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  • il y a 2 mois
À LA UNE / Dermatose : jusqu'où ira la colère agricole ?

Vendredi 12 décembre 2025, des agriculteurs syndiqués (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination rurale et Confédération paysanne) ont bloqué l'autoroute A64 sur 180 kilomètres, entre la Haute-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. Dans leur viseur : la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). D'abord repérée en 2014 en Europe, la DNC a fait son retour en France en juin 2025, initialement dans l'Est, avant de contaminer des troupeaux dans le Sud-Ouest. Essentiellement transmise par voie vectorielle (mouches, taons, tiques), cette maladie provoque notamment des chutes de lactation, et causerait la mort de 10 % des bêtes contaminées. « Et quand les animaux survivent, ils souffrent énormément », souligne Kristel Gache, directrice du réseau des groupements de défense sanitaire (GDS France). Pour lutter contre la DNC, l'Etat distribue notamment des vaccins, sans les rendre obligatoires pour l'ensemble du cheptel. En cas de contamination d'une bête dans un troupeau, et selon la loi santé animale de 2021, c'est tous les animaux qui doivent être abattus, même les non contaminés : la DNC étant classée au niveau européen en catégorie A, soit une maladie à « éradication immédiate ». La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, était en déplacement en Haute-Garonne, lundi 15 décembre. Elle a notamment maintenu que l'abattement des troupeaux était le seul moyen de lutter efficacement contre la DNC, tout en annonçant l'élargissement du périmètre de la vaccination et la création d'une « cellule de dialogue scientifique ». « Au vu des annonces de la ministre, les blocages ne sont pas près de se lever », a assuré à l'AFP Guillaume Bénézet, secrétaire départemental Haute-Garonne des Jeunes Agriculteurs (JA). Comment l'État peut-il répondre à cette crise sanitaire ?

Invités :
- Charlotte Murat, journaliste pour le groupe « Ebra »,
- Jeanne Brugère-Picoux, vétérinaire, professeure honoraire de l'École nationale vétérinaire d'Alfort,
- Dominique Potier, député socialiste de Meurthe-et-Moselle,
- En visioconférence : Nicolas Prud'homme, éleveur bovin à Saint-Ferréol (Haute-Savoie).

Les chroniques :
- Le poids économique de la filière bovine par Fanny Guinochet,
- « Quelle histoire ! » : « Legend », l'interview politique sans poil à gratter par Laurent Guimier.

LA QUESTION QUI FÂCHE / Voiture électrique : pourquoi l'Union Européenne fait-elle marche arrière ?

L'Union européenne serre le frein. Acte phare de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le « Pacte vert européen » prévoyait l'interdiction de vendre des voitures neuves non-électriques à partir de 2035. Une mesure qui s'appliquerait également aux modèles hybrides. Sous la pression de nombreux constructeurs automobiles et d'Etats membres, dont l'Allemagne et l'Italie, la Commission a décidé, mardi 16 décembre 2025, de finalement repousser la fin des ventes à 2040, arguant d'une concurrence déloyale

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Transcription
00:00:00Musique
00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP
00:00:26à un horaire légèrement décalé pour cause de PLFSS
00:00:30Nous aurons évidemment l'occasion d'en reparler ce soir
00:00:32Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat
00:00:35en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:37avec à mes côtés ce soir pour m'accompagner Fanny Guinochet
00:00:40journaliste à France Info
00:00:41Bonsoir Fanny
00:00:42Bonsoir
00:00:42Merci d'être là aux côtés de Laurent Guimier
00:00:43Bonsoir Laurent
00:00:44Bonsoir Adeline
00:00:45Vous allez bien tous les deux ?
00:00:45Oui très bien
00:00:46C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir cette question
00:00:49Jusqu'où ira la colère agricole ?
00:00:52La mobilisation contre la gestion de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse
00:00:56se poursuit ce soir
00:00:58Sébastien Lecornu tient en ce moment la deuxième réunion de crise de la journée à Matignon
00:01:03La ministre de l'Agriculture a beau dire que la situation est sous contrôle
00:01:07la colère ne retombe pas
00:01:09Et une autre épidémie se propage encore plus vite
00:01:11celle des fausses informations autour de cet épisode
00:01:15Nous allons en faire le tour ce soir avec vous Jeanne Brugère-Picou
00:01:18Bonsoir
00:01:19Bonsoir
00:01:19Vous êtes vétérinaire et professeur honoraire à l'école nationale vétérinaire d'Alfort
00:01:23dans le Val-de-Marne
00:01:24Merci d'être là
00:01:25Aux côtés de Dominique Potier
00:01:27Bonsoir
00:01:27Bonsoir
00:01:28Députée socialiste de Meurthe-et-Moselle
00:01:30Vous êtes vous-même agriculteur
00:01:31Vous étiez même éleveur
00:01:33avant d'arriver à l'Assemblée nationale
00:01:35Merci d'être là ce soir
00:01:36Aux côtés de Charlotte Murat
00:01:37Bonsoir Charlotte
00:01:38Bonsoir
00:01:38Journaliste au sein du groupe Ebra
00:01:40Spécialiste des questions agricoles
00:01:42On a plein de questions à vous poser à tous les trois
00:01:44Fanny, elle, elle a un chiffre
00:01:46Le chiffre du jour
00:01:47Et c'est 3 milliards d'euros
00:01:49C'est ce que rapportent nos exportations de bovines chaque année
00:01:51Après la crise agricole à 20h05
00:01:54Quelle histoire avec Laurent Guimier
00:01:56Et je vous dévoile ce soir l'identité du futur Michel Drucker
00:01:59Rien que ça
00:01:59Il s'appelle Guillaume Play
00:02:01C'est un youtubeur à succès
00:02:02Il parle à des millions de français chaque mois
00:02:06en interviewant des personnalités
00:02:07Et je vous raconte pourquoi Nicolas Sarkozy
00:02:09a choisi cet interviewer de star pour se confier
00:02:12Dans la deuxième partie de chaque voix
00:02:14Compte placée à la question qui fâche
00:02:15L'Europe se résout à abandonner sa stratégie toute électrique
00:02:18pour les voitures neuves d'ici 2035
00:02:20Marche arrière toute ou pragmatisme
00:02:23Nous en débattrons avec Christina Righi
00:02:25Députée écologiste de Haute-Garonne
00:02:27Pierre Meurin
00:02:28Député RN du Gard
00:02:30et membre de la Commission Développement Durable à l'Assemblée
00:02:32Et Pierre-Olivier Marie
00:02:33Le rédacteur en chef adjoint du site Caradisiac
00:02:35Vous pouvez réagir à cette émission
00:02:37ou poser vos questions à nous inviter
00:02:38en flashant ce QR code
00:02:40A 20h30, rendez-vous avec Bourbon Express
00:02:43le journal de l'Assemblée Nationale
00:02:44avec Valérie Brochard ce soir
00:02:46et évidemment le vote de la journée
00:02:48Voici le résultat du scrutin
00:02:51Votant 569, exprimé 479, majorité 240
00:02:56Pour 247, contre 232
00:02:59L'Assemblée Nationale a adopté
00:03:01A adopté le budget de la Sécu
00:03:05il y a quelques instants
00:03:06et nous y reviendrons évidemment tout à l'heure
00:03:08Voilà pour le menu de ce soir
00:03:09Installez-vous confortablement
00:03:11plus que jamais, chaque voix compte
00:03:12C'est une maladie qui est apparue en Afrique
00:03:22il y a près de 100 ans maintenant
00:03:24Le premier cas de dermatose nodulaire contagieuse
00:03:27avait été détecté en Zambie en 1929
00:03:31et 96 ans plus tard
00:03:33elle est donc arrivée chez nous en France
00:03:35et elle provoque une nouvelle crise agricole
00:03:37qui s'amplifie de jour en jour
00:03:39Rien ne semble ce soir pouvoir apaiser
00:03:42la colère des éleveurs
00:03:43qui s'opposent au protocole sanitaire
00:03:45Le Point ce soir avec Hélène Bonduelle
00:03:47Si la ministre de l'Agriculture
00:03:55pensait avoir calmé la grogne des éleveurs
00:03:57après son déplacement hier soir
00:03:59C'est raté
00:04:03On a une ministre qui nous montre
00:04:06qu'elle ne nous écoute pas du tout
00:04:07elle est juste aux ordres de son chef
00:04:09le gouvernement sait tout ce qu'elle fait
00:04:11je ne sais même pas pourquoi elle se déplace
00:04:12Entre l'autoroute occupée près de Bordeaux
00:04:17les opérations escargots dans le Pas-de-Calais
00:04:22et le blocage de la ligne SNCF
00:04:24sur l'axe ferroviaire Toulouse-Narbonne
00:04:27la colère des agriculteurs dépasse maintenant la région
00:04:30où se concentrent les cas de dermatose nodulaire
00:04:32Cet abattage total est une hérésie
00:04:34ça fait maintenant près de 6 mois
00:04:37qu'on explique à la ministre
00:04:38qu'il y a des alternatives
00:04:39et qu'on veut à tout prix qu'elle permette l'abattage partiel
00:04:42Une crise devenue nationale
00:04:44au point que le Premier ministre organisait aujourd'hui
00:04:47deux réunions d'urgence à Matignon
00:04:49Sensible au point que le débat s'invite ensuite
00:04:55pendant près d'une heure à l'Assemblée nationale
00:04:58Je le regrette vivement
00:05:00ce fut un rendez-vous manqué
00:05:02manqué aussi bien sur la forme que le fond
00:05:04vous n'avez pas su trouver les mots
00:05:06la chaleur du propos
00:05:08On n'informe pas un agriculteur de l'abattage de son troupeau
00:05:11par un simple mail
00:05:13On ne discute pas avec lui
00:05:14en lui envoyant un gendarme
00:05:16Nos agriculteurs méritent mieux
00:05:19Madame la ministre
00:05:20sans remettre en cause
00:05:22le consensus scientifique
00:05:23comment assouplir notre protocole d'abattage
00:05:26pour lutter contre la DNC
00:05:27et répondre à la détresse de notre monde agricole
00:05:30Le gouvernement interpellé à 10 reprises
00:05:343 300 bêtes effectivement
00:05:37ont perdu la vie
00:05:39mais pour en sauver
00:05:40Madame la députée
00:05:4116 millions
00:05:4216 millions
00:05:43parce que c'est ça l'enjeu
00:05:45la vaccination
00:05:46Mesdames et Messieurs
00:05:47c'est un chemin d'espoir
00:05:49pour les éleveurs
00:05:50qui vont ainsi pouvoir protéger leurs élevages
00:05:52Et je vous annonce
00:05:54que je vais mobiliser
00:05:55l'ensemble des vétérinaires
00:05:56de nos armées
00:05:57qui vont être dépêchés
00:05:58dans les zones
00:05:59pour permettre justement
00:06:00d'accélérer cette vaccination
00:06:02Pas sûr que cela suffise
00:06:04à calmer la colère des agriculteurs
00:06:06alors que de nouvelles actions
00:06:08sont déjà prévues dans la semaine
00:06:09Et donc cette réunion
00:06:12de 17h30 à Matignon
00:06:14vient de s'achever
00:06:14je vous en livre à l'instant
00:06:15les annonces que vient de faire
00:06:16la ministre de l'Agriculture
00:06:18Annie Gennevard
00:06:19750 000 bovins
00:06:21vont être vaccinés
00:06:22400 000 doses de vaccins
00:06:24vont être acheminées
00:06:25vers le sud-ouest
00:06:26et c'est l'armée
00:06:27qui va les acheminer
00:06:29vers le sud-ouest
00:06:30et Annie Gennevard
00:06:31la ministre de l'Agriculture
00:06:32annonce également
00:06:33la création d'un fonds de soutien
00:06:35pour les petits élevages
00:06:36avec une enveloppe
00:06:37de 10 millions d'euros
00:06:38ça c'est les annonces
00:06:39à l'instant
00:06:40d'Annie Gennevard
00:06:41la ministre de l'Agriculture
00:06:42à la sortie
00:06:43de cette nouvelle réunion
00:06:44de crise à Matignon
00:06:45Je voulais avoir
00:06:46votre sentiment ce soir
00:06:47Jeanne Brugère-Picou
00:06:48le fait de vacciner
00:06:50750 000 bovins
00:06:51c'est l'annonce
00:06:52de ce soir
00:06:53avec des doses
00:06:54qui vont donc être acheminées
00:06:55dans les prochaines heures
00:06:56est-ce que
00:06:57c'est le bon dosage
00:06:59pardon pour l'expression
00:07:00de vacciner
00:07:01sachant que le Premier ministre
00:07:02avait annoncé ce matin
00:07:03une accélération
00:07:04de la stratégie vaccinale
00:07:05est-ce qu'on y est ce soir ?
00:07:06Bien sûr
00:07:07puisque l'Occitanie
00:07:08c'est un million de doses
00:07:09on en est donc pas loin
00:07:10et surtout qu'on va vacciner
00:07:12dans les zones
00:07:12qui sont les plus à risque
00:07:14là où il y a des
00:07:15en fait des zones réglementées
00:07:16cette vaccination d'urgence
00:07:18sachant très bien
00:07:19qu'on peut avoir
00:07:20encore des élevages contaminés
00:07:21mais quand même
00:07:22si les éleveurs
00:07:24ou les marchands de bestiaux
00:07:25ont compris
00:07:25qu'il ne fallait plus
00:07:26déplacer les animaux
00:07:27parce que c'est comme ça
00:07:28que se propage actuellement
00:07:30le virus
00:07:30ça devrait s'arrêter
00:07:32et je pense qu'on va
00:07:33enfin voir l'arrêt
00:07:35de cette dermatose
00:07:37nodulaire contagieuse
00:07:38mais il est regrettable
00:07:39d'entendre
00:07:40certains syndicalistes
00:07:43dire
00:07:43ne déclarez pas
00:07:44les cas
00:07:45dans votre troupeau
00:07:46parce que ce sont
00:07:48des bombes à virus
00:07:49qui vont en fait
00:07:50continuer
00:07:51à diffuser le virus
00:07:52On va y revenir
00:07:53dans un instant
00:07:54Dominique Pottier
00:07:54sur ces premières annonces
00:07:56à la sortie
00:07:57de cette réunion de Matignon
00:07:58est-ce que
00:07:59ces annonces
00:08:00répondent ce soir
00:08:01à la colère agricole ?
