Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Le restaurant "Seven Times Lyon" a ouvert ses portes, fin avril, et se présente comme le plus grand food court certifié halal de Lyon, mettant en avant à travers des vidéos promotionnelles publiées sur TikTok et Instagram, un espace «100 % girls» réservé aux femmes.

La polémique a été lancée par le député RN de l’Ain, Jérôme Buisson, en fin de semaine dernière :

"Le restaurant Lyon Seven Times à Vaulx-en-Velin semble pratiquer un séparatisme inadmissible et illégal en isolant dans une salle à part les femmes. Les clients sont donc triés par sexe, écrivait l’élu du département voisin sur son compte X jeudi soir en interpellant la préfète du Rhône, Fabienne Buccio. C’est de la discrimination inacceptable en France».

Dans l’extrait vidéo diffusé sur le réseau social, un jeune homme demande : «C’est quoi la salle là-bas, il y avait v’la les meufs ?» Le serveur à l’image lui répond : «C’est normal, c’est la salle pour les femmes».

L’établissement affirme avoir voulu créer un espace «safe», destiné aux clientes souhaitant déjeuner ou dîner sans présence masculine. Très vite, l’initiative a enflammé les réseaux sociaux, provoquant un débat national sur la notion de discrimination et d’égalité. Pour ses détracteurs, cette salle réservée constitue une ségrégation fondée sur le sexe, jugée incompatible avec les principes républicains.

Plusieurs responsables politiques dénoncent une dérive communautariste et une remise en cause de l’égalité entre les femmes et les hommes. À l’inverse, certains soutiens estiment que cette mesure répond à une réalité vécue par de nombreuses femmes, confrontées au harcèlement ou à des comportements déplacés dans les lieux publics.

Face à la controverse, les gérants du Seven Time assurent qu’il ne s’agit pas d’une interdiction formelle, mais d’un espace proposé sur la base du volontariat. Ils affirment n’avoir jamais refusé l’accès du restaurant à un homme et plaident une démarche de protection, non d’exclusion.

Mais juridiquement, la situation est encadrée de façon stricte. En France, un établissement recevant du public est soumis au principe de non-discrimination.

Le Code pénal interdit toute distinction fondée notamment sur le sexe dans l’accès à un bien ou à un service. Même sans refus explicite, le fait de réserver un espace à un seul genre peut être considéré comme discriminatoire.

Des exceptions existent, notamment pour des motifs de sécurité ou de protection de la vie privée, mais elles sont interprétées de manière restrictive.

Les autorités locales et les services de l’État examinent donc si cette salle réservée entre dans ce cadre légal ou s’il s’agit d’une infraction.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Moi c'est quoi ça là-bas ? Il y avait v'là les meufs dans la salle.
00:02Mais c'est normal, c'est la salle pour les femmes.
00:03Et moi je m'assois où maintenant ?
00:04Là-bas.
00:05Dans ce fast-food, une grande salle où les clients et clientes peuvent s'asseoir.
00:10Et dans un coin, cette petite salle réservée exclusivement aux femmes.
00:13Une séparation qui a intrigué ce député RN.
00:16Si on s'en tient à cette vidéo, ça donne l'impression qu'il y a une salle réservée aux femmes
00:20et que l'autre salle est réservée aux hommes.
00:23La communication du restaurant ne parle pas de mixité.
00:25J'ai appris ensuite que la grande salle était certainement mixte, dont acte.
00:29Mais la communication du restaurant est très axée sur cette salle réservée aux femmes.
00:34Cette publication avait interpellé Jérôme Buisson.
00:37Le député RN avait accusé l'établissement de pratiquer un séparatisme inadmissible et illégal.
00:42Depuis, le gérant a communiqué et assure que son établissement accueille tout le monde.
00:47Il n'y a pas d'espace qui sépare les hommes et les femmes entièrement.
00:50Tout le monde vient chez nous, les familles, beaucoup de nationalités.
00:53C'est purement commercial, c'est hyper vendeur ce type d'espace.
00:56Ce concept existe dans les salles de sport comme Basic Fit ou On Air.
01:00Ça se développe.
01:01Le gérant conteste toute motivation religieuse.
01:03De son côté, la préfecture affirme avoir saisi les services de l'État pour procéder à des investigations.
Commentaires

Recommandations