
15:02Bon, de façon globale, il y a une volonté manifeste sur le territoire
15:07de faire avancer les choses très rapidement.
15:08Effectivement, on voit qu'il y a peut-être un cran ou deux crans dessous
15:11de la part des services de l'État de répondre favorablement à toutes ces choses-là.
15:15Ça a du mal à s'enclencher.
15:18Et ce qui nous chagrine énormément, dans la mesure où, un an après Chido,
15:23lorsque nous sommes arrivés, moi, je ne pensais pas avoir l'île dans une certaine situation,
15:27malgré les annonces qui ont été faites.
15:29Donc, ça nous laisse quelque peu perplexes.
15:32Bon, comme on dit souvent, on ne dira pas que rien n'a été fait.
15:34Mais le peu qui a été fait ne nous permet pas, en tout cas, de répondre aux urgences.
15:38Parce que je rappelle, il y a un angle mort qui est resté malgré nos alertes
15:41lorsque la loi de refondation à Mariotte est arrivée à l'hémicycle.
15:45C'est sur toutes ces personnes, effectivement, qui ont leur habitation.
15:50Mais faute d'assurance, aujourd'hui, on a de grandes difficultés à reconstruire leur logement.
15:57Donc, on a bien vu que le prêt à taux zéro qui avait été mis en œuvre,
16:01elle a eu guère de succès puisque les personnes sont en grande difficulté financière.
16:06Ce n'est pas un prêt qui va changer quelque chose à ce niveau-là.
16:09Donc, on avait bien fait part de cela dans les discussions lorsque le projet doit être arrivé,
16:15parce qu'il y aura une difficulté particulière pour la reconstruction de ces logements qui ont été détruits,
16:19en prenant en compte la réalité du territoire de Mariotte.
16:21Bon, sauf que malheureusement, le temps nous a donné raison.
16:25Il y a un gros effort qui a été fait aussi au niveau des déchets.
16:28Néanmoins, ce qui n'est pas encore vraiment abouti,
16:30puisque lorsque nous sommes passés, on a vu des sites où il y a un gros, gros paquet encore à évacuer.
16:35Mais en tout cas, sur l'île, il y a des propositions qui sont faites.
16:41Bon, malheureusement, certains ne trouvent pas de vos chapitres.
16:46On se demande encore pourquoi aujourd'hui.
16:48Sur la gestion de l'eau.
16:50Alors, la gestion de l'eau, pour nous, ça reste un problème majeur,
16:52puisque des annonces ont été faites aussi.
16:55Mais lorsque nous avons discuté avec les personnes d'idouane et même avec le préfet O à Mayotte,
17:00il s'avère que pour 2027, malgré les travaux engagés, initiés,
17:06les tours d'eau resteront, qu'on le veut ou non.
17:09Donc, ça veut dire que l'eau ne coulera pas, comme on le souhaite, dans tous les robinets à Mayotte.
17:15Bien sûr que sur les cycles de tours d'eau, ils pourront être réduits.
17:20Mais, est-ce qu'ils disparaîtront en 2027 ?
17:24On peut se dire non.
17:27Aujourd'hui, ça va être très, très compliqué d'atteindre cela.
17:33Pourtant, les travaux, en tout cas, pour la nouvelle usine à Moroni B a été lancé.
17:40Donc, c'est très bien.
17:42Pour autant, il y a la petite usine sur Petite Terre.
17:46Parce qu'une décision doit être prise tout de suite, donc dès 2026, à savoir la reconstruction des déplacements pour une nouvelle usine.
17:56Sinon, on risque d'y avoir aussi des gros problèmes à ce niveau-là.
18:01Donc, des choses sont engagées.
18:02Mais est-ce qu'ils répondent aux besoins à l'instant T ?
18:05Non.