00:08:03En tout cas
00:08:03le gouvernement
00:08:04le Premier ministre
00:08:05à Matignon
00:08:06a pris la mesure
00:08:07de l'enjeu
00:08:08de cette colère
00:08:09qui est multifactorielle
00:08:10il y a bien sûr
00:08:11la dermatose
00:08:12mais il y a le Mercosur
00:08:13il y a les conditions
00:08:14de travail
00:08:15il y a le revenu
00:08:16qui est trop faible
00:08:16on est sur
00:08:18un révélateur de crise
00:08:19autant que
00:08:20sur la crise
00:08:21en elle-même
00:08:21et je crois que
00:08:22les mesures qui sont annoncées
00:08:24qui sont conformes
00:08:25c'est les moyens
00:08:25qui sont mis en oeuvre
00:08:26par rapport à l'annonce
00:08:27de près de 1 million
00:08:28de vaccination
00:08:29sur la région occitane
00:08:30qui a été touchée
00:08:31par la maladie
00:08:32sont conformes
00:08:33à ce qui était attendu
00:08:34par le monde agricole
00:08:35aujourd'hui
00:08:35et je voudrais
00:08:36prendre un petit peu
00:08:38de recul
00:08:38depuis des décennies
00:08:40depuis mon enfance
00:08:42depuis autant
00:08:42de mémoires
00:08:43d'éleveurs
00:08:44de fils d'éleveurs
00:08:45etc
00:08:45le monde paysan
00:08:47a fait face
00:08:47à de nombreuses crises
00:08:49sanitaires
00:08:50il faut se rappeler
00:08:51ce qu'était
00:08:52dans nos territoires
00:08:53sans même la vache folle
00:08:54dans les maladies
00:08:55plus chroniques
00:08:56et endémiques
00:08:56qui n'étaient pas exotiques
00:08:57comme l'ADNC
00:08:58il y avait bien sûr
00:08:59la tuberculose
00:09:00il y a la bruxellose
00:09:01il y a la fièvre afteuse
00:09:02à chaque fois
00:09:04et je veux le dire
00:09:04avec force
00:09:05comme un signe d'espoir
00:09:06on a réussi
00:09:07on a gagné
00:09:07parce que
00:09:08sur la base
00:09:08de sciences vétérinaires
00:09:10qui étaient acceptées
00:09:11par tous
00:09:11par la mise en oeuvre
00:09:13d'une solidarité professionnelle
00:09:14et d'une rigueur
00:09:15dans la mise en oeuvre
00:09:16c'est les groupements
00:09:17de défense sanitaire
00:09:18c'est toute l'organisation
00:09:19professionnelle
00:09:20qui était au rendez-vous
00:09:21et puis
00:09:22sous la surveillance
00:09:23de l'état
00:09:24et l'accompagnement
00:09:25de l'état
00:09:25on a réussi
00:09:26à vaincre ces maladies
00:09:27aujourd'hui
00:09:28il y a eu un décalage
00:09:29sur l'intervention
00:09:30la compréhension
00:09:31de la politique
00:09:31de l'état
00:09:32et il y a eu
00:09:33une division professionnelle
00:09:35moi je suis pour
00:09:36le pluralisme syndical
00:09:37mais je crois
00:09:37que l'unité professionnelle
00:09:38est requise
00:09:39dans ce genre de crise
00:09:39elle n'a pas été
00:09:40de fait
00:09:41il n'y a pas eu
00:09:41d'unité professionnelle
00:09:43et il y a eu
00:09:43une contestation
00:09:44de ce qu'étaient
00:09:45les solutions scientifiques
00:09:46préconisées par l'Europe
00:09:47on pourrait dire
00:09:48exactement
00:09:49l'Organisation Mondiale
00:09:50de la Santé Animale
00:09:51la France
00:09:52tout le monde aligné
00:09:52sur une double politique
00:09:54l'éradication passe
00:09:55par l'abattage
00:09:56des troupeaux infectés
00:09:57et la vaccination
00:09:58des zones concernées
00:09:59il y a peut-être
00:10:01d'autres solutions
00:10:02et moi je plaide
00:10:03pour qu'on regarde
00:10:03d'autres solutions
00:10:04et s'il y a d'autres solutions
00:10:05simplement
00:10:06elles doivent être fondées
00:10:07sur la science
00:10:07il en a été question
00:10:08cet après-midi
00:10:09à l'Assemblée Nationale
00:10:10certains députés
00:10:10ont relevé le fait
00:10:11qu'en Occitanie
00:10:12il y avait des protocoles
00:10:13alternatifs
00:10:14qui avaient été proposés
00:10:14et le fait est
00:10:15qu'Annie Genevard
00:10:16la ministre de l'Agriculture
00:10:17a dit on va les examiner
00:10:18donc elle n'est pas
00:10:19elle n'est pas complètement fermée
00:10:20mais ces protocoles alternatifs
00:10:22ils reposent sur quoi ?
00:10:22attendez
00:10:22elle va les examiner
00:10:23parce qu'elle est politique
00:10:24mais moi qui suis scientifique
00:10:25je peux vous dire
00:10:26qu'il y a une réglementation
00:10:28si on veut vraiment
00:10:29arrêter le virus
00:10:29c'est effectivement
00:10:31le dépeuplement massif
00:10:32et surtout
00:10:33éviter les déplacements
00:10:35d'animaux
00:10:35justement
00:10:36Jeanne Brugère-Picou
00:10:37d'abord je voudrais souligner
00:10:38le fait que Sébastien Lecornu
00:10:39a fait applaudir
00:10:41les vétérinaires
00:10:41cet après-midi
00:10:42à l'Assemblée Nationale
00:10:43et s'enviter
00:10:43est-ce que vous en aviez bien besoin
00:10:45parce qu'il y a une enquête
00:10:46pour menaces de mort
00:10:47qui a été ouverte ce matin
00:10:48par le parquet de Bergerac
00:10:49après une plainte
00:10:50du président de la Fédération
00:10:51des syndicats vétérinaires
00:10:52qui a reçu des menaces de mort
00:10:54est-ce que vous aviez déjà
00:10:55connu pareille situation
00:10:56en tant que vétérinaire ?
00:10:57Jamais
00:10:58et à jamais
00:10:59nous avons toujours été
00:11:00proches des éleveurs
00:11:01avec la vache folle
00:11:02ils me remerciaient
00:11:03au salon de l'agriculture
00:11:04avec la grippe
00:11:05alors que j'étais le lanceur d'alerte
00:11:06avec la grippe aviaire
00:11:08au contraire
00:11:08j'ai toujours dit
00:11:09que je ne croyais pas à la pandémie
00:11:10ça fait 20 ans que je le dis
00:11:11avec le H5N1
00:11:12ils me remerciaient aussi
00:11:13au salon de l'agriculture
00:11:14et là
00:11:15ils m'insultent
00:11:16sur un plateau de télévision
00:11:17mais ce serait
00:11:18la coordination rurale
00:11:19ce sont des extrémistes
00:11:20ce sont des politiques
00:11:21ce ne sont pas des éleveurs
00:11:22je voudrais apporter
00:11:24non pas à vous contredire
00:11:26je ne me permettrai pas
00:11:27mais dire que
00:11:28oui il y a une doctrine
00:11:29moi j'ai eu ce week-end
00:11:30j'ai eu à peu près
00:11:31tout ce qui fait autorité sanitaire
00:11:33à tous les échelons
00:11:34au téléphone
00:11:35j'ai échangé
00:11:35et je me suis vraiment formé
00:11:37documenté en dialogue
00:11:38avec le gouvernement
00:11:39avec toutes les parties prenantes
00:11:40les interprofessions
00:11:40et encore une fois
00:11:41tous les scientifiques
00:11:42il y a une doctrine
00:11:43une doctrine
00:11:44ça peut évoluer
00:11:45et moi je souhaite
00:11:46et j'ai demandé à Annie Gennevar
00:11:48et nous l'avons demandé
00:11:49aujourd'hui dans nos questions
00:11:49au gouvernement
00:11:50pour le groupe socialiste
00:11:51à ce qu'elle regarde
00:11:51loyalement
00:11:53les propositions
00:11:54qui viennent du terrain
00:11:54si la doctrine peut évoluer
00:11:57si on peut expérimenter
00:11:58d'autres protocoles
00:11:58il faut le faire
00:11:59simplement je mets
00:11:59deux points d'attention
00:12:02ces protocoles
00:12:03ne peuvent être expérimentés
00:12:04que sous l'autorité
00:12:06de la science
00:12:06rigoureuse de la science
00:12:07et d'autre part
00:12:09on doit mesurer
00:12:10leurs conséquences
00:12:11s'il y a une alternative
00:12:11sur l'économie
00:12:13et la santé animale
00:12:13en général
00:12:14et pas seulement
00:12:15sur le territoire concernant
00:12:16Charlotte Murat
00:12:17est-ce que l'exécutif
00:12:18au fond a tardé
00:12:18à prendre la mesure
00:12:19du problème
00:12:20est-ce qu'il n'a pas pêché
00:12:21par manque d'empathie
00:12:23c'est ce qu'on a
00:12:23c'est ce qu'on perçoit
00:12:24sur le terrain
00:12:25c'est ce qu'on a perçu
00:12:26aussi avec ce que disaient
00:12:27les députés
00:12:27cet après-midi
00:12:28à l'Assemblée nationale
00:12:29est-ce que le gouvernement
00:12:30a oublié de tenir compte
00:12:31de l'émotion
00:12:32que peut susciter
00:12:32un abattage systématique
00:12:34sur une exploitation ?
00:12:35Alors honnêtement
00:12:36je ne pense pas
00:12:37la ministre Annie Gennevard
00:12:40a eu dès le départ
00:12:42des mots
00:12:43vraiment très forts
00:12:43de compassion
00:12:44envers les éleveurs
00:12:45moi ce que je voudrais
00:12:47juste rappeler
00:12:47c'est que là
00:12:49cette vaccination
00:12:49étendue à toute l'Occitanie
00:12:51ça ne date pas d'aujourd'hui
00:12:52en fait la décision
00:12:53avait déjà été prise
00:12:54vendredi
00:12:55de détendre
00:12:57la zone vaccinale
00:12:58donc au-delà
00:12:59des 50 km
00:12:59autour des foyers
00:13:00donc en disant
00:13:02on va protéger
00:13:03tout l'arc
00:13:03pyrénéen
00:13:05et vraiment
00:13:06former un cordon sanitaire
00:13:07donc en allant
00:13:08des Pyrénées-Orientales
00:13:09jusqu'au Land
00:13:11là la question
00:13:12c'est de savoir
00:13:13si éventuellement
00:13:14il y a un ou deux départements
00:13:15de plus
00:13:15qui rejoignent
00:13:15ce dispositif
00:13:17mais en tout cas
00:13:17ça ça avait déjà
00:13:18été décidé
00:13:18en fin de semaine
00:13:19et dès le départ
00:13:22non non
00:13:23ils ont toujours dit
00:13:24on soutient
00:13:24les éleveurs
00:13:25Jeanne Brugère-Picou
00:13:26je voudrais qu'on soit
00:13:27très didactique
00:13:28ensemble
00:13:29parce que
00:13:29on le disait
00:13:30beaucoup de choses
00:13:30fausses
00:13:31ou contradictoires
00:13:32ont été dites
00:13:33depuis quelques jours
00:13:34autour de la maladie
00:13:35donc on va essayer
00:13:36de remettre la ferme
00:13:36au milieu du village
00:13:37Comment la dermatose nodulaire
00:13:40est-elle arrivée en France ?
00:13:41Alors c'est très simple
00:13:42elle est arrivée
00:13:43en Sardenne
00:13:44puis en Italie
00:13:45en Lombardie
00:13:46au nord de l'Italie
00:13:48c'est certainement
00:13:49un transport de bétail
00:13:51qui l'a amené
00:13:53en Savoie
00:13:53et là
00:13:54on ne peut pas en vouloir
00:13:55à l'éleveur
00:13:56ou au marchand de bestiaux
00:13:57parce qu'on ne savait pas
00:13:58qu'il y avait la dermatose
00:13:59donc on sait très bien
00:14:00que sur de longues distances
00:14:02cette maladie
00:14:03est transmise
00:14:04par des bovins infectés
00:14:06qui n'étaient certainement
00:14:08pas avec des nodules
00:14:09parce qu'ils étaient
00:14:09en incubation
00:14:10mais qui se sont trouvés
00:14:11malades par la suite
00:14:12ensuite
00:14:13en Savoie
00:14:14il y a eu tout de suite
00:14:15c'était quand même
00:14:17une région
00:14:17où il y avait pas mal
00:14:18de bovins
00:14:18il y a eu tout de suite
00:14:19donc des cas
00:14:20alors rappelons
00:14:21qu'il y a quand même
00:14:22un éleveur
00:14:22qui pendant 13 jours
00:14:23a fait un recours
00:14:25et donc il n'a pas
00:14:26abattu ces animaux
00:14:27sachez que
00:14:29quand il a fini
00:14:30par abattre
00:14:32ces animaux
00:14:32il y avait quand même
00:14:33quelques cas
00:14:34qui étaient arrivés
00:14:35entre temps
00:14:35puisqu'il y a au moins
00:14:3650% des animaux
00:14:37qui sont en incubation
00:14:39quand on commence
00:14:39à avoir des cas
00:14:40alors justement
00:14:40vous allez trop vite
00:14:41moi j'ai plein de questions
00:14:42à vous poser
00:14:42donc c'est des questions
00:14:43très courtes
00:14:44vous allez voir
00:14:44est-ce que la dermatose
00:14:46peut se transmettre
00:14:47à l'homme ?
00:14:48pas du tout
00:14:48même le lait
00:14:50heureusement
00:14:51on a continué
00:14:51à vendre du lait
00:14:52au lait cru
00:14:53parce que c'est quand même
00:14:53le coin du roublechon
00:14:54la dermatose
00:14:56peut-elle se transmettre
00:14:57à d'autres animaux
00:14:58que les vaches ?
00:14:59il n'y a que les bovins
00:15:01à la rigueur
00:15:01des buffes
00:15:02mais il n'y en a pas
00:15:02chez nous
00:15:03et surtout
00:15:03il n'y a pas
00:15:04de réservoir sauvage
00:15:05puisque ça ne touche pas
00:15:07les cervidés
00:15:07c'est ce qui fait d'ailleurs
00:15:09que l'Afrique
00:15:09n'a pas réussi
00:15:10à enrayer l'épidémie
00:15:10c'est qu'il y a des buffes
00:15:11sauvages
00:15:12et que les mouches
00:15:12ne choisissent pas
00:15:13si elles vont sur un animal
00:15:14domestique
00:15:15ou un animal sauvage
00:15:16pour vacciner
00:15:17et qu'elle est endémique
00:15:18ce sont des régions endémiques
00:15:20comme attention
00:15:20c'est parti aussi
00:15:22vers l'Est
00:15:23et vers la Russie
00:15:24la Chine
00:15:25et jusqu'au Japon
00:15:26c'est une maladie
00:15:28exclusivement bovine
00:15:29par exemple
00:15:30le chien ou le chat
00:15:31de la ferme
00:15:31ne peut pas être contaminé
00:15:33même pas les moutons
00:15:34ou les chèvres
00:15:35ils ne sont pas sensibles
00:15:37la maladie fait-elle souffrir
00:15:38l'animal ?
00:15:39oui
00:15:40car ce sont quand même
00:15:41c'est la variole
00:15:42si vous voulez
00:15:42c'est un capripox virus
00:15:43et ça va donner des ulcères
00:15:45et ça fait mal
00:15:46surtout si c'est au niveau
00:15:47de la mamelle
00:15:48et si on laisse évoluer
00:15:49ça touche les épithéliums
00:15:51de la cavité buccale
00:15:52et ça peut aller
00:15:53au niveau du poumon
00:15:54des digestifs
00:15:55et là ça fait très mal
00:15:56et c'est comme ça
00:15:57que des vaches
00:15:58peuvent mourir
00:15:59il y a peu de mortalité
00:16:00c'est 5%
00:16:01au maximum 10
00:16:02d'ailleurs il n'y a
00:16:03qu'une seule mortalité
00:16:04c'est une vache
00:16:05qui était
00:16:06je crois
00:16:08en tout cas
00:16:09c'était pas
00:16:10les pérénées orientales
00:16:11c'est le dernier cas
00:16:13de l'Ariège
00:16:13voilà
00:16:13une vache malade
00:16:15a-t-elle tout de suite
00:16:16des symptômes ?
