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00:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30Le retour d'Avatar, troisième volet de la saga la plus vue de tous les temps sur grand écran.
00:43Magellan, un biopic porté par Gaëlle Garcia Bernal dans la peau du célèbre navigateur portugais.
00:48Enfin, L'Agent Secret, l'un des films les plus célébrés du Festival de Cannes 2025.
00:53C'est le programme de notre émission 100% cinéma comme chaque mercredi avec Thomas Bores.
00:58Bonjour à toutes et à tous.
01:00Et bonjour Thomas.
01:01Bonjour Nina.
01:02On commence par Avatar 3, donc troisième volet du plus grand succès de l'histoire du cinéma.
01:08Trois ans après la voie de l'eau, James Cameron poursuit sa fresque monumentale sur la planète Pandora
01:14avec Avatar de feu et de cendres.
01:17Voilà, et tout a débuté en fait en 2009 avec le premier Avatar, révolution technologique,
01:22à l'heure où l'on croyait encore que la 3D sauverait le cinéma dans les salles.
01:27Le combat continue.
01:28Voilà, en réalité, il faut savoir que James Cameron, il avait pensé à cette saga de science-fiction au début des années 90 et il pensait même le réaliser juste après l'énorme succès de son Titanic à la fin de la même décennie.
01:40sauf qu'il jugeait que la technologie n'était pas encore suffisamment avancée pour le faire, dont Acte.
01:45Alors pour celles et ceux qui ne sauraient pas de quoi on parle, ils sont peu nombreux, Avatar se déroule dans un futur pas trop proche
01:50et raconte la façon dont les humains tentent de prendre possession d'un précieux minerai sur la planète Pandora, vous l'avez cité.
01:59Alors Pandora, c'est une sorte d'Éden où les habitants, les Névis, vivent en harmonie parfaite avec la nature.
02:06Alors les avatars, en fait, ce sont des humains qui peuvent s'incarner en Névis pour se fondre avec la population locale.
02:14C'est le cas notamment du héros de cette aventure, l'ancien Maryne, Jack Scully, dont on suit les aventures.
02:20Jack Scully, c'est l'acteur Sam Worthington.
02:22Voilà, vous l'avez dit, deux ans après Avatar, la voie de l'eau, voici donc venu le temps des cendres et du feu.
02:29Regardez.
02:44C'est le cas, c'est le cas, c'est le cas.
03:14James Cameron, dont le cinéma visionnaire avance comme toujours main dans la main avec les nouvelles technologies, vous l'avez dit, Thomas.
03:22Et les dangers aussi qui leur sont associés, il s'est exprimé d'ailleurs à ce sujet.
03:26Écoutez.
03:27Ce que j'essaie de faire avec tous les films Avatar, et en particulier avec celui-ci, c'est de créer un lien avec les gens du monde entier.
03:36Et tellement de personnes ont le sentiment de ne pas être vues.
03:40Elles se disent, personne ne sait ce qu'il y a à l'intérieur de moi.
03:43On se sent plus déconnectés les uns des autres que jamais.
03:46Est-ce que la technologie joue un rôle là-dedans ?
03:49Est-ce que l'ampleur de notre expansion mondiale et toutes les tensions géopolitiques y contribuent ?
03:56Est-ce que l'immigration et les déplacements de population ont aussi un rôle ?
04:02La peur ?
04:03Il y a tellement de choses qui font peur et qui nous rendent anxieux aujourd'hui.
04:06Ça crée une mentalité du nous-contre-eux, n'est-ce pas ?
04:09Voilà, ce qui est fascinant avec James Cameron, c'est que c'est vraiment un explorateur et un découvert de mondes inconnus.
04:16Il reste quand même un cinéaste de l'ère classique, même s'il avance avec la nouvelle technologie.
04:21Il l'habille de la nouvelle technologie.
04:23Et ce qui est intéressant, c'est la manière, l'image de son Terminator, ses films des années 90,
04:27comment un extraterrestre essaie de s'adapter à un nouvel environnement, en l'occurrence là-bas, la planète Terre.
04:32Là, c'est l'inverse, c'est des humains qui essaient de se familiariser avec Pandora.
04:36Moi, ce que j'aime bien, dans les deux premiers volets, c'est qu'à chaque fois, on découvrait de nouveaux territoires au sein de cette planète.
04:43Moi, ce qui m'a un peu déçu, même grandement déçu dans ce troisième volet, c'est que l'histoire patine.