18:06Avec le besoin en eau, avec les chiffres qu'ils ont, le besoin en eau qui est plus ou moins annoncé,
18:10ça voudrait dire que toutes les infrastructures qui sont mises en oeuvre aujourd'hui,
18:14potentiellement d'ici 2050, ne répondraient pas aux besoins total de Mayotte.
18:22Donc, ça veut dire qu'il y a des travaux supplémentaires qui doivent être engagés dès maintenant pour pouvoir effectivement répondre à cela.
18:29Tout en sachant, in fine, que ce n'est pas toute la population de Mayotte qui aura accès à l'eau.
18:34Ce sont les personnes qui ont déjà accès à un robinet, qui pourront avoir de l'eau, on va dire, en l'espère, de façon digne de ce nom.
18:42Mais il restera à peu près entre 25 et 30% de la population qui n'aura toujours pas accès à l'eau potable,
18:47qui n'aura toujours pas accès à l'eau via un robinet sur le territoire de Mayotte.
18:51Ce qui, pour nous, est extrêmement grave de par les situations que nous connaissons.
18:56Sur la question de la lutte contre l'immigration clandestine,
18:58Les moyens qui sont alloués aujourd'hui, il y a des intercepteurs qui sont amenés à être remplacés par de nouveaux.
19:09Les effectifs devraient être augmentés pour arriver au chiffrage qui est annoncé.
19:13Mais pour autant, l'objectif de 35 000 qui avait été annoncé par le président,
19:19nous ne savons pas comment ce chiffre a été calculé, comment il est arrivé à cet aboutissement.
19:24Nous avons, nous sommes passés, voire aussi au niveau du CRA, la situation.
19:30Donc, les choses sont, pour nous, tout ce qu'on a pu voir correctement gérer,
19:35avec l'humanité de la part du personnel qui était présent.
19:38Il faut savoir aussi qu'il y a une attention particulière du fait que
19:41les chiffrages, la politique de chiffres qui est annoncée,
19:45on arrive à un goulot d'étranglement.
19:47C'est parce qu'au niveau du CRA, les effectifs ne sont pas annoncés en augmentation.
19:50Ce qu'ils font, ils vont vite être en grande tension pour gérer tout le flux qu'il y aura à gérer.
19:56Donc, dès maintenant, on attire l'attention et l'alerte particulière sur le fait que
20:01au niveau des effectifs de la PAF, au niveau du CRA,
20:06et du CELA qui doit arriver aussi,
20:10il va falloir effectivement revoir les effectifs par rapport aux chiffres annoncés.
20:15La prison de Macaïvo, aussi, nous l'avons visitée,
20:19donc, prison bien tenue,
20:21mais une surpopulation carcérale
20:23est vraiment extrêmement importante.
20:28Donc, là aussi,
20:29il y aura un gros travail à faire
20:31à ce niveau-là, puisque c'est une prison
20:34qui est censée contenir 278 détenus,
20:37mais aujourd'hui, il y en a 676
20:39à l'heure actuelle.
20:41Je pense que là aussi,
20:43il va falloir qu'il y ait un réel travail qui soit fait
20:46pour savoir comment on peut arriver
20:47à faire sans que la prison de Macaïvo
20:50ne soit pas aussi en surpopulation carcérale
20:55telle qu'elle la connaît aujourd'hui.
21:00De façon globale,
21:02on voit bien que
21:03le niveau des services publics
21:06est en deçà des standards
21:07qui doivent être ceux de Mayotte aujourd'hui.
21:11On voit qu'il doit y avoir un gros effort
21:13qui doit être fait à ce niveau-là.
21:15L'État fait pas mal d'annonces.
21:16L'État parle de refondation de Mayotte.
21:18Pour aujourd'hui, au moment où on parle,
21:20nous n'y sommes pas encore.
21:21Il reste beaucoup à faire, malheureusement.
