00:00Et Alexis de La Fontaine est là. Bonjour cher Alexis de La Fontaine.
00:03Ça nous fait plaisir que vous soyez dans ce studio, je crois que c'est la première fois que vous venez
00:07parce que Europe 1 dévoile de nouveaux éléments concernant la rencontre secrète
00:10entre Thomas Legrand et Laurence Bloch.
00:13Lors de cet échange, le journaliste et l'ancienne directrice de France Inter
00:17s'en prennent violemment à la direction de Radio France, à celle de France Inter,
00:21ainsi qu'à la nouvelle grille de la radio.
00:25Alors c'est des informations exclusives que vous avez révélées Alexis de La Fontaine.
00:28Oui en effet, parce que France Inter depuis la dernière vague de Médiamétrie
00:31a perdu près de 500 000 auditeurs, ce qui est assez colossal comme perte.
00:36Et donc l'ancienne directrice de France Inter, Laurence Bloch,
00:40elle tente de justifier cette perte et elle dit voilà le problème,
00:44c'est les nouvelles incarnations, c'est les nouvelles arrivées de la matinale de France Inter.
00:48C'est le départ évidemment de Léa Salamé qui a fait beaucoup de mal à France Inter.
00:51Et de Nicolas Demorand également qui n'est plus à l'antenne,
00:53qui est quand même une incarnation importante de la matinale.
00:56Nicolas Demorand il est absent pour des raisons personnelles,
00:59mais voilà c'est des choix qu'elle regrette.
01:01Et selon elle, la faute revient à Adèle Van Rett et à Sibyl Veil,
01:05la directrice de France Inter et la directrice de Radio France,
01:09qui prennent selon elle des mauvaises décisions.
01:11Elle dit c'est délirant, leur décision c'est tellement des amateurs.
01:15Donc c'est des propos assez accablants en fait.
01:18Elle dit qu'il faut un petit peu n'importe quoi avec France Inter.
01:20Bon, pour être tout à fait honnête et pour être dans ce métier depuis longtemps,
01:24c'est un grand classique. C'est-à-dire que l'ancien directeur
01:27n'a de cesse de critiquer la nouvelle direction.
01:30Laurence Bloch, elle a dirigé France Inter pendant de nombreuses années.
01:35Elle s'en va et tous ces gens ont du mal à accepter leur successeur.
01:39Ce qui est vrai pour Laurence Bloch, c'est vrai parfois en politique,
01:42c'est vrai...
01:43Il y a les résultats d'audience, je suis désolé, mais...
01:45Inter sur Laurence Bloch ça marchait très bien.
01:47Mais vous avez raison. Alors, a fortiori, j'ai envie de dire.
01:51Mais Gérard Caraou ne me démentira pas.
01:54L'âme humaine est parfois faite comme cela.
01:56Après moi, le déluge et tous ceux qui avaient un poste de responsabilité,
02:00quand ils le quittent, ils expliquent que celui qui arrive à ce poste de responsabilité
02:04est moins bien que ce qu'il faisait.
02:06Mais alors, ça marche aussi pour les présidents de la République.
02:09Ça marche aussi pour les présidents de la République,
02:10mais ça marche pour un autre traîneur de foot.
02:12Mais après, il y a des résultats sur le fond.
02:14Mais j'entends bien, mais bon, donc, voilà.
02:16Alors, ce n'est pas très élégant.
02:17Non, mais ça, c'est la première partie des révélations,
02:19parce qu'on a fait, évidemment, d'autres révélations avec l'Europe 1.
02:22Plus intéressant également aussi,
02:23c'est sur la commission d'enquête parlementaire
02:25qui a lieu en ce moment à l'Assemblée nationale
02:27sur l'audiovisuel public.
02:29En fait, Thomas Le Grand, il sera auditionné demain,
02:31avec Patrick Cohen également, par les députés.
02:34Et donc, il cherche à préparer cette commission d'enquête
02:36à comment est-ce qu'ils peuvent un petit peu s'en sortir le mieux,
02:39parce qu'ils sont un petit peu embarrassés par cette vidéo
02:41qui avait été révélée par Lincorette.
02:44Je ne sais pas si vous vous en souvenez dans laquelle...
02:45On s'en souvient, c'est bien.
02:46Évidemment.
02:47C'est dur à l'oublier.
02:48Voilà.
02:49Cher Alexis de la Fontaine.
02:51C'est quelque chose dont on a un peu parlé.
02:54Alors, je fais juste une parenthèse, d'ailleurs, je le dis à chaque fois,
02:56c'est pas le Watergate, bien sûr, cette affaire.