00:16:18non c'est là le problème
00:16:19il faut attendre au moins
00:16:2015 jours d'incubation
00:16:21voire 3 semaines
00:16:22donc finalement
00:16:23c'est pour ça
00:16:24c'est une maladie tellement contagieuse
00:16:25que quand on a des cas cliniques
00:16:27ça veut dire
00:16:28qu'il y a beaucoup
00:16:29d'animaux déjà infestés
00:16:30puisque ce sont
00:16:31des seringues vivantes
00:16:32qui passent
00:16:32d'un animal à l'autre
00:16:33les stomachs
00:16:34les mouches des étables
00:16:35qui pompent le sang
00:16:37qui vont sur un autre animal
00:16:38ou les tabanidés
00:16:39les temps
00:16:40pourquoi est-ce qu'il ne suffit pas
00:16:43d'isoler la bête malade ?
00:16:45parce que vous ne pouvez pas
00:16:46désinsectiser de façon formelle
00:16:49et puis si vous l'isolez
00:16:51pourquoi la bête malade l'isoler
00:16:54puisque vous savez que les autres
00:16:55le sont aussi
00:16:55bien sûr
00:16:57le vaccin est-il efficace tout de suite ?
00:17:01pas tout de suite
00:17:01et ce n'est pas une vaccinothérapie
00:17:03c'est un vaccin
00:17:04il faut que l'immunité s'installe
00:17:06et donc il faut toujours
00:17:07au moins 3 semaines
00:17:08c'est pour ça qu'on dit toujours
00:17:10quand on vaccine
00:17:10en urgence
00:17:12il y a des animaux
00:17:13qui peuvent être infectés
00:17:14donc il faut savoir
00:17:15quand on voit apparaître
00:17:16des nodules
00:17:17s'ils sont d'origine vaccinale
00:17:18ou si c'est le virus sauvage
00:17:20par les PCR
00:17:21on peut trouver
00:17:22les deux virus
00:17:23et on est obligé d'appâter
00:17:24parce qu'on n'élimine pas
00:17:25un virus
00:17:26quand on vaccine
00:17:27un animal infecté
00:17:28pourquoi ne pas vacciner
00:17:29tout le cheptel français ?
00:17:31vous ne pourrez plus exporter
00:17:32nous serons endémiques
00:17:35nous serons comme les africains
00:17:36vous voulez cela ?
00:17:37je pense que ce n'est pas l'idéal
00:17:39alors qu'on a les moyens
00:17:40on a démontré en Savoie
00:17:41que c'était possible
00:17:42est-ce que c'est parce que
00:17:43le vaccin rend la viande
00:17:44ou le lait impropre
00:17:45à la consommation ?
00:17:46pas du tout
00:17:46mais jamais un animal malade
00:17:48d'abord dans un abattoir
00:17:50et surtout
00:17:50si c'est un animal
00:17:52si vous décidez
00:17:54d'envoyer les animaux
00:17:55à l'abattoir
00:17:56et bien vous faites circuler
00:17:57des animaux infectés
00:17:58et vous pouvez
00:17:59essaimer le virus
00:18:00donc c'est pour ça
00:18:01que les vaches sont abattues
00:18:02dans les tables
00:18:03enfin dans le bâtiment d'élevage
00:18:05que fait-on des cadavres ensuite ?
00:18:07alors en fait
00:18:08on désinsectise
00:18:09ce sont dans des camions bâchés
00:18:12et ils vont être incinérés
00:18:13parce que chaque voix compte
00:18:16nous avons choisi aussi ce soir
00:18:17d'être avec Nicolas Prudhomme
00:18:19Nicolas est agriculteur
00:18:21en Haute-Savoie
00:18:21bonsoir
00:18:23et merci d'être avec nous Nicolas
00:18:24votre élevage a été
00:18:25un des premiers touchés
00:18:26cet été par la dermatose nodulaire
00:18:28à Saint-Féréol
00:18:30une partie de votre troupeau
00:18:31a été abattue
00:18:32et une équipe de LCP
00:18:33était venue à votre rencontre
00:18:34au mois de septembre
00:18:35dans votre étable vide
00:18:37et on a tous été
00:18:38beaucoup marqués ici
00:18:39par votre émotion
00:18:40d'abord je voulais vous poser
00:18:41une question toute simple Nicolas
00:18:43comment allez-vous ?
00:18:46Bonsoir
00:18:46et bien écoutez
00:18:48ça va
00:18:49on a connu un
00:18:51un week-end
00:18:52très agité
00:18:54sur le plan médiatique
00:18:55on a été
00:18:55énormément sollicité
00:18:57je vous remercie d'ailleurs
00:18:59d'être venu cet été
00:19:00parce que médiatiquement
00:19:01pas beaucoup de monde
00:19:03au niveau des médias
00:19:04s'intéressait à notre situation
00:19:05et là
00:19:05et bien
00:19:07il y a beaucoup de monde
00:19:08qui s'intéresse à nous
00:19:09et je suis content
00:19:10parce que mes collègues
00:19:11ont réussi à prendre la parole
00:19:13donc c'est que ça va
00:19:14un petit peu mieux
00:19:15aussi pour eux
00:19:15moralement
00:19:16Nicolas
00:19:1768 de vos vaches
00:19:18avaient été abattues
00:19:19sur un total de 145
00:19:21pourquoi est-ce que
00:19:22certaines de vos vaches
00:19:22ont été épargnées ?
00:19:23Expliquez-nous
00:19:24et bien en fait
00:19:26les vaches qui ont été épargnées
00:19:27c'est parce qu'elles se trouvaient
00:19:28à 1 km, 2 km, 5 km
00:19:31et qu'on a pu les vacciner
00:19:34bon rapidement
00:19:35on a quand même attendu
00:19:373 semaines les vaccins
00:19:38mais dès qu'on a eu les vaccins
00:19:39on a pu les vacciner
00:19:41et surtout
00:19:42on ne les a pas déplacés
00:19:43on leur a amené du foin
00:19:45on leur a amené
00:19:46et on ne les a pas bougés de place
00:19:48donc on a attendu
00:19:49croiser les doigts
00:19:50pendant 40 jours
00:19:51Et aujourd'hui alors Nicolas
00:19:53est-ce que vous avez réussi
00:19:54à reconstituer votre cheptel ?
00:19:57Eh bien aujourd'hui
00:19:58il manque
00:19:59oui on est à 98% complet
00:20:01il manque plus qu'une vache
00:20:04c'est la vache toute blanche
00:20:05pour ma petite fille
00:20:06elle arrivera
00:20:06après les fêtes de Noël
00:20:07donc on sera bientôt complet
00:20:10et puis quelques veaux
00:20:11peut-être un peu plus tard
00:20:12Je vais vous dire
00:20:13votre sourire
00:20:14il fait plaisir
00:20:14parce que je me souviens
00:20:15du reportage
00:20:16dans votre ferme
00:20:17au mois de septembre
00:20:18et on avait tous
00:20:19les larmes aux yeux
00:20:19en vous voyant
00:20:21dans votre étable vide
00:20:23est-ce que
00:20:25vous avez été indemnisé ?
00:20:28Alors on a eu
00:20:30une partie des indemnisations
00:20:31et les premiers dossiers
00:20:33qui ont été déposés
00:20:35les gens ont touché
00:20:38leur indemnisation
00:20:39et puis le mien
00:20:40est en cours d'instruction
00:20:42donc il devrait arriver
00:20:42dans pas très longtemps
00:20:44et puis on a nos banques
00:20:47qui font un peu
00:20:49le relais
00:20:49ils nous ont fait
00:20:50un prêt à 0%
00:20:51sur 12 mois
00:20:52donc on a aussi
00:20:54nos partenaires
00:20:55qui nous aident
00:20:56Donc les banques
00:20:57jouent le jeu
00:20:57Quel regard vous portez
00:20:59sur le mouvement actuel
00:21:00sur ces barrages
00:21:01sur cette colère
00:21:02que vous n'avez pas connu
00:21:03vous au moment
00:21:03de l'abattage
00:21:04de votre troupeau ?
00:21:07Moi il y avait
00:21:0850 CRS
00:21:09mais ce jour-là
00:21:11ils étaient gênés
00:21:11ils étaient là aussi
00:21:14pour empêcher les gens
00:21:14de venir voir
00:21:15ce qui se passait
00:21:16certains journalistes
00:21:17qui voulaient venir
00:21:17prendre des photos
00:21:18la colère
00:21:20je l'ai vue
00:21:21voilà
00:21:22c'est d'autres situations
00:21:23et puis ce qui me peine
00:21:26surtout
00:21:26c'est que tout le monde
00:21:27joue les vétérinaires
00:21:28que ce soit
00:21:28à l'Assemblée nationale
00:21:29dans les médias
00:21:31tout le monde
00:21:32donne son avis
00:21:32et il y a beaucoup
00:21:33de bêtises
00:21:34qui se racontent
00:21:35donc ça porte
00:21:36la confusion
00:21:36pour tout le monde
00:21:37Et c'est pour ça
00:21:38qu'il nous tenait à cœur
00:21:39ce soir
00:21:39d'être avec Jeanne Brugère-Picot
00:21:40pour vraiment
00:21:41comme je disais tout à l'heure
00:21:43remettre la ferme
00:21:44au milieu du village
00:21:44j'ai une dernière question
00:21:45pour vous Nicolas
00:21:46qu'est-ce que vous dites
00:21:46aux agriculteurs
00:21:47qui s'inquiètent
00:21:48de vivre ce que vous avez vécu
00:21:50quels conseils
00:21:50vous leur donneriez
00:21:51C'est compliqué
00:21:55je pense qu'ils ont peur
00:21:57comme on a eu peur
00:21:58nous ça allait très vite
00:22:00c'était
00:22:00deux cas tous les jours
00:22:02les élevages autour de nous
00:22:04dans un rayon
00:22:05de deux kilomètres
00:22:06donc
00:22:07j'ai envie de leur dire
00:22:08faites confiance
00:22:10à ce qu'on vous dit
00:22:11et
00:22:13le Rhône
00:22:14le Rhône y est arrivé
00:22:14il n'y a eu qu'un cas
00:22:15le Jura
00:22:16il y a eu
00:22:17trois cas
00:22:17le Doux
00:22:19un cas
00:22:19pour le moment
00:22:20ils ne sont encore pas
00:22:20sortis d'affaires
00:22:21et puis
00:22:22nous on est sur la bonne voie
00:22:24j'ai envie de dire
00:22:24on va devoir bientôt
00:22:26pouvoir revacciner
00:22:27nos jeunes veaux
00:22:28de six mois
00:22:29qui bénéficient
00:22:29de l'immunité de leur mère
00:22:30et on espère
00:22:31avoir des vaccins
00:22:32d'ici le printemps
00:22:33pour revacciner
00:22:35l'ensemble de la zone
00:22:36ça va être aussi
00:22:38des moments stressants
00:22:38pour nous
00:22:39puisqu'il y aura
00:22:39les effets du vaccin
00:22:41et il faudra
00:22:42les contrôler
00:22:43on a connu ça cet été
00:22:45donc il va falloir commencer
00:22:46Je voulais vous remercier
00:22:48d'avoir accepté
00:22:49de témoigner ce soir
00:22:49dans chaque voie compte
00:22:50on apprécie ce soir
00:22:52votre sourire
00:22:52et puis de voir aussi
00:22:53les vaches derrière vous
00:22:54là c'est le soir
00:22:57donc normalement
00:22:57la traite du soir
00:22:58est passée
00:22:59je vous souhaite
00:23:01en tout cas
00:23:02bon courage
00:23:02pour la suite
00:23:03et merci
00:23:03de nous avoir éclairé
00:23:04de votre témoignage
00:23:05ce soir
00:23:06pour bien comprendre
00:23:07aussi les enjeux
00:23:08de toute cette affaire
00:23:09Fanny Guinochet
00:23:10il faut rappeler
00:23:10le poids économique
00:23:12de la filière bovine
00:23:14en France
00:23:14oui parce que la France
00:23:15est le premier exportateur
00:23:17mondial de bovins vivants
00:23:19donc ça n'est pas rien
00:23:20ça représente
00:23:21près de 3 milliards
00:23:22d'euros
00:23:22de chiffre d'affaires
00:23:23par an
00:23:23dans le détail
00:23:25on commercialise
00:23:261 milliard 400 millions
00:23:28pour 1 milliard 400 millions
00:23:29d'euros
00:23:30de viande de bœuf
00:23:31hors de nos frontières
00:23:32et puis on y ajoute
00:23:33aussi ce qu'on appelle
00:23:34les broutards
00:23:35l'exportation
00:23:35de jeunes veaux
00:23:37et ça rapporte
00:23:381 milliard
00:23:39700 millions
00:23:40d'euros
00:23:41et puis surtout
00:23:42il y a tout un secteur
00:23:43qui vit derrière
00:23:44ces exportations
00:23:45alors selon Culture Viande
00:23:47qui est un organisme
00:23:48professionnel
00:23:48qui regroupe
00:23:49les industriels
00:23:50sur tous les marchés
00:23:51de la viande
00:23:52pas uniquement
00:23:52bovins
00:23:54mais de l'abattage
00:23:55au commerce de gros
00:23:56on en a
00:23:58on a un chiffre
00:23:59d'affaires
00:23:59de 14 milliards
00:24:00d'euros
00:24:00donc vous voyez
00:24:01c'est aussi
00:24:02l'importance
00:24:03de ce secteur
00:24:04qui fait
00:24:05qu'il y a
00:24:05autant d'inquiétudes
00:24:06de la part des éleveurs
00:24:07il y a aussi peut-être
00:24:08une inquiétude
00:24:08des consommateurs
00:24:09est-ce qu'il y a un risque
00:24:10de voir les prix
00:24:11de la viande s'envoler
00:24:12alors ce serait le cas
00:24:13s'il y avait
00:24:13beaucoup d'abattage
00:24:14on entendait
00:24:15Annie Gennevar
00:24:16le dire tout à l'heure
00:24:163300 vaches
00:24:18abattues
00:24:18c'est 0,02%
00:24:20du cheptel
00:24:21pour le moment
00:24:22mais selon
00:24:23le ministère
00:24:23de l'agriculture
00:24:24si on laisse
00:24:25la maladie
00:24:26se propager
00:24:27on pourrait arriver
00:24:28à une perte
00:24:29de 10%
00:24:30du cheptel
00:24:30et ça aurait
00:24:31des conséquences
00:24:32sur le consommateur
00:24:33en tout cas
00:24:33le patron d'Intermarché
00:24:35le disait ce matin
00:24:36sur TF1
00:24:37la crise sanitaire
00:24:38elle peut avoir
00:24:40un impact
00:24:40sur les tarifs
00:24:41on les coûte