21:24Et nous espérons
21:25que, suite au passage de la ministre,
21:27que les choses vont s'accélérer,
21:28vont s'intensifier,
21:29vont se densifier pour Mayotte
21:30parce qu'il n'est plus possible
21:33de regarder, de cautionner,
21:35avoir un territoire de la République
21:36dans cette situation-là.
21:38Donc voilà, en tout cas,
21:39le premier retour que je pourrais faire
21:40suite à cette visite d'un an,
21:43d'un an après le passage de Shido
21:44et pratiquement un an aussi
21:46après notre premier passage,
21:48au lendemain du passage de Shido.
21:50Et la réalité, quand même,
21:51reste quand même amère
21:52en ce qui me concerne.
21:54Et bon, moi, je l'ai déjà dit,
21:56il va falloir qu'on se mobilise
21:57vraiment toutes et tous
21:58parce qu'il n'est plus possible
21:59de voir un de nos territoires
22:00dans ces situations-là
22:01à l'heure actuelle.
22:03Donc voilà, j'en ai fini.
22:04Donc j'avais espéré
22:05que le vice-président
22:06allait faire son représente
22:07pour faire part de son analyse
22:09et de son regard aussi
22:10lors de ce passage-là.
22:12Mais comme il n'est pas encore arrivé,
22:14je laisse la parole
22:15à la collègue Anshabamana
22:16et ensuite,
22:16c'est juste ce qu'il souhaite
22:17pour la parole.
22:18Il n'y a pas de souci.
22:22Merci, monsieur le président,
22:25chers collègues.
22:26J'ai eu effectivement l'honneur
22:29de participer à cette visite
22:32qui pour moi était très importante
22:34parce qu'il est crucial,
22:38compte tenu des grandes difficultés
22:39que nous rencontrons à Mayotte,
22:41que d'autres collègues
22:43dans le cadre de cette délégation
22:44puissent aussi venir constater
22:46l'état de la situation.
22:50Je partage effectivement
22:52tout ce que vous dites,
22:54monsieur le président,
22:54notamment pour la partie
22:57que j'ai eu l'honneur d'assister.
23:00Mais ce que vous dites
23:01pour la suite de la visite
23:04pendant mon absence
23:06est aussi véridique
23:09puisque je connais parfaitement bien
23:11ce territoire.
23:13Pour compléter vos propos,
23:16j'ai aussi participé
23:18pendant trois jours
23:19à la visite de la ministre
23:21des Outre-mer,
23:22madame Naïma Mouchoud,
23:23du 13 au 15 décembre.
23:25Je suis rentrée ce matin
23:27et effectivement,
23:30le sentiment de la population
23:31suite à cette visite,
23:33c'est une déception totale.
23:35C'est une déception totale
23:37parce qu'au-delà
23:39de l'aspect urgence,
23:40les trois, quatre premiers mois
23:43suite au cyclone Chido,
23:45les gens ne voient pas
23:47une modification
23:48de la situation.
23:51La question de l'eau
23:53a retenu pendant cette visite
23:56notre attention.
23:58Moi, j'ai relayé
23:59encore une fois à la ministre
24:00la nécessité de mettre en place
24:02à Mayotte
24:03bien avant 2027.
24:07Un plan hors sec eau,
24:09l'organisation de la sécurité civile
24:11en matière d'eau potable
24:13puisque Mayotte ne dispose pas,
24:16le seul département d'Outre-mer
24:18en tout cas,
24:18qui ne dispose pas
24:19de ce plan hors sec eau
24:21pour gérer vraiment l'urgence.
24:24Je rappelle que nous vivons
24:25une canicule à Mayotte,
24:27plus de 30 degrés à l'ombre.
24:29Les gens n'ont pas le luxe
24:31de prendre une douche.
24:33Cette situation est extrêmement
24:35préoccupante
24:36et moi, j'avais espoir
24:38que Mme Mouchou
24:39ait été une ministre aux femmes
24:42qui a des enfants
24:43et qui serait peut-être
24:44sensible à cette question.
