00:00— Bien sûr que non. Le plus gros problème, c'est pas les réactivités. C'est leur manque de réactivité par rapport aux vaccins. Moi, ça fait 8 jours que je dois vacciner. Mes vétos, ils ont entre 8 et 10 000 bovins à vacciner. Ils n'ont pas reçu les doses encore. Donc le gros problème, c'est qu'on n'a pas encore reçu les vaccins.
00:19— Alors justement, Matignon, Matignon... — Nous, sur le terrain, on a créé des chaînes de solidarité. Contrairement à ce que certains pensent, on n'est pas toute la journée sur l'autoroute à jouer à la pétanque.
00:31— Mais ça, on n'en doute pas. — On a fait une chaîne de solidarité. On met en place chez les éleveurs où les vétos ont eu la chance d'avoir les vaccins.
00:42On envoie des gars pour qu'ils aillent aider à attraper, changer les aiguilles, pour qu'on puisse vacciner au plus vite et au plus rapide notre territoire.
00:51— Alors je crois que là aussi, ça va dans votre sens, puisque Matignon précise, souhaite également plus de garantie et de transparence sur la disponibilité des doses de vaccins.
01:02C'est ce que vous laissez entendre, vous. C'est-à-dire que les vaccins, ils sont sans doute là, mais vous n'en voyez pas la couleur, c'est ça ?
01:08— Mais oui, ils sont où ? Ils sont dans l'avion entre l'Afrique du Sud et la France. Mais ils ne sont pas encore là.
01:14— Et nous, c'est sur le terrain qu'on les a besoin. C'est pas dans 15 jours. Parce que si on vaccine que dans 15 jours, en faisant de plus loin,
01:23de plus loin qu'au plus près les foyers, je peux vous dire un truc, c'est qu'on va abattre tous nos animaux d'ici 15 jours.
01:29— Il n'y a peut-être pas assez de vaccins. Et surtout, il y a des vétérinaires débordés. Visiblement, il faut des semaines avant de pouvoir avoir un rendez-vous.
01:35— Non, non, non. Les vétérinaires, franchement, on peut leur tirer le chapeau. Parce qu'ils sont prêts à travailler le soir,
01:43à travailler très tôt le matin, pas manger entre midi et deux. Il faut vraiment accompagner les agriculteurs.
01:48Il faut pas penser que c'est... Il faut penser, excusez-moi, que c'est une grève-cœur pour eux dans les euthanasiers des cheptels.
01:54Et après, parce que ces gens-là, ils vivent sur le territoire, ce que j'ai dit à la ministre. Et dans les années futures, c'est toujours leurs clients.
02:01Et ils garderont l'étiquette des gens qui ont abattu les animaux.
02:06Mais moi, j'avais fait une proposition. Dans la proposition qu'on avait faite avec les ultras de la 64,
02:12on avait proposé que les services de l'État viennent nous aider.
02:14Ils ont su nous envoyer les forces de l'ordre pour nous déloger.
02:19Mais ils peuvent envoyer les forces de l'ordre pour venir changer les aiguilles
02:21et continuer à nous aider à vacciner les animaux.
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