00:24:42c'est Thierry Cotillard
00:24:43vaches isolées
00:24:45j'ai envie de vous dire
00:24:46il n'y aura pas de conséquences
00:24:47la demande
00:24:47elle continue
00:24:48à être importante
00:24:49et si l'oeuf diminue
00:24:50évidemment
00:24:50les prix explosent
00:24:52j'ai envie de rajouter
00:24:53si en plus
00:24:53le loup ne mange plus
00:24:54de viande
00:24:54ça va pas
00:24:55effectivement
00:24:56mais il arrivera
00:24:57en 2026
00:24:57celui-ci
00:24:58ça nous laisse
00:24:58un petit peu de temps
00:24:59mais selon
00:25:00Thierry Cotillard
00:25:00déjà l'année dernière
00:25:03il y a eu
00:25:03des hausses de prix
00:25:04entre 10, 15, 20%
00:25:06ça dépend
00:25:06ça dépend
00:25:08des types de viande
00:25:09et au-delà
00:25:10et on a commencé
00:25:11à en parler
00:25:11avec Jeanne Brugère-Picou
00:25:13la grande crainte des éleveurs
00:25:14c'est que les exportations
00:25:15soient interdites
00:25:16et oui
00:25:16vous en parliez madame
00:25:18c'est effectivement
00:25:19que la France soit mise
00:25:20sous cloche
00:25:21parce que là
00:25:21ça voudrait dire
00:25:22qu'on ne peut plus
00:25:22du tout exporter
00:25:24que ce soit
00:25:24pour la viande
00:25:25mais aussi pour le lait
00:25:26or on rappelle
00:25:27que quand même
00:25:2740% du lait
00:25:29que l'on produit
00:25:29part à l'export
00:25:31il y aurait un risque
00:25:32aussi sur les fromages
00:25:33à base de lait cru
00:25:34alors pour le moment
00:25:35on rassure tout le monde
00:25:36les exportations
00:25:37d'animaux vivants
00:25:39de viande
00:25:40elles continuent
00:25:41mais c'est vrai
00:25:42que
00:25:42on comprend
00:25:44que les éleveurs
00:25:45s'inquiètent
00:25:46le gouvernement
00:25:47a beau leur promettre
00:25:48des compensations
00:25:49des aides
00:25:50on l'entendait tout à l'heure
00:25:51parmi les mesures
00:25:52annoncées
00:25:52la création d'un fonds
00:25:54ils ont peur
00:25:55de ne pas rentrer
00:25:56dans leurs frais
00:25:56et à ça
00:25:57s'ajoutent bien sûr
00:25:57les discussions
00:25:58autour du Mercosur
00:26:00exactement
00:26:00et on les comprend
00:26:02parce que
00:26:03ça rajoute de l'attention
00:26:04parce que dans cet accord
00:26:05de libre-échange
00:26:06on le rappelle
00:26:07entre l'Europe
00:26:08et puis
00:26:08les pays d'Amérique latine
00:26:11la filière bovine française
00:26:12c'est une des premières
00:26:14filières exposées
00:26:16ça n'est pas du tout
00:26:16par exemple
00:26:16le cas pour
00:26:18la filière viticole
00:26:19qui elle au contraire
00:26:20peut voir des débouchés
00:26:20là la viande française
00:26:22va se retrouver
00:26:23en concurrence directe
00:26:24avec de la viande brésilienne
00:26:25ou argentine
00:26:26alors la France
00:26:26pour le moment
00:26:27fait pression
00:26:28pour que cet accord
00:26:30ne soit pas adopté
00:26:31en l'état
00:26:32Emmanuel Macron
00:26:32a même redit
00:26:33à ses homologues
00:26:34européens
00:26:35qu'il fallait
00:26:36que le compte
00:26:36n'y était pas
00:26:37qu'il fallait
00:26:37plus de garanties
00:26:38pour les éleveurs
00:26:40la France plaide
00:26:41pour un report
00:26:42l'année prochaine
00:26:43du vote
00:26:44de ce traité
00:26:45Charlotte Murat
00:26:46si on revient
00:26:47un instant
00:26:47sur la dermatose
00:26:48nodulaire
00:26:49Nicolas
00:26:50notre agriculteur
00:26:51de Haute-Savoie
00:26:51commençait à nous en parler
00:26:52et vous aussi
00:26:53mais les syndicats
00:26:54agricoles
00:26:55n'ont pas toujours
00:26:55été contre l'abattage
00:26:57qu'est-ce qui a fait
00:26:58basculer la coordination
00:26:59rurale
00:27:00et la confédération
00:27:00paysanne
00:27:01dans cette alliance
00:27:02un peu improbable
00:27:03de deux syndicats
00:27:04qui jusqu'à présent
00:27:05si on se dit les choses
00:27:06ils ne pouvaient pas
00:27:07trop se blairer
00:27:08oui
00:27:08effectivement
00:27:09sur les questions
00:27:10environnementales
00:27:11ils ne sont pas
00:27:11tout à fait
00:27:12sur la même ligne
00:27:12en tout cas
00:27:14en ce qui concerne
00:27:15la dermatose nodulaire
00:27:16ils ont contesté
00:27:18les abattages
00:27:19depuis le début
00:27:19depuis les premiers cas
00:27:21en Savoie
00:27:22Haute-Savoie
00:27:22là vraiment
00:27:23ils se sont mobilisés
00:27:25je pense que
00:27:28là c'est un peu
00:27:29lié au
00:27:29contexte agricole
00:27:31plus global
00:27:32c'est-à-dire que
00:27:33ça va
00:27:34il y a tellement
00:27:35de sujets
00:27:35que c'est la petite
00:27:37c'est la petite goutte d'eau
00:27:38qui a fait déborder le vase
00:27:40Dominique Cotier
00:27:41vous avez raison de dire
00:27:41qu'il y a une série
00:27:42de maladies
00:27:43il y a la FCO
00:27:44qui est encore dans les têtes
00:27:45il y a l'inquiétude
00:27:46du Mercosur
00:27:47il ne faut pas le Mercosur
00:27:48Mercosur
00:27:49c'est moins d'Amazonie
00:27:49moins de prairie
00:27:50c'est de la concurrence
00:27:51déloyale
00:27:52et c'est climaticide
00:27:53donc
00:27:53toutes ces questions-là
00:27:54elles sont dans la tête
00:27:55des éleveurs
00:27:56on a un problème
00:27:57de succession
00:27:57de renouvellement
00:27:58des générations
00:27:58dans l'élevage
00:27:59on a un problème
00:28:00d'attractivité du métier
00:28:01avec des conditions de travail
00:28:02et des revenus
00:28:02qui ne sont pas toujours
00:28:03au rendez-vous
00:28:03donc c'est tous ces sujets
00:28:05qui forment le malaise agricole
00:28:06moi ce que je voudrais dire
00:28:07c'est que Nicolas
00:28:08il nous donne un sacré
00:28:09signe d'espoir
00:28:11parce qu'il dit
00:28:12qu'on peut reconstruire
00:28:12qu'on peut se battre
00:28:13qu'on peut réussir
00:28:14on l'a fait encore une fois
00:28:15la France agricole
00:28:17a vaincu des maladies
00:28:19et les a terrassés
00:28:20par l'unité professionnelle
00:28:21par la confiance dans la science
00:28:23et la mise en oeuvre
00:28:23des puissances publiques
00:28:24il faut qu'on retrouve ce chemin
00:28:25l'Etat, le gouvernement
00:28:27a pu faire des erreurs
00:28:28je pense que
00:28:29l'usage disproportionné
00:28:30des forces de l'ordre
00:28:31dans l'Ariège
00:28:31a été un très mauvais signal
00:28:33il y a eu peut-être
00:28:33sûrement des problèmes
00:28:34de pédagogie
00:28:35mais il faut absolument
00:28:37qu'aujourd'hui
00:28:38on se mette au boulot
00:28:39il y a cette campagne
00:28:40de vaccination
00:28:40il y a l'acceptation
00:28:42d'une doctrine
00:28:45et puis peut-être
00:28:46cette doctrine sanitaire
00:28:47elle peut évoluer
00:28:48il faut la regarder
00:28:48avec bienveillance
00:28:49il faut discuter
00:28:50il faut dialoguer
00:28:51mais est-ce que vous avez
00:28:51l'impression que la bienveillance
00:28:52et le dialogue
00:28:53sont encore possibles
00:28:54quand le Premier ministre
00:28:56dénonce cet après-midi
00:28:57lors des questions au gouvernement
00:28:58l'amalgame entre
00:28:59des éleveurs qui manifestent
00:29:01pour se défendre
00:29:02et des militants d'ultra-gauche
00:29:04qui ont infiltré le mouvement
00:29:05c'est ce qu'a dit
00:29:06le Premier ministre
00:29:06comment vous
00:29:08quel regard vous portez
00:29:10je ne vais pas me prononcer
00:29:10sur les frais
00:29:11ce que j'observe simplement
00:29:12c'est qu'on a le sentiment
00:29:14d'un usage disproportionné
00:29:15de la force
00:29:15mais je ne sais pas
00:29:16qui était sur le terrain
00:29:16et qui a fait quoi
00:29:17je pense qu'une enquête
00:29:18administrative va nous révéler
00:29:20ce qui s'est passé
00:29:21en Ariège
00:29:21et qui évidemment
00:29:22n'était absolument pas
00:29:24souhaitable
00:29:24et qui a dû mettre
00:29:25de l'huile sur le feu
00:29:26il faut reprendre
00:29:27le chemin du dialogue
00:29:28la proposition de Carole Delga
00:29:29de la ministre
00:29:30de créer une cellule
00:29:31de dialogue en Occitanie
00:29:32me paraît plutôt bien
00:29:33je crois qu'il y aura
00:29:34à nouveau une réunion
00:29:35du Parlement sanitaire
00:29:36il faut qu'on continue
00:29:38à travailler ensemble
00:29:39main dans la main
00:29:39moi si j'ai un message
00:29:40c'est que la vie
00:29:41elle revient après
00:29:42et que lorsqu'on est divisé
00:29:44lorsqu'on est divisé
00:29:46et lorsqu'on a des controverses
00:29:47et du désordre partout
00:29:49c'est la maladie qui gagne
00:29:50et la maladie qui gagne
00:29:51je voudrais le dire
00:29:52c'est des animaux qui souffrent
00:29:54non pas quelques milliers
00:29:55ça peut être potentiellement
00:29:56un million
00:29:57deux millions
00:29:57d'animaux
00:29:58qui meurent
00:29:59qui souffrent
00:29:59donc ce qu'on veut éviter
00:30:01c'est une crise sanitaire
00:30:02de la souffrance animale
00:30:03le désespoir des éleveurs
00:30:05et une France
00:30:06qui dévise sur le plan économique
00:30:07j'ai l'impression
00:30:09de revenir au début du Covid
00:30:10quand des thèses scientifiques
00:30:12quand des vérités scientifiques
00:30:14sont à ce point contredites
00:30:16quand toute une profession
00:30:18semble
00:30:18enfin en tout cas
00:30:19une grande partie
00:30:20d'une profession
00:30:20semble s'opposer
00:30:21à des vérités scientifiques
00:30:23si je peux préciser
00:30:24une partie
00:30:25regardez tous ceux
00:30:26qui aujourd'hui soutiennent
00:30:27dans nos départements
00:30:28partout
00:30:28une politique sanitaire
00:30:30dont ils ont l'expérience
00:30:31qu'ils savent
00:30:31qu'elle est à la hauteur
00:30:32donc il faut continuer
00:30:34vous voulez dire que ceux
00:30:34qui s'opposent à l'abattage
00:30:35parlent plus fort ?
00:30:37c'est ce qu'on voit aujourd'hui
00:30:38mais il faut combattre
00:30:39il faut dialoguer
00:30:39il faut continuer à parler
00:30:40avec tout le monde
00:30:41pour la cellule Covid
00:30:42je tiens à vous dire
00:30:43que je faisais partie
00:30:44de la cellule Covid
00:30:45de l'Académie nationale de médecine
00:30:46et les journalistes
00:30:47nous ont beaucoup suivis
00:30:48sur les communiqués
00:30:49que nous avons faits
00:30:50il faut dire qu'on n'était pas d'accord
00:30:51avec le gouvernement
00:30:52alors que là
00:30:52les vétérinaires sont d'accord
00:30:54avec les mesures
00:30:54qui sont édictées
00:30:55par la réglementation européenne
00:30:57mais j'aimerais rajouter
00:30:58quand on parle
00:30:59des problèmes des éleveurs
00:31:00c'est qu'ils ont eu
00:31:01la fièvre cataralovine
00:31:02cette année
00:31:03qui a été terrible
00:31:05mais ils ont eu des vaccins
00:31:06ils ne les ont pas utilisés
00:31:07ils les étaient gratuits
00:31:09en plus
00:31:09certains ne voulaient pas
00:31:10les utiliser
00:31:11et en Bretagne
00:31:12le problème
00:31:13c'est que chez les bovins
00:31:14il y a eu beaucoup
00:31:15d'avortements
00:31:16de mortes et natalités
00:31:17et le trop de renouvellement
00:31:19ne va pas être extraordinaire
00:31:20et là
00:31:21ça va faire monter
00:31:21les problèmes
00:31:22de prix de la viande bovine
00:31:25parce qu'ils n'auront pas
00:31:26un renouvellement suffisant
00:31:27et ça
00:31:27vous ne le voyez pas
00:31:28mais les vétérinaires
00:31:29le voient
00:31:30et ils en parlent
00:31:31sur le terrain
00:31:32et c'est ça qui est important
00:31:33parce qu'il n'y a pas
00:31:34que la dermatose
00:31:34la dermatose
00:31:35c'est des fois
00:31:365 animaux dans un troupeau
00:31:3810 animaux dans un troupeau
00:31:40qui sont
00:31:40l'udité épidémiologique
00:31:42qui est abattue
00:31:44il faut savoir
00:31:45qu'il y a eu
00:31:45sur les 111
00:31:47donc
00:31:47on est à 113
00:31:49les 111 foyers
00:31:50c'était
00:31:5178 éleveurs
00:31:53et c'était des fois
00:31:54des foyers
00:31:54de 5 animaux
00:31:55quand la ministre
00:31:56de l'agriculture
00:31:57dit que la situation
00:31:57est sous contrôle
00:31:58et qu'il n'y a plus de cas
00:31:59il faut comprendre
00:32:00quoi ?