24:47Nous avons eu la même réponse
24:49comme d'habitude.
24:51Vous aurez de l'eau
24:51quand l'usine de dessalement
24:53d'Ironibé sera terminée
24:55alors que nous savons très bien
24:57comme vous le dites,
24:59la mission IGED,
25:00l'inspection générale
25:02du développement durable,
25:04environnement et développement durable,
25:06le dit aussi,
25:07puisque cette inspection
25:09m'a auditionné.
25:11Ils disent qu'à l'issue
25:13de cette usine,
25:14il y aura toujours
25:16une pénurie d'eau,
25:17sachant qu'il y a
25:18la problématique
25:19qui se surajoute
25:21sur la situation
25:22de l'usine de Petit-Terre
25:23qui prend l'eau
25:24avec la falaise.
25:25Donc cette question d'eau
25:28préoccupe énormément
25:30la population
25:31et nous sommes vraiment
25:33déconcertés
25:34de constater
25:35que le gouvernement
25:36s'en fout
25:37et j'emploie le mot
25:39et je l'assume,
25:40s'en fout complètement
25:42que ce droit humain
25:44soit bafoué
25:45pour les Mahorais.
25:46Les déchets sont encore là.
25:48Nous espérons que,
25:50comme elle l'a dit,
25:50d'ici trois mois,
25:51on pourra les enlever.
25:52on a visité avec elle
25:53la plus grosse zone
25:56de tampon
25:57de Mtsapéret,
26:00là où on était,
26:01mais il y a encore
26:02une vingtaine de zones
26:05dans les 17 communes
26:06qui sont dans la même situation.
26:09Concernant l'insécurité,
26:11le préfet dit
26:11que la violence
26:13a baissé de 6%.
26:15Moi, j'ai relevé,
26:17d'ailleurs lundi 16,
26:19j'ai informé le préfet
26:22pendant la session
26:25avec la ministre.
26:27Il a fini par dire
26:28effectivement
26:28qu'il n'y avait pas
26:30de difficulté,
26:31l'insécurité a baissé
26:32et nous l'informons,
26:34nous informons la ministre
26:35que dans la nuit,
26:36un jeune de 15 ans
26:37est mort
26:39à coups de barres de fer
26:40sur la poitrine,
26:42traduisant cette violence
26:44qui s'exprime
26:45tous les jours
26:46à Mayotte.
26:48Concernant l'immigration illégale,
26:49moi, j'ai relevé
26:51notamment la filière
26:55des Africains qui arrivent.
26:58Ceux qui ont l'asile
26:59partent,
27:00mais il y a une grande
27:01proportion de personnes
27:03déboutées de l'asile
27:04qui restent à Mayotte,
27:06qui déambulent
27:07d'un quartier à l'autre,
27:08d'une commune à l'autre
27:09et cette situation
27:11devra être réglée
27:13en partenariat
27:14avec les pays concernés
27:16au niveau d'Afrique
27:17des Grands-Lacs.
27:21Oui, monsieur le président,
27:23personnellement,
27:23j'ai noté depuis très longtemps
27:25ce gros contentieux,
27:27officieux,
27:28puisqu'il y a des choses
27:29qui ne se disent pas,
27:31mais depuis le mois de mars,
27:32quand il y a eu
27:33le sujet sur la suspicion
27:37de mauvaise gestion
27:39des bouteilles d'eau
27:40au mois de mars,
27:42alors que quelques mois plus tard,
27:43il y a eu la vente aux enchères
27:45des bouteilles d'eau
27:47dont la date de péremption
27:50apparemment arrivait à échéance.
