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  • il y a 5 semaines
Les agriculteurs poursuivent leur mobilisation ce mardi 16 décembre contre l'abattage des troupeaux de bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) mais aussi contre le traité avec le Mercosur. Plusieurs autoroutes sont bloquées dans le Sud-Ouest ainsi que la RN12 en Île-de-France.

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00:00— Bien sûr que non. Le plus gros problème, c'est pas les réactivités. C'est leur manque de réactivité par rapport aux vaccins. Moi, ça fait 8 jours que je dois vacciner. Mes vétos, ils ont entre 8 et 10 000 bovins à vacciner. Ils n'ont pas reçu les doses encore. Donc le gros problème, c'est qu'on n'a pas encore reçu les vaccins.
00:19— Alors justement, Matignon, Matignon... — Nous, sur le terrain, on a créé des chaînes de solidarité. Contrairement à ce que certains pensent, on n'est pas toute la journée sur l'autoroute à jouer à la pétanque.
00:31— Mais ça, on n'en doute pas. — On a fait une chaîne de solidarité. On met en place chez les éleveurs où les vétos ont eu la chance d'avoir les vaccins.
00:42On envoie des gars pour qu'ils aillent aider à attraper, changer les aiguilles, pour qu'on puisse vacciner au plus vite et au plus rapide notre territoire.
00:51— Alors je crois que là aussi, ça va dans votre sens, puisque Matignon précise, souhaite également plus de garantie et de transparence sur la disponibilité des doses de vaccins.
01:02C'est ce que vous laissez entendre, vous. C'est-à-dire que les vaccins, ils sont sans doute là, mais vous n'en voyez pas la couleur, c'est ça ?
01:08— Mais oui, ils sont où ? Ils sont dans l'avion entre l'Afrique du Sud et la France. Mais ils ne sont pas encore là.
01:14— Et nous, c'est sur le terrain qu'on les a besoin. C'est pas dans 15 jours. Parce que si on vaccine que dans 15 jours, en faisant de plus loin,
01:23de plus loin qu'au plus près les foyers, je peux vous dire un truc, c'est qu'on va abattre tous nos animaux d'ici 15 jours.
01:29— Il n'y a peut-être pas assez de vaccins. Et surtout, il y a des vétérinaires débordés. Visiblement, il faut des semaines avant de pouvoir avoir un rendez-vous.
01:35— Non, non, non. Les vétérinaires, franchement, on peut leur tirer le chapeau. Parce qu'ils sont prêts à travailler le soir,
01:43à travailler très tôt le matin, pas manger entre midi et deux. Il faut vraiment accompagner les agriculteurs.
01:48Il faut pas penser que c'est... Il faut penser, excusez-moi, que c'est une grève-cœur pour eux dans les euthanasiers des cheptels.
01:54Et après, parce que ces gens-là, ils vivent sur le territoire, ce que j'ai dit à la ministre. Et dans les années futures, c'est toujours leurs clients.
02:01Et ils garderont l'étiquette des gens qui ont abattu les animaux.
02:06Mais moi, j'avais fait une proposition. Dans la proposition qu'on avait faite avec les ultras de la 64,
02:12on avait proposé que les services de l'État viennent nous aider.
02:14Ils ont su nous envoyer les forces de l'ordre pour nous déloger.
02:19Mais ils peuvent envoyer les forces de l'ordre pour venir changer les aiguilles
02:21et continuer à nous aider à vacciner les animaux.
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