00:32:01non
00:32:02quand elle dit
00:32:02qu'il est sous contrôle
00:32:03il est vraiment sous contrôle
00:32:04du côté du sud-ouest
00:32:06mais c'est en évolution
00:32:07du côté de l'Occitanie
00:32:08mais c'est quand même
00:32:10un sacré contrôle
00:32:11d'envisager
00:32:11de vacciner
00:32:12au-delà
00:32:13des zones réglementées
00:32:14c'est ce qu'en fait
00:32:15les espagnols
00:32:16en Catalogne
00:32:16et ils n'ont plus de cas
00:32:17mais donc
00:32:18elle a étendu
00:32:19en fait
00:32:20la zone de vaccination
00:32:21par précaution
00:32:22d'un mot
00:32:23Dominique Pottier
00:32:23si je peux mettre
00:32:24à dire un mot
00:32:24c'est que nous avons
00:32:25dans le projet de loi
00:32:26de finances
00:32:27sur la proposition
00:32:27de Marie-Jol
00:32:28l'allemand socialiste
00:32:29fait adopter
00:32:30à la quasi-unanimité
00:32:31un meilleur accompagnement
00:32:33financier
00:32:33notamment une défiscalisation
00:32:34la question de la trésorerie
00:32:35à court terme
00:32:36est un vrai sujet
00:32:36et puis Arnaud Simion
00:32:38a un projet de loi
00:32:39sur la santé
00:32:40le bien-être paysan
00:32:42et je crois
00:32:42que l'accompagnement
00:32:43psychologique
00:32:44et social
00:32:45des éleveurs
00:32:46qui sont confrontés
00:32:47à cette épreuve
00:32:47on voit bien
00:32:48que Nicolas
00:32:48s'en est sorti
00:32:49et qu'il faut que
00:32:50tout le monde s'en sorte
00:32:52au mois de septembre
00:32:53quand on était avec lui
00:32:53et qu'il pleurait
00:32:54dans son étable vide
00:32:56on n'a pas vu
00:32:57de psychologue
00:32:58autour de lui
00:32:58je connais des cas
00:32:59j'en ai connu
00:33:00dans ma vie
00:33:01et je sais ce que c'est
00:33:03comme éleveur
00:33:03donc oui
00:33:04ils ont droit
00:33:05à toute notre solidarité
00:33:06elle est financière
00:33:07elle est également psychologique
00:33:08Charlotte Murat
00:33:09vous qui avez fait
00:33:10de nombreux reportages
00:33:11dans les exploitations
00:33:12sur les barrages
00:33:13on se souvient
00:33:13qu'en janvier 2024
00:33:14il y avait un élan populaire
00:33:16pour soutenir
00:33:17les manifestations
00:33:17des agriculteurs
00:33:18qui étaient en colère
00:33:19qui criaient leur désespoir
00:33:21est-ce que c'est le cas
00:33:22encore aujourd'hui ?
00:33:25je ne saurais pas
00:33:26trop vous dire
00:33:26ce qui est certain
00:33:27c'est que les français
00:33:28du manière générale
00:33:29soutiennent les agriculteurs
00:33:30ce qui est certain
00:33:31c'est que les images
00:33:31de l'Ariège
00:33:32ont beaucoup choqué
00:33:34du manière générale
00:33:35la population
00:33:36des véhicules blindés
00:33:38dans un chemin de ferme
00:33:39c'est sûr que
00:33:39ce n'est pas des images
00:33:40très positives
00:33:42voilà
00:33:42et après là
00:33:45de toute façon
00:33:45les mobilisations
00:33:47elles sont en train
00:33:48de grossir
00:33:49autour de d'autres
00:33:50d'autres vendications
00:33:52et il y a des manifestations
00:33:54jeudi
00:33:54à Bruxelles
00:33:55et dans toute la France
00:33:56contre le Mercosur
00:33:57et contre la PAC
00:33:58aussi
00:33:58la politique agricole commune
00:33:59et sur le Mercosur
00:34:01là c'est unanime
00:34:03en France
00:34:04c'est le seul sujet
00:34:06sur lequel
00:34:07tout le monde
00:34:07est d'accord
00:34:07en France
00:34:08il faudrait pas qu'ils aient
00:34:14à payer des impôts
00:34:15sur ce qu'ils vont recevoir
00:34:16comme indemnité
00:34:16alors Annie Gennevar
00:34:17l'a dit
00:34:17et ça ça fait partie
00:34:18des contre-vérités
00:34:19qui ont été répandues
00:34:20sur les réseaux sociaux
00:34:20attention
00:34:21Annie Gennevar
00:34:21a bien précisé
00:34:22cet après-midi
00:34:23qu'il n'y aurait pas d'impôts
00:34:24que les indemnités
00:34:25ne seront pas fiscalisées
00:34:27il n'y a pas d'impôts
00:34:28sur les indemnités
00:34:29qui seront versées
00:34:29aux agriculteurs
00:34:30dans le cadre de cette crise
00:34:31on doit être derrière
00:34:32nos éleveurs
00:34:33derrière les vétérinaires
00:34:34on va réussir ensemble
00:34:35Merci à tous les trois
00:34:37il se trouve que parfois
00:34:38l'Union Européenne
00:34:39renonce face à la pression
00:34:40et là on ne parle plus
00:34:41d'agriculture
00:34:41mais de voitures
00:34:42Bruxelles a décidé
00:34:43cet après-midi
00:34:43d'assouplir une mesure phare
00:34:45de son règlement de 2023
00:34:47qui prévoyait
00:34:47vous vous souvenez
00:34:48le 100% électrique
00:34:49d'ici 2035
00:34:50pour les voitures neuves
00:34:50reculades
00:34:52aveux d'échecs
00:34:52ou réalisme
00:34:53et bien nous en parlons
00:34:54avec nos prochains invités
00:34:55mais avant cela
00:34:55c'est Quelle Histoire
00:34:56et c'est Laurent Guimier
00:34:57Et ce soir Laurent
00:35:06vous nous expliquez
00:35:06pourquoi
00:35:07mais pourquoi
00:35:08Nicolas Sarkozy
00:35:09a accordé
00:35:10sa seule interview
00:35:11télévisée
00:35:12depuis sa sortie de prison
00:35:13à un youtuber
00:35:14Et oui Adeline
00:35:15pourquoi
00:35:16et pas n'importe lequel
00:35:17youtuber
00:35:18il s'appelle
00:35:19Guillaume Plé
00:35:20c'est l'auteur
00:35:21du fameux podcast
00:35:22vidéo
00:35:22Legend
00:35:23alors je dis fameux
00:35:24parce que c'est un podcast
00:35:25qui a plus de 3 millions
00:35:27d'abonnés sur Youtube
00:35:283 millions d'abonnés
00:35:29c'est le podcast
00:35:31d'interview
00:35:31le plus regardé de France
00:35:33je vous donne
00:35:33un petit avant-goût
00:35:34du Sarkozy
00:35:35qui dure 1h48
00:35:36pour celles et ceux
00:35:37qui ne l'ont pas vu
00:35:38il a été mis en ligne dimanche
00:35:39Aujourd'hui
00:35:41émission exceptionnelle
00:35:42puisqu'on reçoit
00:35:43le président Nicolas Sarkozy
00:35:44qui a accepté
00:35:45notre interview
00:35:46pour raconter
00:35:47son incarcération
00:35:48Je pense que
00:35:48le plus beau geste d'amour
00:35:49c'est celui de Carla
00:35:51qui m'a accompagné
00:35:52à l'Elysée
00:35:53il m'a accompagné
00:35:54à la santé
00:35:54c'est ça
00:35:55faire le tour du monde
00:35:56C'est pas un défaut
00:35:57en politique
00:35:57d'être sentimentale ?
00:35:58C'est sûrement un défaut
00:35:59Je suis tellement persuadé
00:36:00que c'est normal
00:36:00que l'on m'aime
00:36:01que ça confine à la naïf
00:36:04Voilà
00:36:06tout est à peu près
00:36:07du même tonneau
00:36:08c'est un petit studio
00:36:09une belle lumière tamisée
00:36:10qui ressemble davantage
00:36:11à un confessionnal
00:36:12qui a un plateau
00:36:13de chaîne info
00:36:14et bien avec ça
00:36:15Guillaume Plé
00:36:15collectionne
00:36:16les interviews
00:36:17de responsables politiques
00:36:18qui n'est qu'une petite partie
00:36:20d'ailleurs
00:36:20ce cheptel politique
00:36:21si je puis dire
00:36:22de son casting
00:36:23le 21 septembre dernier
00:36:25par exemple
00:36:25c'est Édouard Philippe
00:36:26qui s'asseyait
00:36:27dans le fauteuil de Plé
00:36:28pour raconter notamment
00:36:29ce qu'il a fait
00:36:30quand il s'est fait pincer
00:36:31à 150 km heure
00:36:33au volant de sa voiture
00:36:34qu'est-ce que je fais
00:36:36est-ce que
00:36:37est-ce que je me dis
00:36:39c'est comme ça
00:36:39et puis voilà
00:36:40ou est-ce que je communique dessus
00:36:41et j'ai choisi de communiquer
00:36:43j'ai fait
00:36:43vous-même
00:36:44ouais
00:36:44j'ai fait un petit communiqué de presse
00:36:47que j'ai envoyé au journal local
00:36:49et à l'AFP
00:36:50en disant que
00:36:51j'avais été
00:36:52intercepté sur l'autoroute
00:36:54avec tel dépassement
00:36:55que mon permis
00:36:56et que j'allais
00:36:57subir si j'ose dire
00:37:00le sort
00:37:00que tous les français
00:37:01dans la même situation
00:37:02on a fait une connerie
00:37:03voilà c'est ça
00:37:04alors cette conversation
00:37:05entre Guillaume Plé
00:37:07et Edouard Philippe
00:37:08a duré 2h27
00:37:09près de 750 000 vues
00:37:11pour cette vidéo
00:37:12d'Edouard Philippe
00:37:13je le dis au passage
00:37:14en deux jours
00:37:14Sarkozy l'a déjà dépassé
00:37:16en audience
00:37:17bon Laurent
00:37:18c'est pas faire injure
00:37:19à Guillaume Plé
00:37:19quand on regarde
00:37:20ce type de vidéo
00:37:21que de dire que
00:37:21ça ne gratte pas trop
00:37:22là où ça fait mal
00:37:23oui oui totalement
00:37:24Adeline
00:37:24et c'est assumé
00:37:25faire legend
00:37:26c'est pas chercher
00:37:27le buzz
00:37:28la petite phrase
00:37:28c'est même le contraire
00:37:29c'est vouloir installer
00:37:30une conversation
00:37:31dans la durée
00:37:32pour imprimer quelque chose
00:37:33dans l'opinion
00:37:34chez Plé
00:37:35l'invité ne prend pas de risque
00:37:37on n'est pas en direct
00:37:38et on n'a pas donc
00:37:38les aléas du direct
00:37:40comme ici
00:37:40par exemple
00:37:41il n'y a pas de piège
00:37:43l'invité parle à son rythme
00:37:44c'est lui qui contrôle
00:37:45le tempo
00:37:46l'émotion
00:37:46qu'il veut donner
00:37:47à l'entretien
00:37:48il est au fond chez lui
00:37:49et il va falloir
00:37:51vous habituer
00:37:51à ce type de format
00:37:52aux Etats-Unis
00:37:53Joe Rogan
00:37:54un ancien commentateur
00:37:55du FC
00:37:56vous savez
00:37:57le MMA
00:37:58est devenu
00:37:59le podcast
00:38:00le plus écouté
00:38:01au monde
00:38:0111 millions
00:38:03d'écoutes par mois
00:38:03sur le même principe
00:38:05un décor minimaliste
00:38:06des conversations
00:38:07de 2 à 3 heures
00:38:08et vous le voyez
00:38:09il a reçu
00:38:10Trump
00:38:10Bernie Sanders
00:38:12le démocrate
00:38:13ou
00:38:14G. Devens
00:38:14le vice-président américain
00:38:16pas de polémique
00:38:16ces podcasts
00:38:17c'est au fond
00:38:18ce que les communicants
00:38:18appellent des
00:38:19safe place
00:38:20en mauvais français
00:38:21du nom de ces refuges
00:38:22où des personnes
00:38:23qui se sentent discriminées
00:38:24peuvent parler entre elles
00:38:26et donc sans être remises
00:38:27en question
00:38:27en toute sécurité
00:38:28ce sont des safe place
00:38:29éditorial
00:38:30des refuges
00:38:31est-ce que c'est du journalisme ?