04:48Moi, je pensais voir, selon le titre, un grand embrassement perpétuel.
04:52Et on reste là où on était avec la voix de l'eau.
04:54Et on a l'impression que les personnages hésitent un peu à avancer,
04:58cherchent un petit peu la porte de sortie qui l'emmènerait ailleurs.
05:01Du coup, on a quand même 3h25.
05:03Moi, j'ai l'impression d'un peu de surplace.
05:05Il n'empêche quand même qu'il ne faut pas bouder son plaisir.
05:07La technologie est là et il y a un final opératique, comme à chaque fois, assez bluffant.
05:11Oui, mais il faut dire que vous étiez tellement dithyrambique sur le second volet que vous ne pouviez être que déçu.
05:15Voilà, c'était vraiment la discussion à l'intérieur de mes attentes. On est d'accord.
05:18Explorer des terres inconnues, c'était déjà le crédo du grand navigateur portugais Magellan.
05:22Gaëlle Garcia Bernal prend ses traits dans le film du même nom du cinéaste philippin, Laph Diaz.
05:29Voilà, Laph Diaz.
05:30Fernand de Magellan, né en 1480, mort en 1421.
05:34Bon, je ne sais pas ça par cœur, j'ai mes notes.
05:36Bravo Thomas.
05:37Avaient pour but de poursuivre ce que Christophe Colomb n'avait pas pu achever
05:42et ainsi tracer une route vers les Indes orientales et parvenir à dépasser l'océan Atlantique.
05:48Voilà pour Magellan, ce qu'il va réussir d'ailleurs très bien et on lui doit notamment le baptême de l'océan Pacifique
05:55qu'il traverse jusqu'à rejoindre donc les actuelles îles Philippines.
05:59On parle des Philippines puisque Laph Diaz, pardon le réalisateur, est philippin lui-même.
06:03Et on va suivre donc les différentes tentatives de ce personnage et de son rapport brutal,
06:10c'est un euphémisme, aux populations indigènes qu'il cherchera à évangéliser au risque de se perdre lui-même.
06:17Regardez.
06:33Magellan était portugais, il a d'abord proposé cette expédition à la couronne portugaise et il a été complètement éconduit.
06:54Il est donc allé en Espagne, devenant un traître au Portugal et beaucoup de problèmes en ont découlé.
07:00Oui, c'était une expédition de découverte, une expédition spirituelle que nous ne pouvons plus vraiment comprendre aujourd'hui
07:07parce qu'elle reposait entièrement sur la foi.
07:10Voilà, on a entendu Gaël Gassière-Bernal qui était au micro de F. Jackson et qui nous parlait donc de son personnage, mais ça vous l'aurez compris.
07:17Oui, ça c'était pendant le Festival de Cannes 2025.
07:20Qu'est-ce qui vous fascine Thomas dans le cinéma du Philippin, Laph Diaz justement ?
07:25Alors lui, il est adepte du cinéma au très long cours. Ses films sont en général à rallonge.
07:30Ce Magellan ne dure que 2h43, ce qui n'est rien pour lui, c'est un court-métrage.
07:35Et puis qui n'est rien à côté des 3h17 précisément de Avatar dont on vient de parler.
07:40Pourtant, là aussi, comme dans Avatar, on voit du pays, et lui aussi Laph Diaz, c'est un explorateur.
07:45Il le montre avec cette, je l'ai dit, adepte du ton long.
07:50C'est des cadres très précis, souvent fixes, voire que fixes,
07:53où comme ça, cette sublime précision ouvre des fenêtres vraiment sur des horizons à la pureté virginale.
07:59Vraiment, c'est aux êtres et aux choses, et nous aussi spectateurs, d'éprouver la puissance à chaque fois de ces cadres saisissants.
08:07Et cette beauté picturale, elle n'est pas gadget, ça ne produit jamais de vertiges bricolés,
08:13mais au contraire, ça essaye de sonder tous les mystères et la brutalité aussi de cette épopée.
08:20C'est très beau, et à travers ça, Laph Diaz parle du présent et parle encore de la façon dont on traite les populations étrangères.
08:29Voilà, donc il est vraiment contemporain avec ce Magellan, qu'il est moins, de fait.
08:33Alors, autre film présenté à Cannes.