27:53Depuis le mois de mars,
27:54il y a eu effectivement
27:55ce froid entre les élus locaux
27:58et le représentant
28:00de l'État à Mayotte
28:01qui fait qu'aujourd'hui,
28:03on le sent très bien,
28:04d'ailleurs les élus ne sont pas
28:06venus à la séance,
28:08c'était dimanche,
28:09dimanche 14,
28:10oui, il y avait une séance
28:11avec les élus locaux
28:12sur 17 communes,
28:14il n'y avait que 5 maires
28:15qui étaient présents
28:16à la séance avec la ministre.
28:18Donc oui,
28:19ce contentieux existe,
28:21d'où les difficultés
28:22de mobilisation
28:23du fonds d'amorçage.
28:24Comme quoi,
28:25quand les financements
28:26sont mobilisés,
28:27on l'a vu à la mairie
28:29de Banjabwa,
28:29le bâtiment a été fait,
28:31donc moi personnellement,
28:32je n'arrive toujours pas
28:33à comprendre pourquoi
28:34les financements
28:35ne sont pas mobilisés
28:37pour permettre aux maires
28:39de réparer les écoles.
28:41Concernant le fameux
28:45préatôt zéro,
28:46beaucoup de maorais
28:47disent n'avoir pas
28:48reçu d'aide,
28:49il y a la difficulté
28:50des assurances.
28:51J'ai interrogé
28:53la directrice de l'IEDOM
28:54qui m'a donné le chiffre.
28:56À ce jour,
28:57on est à 170 dossiers
28:59traités pour le préatôt zéro.
29:01Donc,
29:02ce n'est pas énorme
29:03compte tenu
29:04de l'ampleur
29:05des maisons
29:06dévastées.
29:08voilà,
29:10il y a eu,
29:11donc pour votre information
29:12aussi à la délégation,
29:13un colloque
29:14qui a duré deux jours,
29:15le 15 et le 16 décembre,
29:17qui a été organisé
29:18par le conseil départemental
29:19de Mayotte,
29:20justement,
29:21avec l'invitation
29:22de plusieurs
29:23professeurs,
29:25des scientifiques
29:26des autres territoires.
29:27Il y a eu
29:28une intervention
29:28d'une professeure
29:30de Martinique
29:31aussi à ce colloque.
29:34Justement,
29:34l'idée,
29:34c'est de faire
29:35un peu le point
29:36un an après
29:36et puis tirer
29:37enseignement
29:39de ce qui s'est passé
29:39ailleurs
29:40pour permettre
29:41à Mayotte,
29:41pourquoi pas,
29:42de s'inspirer
29:43des expériences
29:44des autres
29:45pour se relever
29:46durablement.
29:48Merci à vous.
29:51Merci,
29:52collègue Bamana.
29:53Juste en précision,
29:54puisque c'est bien
29:55de le rappeler,
29:55nous,
29:56on a fait part
29:57de notre étonnement
29:58pour ne pas dire
29:59autre chose
29:59de cette fameuse
30:00vente aux enchères
30:01de l'eau
30:02par le préfet.
30:04Il s'avère
30:05qu'il y a
30:06une obligation
30:07réglementaire
30:08en lien
30:08avec le budget.
30:10Nous,
30:10en tout cas,
30:10on va saisir
30:11les autorités compétentes
30:13pour que cela
30:13ne puisse plus
30:14se reproduire.
30:15Il est inadmissible
30:15sur un territoire
30:16comme Mayotte
30:16où est-ce qu'on vende
30:17aux enchères
30:17pour une question
30:18de date de péremption
30:19alors que
30:19une bonne partie
30:20de la population
30:21n'a pas accès
30:21à l'eau potable.
30:23Et j'aimerais
30:24juste aussi
30:24faire savoir
30:25qu'au lendemain
30:26de notre retour
30:27de Mayotte,
30:28on a fait parvenir
30:29une note explicative
30:31et d'alerte
30:32à Mme la ministre
30:33concernant
30:34avant son déplacement
30:35sur Mayotte
30:35pour lui dire
30:35attention,
30:36voilà les points
30:36d'alerte
30:37qu'il y a
30:37sur Mayotte
30:38afin qu'elle prenne
30:39conscience
30:39et qu'elle puisse
30:40en espérer
30:40apporter des réponses
30:42au niveau
30:42des élus
30:43de la population
30:43de Mayotte.