00:38:33Adeline, vous n'êtes pas
00:38:34la seule à poser cette question
00:38:35c'est normal
00:38:36on est journaliste
00:38:36on se pose la question
00:38:37mais il n'y a pas que nous
00:38:38qui nous la posons
00:38:38on est corporatistes aussi
00:38:39peut-être
00:38:39non, non, non
00:38:40parce que quand vous êtes
00:38:40sur Youtube
00:38:41il faut toujours regarder
00:38:42les commentaires
00:38:42sous les vidéos
00:38:43si nos invités
00:38:44produisent des vidéos
00:38:45mais c'est toujours
00:38:46très intéressant
00:38:46lorsque les vidéos
00:38:47sont ouvertes aux commentaires
00:38:48c'est le cas de Play
00:38:49sous le podcast Sarkozy
00:38:51il prend cher
00:38:53Guillaume Play
00:38:53sur cette interview
00:38:54il y a 5000 commentaires
00:38:56et beaucoup le critiquent
00:38:57parce qu'il ne pose pas
00:38:59les questions dérangeantes
00:39:00qu'on attendrait
00:39:01d'un intervieweur
00:39:02face à Sarkozy
00:39:02cela dit
00:39:03c'est le genre de remarques
00:39:04qu'on fait
00:39:05quand un journaliste
00:39:06publie un livre d'entretien
00:39:08avec une femme
00:39:09ou un homme politique
00:39:10ces bouquins
00:39:10ce sont des safe place littéraires
00:39:12toujours un peu agéographiques
00:39:13Play est un accoucheur
00:39:16sans douleur
00:39:17vous diriez
00:39:18qu'il invente
00:39:18un nouveau genre
00:39:19mais de quel personnage
00:39:21de la télé
00:39:22ou de la radio
00:39:23Guillaume Play
00:39:24se rapprocherait-il
00:39:25si on devait le comparer
00:39:26alors spontanément
00:39:27je dis Michel Drucker
00:39:28Michel Drucker
00:39:29de Vivement Dimanche
00:39:30d'ailleurs Nicolas Sarkozy
00:39:32est venu très souvent
00:39:32parler de ses livres
00:39:33chez Michel Drucker
00:39:34là en 2019
00:39:35avec son épouse Carla
00:39:36Vivement Dimanche
00:39:38c'était un sanctuaire
00:39:39où on réparait souvent
00:39:40l'image d'un invité
00:39:41un peu cabossé
00:39:42on y préparait parfois
00:39:43un retour
00:39:43Play c'est une sorte
00:39:45de Drucker
00:39:45sans canapé rouge
00:39:46mais dopé aux algorithmes
00:39:48vous croyez que le Guillaume
00:39:49Play d'aujourd'hui
00:39:49qui a 40 ans cette année
00:39:50il revendiquerait un destin
00:39:52à la Michel Drucker
00:39:52je crois même
00:39:53que c'est bien parti
00:39:54regardez TV Magazine
00:39:55en mai dernier
00:39:56les deux ont fait la une
00:39:57et ont accordé
00:39:58une interview
00:39:58à deux voix
00:39:59de cette interview
00:40:00sincèrement passionnante
00:40:01sur le futur de la télévision
00:40:03je tire trois leçons
00:40:04première leçon
00:40:05c'est chez Guillaume Play
00:40:06que les politiques
00:40:07jouent des coudes
00:40:08pour venir
00:40:08c'est lui-même
00:40:10qui le dit
00:40:10regardez dans l'interview
00:40:11je lis
00:40:12je cite
00:40:12pour Gérald Darmanin
00:40:14c'est lui
00:40:15qui me l'a demandé
00:40:16son assistant
00:40:17m'a contacté
00:40:17afin de savoir
00:40:18si ça pouvait m'intéresser
00:40:19parce qu'il avait vu Sarkozy
00:40:21et Lecornu
00:40:22interviewé par Guillaume Play
00:40:23deuxième leçon
00:40:25pour la présidentielle
00:40:26de 2027
00:40:26je crois qu'il faudra
00:40:27compter avec ce podcast
00:40:28qui gagne
00:40:29150 000 abonnés
00:40:30par semaine
00:40:31150 000 abonnés
00:40:32par semaine
00:40:33troisième et dernière leçon
00:40:35Sarkozy venait
00:40:35chez Drucker
00:40:36pour parler à ceux
00:40:37qu'il avait connus
00:40:37comme président
00:40:38là il vient
00:40:39chez Play
00:40:40parler à une génération
00:40:40pour qui Sarkozy
00:40:41c'est un personnage
00:40:43dans l'histoire
00:40:44entré peut-être
00:40:45dans l'histoire
00:40:45pour eux
00:40:46Sarkozy ne fait plus campagne
00:40:48il fait du placement de mémoire
00:40:49comme d'autres font
00:40:50du placement de produits
00:40:51bienvenue chez les youtubeurs
00:40:53merci Laurent
00:40:54on passe à la question
00:40:55qui fâche
00:40:561er janvier 2035
00:41:06la date était cochée
00:41:07en noir
00:41:07dans l'agenda
00:41:08des constructeurs
00:41:09automobiles européens
00:41:10c'est la date
00:41:11à laquelle
00:41:11devait être banni
00:41:13les ventes
00:41:13de véhicules
00:41:14à moteur thermique
00:41:15en Europe
00:41:16voiture neuve
00:41:17devait
00:41:17parce que
00:41:18cet après-midi
00:41:19la mesure
00:41:20a été assouplie
00:41:21et c'est Dario Borgogno
00:41:22qui pose ce soir
00:41:23la question
00:41:23qui fâche
00:41:24diesel ou essence
00:41:28les voitures thermiques
00:41:29n'ont finalement pas
00:41:30dit leur dernier mot
00:41:30elles pourront continuer
00:41:32à être vendues
00:41:33après 2035
00:41:34annonce aujourd'hui
00:41:35la commission européenne
00:41:36au vu
00:41:36de l'adhésion
00:41:38des consommateurs
00:41:38la difficulté
00:41:40également
00:41:40des constructeurs
00:41:42à proposer
00:41:42sur le marché
00:41:43du 100% électrique
00:41:44pour 2035
00:41:45et donc la commission
00:41:46européenne
00:41:47a choisi en réalité
00:41:48un axe
00:41:49qui est à la fois pragmatique
00:41:50mais qui garde ses objectifs
00:41:51et ses ambitions climatiques
00:41:52les ambitions du pacte vert
00:41:54adoptées en 2023
00:41:55sont tout de même
00:41:56revues à la baisse
00:41:57pour décarboner
00:41:58le parc européen
00:41:59les constructeurs
00:42:00devront réduire
00:42:00à 90%
00:42:02les émissions de CO2
00:42:03de leur véhicule neuf
00:42:04pour cela
00:42:05ils pourront s'appuyer
00:42:06sur une combinaison
00:42:07de voitures électriques
00:42:08hybrides
00:42:09et à moteur thermique
00:42:10très performant
00:42:10une décision
00:42:11qui rejoint les demandes
00:42:12de plusieurs pays
00:42:13dont l'Allemagne
00:42:14grande puissance du secteur
00:42:15réfractaire depuis toujours
00:42:17à cette date butoir
00:42:18nous voulons atteindre
00:42:19les objectifs
00:42:20mais nous voulons les atteindre
00:42:21dans une approche
00:42:22ouverte aux technologies
00:42:23nous voulons les atteindre
00:42:24avec une mobilité
00:42:25qui préserve également
00:42:26les emplois
00:42:27en Europe
00:42:28et en particulier
00:42:29dans l'industrie automobile
00:42:30allemande
00:42:30d'autres états
00:42:31s'inquiètent de ces changements
00:42:32en particulier l'Espagne
00:42:34tout assouplissement
00:42:35supplémentaire
00:42:36risquerait de retarder
00:42:37fortement
00:42:38les investissements
00:42:39dans la modernisation
00:42:40du secteur automobile
00:42:41en réduisant la demande
00:42:43pour les véhicules électriques
00:42:44ce qui affecterait directement
00:42:46la compétitivité
00:42:47de l'industrie
00:42:48et des équipementiers
00:42:49la France regrette
00:42:50cette décision
00:42:51mais l'eau de consolation
00:42:52elle obtient gain de cause
00:42:53sur une préférence européenne
00:42:5575% des composants
00:42:57des véhicules
00:42:57devront être produits
00:42:58sur le vieux continent
00:42:59parce qu'il nous faut garder
00:43:01la base européenne
00:43:01de production
00:43:02ça n'est pas du tout
00:43:03agressif ou protectionniste
00:43:04les américains
00:43:06et les acteurs
00:43:06du marché nord-américain
00:43:07le font
00:43:07les chinois le font
00:43:09un effort surtout
00:43:09pour aider un marché
00:43:10automobile européen
00:43:11en Berne
00:43:12face à la Chine
00:43:13et ses véhicules électriques
00:43:14au prix imbattable
00:43:15alors la question
00:43:16qui fâche de ce soir
00:43:16la voici
00:43:17l'Union Européenne
00:43:18fait-elle marche arrière
00:43:19sur ses ambitions environnementales
00:43:21et j'accueille sur le plateau
00:43:23de chaque voix-compte
00:43:24Pierre Merin
00:43:25député Rassemblement National du Gard
00:43:26bonsoir
00:43:27et merci d'être là
00:43:28aux côtés de Christine Arrigui
00:43:29député écologiste de Haute-Garonne
00:43:31et Pierre-Olivier-Marie
00:43:32rédacteur en chef adjoint
00:43:33du site Caradisiac
00:43:34vous allez être un peu
00:43:35l'arbitre de notre débat du soir
00:43:38mon cher Pierre-Olivier-Marie
00:43:39Pierre Merin
00:43:40le RN avait été à la pointe
00:43:43du combat
00:43:44au mois de février dernier
00:43:45quand l'Assemblée
00:43:45avait majoritairement voté
00:43:47contre cette interdiction
00:43:48de la vente
00:43:49de véhicules thermiques 9
00:43:50en 2035
00:43:50vous criez victoire ce soir ?
00:43:54Oui alors
00:43:54en effet
00:43:56c'est une vraie victoire
00:43:57c'est une très bonne nouvelle
00:43:58mais c'est une victoire
00:43:59un petit peu amère
00:44:00puisque j'ai entendu
00:44:01monsieur Séjourner
00:44:02triompher dans ses annonces
00:44:04nous avons gagné
00:44:05parce que
00:44:06l'industrie
00:44:07l'industrie automobile
00:44:09européenne
00:44:10est en crise
00:44:11pour éviter une catastrophe
00:44:12là où c'est une victoire
00:44:14un peu amère
00:44:15c'est que le pacte vert
00:44:16date de 2019
00:44:18et il a fallu attendre
00:44:195-6 ans
00:44:20c'est-à-dire la perte
00:44:21de 40 000 emplois
00:44:22dans l'automobile
00:44:23en France
00:44:24un pouvoir d'achat
00:44:26notamment dans la vente
00:44:27de voitures neuves
00:44:28pour les français
00:44:29en Berne
00:44:30des millions
00:44:31et des milliards d'euros
00:44:33investis par les états
00:44:34par les constructeurs
00:44:35dans une filière
00:44:36à laquelle on va
00:44:37bêtement
00:44:38à marche forcée
00:44:38alors que nous plaidons
00:44:39la neutralité technologique
00:44:40donc oui
00:44:41c'est une victoire
00:44:42du bon sens
00:44:43mais on aurait aimé
00:44:45qu'ils entendent raison
00:44:46beaucoup plus tôt
00:44:47comme nous
00:44:47nous le disons
00:44:48depuis
00:44:48souvenez-vous
00:44:49pendant les élections
00:44:50européennes
00:44:51ça a été un de nos
00:44:52grands axes de campagne
00:44:53la fin de l'interdiction
00:44:54des moteurs thermiques
00:44:56à horizon 2035
00:44:57donc oui
00:44:58c'est une victoire
00:44:58après on rentrera
00:44:59dans les détails
00:45:00mais la trajectoire
00:45:01ne change pas vraiment
00:45:02et il n'y a absolument
00:45:03pas de solutions
00:45:04qui sont posées
00:45:05sur la table
00:45:06pour la réindustrialisation
00:45:07pour qu'on ait
00:45:08des voitures électriques
00:45:09réellement accessibles
00:45:10pour nos compatriotes
00:45:11et donc que tout le monde
00:45:12s'y retrouve
00:45:13les automobilistes
00:45:14les acteurs
00:45:14et l'état
00:45:16que dites-vous
00:45:16ce soir
00:45:17Christine Harighi
00:45:18est-ce que c'est
00:45:19un immense recul politique
00:45:20oui alors c'est
00:45:21un immense recul politique
00:45:23un immense recul
00:45:24de politique industrielle
00:45:26et de santé
00:45:27bien entendu
00:45:28puisque l'engagement
00:45:30sur le pacte vert
00:45:31était un vrai moteur
00:45:33puissant
00:45:33de signal
00:45:34de planification
00:45:35industrielle
00:45:36et de planification
00:45:37écologique
00:45:37en direction
00:45:39des entreprises
00:45:40et d'ailleurs
00:45:40la Chine ne s'y était
00:45:42pas trompée
00:45:42puisqu'elle depuis
00:45:43des années
00:45:43et des années
00:45:44elle a fait
00:45:45de ce secteur
00:45:46un acteur majeur
00:45:47de développement
00:45:48industriel
00:45:49toute la chaîne
00:45:49de valeur
00:45:50a été développée
00:45:51alors évidemment
00:45:51ils disposent
00:45:53des matériaux
00:45:54et des matériaux rares
00:45:55qui leur permettent
00:45:56de développer
00:45:57de cette façon là
00:45:58mais 70%
00:45:59aujourd'hui
00:46:00des batteries
00:46:00électriques
00:46:01fabriquées
00:46:02sont fabriquées
00:46:03en Chine
00:46:04de la même façon
00:46:05ils ont mis
00:46:06en oeuvre
00:46:07des dispositifs
00:46:08de quota
00:46:08des dispositifs
00:46:09de soutien financier
00:46:10des dispositifs
00:46:11de subventions
00:46:13des dispositifs
00:46:14de co-entreprise
00:46:15à savoir
00:46:16que s'il y a
00:46:17un développement
00:46:18de technologie
00:46:19dans un pays
00:46:19et qu'il veut
00:46:20être développé
00:46:21et bien c'est
00:46:22uniquement dans le cadre
00:46:23d'une co-entreprise
00:46:24avec une entreprise
00:46:25chinoise
00:46:25et donc en fait
00:46:26ils ont développé
00:46:27un secteur majeur
00:46:28et aujourd'hui
00:46:29l'Europe n'a pas été
00:46:30en capacité de le faire
00:46:32alors même que
00:46:3334% des gaz
00:46:34à effet de serre
00:46:35sont produits
00:46:36par le secteur routier
00:46:37et donc c'est extrêmement
00:46:38important
00:46:39pour des questions
00:46:40de santé
00:46:40et donc ce n'est pas
00:46:41du tout une victoire
00:46:42en tout cas
00:46:42pour la santé
00:46:43de nos concitoyens
00:46:44Pierre-Olivier-Marie
00:46:45que faut-il comprendre
00:46:46ce soir
00:46:46que les constructeurs
00:46:47automobiles
00:46:47pourront continuer
00:46:48à fabriquer
00:46:49des voitures
00:46:49à moteur thermique
00:46:50au-delà de 2035 ?
00:46:53C'est l'intention
00:46:53en tout cas affichée
00:46:54par nombre d'entre eux
00:46:55pas tous
00:46:56mais moi j'aurais tendance
00:46:58plutôt à voir
00:46:58dans ces décisions
00:47:00du jour
00:47:01une victoire
00:47:02un peu à la pyrus
00:47:03pour le thermique
00:47:05parce que malgré tout
00:47:06on impose
00:47:0790% de réduction
00:47:08des émissions de CO2
00:47:09c'est-à-dire que
00:47:10sans les voitures électriques
00:47:12on n'arrivera jamais
00:47:13à de telles baisses
00:47:14donc finalement
00:47:14la voiture électrique
00:47:15la trajectoire
00:47:16elle est un petit peu
00:47:17infléchie
00:47:17ce sera un petit peu
00:47:18moins rapide
00:47:19que 2035 certes
00:47:20mais l'électrification
00:47:21on y va malgré tout
00:47:23et c'est d'autant plus
00:47:24important
00:47:25comme disait
00:47:25madame Marie
00:47:26que les chinois
00:47:27sont derrière
00:47:28en embuscade
00:47:29avec des voitures
00:47:29extrêmement
00:47:30séduisantes
00:47:31plus qu'en embuscade
00:47:32ils sont dans une situation
00:47:34quasi monopolistique
00:47:35oui mais ils n'ont pas
00:47:36encore de grosses parts
00:47:37de marché
00:47:37donc voilà
00:47:38c'est en ce sens
00:47:39que je disais ça
00:47:40en France
00:47:40la voiture électrique
00:47:41la plus vendue
00:47:41c'est la R5
00:47:42c'est pas une E-Way
00:47:44à 70%
00:47:45de matériaux chinois
00:47:47fabriqués en Chine
00:47:48que ce soit la matière
00:47:48première contrôlée
00:47:49c'est que le fait
00:47:50que dans les contreparties
00:47:51à ce report
00:47:52ou en tout cas
00:47:53à la suspension
00:47:55de cette date de 2035
00:47:56pour le tout électrique
00:47:57le fait que justement
00:47:59l'Union Européenne
00:48:00impose des contenus européens
00:48:02c'est-à-dire des
00:48:03si on comprend bien
00:48:04je parle sous votre contrôle
00:48:05Pierre-Olivier Marie
00:48:06mais c'est des pièces
00:48:07qui sont dans les voitures
00:48:09bon c'est facile
00:48:10de fabriquer une voiture
00:48:11en France
00:48:11avec des pièces
00:48:12qui viennent d'ailleurs
00:48:13là il faudra que 70%
00:48:14des pièces viennent d'Europe
00:48:16c'est bien ça
00:48:17l'acier vert européen
00:48:18a priori
00:48:19je ne sais même pas
00:48:19d'ailleurs si
00:48:20dans ce paquet automobile
00:48:22la règle des 75%
00:48:25de matériaux européens
00:48:27a été réellement retenue
00:48:28parce que ça me paraît
00:48:28très compliqué
00:48:29économiquement
00:48:30à ce stade
00:48:31puisque aujourd'hui
00:48:3280% de l'acier
00:48:33utilisé pour les voitures
00:48:35est importé de Chine
00:48:36et d'Asie
00:48:36de façon générale
00:48:37ça c'est aussi
00:48:38un sujet
00:48:39de souveraineté français
00:48:40moi je m'inscris en fonction
00:48:42la voiture électrique
00:48:43nous rend plus dépendants
00:48:44de la Chine
00:48:44que la voiture thermique
00:48:45ne nous rend dépendants
00:48:46des énergies fossiles
00:48:48puisque
00:48:49il y aura un bonus
00:48:51pour les constructeurs
00:48:51qui utilisent de l'acier européen
00:48:53j'entends mais la France
00:48:54a une filière
00:48:55thermique
00:48:56qui est parfaitement
00:48:58souveraine
00:48:58on a une filière
00:48:59qui existe
00:48:59avec des compétences
00:49:00avec une capacité
00:49:01de construction
00:49:03et donc de projection
00:49:04aller vers le tout électrique
00:49:06c'est nous rendre
00:49:06dépendants
00:49:07de plusieurs choses
00:49:08c'est même si on a du lithium
00:49:10du raffinage
00:49:10du lithium en Chine
00:49:11du cobalt
00:49:13qui est extrait
00:49:14au Congo
00:49:14mais qui est extrait
00:49:15pardonnez-moi
00:49:16en termes de droits humains
00:49:17je pense que ça compte
00:49:18puisqu'il est extrait
00:49:19souvent par des enfants
00:49:20dans des mines artisanales
00:49:21dans lesquelles
00:49:21il y a des enfants
00:49:22qui travaillent
00:49:23il y a des accidents
00:49:24donc il y a un sujet
00:49:25quand même de droits humains
00:49:26donc si vous voulez
00:49:27je n'ai pas envie
00:49:27de troquer
00:49:27une dépendance
00:49:29relative
00:49:30plus relative
00:49:30c'est-à-dire aux énergies fossiles
00:49:32à un certain nombre
00:49:33de régimes
00:49:33à une dictature
00:49:34à une dépendance
00:49:36beaucoup plus importante
00:49:37à la quasi-totalité
00:49:39de la chaîne de valeur
00:49:40dans le cadre
00:49:40de la production
00:49:41d'une voiture électrique
00:49:42donc misons
00:49:43sur la diversité technologique
00:49:44c'est-à-dire
00:49:44notre filière technique
00:49:45elle peut utiliser
00:49:46les biocarburants
00:49:47il y a des projets de recherche
00:49:48sur des moteurs
00:49:49qui consomment 10%
00:49:50de ce qu'ils consomment
00:49:51aujourd'hui
00:49:52donc pour la neutralité carbone
00:49:54pour avancer
00:49:54vers la neutralité carbone
00:49:56il y a des projets de recherche
00:49:57qu'on peut mettre en place
00:49:58il ne faut pas mettre
00:49:59tous nos oeufs
00:49:59dans le même panier
00:50:00pas tout vers l'électrique
00:50:01moi je pense quand même
00:50:02ce soir aux constructeurs français
00:50:03qui sont allés
00:50:05vers l'électrification
00:50:06à marche forcée
00:50:07le fait est
00:50:07puisqu'il y avait
00:50:08cette date butoir
00:50:09ce coup près de 2035
00:50:11en la matière
00:50:12la France a accéléré
00:50:13notamment sur les batteries
00:50:14elle est en avance
00:50:15par rapport à l'Allemagne
00:50:16et finalement
00:50:17beaucoup ce soir se disent
00:50:18c'est l'Allemagne
00:50:19qui a gagné
00:50:19alors c'est un vrai sujet
00:50:21parce que nous n'avons
00:50:22aujourd'hui pas
00:50:22de politique industrielle
00:50:24de long cours
00:50:24et moi je rencontre
00:50:25beaucoup d'industriels
00:50:26que ce soit d'ailleurs
00:50:27dans le cadre
00:50:28des voitures
00:50:29mais également
00:50:30des camions
00:50:31mais également
00:50:31du ferroviaire
00:50:32ou de l'aérien
00:50:33et ce qu'ils me disent
00:50:35tous
00:50:44et de la voiture électrique
00:50:45encore faut-il
00:50:46le recontextualiser
00:50:47dans un cadre
00:50:48plus global
00:50:49de celui des mobilités
00:50:50et évidemment
00:50:51l'idée
00:50:52ce n'est pas
00:50:52de remplacer
00:50:53un véhicule thermique
00:50:54par un véhicule électrique
00:50:55et d'ailleurs
00:50:56si ce n'est pas ça
00:50:57l'idée c'est quoi ?
