00:00Et Bertrand Chameroy, tout vient à point, à qui c'est attendre ?
00:03Il aura fallu que l'expression devienne un hashtag et qu'on découvre comment se prononce Salconne dans toutes les langues
00:08pour que Brigitte Macron se dise désolée si elle a blessé les femmes victimes.
00:12Plus d'une semaine plus tard, c'était hier soir au micro de Brut.
00:14Pour vous donner un ordre d'idée du temps de réaction que ça aura pris, il suffit d'écouter une phrase des 3 minutes 47 de la vidéo.
00:20J'avais besoin de rassurer, je l'ai rassuré certainement maladroitement, mais j'avais pas d'autre mot à ma disposition à l'époque.
00:26Quand tu reviens sur le tollé en disant « à l'époque, c'est que ton silence commençait à s'éterniser ».
00:31Je n'avais pas d'autre mot jadis.
00:33Mais alors vers qui ? Brigitte Macron s'est-elle tournée pour gérer si brillamment cette communication de crise ?
00:37Le meilleur d'entre tous, Axel-Jean, gros bordel.
00:39Car quand vous avez un problème, qui appelez-vous ?
00:41Axel-Jean, gros bordel, à contre-temps.
00:45Salut les nazes, Axel-Jean, gros bordel, géant de la com, CIO de l'agence de communication Nikom Hook,
00:51la boîte qui n'en a rien affiche des polémiques spécialisées dans la gestion de crise.
00:54J'ai démarré avec Nadine Morano, je ne suis pas raciste, j'ai une amie noire, c'était moi.
00:59Plus récemment, j'ai géré le patron du BHV et ça fait quelques temps que Brigitte fait appel à mes services.
01:03C'est moi qui avais conseillé à l'Elysée de dire que la vidéo de la gifle dans l'avion, c'était de lire.
01:06Bref, la gestion de crise, c'est mon domaine.
01:08Et donc la semaine dernière, elle m'appelle en panique.
01:10Axel-Jean, Axel-Jean, je suis dans la mouise.
01:12Le week-end dernier, j'étais avec Bernard Montiel et Emmanuel Valls.
01:15Effectivement, c'est peu de le dire.
01:16Non, attends, je n'ai pas fini, on est allé voir un réhabitant en spectacle.
01:19Faut, ah, Brigitte, c'était pas possible.
01:20Attends, laisse-moi terminer et j'ai traité les militantes féministes de selcon.
01:24Eh ben, dis donc, c'est ce qu'on appelle un strike, ça, en termes d'image.
01:26Mais t'en fais pas bré-bré, Axel-Jean va te sortir de là.
01:28Laisse-moi une semaine.
01:30Ouais, c'est Axel-Jean, c'est bon, j'ai trouvé.
01:32Je te propose le pack.
01:33Ah, ça va, on ne peut plus rien dire.
01:34C'est mon top des ventes.
01:35Fais-moi confiance, c'est imparable.
01:37Est-ce que vous regrettez d'avoir tenu ces propos ?
01:39Je ne peux pas regretter de parler.
01:40Voilà, derrière, tu condamnes la censure des artistes et c'est plié.
01:43Comment ?
01:43C'est un peu léger, tes premières dames, c'est vrai.
01:45Et ton mari a fait de l'égalité femme-homme la grande cause du quinquennat.
01:47Ok, ok.
01:48Bon, bah, dans ce cas, tu détournes l'attention.
01:50Si tu rejettes le problème sur quelqu'un d'autre, c'est plus toi le souci.
01:52Bah, tiens, t'as qu'à dire ça.
01:53Je n'aurais certainement pas employé ces termes-là en public,
01:57mais ça n'était destiné qu'à quatre personnes.
01:59Et je n'ai pas vu qu'il y avait quelqu'un derrière moi qui filmait.
02:02Bah là, le problème, c'est pas ce que t'as dit,
02:04c'est qu'un pain-pain t'as filmé en train de le dire.
02:06Nuance.
02:07Et si le journaliste te relance sur ces sales connes de féministes,
02:09ouais, écoute, là, tu me poses une colle.
02:11Tu sais quoi, improvise ?
02:13Elles ne m'entendent pas.
02:14Elles sait pourquoi ?
02:15Parce que je me prononce énormément contre le harcèlement.
02:18Ouais, elles ne m'entendent pas parce que je me prononce contre le harcèlement.
02:21Le temps que tout le monde comprenne ce que t'as voulu dire avec cette phrase,
02:23tout le monde sera passé à autre chose.
02:24Dossier classé.
02:24Tu fais quoi ce week-end ?
02:26Tu vas voir Jean-Luc Laé en concert ?
02:27Bah, génial, embrasse-le de ma part.
02:29Ah, je te laisse, j'ai bardé là sur l'hautine pour son média training.
02:31Aujourd'hui, on bosse la répartie.
02:33Ciao.
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