02:58Mais il n'empêche, ça fait partie, ça donne un certain climat.
03:02Et comme on est très attaqué par France Inter,
03:04c'est pour ça qu'on en a souvent parlé.
03:06Mais évidemment, ce qui est intéressant, c'est que du coup, dans cette vidéo,
03:08on voit une espèce de collusion entre Thomas Le Grand, Patrick Cohen
03:12et des élus du Parti Socialiste.
03:13Et là, en fait, pour se sortir de cette commission d'enquête,
03:16Thomas Le Grand et Laurence Bloch réfléchissent à utiliser qui ?
03:19Un député socialiste, candidat à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire.
03:23Et ils disent, Thomas Le Grand dit, Emmanuel Grégoire est membre de cette commission d'enquête.
03:27Et Laurence Bloch lui répond, toi, tu le connais bien,
03:30tu ne pourrais pas lui demander de te soutenir pendant cette commission d'enquête.
03:32Et elle lui dit également, vu qu'il est candidat à la mairie de Paris,
03:41il pourrait dire que tu n'as pas d'influence sur la campagne municipale.
03:45Et j'ai eu Thomas Le Grand au téléphone,
03:47qui m'a confirmé avoir parlé avec Laurence Bloch
03:50de la présence d'Emmanuel Grégoire dans cette commission d'enquête,
03:52mais lui, il nie avoir voulu influencer Emmanuel Grégoire.
03:55Alors, mais Thomas Le Grand, j'ai vu quand même,
03:56alors il faut lui donner à ce monsieur, évidemment, le droit de réponse,
03:59et j'ai vu qu'il avait fait un petit tweet que vous avez sans doute vu.
04:03Il a dit, je déments tout ce que cet article tiré de l'espionnage
04:07d'un rendez-vous privé me fait dire,
04:08je pense qu'il parle de vous, sans doute.
04:10Il y aura des suites judiciaires.
04:13Voici la manip, tout brouillé avant mon audition par la commission parlementaire,
04:18la bolosphère, ça, il parle de nous,
04:20caricature le journalisme, hashtag barbouzerie.
04:23C'est un petit peu surprenant comme justification de sa part,
04:25parce qu'en fait, il m'accuse d'avoir inventé des propos,
04:29mais en même temps, il m'accuse d'avoir récupéré ses propos de façon peu honorable.
04:32Donc, soit j'ai récupéré ses propos de façon peu honorable,
04:35soit ses propos n'existent pas.
04:36Mais je ne peux pas avoir inventé des propos que j'ai récupérés.
04:39Bon, en tout cas, moi, je fais confiance à votre qualité journalistique.
04:43Et j'ai eu Thomas Le Grand et Laurence Bolte au téléphone
04:45qui m'ont évidemment confirmé ce rendez-vous,
04:48qui m'ont confirmé certains de leurs propos.
04:50Et donc, on a fait ça vraiment dans les règles de l'art.
04:52On leur a donné le contradictoire,
04:54et sur ce point-là, ils n'ont absolument rien à dire.
04:55Ils sont un peu ennuyés, parce qu'effectivement, ça vient de partout.
04:59Et franchement, il ne faut plus se réunir avec Thomas Le Grand.
05:02C'est dangereux.
05:03Il a un traceur GPS sur son sac.
05:05Il a un traceur GPS sur lui.
05:09Écoutez, moi, je ne demanderai pas à Alexis,
05:12effectivement, le secret de ses sources.
05:15Et je lui laisse.
05:16Je précise aussi dans mes articles que
05:17des personnes au sein de France Inter et de Radio France
05:20m'ont confirmé certains des propos.
05:23et que c'est aussi eux qui parlent
05:26avec des personnalités de France Inter et de Radio France.
05:28Et c'est aussi via ces biais-là qu'on reçoit ces informations.
05:30Bon, alors, le paradoxe, et je le disais,
05:32c'est à la fois pas le Watergate,
05:34mais ça intéresse quand même les gens.
05:35Ça n'intéresse pas que le milieu journalistique.
05:38Moi, à chaque fois que nous avons parlé de cela
05:40sur l'antenne d'Europe Out, c'est news,
05:42je m'aperçois que les gens sont sensibles à ça.
05:44Pourquoi ? Parce que France Inter,
05:46c'est une radio de service public,
05:48qu'ils ont le sentiment que cette radio
05:51ne respecte pas tout à fait le pluralisme
05:53qu'exige pour le moins le service public
05:56et qu'effectivement, je le disais tout à l'heure,
05:59ce sont quand même des gens qui nous attaquent fortement.