08:36Thomas, direction le Brésil, cette fois sous la dictature militaire en 1977,
08:41à travers l'itinéraire d'un homme qui semble pris dans les rouages d'une chasse à l'homme,
08:45entre thriller oppressant, film d'espionnage et puzzle mental.
08:48C'est l'agent secret de Kleber Mendonça-Philo.
08:51On va regarder la bande-annonce.
09:12Bon Thomas, je crois que vous avez été plus que conquis.
09:15Oui, et des Cannes, d'ailleurs, où on espérait que le film obtiendrait la palmeuse,
09:18c'est Jafar Panaï, on le sait, qu'il a obtenu.
09:21Il est reparti quand même avec deux médailles, ce qui n'est pas mal.
09:24Un prix d'interprétation masculine pour Wagner Moura et un prix de la mise en scène.
09:29Les deux sont amplement mérités.
09:32Il aurait pu obtenir aussi celui du scénario, parce que c'est un scénario vraiment à tiroir,
09:36qui dévoile ses cartes presque à rebours.
09:39Il faut vraiment assumer, de rester et d'essayer d'avancer presque avec les yeux bandés.
09:47Il y a comme ça, on est dans les méandres de la dictature militaire du Brésil.
09:52Et donc, justement, cette incertitude, tant à ce qui se passe, on est vraiment au diapason des personnages.
09:57D'ailleurs, ce film fait écho à un autre film récent qui était formidable aussi, brésilien, Walter Salles.
10:02Je suis toujours là, qui avait déjà, avant lui, ravivé ce Brésil des 70s, sous le joug de la dictature militaire.
10:10Kleber Mendonça Filio est un cinéaste qu'on suit depuis longtemps.
10:15Les bruits de Récifé, Aquarius, encore Bacorao.
10:18Et à chaque fois, c'est la ville de Récifé qui devient le théâtre de son inspiration géniale.
10:25Et là, sa mise en scène ample et complexe, elle avance toujours dans cette ville de Récifé.
10:30Cette fois, maquillée, aux couleurs, 70s, avec une bande-son géniale.
10:36On va l'écouter, le réalisateur, nous parler, justement, de ce traitement de l'époque des années 70 sur sa ville.
10:43C'était au micro, pardon, encore de F. Jackson et encore au film.
10:47Merci F. Jackson.
10:48Quelle chance.
10:50Je pense que la première chose a été d'essayer de faire un exercice de mise en scène cinématographique.
10:56De remonter le temps, vous voyez.
10:59Quand on réalise un film d'époque, c'est un exercice très particulier.
11:04On joue avec les décors, les objets, les voitures, les textures de l'époque, le rythme de la parole et certains mots qui, aujourd'hui, ont disparu, mais qui étaient utilisés à l'époque.
11:16Tout cela, je voulais en faire une sorte de tableau historique, issu de mes propres souvenirs.
11:24J'étais un petit enfant à ce moment-là.
11:26Voilà pour le coup de cœur de Thomas cette semaine.
11:28On termine avec le film d'animation britannique, La Fabrique des Monstres, signé Stevenson et Toby Jenkel.
11:34Voilà, les fans de Tim Burton adoreront ce petit personnage, petit cousu, qui est un jeune héros à la tête ronde, comme une balle de baseball, avec ses coutures apparentes.
11:44Il y a aussi le mythe de Frankenstein de Marie Fischelet, qui est ravivé ici, et aussi Pinocchio.
11:50Voilà, trois en un pour ce formidable film d'animation.
11:53Voilà, un film parfait pour les enfants en cette période de fête.
11:56Merci Thomas Borez.
11:58Borez, on vous retrouve l'année prochaine sur notre antenne, et on se quitte avec des images de ces monstres pas si effrayants et même plutôt attachants.
12:05Regardez.
12:07C'est un château !
12:09C'est ici que tu vas dormir.
12:13Créature, je te présente les monstres.
12:15Salut !
12:15Il faut aller dormir maintenant.
12:19Une histoire !
12:21C'est la cloche !
12:22Ça veut dire qu'il y a quelqu'un !
12:25Il m'a dormi !
12:27Je te promets de faire de toi une star célébrissime !
12:33Donne-moi la main !
12:35Allez, lâche les gouges !
12:38Êtes-vous prêts !
12:40Pour les monstres !
12:43...
12:43specifically coups suivant !
12:45Si !
12:45Êtes-vous prêts !
12:47...
12:49...
12:53...
12:54...
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