30:44Nous n'avons pas
30:45eu de retour
30:45de la bonne réception
30:48de cette note-là
30:49et je n'ai eu
30:50aucune émission
30:50avec la ministre
30:50en la matière.
30:52Donc voilà,
30:52c'est juste
30:52ces précisions-là
30:53que je voulais apporter.
30:55Bien sûr,
30:58bien sûr,
30:59pas de souci,
31:00pas de problème.
31:04Est-ce que
31:04d'autres personnes
31:04souhaitent s'exprimer ?
31:09Alors,
31:15si d'autres...
31:16Non,
31:17il n'y a pas
31:18de député en visio.
31:21Non,
31:21c'est une collaboratrice.
31:22Donc,
31:24s'il n'y a pas
31:24d'autres expressions
31:25à ce niveau-là,
31:26moi,
31:27je tiens quand même
31:27à rappeler
31:29en ce qui me concerne,
31:31collègue Anshabamana,
31:32puisque tu es issu
31:33du territoire de Mayotte.
31:36Moi,
31:36en tant que président
31:37et la délégation,
31:38nous restons
31:39totalement mobilisés
31:40pour qu'il y ait
31:43des avancées majeures
31:44pour Mayotte
31:45parce qu'au-delà
31:47de nos différences,
31:49il y a une dignité
31:50à avoir
31:51à un moment donné
31:52lorsqu'on parle
31:52de la République.
31:53Tous les citoyens
31:54quels qu'ils soient
31:54ou à ce qu'ils se trouvent
31:55doivent être traités
31:57de la même manière,
31:58ce qui n'est pas le cas,
31:58malheureusement,
31:59dans nos territoires
31:59des doutre-mer
32:00et encore plus,
32:01aujourd'hui,
32:01avec Mayotte,
32:02ce qui se passe
32:02sur le territoire.
32:03Donc,
32:04tu pourras compter sur nous
32:05notre pleine application
32:06de mobilisation
32:06dans la matière.
32:07Mayotte continue.
32:09Ce n'est pas une fin.
32:10On ne va pas s'arrêter.
32:10Au contraire,
32:11ce n'est qu'une étape
32:12supplémentaire
32:12et on saisira
32:15tout ce qu'il faut saisir
32:15pour que les choses
32:16se fassent,
32:17j'espère,
32:17ardemment.
32:22Donc,
32:22chers collègues,
32:23avant que je n'élève
32:24la séance,
32:26les travaux
32:30de la délégation
32:33reprendront en janvier.
32:36On annoncera
32:38début janvier
32:38les nouvelles missions
32:39qui se mettront en place
32:40puisqu'on a une année
32:42quand même assez dense,
32:43assez importante
32:44en 2025.
32:45On a été mobilisés
32:45sur beaucoup de sujets.
32:47Donc,
32:47on le sera d'autant plus
32:48en 2026
32:49parce qu'il y a plein de choses
32:50qui n'ont pas abouti
32:51et qui n'ont pas avancé
32:51forcément.
32:53Donc,
32:53on repartira
32:54avec la même ardeur
32:55et puis,
32:56nous continuerons
32:57effectivement,
32:58comme je l'ai dit,
32:58à débattre aussi
32:59dans la délégation
32:59et à apporter
32:59les sujets
33:00les plus importants.
33:01Le premier qui viendra
33:02de toute façon
33:02en début d'année,
33:03c'est le premier sujet
33:03de la vie chère
33:07qui est porté
33:07par le gouvernement.
33:08La délégation
33:10les auditions.