00:50:58l'idée c'est de développer
00:50:59les transports en commun
00:51:00de façon à ce que
00:51:01vous avez des zones
00:51:02en France
00:51:02où malheureusement
00:51:04il faudra toujours
00:51:05une voiture
00:51:05je peux terminer mon propos
00:51:06donc l'idée c'est
00:51:07de développer
00:51:07les transports en commun
00:51:08partout où c'est possible
00:51:10et donc au lieu
00:51:11d'avoir deux voitures
00:51:12on n'en a plus qu'une seule
00:51:13c'est un gain de pouvoir d'achat
00:51:15et évidemment
00:51:15une question de décarbonation
00:51:17et puis là
00:51:18où effectivement
00:51:19on ne peut pas
00:51:19développer les transports
00:51:20en commun
00:51:21parce que j'entends
00:51:22qu'effectivement
00:51:22il y a certains endroits
00:51:23de France
00:51:24où on ne peut pas
00:51:25développer les transports
00:51:26en commun
00:51:26de façon cadencée
00:51:27suffisante
00:51:28pour pouvoir se passer
00:51:29d'une voiture
00:51:29auquel cas
00:51:30il faut apporter
00:51:31des mesures spécifiques
00:51:33notamment par exemple
00:51:34le leasing social
00:51:35le leasing social
00:51:36c'est un dispositif
00:51:37qui a extrêmement
00:51:38bien marché
00:51:39sauf qu'il a été
00:51:40il a extrêmement
00:51:41bien marché
00:51:42sauf que
00:51:43vous voulez dire
00:51:43qu'il a été très populaire
00:51:44c'est-à-dire
00:51:44tout le monde en a voulu
00:51:45mais tout le monde
00:51:45n'en a pas eu
00:51:46il a extrêmement bien marché
00:51:47et il a tellement bien marché
00:51:48que le gouvernement
00:51:49l'a supprimé
00:51:50justement parce que
00:51:51les enveloppes financières
00:51:52étaient comme ça
00:51:52parce qu'il n'était pas capable
00:51:54de répondre à la demande
00:51:55du leasing social
00:51:56et donc on voit bien
00:51:57que sur la question
00:51:58des mobilités
00:51:59il faut avoir une vision globale
00:52:01et non pas une vision
00:52:02segmentée
00:52:02oui mais pas une vision
00:52:03angélique non plus
00:52:04vous comprenez
00:52:05mais je n'ai pas une vision
00:52:06angélique
00:52:06et pour être spécialiste
00:52:08pour être spécialiste
00:52:10du sujet
00:52:10puisque je suis rapporteur
00:52:12du rapport spécial
00:52:12transport de la commission
00:52:14des finances
00:52:14donc je ne pense pas avoir
00:52:15une vision angélique
00:52:17du tout
00:52:18et bien effectivement
00:52:19je dis qu'il faut développer
00:52:20l'ensemble des mobilités
00:52:21et renoncer également
00:52:22à cette idée
00:52:23qu'ont développé
00:52:24les constructeurs français
00:52:26ou d'autres européens
00:52:27du SUV
00:52:28le SUV
00:52:29c'est une aberration
00:52:30écologique
00:52:31et c'est une aberration
00:52:32financière
00:52:32puisque pour faire rouler
00:52:34un SUV
00:52:35qui est beaucoup plus lourd
00:52:36il faut des batteries
00:52:37encore plus importantes
00:52:38et donc on favorise
00:52:40ce faisant
00:52:40des consommations d'acier
00:52:42des augmentations de coûts
00:52:43et des augmentations de prix
00:52:44et donc l'inaccessibilité
00:52:46de l'acquisition
00:52:47d'un véhicule électrique
00:52:48parce qu'on a fait
00:52:49ce choix du SUV
00:52:50donc je pense que
00:52:51tout est à revoir
00:52:52sur le sujet
00:52:52mais en tout état de cause
00:52:53revenir sur
00:52:55cette décision
00:52:56qui avait été prise
00:52:56au niveau européen
00:52:57je pense que
00:52:58pour le secteur automobile
00:52:59français
00:53:00c'est une très très mauvaise
00:53:02un très mauvais signal
00:53:03et de façon
00:53:04de façon plus globale
00:53:05c'est un très mauvais signal
00:53:06évidemment
00:53:07pour la décarbonation
00:53:08Pierre-Olivier-Marie
00:53:09il en est où
00:53:10le marché
00:53:10de la voiture électrique
00:53:12là à la fin
00:53:12de l'année 2025
00:53:13c'est quelle part
00:53:14la voiture électrique
00:53:15dans les ventes de voitures neuves
00:53:17la voiture électrique
00:53:17commence à faire son trou
00:53:19c'était 26%
00:53:20des ventes de voitures neuves
00:53:22au mois de novembre
00:53:2224% en octobre
00:53:24donc il y a vraiment
00:53:24une trajectoire ascendante
00:53:25à la faveur
00:53:27il est vrai
00:53:27à la faveur
00:53:28il est vrai
00:53:28il y a un effet
00:53:29de levier saisonnier
00:53:30lié au leasing social
00:53:31sinon c'était en baisse
00:53:32j'allais y venir
00:53:33à la faveur du leasing social
00:53:35et à la faveur aussi
00:53:36des mesures d'électrification
00:53:37des flottes d'entreprises
00:53:38aujourd'hui
00:53:38les flottes
00:53:39elles sont sommées
00:53:39de s'électrifier
00:53:40faute de quoi
00:53:41elles s'exposent
00:53:42à des sanctions
00:53:43ça peut leur coûter très cher
00:53:44donc tout ça
00:53:46oui mais il y aura
00:53:47des incitations fiscales
00:53:48dans ce qu'a annoncé
00:53:49l'Union Européenne
00:53:50aujourd'hui
00:53:50c'est la très bonne nouvelle
00:53:51et l'autre bonne nouvelle
00:53:53c'est qu'il y a quand même
00:53:54on a parlé des voitures chères
00:53:55des SUV etc
00:53:56mais il y a aujourd'hui
00:53:58des voitures électriques
00:53:59des citadines
00:54:00avec des tarifs
00:54:01qui commencent à être abordables
00:54:02aujourd'hui on a eu
00:54:03la nouvelle Twingo
00:54:04par exemple
00:54:04typiquement
00:54:05il y a d'autres voitures
00:54:06chez Renault
00:54:06chez Citroën
00:54:07il y a quand même
00:54:08beaucoup de voitures électriques
00:54:09abordables qui arrivent sur le marché
00:54:10qui correspondent aux besoins
00:54:11quotidiens
00:54:12le SUV dont parlait
00:54:13Christina Régui
00:54:14on est en train de passer
00:54:15à une autre époque
00:54:16quand même
00:54:16c'est à dire que
00:54:17les petites voitures électriques
00:54:18fabriquées en Europe
00:54:19devraient aussi bénéficier
00:54:20d'un cadre spécifique
00:54:21avec un super bonus à l'achat
00:54:23super bonus
00:54:23donc là vous parliez
00:54:24de la Twingo
00:54:25on a parlé de la R5
00:54:26il faut citer une autre marque
00:54:28une autre marque française
00:54:30qui produit des petites citadines
00:54:31Peugeot
00:54:32Stellantis
00:54:33est-ce que au fond
00:54:36la première idée
00:54:37c'est pas de sortir
00:54:38de l'idée
00:54:39qu'une voiture électrique
00:54:40ça reste
00:54:41que ça reste une voiture
00:54:42pour une élite
00:54:44non
00:54:44voilà
00:54:45c'est bien ça
00:54:45et aujourd'hui
00:54:46vous savez
00:54:46que 90% des gens
00:54:47qui ont une électrique
00:54:48ne reviendraient pas en arrière
00:54:49parce que c'est très pratique
00:54:50à l'usage
00:54:51ça coûte pas grand chose
00:54:52en entretien
00:54:53ça coûte pas grand chose
00:54:54en carburant
00:54:54et c'est agréable à conduire
00:54:55ça coûte de longues minutes
00:54:56d'attendre sur les aires
00:54:57d'autoroutes en été
00:54:58oui
00:54:58ça coûte 10 000 euros de plus
00:55:01en moyenne
00:55:02qu'une voiture thermique
00:55:04ça pose des difficultés
00:55:06aussi en termes d'autonomie
00:55:07de réparabilité
00:55:08parce que la batterie
00:55:09coûte la moitié
00:55:09du prix de la voiture
00:55:11donc dès que vous avez
00:55:11un impact
00:55:12la réparation
00:55:13et l'entretien
00:55:14c'est un tout petit peu plus cher
00:55:15et vous avez un problème
00:55:16un vrai problème
00:55:17de dépréciation
00:55:18du prix de la voiture électrique
00:55:19c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:55:20en occasion
00:55:21on ne sait pas
00:55:22combien coûte
00:55:22une voiture électrique
00:55:24on a un problème
00:55:24de cote
00:55:25sur la vente
00:55:27d'occasion
00:55:27des voitures électriques
00:55:28alors j'entends
00:55:28que ce soit
00:55:29un marché émergent
00:55:30mais aussi
00:55:31le développement
00:55:32de la voiture électrique
00:55:33risque de
00:55:34probablement tuer
00:55:36le tissu
00:55:37c'est un sujet
00:55:38quand même à prendre en compte
00:55:38parce qu'il faut les accompagner
00:55:39le tissu des garagistes locaux
00:55:41ainsi que le tissu
00:55:43aussi des petites pompes
00:55:44à essence française
00:55:45sachant qu'aujourd'hui
00:55:46on est en train
00:55:46de nous annoncer
00:55:47une augmentation
00:55:47du prix du carburant
00:55:48pour financer
00:55:49l'électrification
00:55:51des mobilités
00:55:51donc aujourd'hui
00:55:52les gens qui roulent
00:55:52en voiture thermique
00:55:53payent l'électrification
00:55:55sachant qu'en termes
00:55:56de pouvoir d'achat
00:55:56attention
00:55:57on est déjà en train
00:55:58de nous parler
00:55:58de taxes au kilomètre
00:55:59donc aujourd'hui
00:56:01il y a un effet artificiel
00:56:02qui conduit à penser
00:56:03que la conduire
00:56:04en voiture électrique
00:56:05c'est moins cher
00:56:06mais c'est normal
00:56:06puisque l'essence
00:56:07c'est 60 à 70%
00:56:09de taxes
00:56:09parce que c'est la TICPE
00:56:10la TVA
00:56:11qui couvre
00:56:11les deux tiers
00:56:13du prix de l'essence
00:56:14donc dès qu'il y aura
00:56:15un rattrapage fiscal
00:56:16sur la consommation électrique
00:56:18du carburant
00:56:19à mon avis
00:56:20les mobilités électriques
00:56:22peuvent déchanter
00:56:23j'ai d'ailleurs
00:56:23une dernière question
00:56:24électrification du parc automobile
00:56:25oui
00:56:26avec quelle énergie
00:56:27il fait les deux
00:56:28chaque voix compte
00:56:30sauf la mienne
00:56:30le rassemblement national
00:56:34n'a aucune réponse
00:56:36par rapport à la question
00:56:37de la gaz à effet de serre
00:56:38j'entends bien
00:56:40que vous critiquiez
00:56:41investir sur un moteur
00:56:41qui ne consomme
00:56:42que 10%
00:56:43de ce qui coûte aujourd'hui
00:56:44miser sur ce qui existe
00:56:46la diversité technologique
00:56:47c'est-à-dire
00:56:47les biocarburants
00:56:48des moteurs qui consomment
00:56:49et l'électrique
00:56:51fait partie de la solution
00:56:52mais n'est pas toute la solution
00:56:54et la durabilité
00:56:56parce qu'attention
00:56:56il y a aussi des problèmes
00:56:57d'obsolescence programmée
00:56:58avec les voitures électriques
00:56:59donc l'idée
00:57:00c'est diversification technologique
00:57:01arrêter d'avoir une vision
00:57:02religieuse des mobilités
00:57:04de demain
00:57:04et arrêter d'avoir
00:57:05une politique punitive
00:57:06on va équilibrer
00:57:07les temps de parole
00:57:07si vous voulez bien
00:57:08on va avoir une vision
00:57:09dogmatique
00:57:10de l'approche des mobilités
00:57:11telle que vous l'avez
00:57:12aujourd'hui
00:57:12vous êtes un peu
00:57:14viscéralement
00:57:15contre l'électrique aussi
00:57:16on en pense ce qu'on veut
00:57:19mais j'utilise des arguments
00:57:20j'ai dit que l'électrique
00:57:21faisait partie de la solution
00:57:22mais par exemple
00:57:22en montagne
00:57:23ça pose des difficultés
00:57:24en termes d'autonomie
00:57:25parce que le nucléaire
00:57:26et l'électricité
00:57:26c'est un élément de souveraineté
00:57:27j'imagine
00:57:28oui mais madame Arigui
00:57:29est contre le nucléaire
00:57:29donc si vous voulez
00:57:30je parle de vous
00:57:31vous êtes pour le nucléaire
00:57:32vous êtes plutôt pour l'électrique
00:57:34et en fait non
00:57:35je ne suis pas opposé
00:57:36à la voiture électrique
00:57:37je suis contre le fait
00:57:38qu'on en fasse
00:57:39l'ultima ratio
00:57:41des mobilités automobiles
00:57:42de demain