06:00Ils nous attaquent d'ailleurs par un biais
06:02qui est un peu sournois,
06:03c'est le biais des humoristes.
06:06Mais ils n'ont d'humoriste bien souvent que le nom.
06:08Il y a les éditions de Patrick Cohen aussi,
06:09ne les oubliez pas.
06:10Je ne l'oublie pas,
06:12mais ils ont d'humoristes bien souvent que le nom.
06:14Ils ont qui comme humoristes ?
06:15Ils ont aujourd'hui M. Chameroy
06:17qui fait un billet sur deux, sur nous.
06:21Moi, je l'aimais bien en plus,
06:22Bertrand Chameroy, il est passé par cette maison.
06:24Je trouve qu'en l'espèce, sur France Inter,
06:27ce n'est pas son meilleur...
06:28Je trouve ça gênant souvent.
06:29Oui, je ne trouve pas ça très bon.
06:30Son billet face à Charles Lalonde
06:31était d'un malaise.
06:33Voilà, je ne trouve pas ça très bon
06:34et j'ai le sentiment qu'il se sent obligé
06:37de donner des gages dans l'univers très particulier
06:40de la maison ronde.
06:41Quand tu rentres à France Inter,
06:42je ne veux pas dire que c'est une secte,
06:44mais on n'en est pas loin.
06:45Et il est possible que tu sois imprégné
06:47par cette influence
06:48et que tu veuilles donner des gages
06:50à ceux avec qui tu travailles.
06:53Que tu perdes ta légèreté, ton humour,
06:57pourquoi pas ta créativité.
06:59Et ce mot que je chéris,
07:01liberté, j'écris ton nom,
07:02cher Olivier Guénec.
07:04C'est exactement ce que vous avez dit.
07:05Bon, bah écoutez, affaire à suivre.
07:06Affaire à suivre, évidemment.
07:08Demain, ce sera l'audition
07:09de Thomas Le Grand et de Patrick Cohen.
07:10À quelle heure c'est ?
07:1114h30 et 15h30.
07:13Vous serez encore avec lui ?
07:14Non, mais est-ce que vous savez
07:16où il se déjeune ?
07:18Avant de passer l'audition.
07:20Parce que nous souhaiterions être...
07:24Il connaît tous les restaurateurs parisiens.
07:25Je ne suis pas sûr qu'on connaisse les mêmes,
07:28Thomas Le Grand et moi.
07:29Mais bon, je ne veux pas...
07:30Mais nous sommes bien informés,
07:31c'est le pouvoir des journalistes aussi.
07:33Mais alors, je trouve effectivement
07:36que Madame Bloch,
07:36ce n'est pas très élégant.
07:38En fait, tous ces gens
07:40ne sont pas quand même très élégants.
07:42Parce qu'au-delà de critiquer comme ça...
07:47C'est dans une conversation avec Thomas Le Grand.
07:48Mais surtout, ce n'est pas terrible quand même.
07:50Je vais vous dire,
07:51même de le penser,
07:52ce n'est pas terrible.
07:53C'est-à-dire qu'il y a des choses...
07:55Là où je ne suis pas d'accord,
07:56c'est qu'il y a des résultats.
07:57Oui, mais il faut avoir une certaine classe dans la vie.
08:02Ton successeur, voilà, tu n'en parles pas.
08:04Ils sont en train de planter le...
08:05Tu n'y penses même pas.
08:06Ils sont en train de planter...
08:06On verra comment vous arrêtez l'encher.
08:09Le jour où vous prendrez la succession
08:11vers 2040-2045,
08:13je saurais...
08:15Je vous succède tous les soirs,
08:17c'est déjà un immense honneur.
08:19Non, mais juste, ce qu'on voit,
08:20c'est qu'en ce moment,
08:21en fait, à France Inter,
08:22chacun, et à Radio France,
08:23chacun essaie un petit peu de sauver sa peau.
08:24Parce que cette commission,
08:25les embrasse vraiment.
08:26Et donc, en fait,
08:27ils souvent leur peau
08:28un petit peu aussi en tuant les autres.
08:30Parce qu'on voit bien que Radio France
08:31essaie de remettre,
08:33d'utiliser Thomas Le Grand
08:34comme bouc émissaire.
08:36Et la direction de Radio France
08:38remet la faute sur France Inter,
08:39France Télévisions sur Radio France,
08:41chacun s'envoie la balle.
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