33:12Nous poursuivrons cela
33:13dès le mois prochain
33:15afin d'aboutir,
33:16j'espère,
33:17à un texte
33:17qui nous ressemblera
33:18et qu'on verra
33:19les échanges
33:20que nous aurons
33:20avec le gouvernement
33:21qui est prêt
33:21effectivement
33:22à l'enrichir
33:22de par nos travaux.
33:25Oui, collègue Ambo.
33:29Vu le problème,
33:33alors,
33:33je vais revenir
33:34sur Mayotte encore,
33:35je suis désolé.
33:37Les problèmes
33:38qu'il y a sur l'eau,
33:39les problèmes
33:40de l'eau.
33:42Il y a un projet
33:43qui date
33:44depuis des années,
33:45ça s'appelle
33:46Watership.
33:48Alors,
33:48je ne sais pas
33:49si tout le monde
33:50est au courant.
33:52Watership,
33:53ça permet de...
33:55Voilà,
33:56donc,
33:56on rachète
33:57des bateaux
33:58au lieu de les mettre
33:59à la casse
33:59et on monte
34:00une usine dessus.
34:01Il y en a pour
34:02à peu près
34:0240 millions d'euros.
34:04En valeur absolue,
34:06c'est beaucoup,
34:06mais en valeur relative,
34:08ce n'est pas beaucoup
34:09parce que ça permet
34:10de faire des milliers
34:12de bouteilles d'eau
34:14à la minute
34:15et puis de subvenir
34:16non seulement à Mayotte,
34:18mais aussi dans l'ensemble
34:19des autres départements
34:20d'Outre-mer.
34:22Vu la lenteur
34:23du...
34:25au ministère,
34:27est-ce que la délégation
34:28Outre-mer,
34:29est-ce que,
34:30c'est la question
34:30que je pose,
34:32on ne pourrait pas,
34:33ensemble,
34:35transpartisans,
34:38faire une proposition,
34:40une sorte de proposition
34:41de résolution
34:42de manière à mettre
34:45un peu
34:45le gouvernement,
34:47le ministre
34:48au pied du mur
34:49pour qu'il se bouge
34:50parce que c'est les seuls
34:51qui...
34:52Tout est prêt,
34:52sinon.
34:53Tout est prêt.
34:55Il suffit d'avoir
34:56l'aval du ministère.
34:57Alors,
35:05non,
35:06j'ai bien reçu la note.
35:06On en a parlé
35:07avec le préfet O.
35:09Donc,
35:10au-delà du chiffre,
35:11il y a des contraintes
35:12opérationnelles
35:12qui se posent à Mayotte
35:13puisque vous savez bien
35:14que malheureusement,
35:15le port de Mayotte
35:16est sous-doté
35:17et n'est pas au niveau
35:18escompté.
35:19Mais au-delà de ça,
35:20c'est aujourd'hui,
35:21moi,
35:21nous,
35:22on en a parlé,
35:22il faudrait qu'on puisse
35:23voir effectivement,
35:24collectivement,
35:25quelle résolution
35:25qui pourrait être portée
35:26pour que des choses
35:26se fassent très,
35:27très rapidement
35:27au niveau de l'eau.
35:29Si c'est Watership,
35:30c'est Watership.
35:30Si c'est un autre nom,
35:31c'est un autre nom.
35:32Mais aujourd'hui,
35:33l'État doit répondre
35:35aux besoins de Mayotte
35:36en matière d'eau.
35:37Se réfugier derrière
35:39le fait que
35:40Irony Bay est lancé
35:41et qu'il y aura des travaux,
35:43ça ne répond pas
35:44au problème
35:45du moment,
35:46de l'instant présent.
35:48Et c'est ce qu'on a pu
35:48échanger aujourd'hui.
35:49Donc,
35:49malgré tous les projets
35:50qui sont lancés,
35:51au bout du bout,
35:53ça ne soit pas sûr
35:53que ça puisse satisfaire
35:55tout le territoire
35:56de Mayotte
35:56et les Mahorais.