00:57:42ça me paraît quand même
00:57:43rationnel
00:57:44peut-être la prochaine fois
00:57:45vous n'invitez qu'un invité
00:57:46et je pense que
00:57:47mais vous avez la parole
00:57:48madame Arigui
00:57:48vous avez la parole
00:57:50madame Arigui
00:57:51une vision très précise
00:57:52comment répondre
00:57:52à ceux qui disent
00:57:53qu'aujourd'hui encore
00:57:54en 2025
00:57:55l'électrique c'est hors de prix
00:57:56c'est réservé aux élites
00:57:57parce que
00:57:58si on n'a pas de droit
00:57:59au leasing social
00:57:59en fait on ne va pas investir
00:58:01dans une voiture
00:58:01à 40 000 euros
00:58:02ou à 30 000
00:58:03le sujet c'est qu'effectivement
00:58:05aujourd'hui
00:58:06tous les dispositifs
00:58:07d'aide
00:58:08à l'achat
00:58:09de ces véhicules
00:58:11ou de la location
00:58:11de véhicules
00:58:12n'ont pas été explorés
00:58:13ou n'ont pas été mis en oeuvre
00:58:15et qu'en effet
00:58:16à partir du moment
00:58:16où on continue
00:58:17à soutenir
00:58:18à la fois le thermique
00:58:19mais aussi un peu l'électrique
00:58:21à la fois
00:58:21le développement industriel
00:58:23du thermique
00:58:25ou de l'hybride
00:58:26et des biocarburants
00:58:27qui sont trop largement aidés
00:58:28parce qu'on parle
00:58:29de biocarburants
00:58:30mais en fait
00:58:30il faudrait parler
00:58:31d'agrocarburants
00:58:32et ça serait quand même
00:58:33plus juste
00:58:34comme appellation
00:58:36et bien en effet
00:58:37on ne choisit pas
00:58:38une filière
00:58:39de façon déterminée
00:58:40comme ça a pu être fait
00:58:41dans d'autres pays
00:58:42et naturellement
00:58:43cette orientation
00:58:45elle aurait dû être prise
00:58:46et elle a été prise
00:58:47par l'Europe
00:58:48avec la mobilisation
00:58:50de l'ensemble
00:58:50des acteurs économiques
00:58:52et de l'ensemble
00:58:52des acteurs industriels
00:58:54au niveau européen
00:58:55ce n'est pas la France
00:58:56toute seule
00:58:57par rapport
00:58:57aux géants chinois
00:58:58qui peut le développer
00:59:00mais cette orientation
00:59:01telle qu'elle a été prise
00:59:02en Europe
00:59:03a continué à faire
00:59:04que ces constructeurs
00:59:05nationaux
00:59:06ont fait de la concurrence
00:59:08ont joué à la concurrence
00:59:09plutôt que de soutenir
00:59:10la filière
00:59:11et de s'aider
00:59:12collectivement
00:59:13pour construire
00:59:14véritablement
00:59:14une alternative
00:59:15qui est l'alternative électrique
00:59:17d'un petit véhicule
00:59:18qui peut permettre
00:59:19de remplir
00:59:19de nombreux usages
00:59:20Pierre-Olivier-Marie
00:59:22le mot de la fin
00:59:22pour Pierre-Olivier-Marie
00:59:24c'est trop court
00:59:26on va avoir
00:59:28malgré tout
00:59:28des petits véhicules
00:59:29de plus en plus accessibles
00:59:30qu'on va financer
00:59:31essentiellement
00:59:32par des formules de location
00:59:33donc en fait
00:59:34il ne faut pas avoir peur
00:59:34des tarifs
00:59:35il est vrai
00:59:36des mesurés
00:59:36parfois des constructeurs
00:59:37et des formules
00:59:38aujourd'hui de location
00:59:39longue durée
00:59:39qui sont privilégiées
00:59:40par les automobilistes
00:59:41et ça leur permet
00:59:42d'électrifier leur parc
00:59:44à l'avenir
00:59:45on ne sera plus propriétaire
00:59:46de sa voiture
00:59:46on sera locataire
00:59:47c'est la tendance lourde
00:59:49on ne peut plus acheter
00:59:50une voiture content
00:59:51en être pleinement propriétaire
00:59:52c'est quand même
00:59:53une régression sociétale
00:59:54c'est important vous pensez
00:59:55pour les français
00:59:55d'avoir leur bagnole
00:59:57la France c'est aussi
00:59:59le symbole de la liberté individuelle
01:00:00et rendez-vous compte
01:00:01la voiture c'est ce qui a permis
01:00:02de traverser la France
01:00:02en une journée
01:00:03c'est un grand grand changement
01:00:05en termes de liberté
01:00:05et ne plus être propriétaire
01:00:06de sa voiture
01:00:07merci à tous les trois
01:00:07merci
01:00:08moi je préfère être propriétaire
01:00:10de ma place dans le train
01:00:11et comme ça effectivement
01:00:12ça permet
01:00:12en effet
01:00:13vous restez là tous les trois
01:00:15parce que tout de suite
01:00:16c'est Bourbon Express
01:00:16c'est le journal de l'Assemblée nationale
01:00:18présenté par Valérie Brochard
01:00:20Valérie on en parlait
01:00:25dans les titres
01:00:26le PLFSS
01:00:28et oui
01:00:28il a été adopté
01:00:30ce budget de la sécurité sociale
01:00:32pour 2026
01:00:34a définitivement été adopté
01:00:35par l'Assemblée nationale
01:00:37à l'issue d'un vote
01:00:37très serré
01:00:38247 voix pour
01:00:40et 232 voix contre
01:00:42alors un projet de loi
01:00:44de financement
01:00:45de la sécurité sociale
01:00:46un PLFSS comme on le dit
01:00:47ici
01:00:48qui contient entre autres
01:00:49la suspension
01:00:50de la réforme des retraites
01:00:51un nouveau congé de naissance
01:00:53une revalorisation
01:00:54de l'ondame
01:00:55de 3% des mesures
01:00:56qui passent aujourd'hui
01:00:58mais pour la présidente
01:00:59du groupe écologiste
01:01:00dont la majeure partie
01:01:02s'est abstenue
01:01:03pour ce vote
01:01:04et bien la bataille
01:01:05se jouera plus tard
01:01:06ailleurs
01:01:07sur le budget de l'Etat
01:01:08écoutez
01:01:08oui là-dessus
01:01:10je vous le dis
01:01:11mesdames et messieurs
01:01:12du gouvernement
01:01:12il n'y a pas
01:01:13de compromis possible
01:01:14nous ne négocierons pas
01:01:16un budget
01:01:16qui est profondément
01:01:17inacceptable
01:01:18qui sacrifie
01:01:19la transition écologique
01:01:20qui demande encore
01:01:21des efforts aux professeurs
01:01:22qui s'infricie l'insertion
01:01:24par l'activité économique
01:01:25sur le budget
01:01:26ça sera un grand non
01:01:27et sur la censure
01:01:28ça sera un grand oui
01:01:29voilà le PLFSS
01:01:30c'est derrière nous
01:01:31devant nous
01:01:32il y a le PLF
01:01:32il y a le projet de loi
01:01:33de finance
01:01:34et on aura la caution
01:01:34d'en reparler
01:01:35évidemment cette semaine
01:01:36on a parlé aussi
01:01:37de bébés aujourd'hui
01:01:38à l'Assemblée nationale
01:01:39enfin on a parlé
01:01:39de la natalité
01:01:40qui est en chute
01:01:40exactement
01:01:41pour la première fois
01:01:42depuis le début
01:01:43de l'ère industrielle
01:01:45et hors période de guerre
01:01:46bien évidemment
01:01:46la croissance démographique
01:01:48naturelle est nulle
01:01:50en France hexagonale
01:01:51en 2024
01:01:52il y a eu
01:01:53629 000 naissances
01:01:55pour 630 000 décès
01:01:58dans l'Hexagone
01:01:59c'est le constat
01:01:59publié aujourd'hui
01:02:00par l'Institut d'études
01:02:01démographiques
01:02:02une chute qui tombe
01:02:03pile le jour
01:02:04de l'audition
01:02:05de Ludovine Delarocher
01:02:07c'est la présidente
01:02:08du syndicat
01:02:09de la famille
01:02:10c'est le tout nouveau nom
01:02:11de la manif
01:02:12pour tous
01:02:13et bien ce matin
01:02:13elle était interrogée
01:02:15dans le cadre
01:02:15de la mission
01:02:16d'information
01:02:17sur les causes
01:02:18et conséquences
01:02:18de la baisse
01:02:19de la natalité
01:02:20en France
01:02:20et devant la députée
01:02:21insoumise
01:02:22Sarah Legrain
01:02:23Ludovine Delarocher
01:02:23défendait
01:02:25la famille traditionnelle
01:02:26on les écoute
01:02:27vous n'avez pas mentionné
01:02:28une seule fois
01:02:29la question du service public
01:02:30et des modes d'accueil
01:02:32comme si en réalité
01:02:33le seul destin possible
01:02:34pour un enfant
01:02:35dans une famille
01:02:36était de rester auprès
01:02:37de ses parents
01:02:37et donc finalement
01:02:38auprès de sa mère
01:02:39ce qui est aussi
01:02:39un destin
01:02:40que vous a signé
01:02:41au maire
01:02:41simplement mon propos
01:02:42était de dire
01:02:43que depuis quelques années
01:02:45tous les textes
01:02:46qui sont parus
01:02:46étaient consacrés
01:02:47aux familles monoparentales
01:02:49ce qui est bien
01:02:50mais il ne faut pas
01:02:51oublier
01:02:52l'ensemble des familles
01:02:54c'était uniquement
01:02:54mon propos
01:02:55voilà
01:02:56et puis hommage
01:02:57aujourd'hui
01:02:57à l'Assemblée Nationale
01:02:58à un homme politique
01:02:59qui aurait eu
01:02:59100 ans aujourd'hui
01:03:00exactement Adeline
01:03:01le 16 décembre 1925
01:03:04naissait
01:03:04Pierre Bérégovoy
01:03:06et pour lui rendre hommage
01:03:07et bien l'Assemblée Nationale
01:03:08organisait ce matin
01:03:10une cérémonie
01:03:11pour saluer
01:03:11son parcours
01:03:12lire
01:03:13deux textes
01:03:14fondateurs
01:03:15de sa carrière
01:03:16lue
01:03:16par des enfants
01:03:17tout un symbole
01:03:18pour celui
01:03:19qui a créé
01:03:20les conseils municipaux
01:03:21d'enfants
01:03:22la présidente
01:03:23de l'Assemblée Nationale
01:03:25a retracé
01:03:25le chemin singulier
01:03:27de Pierre Bérégovoy
01:03:28ouvrier
01:03:29devenu
01:03:30homme d'Etat
01:03:30et pour inscrire
01:03:31son héritage
01:03:32dans l'hémicycle
01:03:33comme dans les consciences
01:03:34et bien l'a fait apposer
01:03:35une plaque
01:03:36sur le siège rouge
01:03:37qui l'occupait
01:03:38résistant
01:03:39il fait aussi
01:03:40un militant
01:03:41toute sa vie
01:03:42de l'aube
01:03:43au crépuscule
01:03:45et quel hommage
01:03:46quelle émotion
01:03:47de voir que Pierre Bérégovoy
01:03:48a désormais son nom
01:03:49gravé dans l'hémicycle
01:03:51aux côtés de ses mentors
01:03:52Pierre Mendès France
01:03:54et François Mitterrand
01:03:55Alors très précisément
01:03:57on parle du siège numéro
01:03:58516
01:03:59Adeline
01:03:59c'est le même
01:04:00que François Mitterrand
01:04:02qui lui avait d'ailleurs
01:04:02légué
01:04:03exactement
01:04:04c'est la première fois
01:04:05qu'un siège
01:04:05porte une double plaque
01:04:06et on termine Valérie
01:04:07avec le prix
01:04:08de la photopolitique
01:04:09dont LCP est partenaire
01:04:10avec l'Assemblée Nationale
01:04:11prix qui a été remis
01:04:12il y a quelques instants
01:04:13et vous avez les noms
01:04:14des deux lauréats
01:04:15en exclusivité internationale
01:04:17Adeline
01:04:18regardez
01:04:18c'est le photographe
01:04:19Sébastien Leban
01:04:21qui a gagné le prix professionnel
01:04:23avec cette image
01:04:24vous le reconnaissez sûrement
01:04:25Eric Lombard
01:04:26ancien ministre de l'économie
01:04:27sous un parapluie
01:04:29et pour le prix amateur
01:04:30regardez
01:04:30c'est une photo
01:04:31d'Anselin Fort
01:04:32qui a été récompensée
01:04:34en pleine manifestation
01:04:35on imagine
01:04:36une grand-mère
01:04:37et son petit-fils
01:04:38une génération
01:04:39qui se bat pour l'autre
01:04:40avec ce panneau
01:04:41des écoles
01:04:42des hôpitaux
01:04:43pas des cadeaux
01:04:44pour Bernard Arnault
01:04:45on dirait du douano
01:04:46ça rime
01:04:46merci beaucoup Valérie
01:04:48et merci à tous les trois
01:04:49d'avoir été ce soir
01:04:50dans chaque voix compte
01:04:51merci Fanny et Laurent
01:04:53je vous souhaite
01:04:54une excellente soirée
01:04:56ce soir
01:04:56sur LCP Canal 8
01:04:58l'émission est rediffusée
01:04:59tout à l'heure
01:04:59à 23h30
01:05:00elle est aussi en replay
01:05:00sur lcp.fr
01:05:01à demain 19h30
01:05:03excellente soirée
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