00:00Les prochaines semaines s'annoncent chargées pour ce vétérinaire.
00:04Il va les passer avec ce dispositif à la main.
00:06On appelle ça un pistolet automatique.
00:08L'intérêt c'est que ça recharge la dose automatiquement, ça nous gagne du temps.
00:12Il a injecté ses premières doses de vaccin contre la dermatose nodulaire ce lundi.
00:16Dans son département, les agriculteurs l'attendaient avec impatience.
00:20On est remercié de venir aussi vite et dès qu'on a une prise de rendez-vous,
00:25on n'a aucun nom.
00:26Donc ça c'est quand même très appréciable.
00:30Dans cette autre exploitation, en Ariège cette fois-ci,
00:33ces bovins ont reçu leur dose il y a deux jours.
00:36200 animaux vaccinés en deux heures.
00:38Mais l'angoisse d'une contamination qui ne se serait pas encore révélée est toujours présente.
00:43Une exploitation voisine a été touchée par la maladie.
00:46Jusqu'au 1er janvier, voire un peu plus.
00:49On est inquiets parce qu'il faut voir l'évolution,
00:53il faut voir comment les animaux réagissent au vaccin.
00:55A plus de 500 kilomètres au-delà, dans les bouches du Rhône, aucun cas de dermatose nodulaire.
01:00Mais les éleveurs de ces taureaux camarguets, sélectionnés génétiquement depuis plusieurs générations,
01:05aimeraient pouvoir prendre les devants pour éviter une catastrophe.
01:08Moi j'ai des vaches qui ont 18-20 ans.
01:11On est très très attachés à notre métal.
01:14Et de voir le fruit de notre sélection, de notre travail,
01:18anéanti par un abattage total,
01:20je ne suis pas sûr qu'on puisse se relever d'un tel traumatisme.
01:24Cet agriculteur espère que la vaccination contre la dermatose nodulaire
01:27soit très prochainement étendue à tous les départements français.
01:31D'autant plus qu'en Camargue, la plupart des taureaux sont élevés dehors
01:34et que les élevages sont très proches les uns des autres.
01:37et que les élevages seront très proches les uns des autres.