35:57Donc,
35:58dans tous les cas de figure,
35:59comme je l'ai dit,
36:00la proposition qui a été faite,
36:02nous l'entendons,
36:02puisque nous sommes
36:03sur la même mouvance,
36:04c'est de voir
36:05qu'est-ce qui pourrait être
36:05proposé en matière
36:06de résolution
36:07qui pourrait,
36:08et je l'espère,
36:09contraindre
36:09le gouvernement
36:11à aller plus loin
36:12que ce qu'il nous fait
36:12aujourd'hui en matière
36:13d'eau pour Mayotte,
36:14même si je rappelle
36:15aussi en substance
36:16qu'il y a des problèmes
36:17d'eau quasiment
36:17sur tous les territoires
36:18des outre-mer.
36:23Oui,
36:23collègue Mamana.
36:24Monsieur le Président,
36:25j'ai eu l'occasion
36:26effectivement de présenter
36:27ce projet à M. Cochet,
36:30préfet de l'eau.
36:32Je rappelle ici
36:33que nous en sommes
36:34à notre troisième
36:35préfet eau
36:36parce que c'est une mode
36:37d'Amayotte.
36:38Quand il y a des problèmes
36:39au lieu de les résoudre,
36:40on nomme des fonctionnaires
36:42thématiques.
36:42On a les préfets l'IQ
36:44qui se succèdent
36:45et les barques clandestines
36:47continuent de rentrer
36:48à Mayotte
36:49comme si de rien n'était
36:50encore plus
36:51qu'en Vangilo.
36:52On est en est
36:53à notre troisième
36:54préfet eau
36:55et ce qu'il soutient
36:58comme frein
36:58n'est pas un frein.
37:00N'est pas un frein
37:01puisque les 17 communes
37:03de l'île,
37:04le département,
37:05tout le monde
37:05sera mobilisé
37:07pour faire fonctionner
37:09effectivement
37:10cette solution
37:11Watership.
37:13Donc,
37:14me dire
37:14qu'il y a un problème
37:15au port,
37:16je ne partage
37:17absolument pas.
37:18Je trouve
37:19simplement
37:20que
37:20pour eux,
37:22il n'y a pas
37:23de difficulté.
37:24On habitue
37:25les Mahorais
37:26à vivre
37:27des moques
37:28comme si
37:29on n'était pas
37:30des Français
37:30à part entière
37:32comme les Français
37:32qui sont ici
37:33à l'Hexagone.
37:35Et moi,
37:35je déplore
37:36cette mauvaise foi.
37:39Donc,
37:39j'ai eu
37:40l'occasion
37:41d'en discuter
37:42à plusieurs reprises
37:44avec le préfet eau,
37:46avec le ministre Valls
37:48qui était là
37:49récemment
37:50avec Mme Mouchou
37:51et nous espérions
37:52beaucoup
37:53une attention particulière
37:54venant de Mme Mouchou
37:55et ça a été
37:56une déception totale.
37:57de toutes les façons,
38:02collègue Mamanah,
38:03comme moi,
38:04je l'ai rappelé,
38:05tu pourras compter
38:06sur notre mobilisation
38:06en pleine et entière
38:07sur ce sujet-là
38:08et puis,
38:09nous continuerons
38:10le combat.
38:11Ça,
38:12tu peux en être sûr,
38:12il n'est pas question
38:13que nous,
38:13on abdigue
38:14sur un tel sujet
38:15concernant l'eau potable
38:16à Mayotte.
38:17Donc,
38:19je vous dis
38:21un grand merci
38:21pour ceux qui ont pu
38:22se rendre disponibles
38:23pour faire un point là-dessus
38:24et je vais lever
38:28la séance.
38:31Merci à tous.
38:31Au revoir à tous.
38:32Désolé,
38:33je n'ai pas pu me joindre plus tôt.
38:35Pas de problème.
39:17Merci à tous.
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