- il y a 5 semaines
Narcotrafic, services publics, sécurité… Les deux candidats à la mairie de Marseille pour les municipales de 2026, Sébastien Deloggu (LFI) et Franck Allisio (RN) ont débattu sur BFMTV ce lundi 15 décembre.
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00:00Avant cela, avant de retrouver Annie-Jean-Var tout à l'heure, le débat de 60 minutes.
00:04Le FMTV, c'est la chaîne de la politique, vous le savez, et c'est la chaîne aussi des élections municipales.
00:09Nous sommes à trois mois aujourd'hui du premier tour du scrutin et à la veille d'une visite d'Emmanuel Macron à Marseille.
00:16Ce sont justement deux hommes qui rêvent de prendre le siège de maire de Marseille,
00:20qui nous rejoignent à présent pour débattre deux candidats.
00:23Sébastien Delogu, bonsoir.
00:24Bonsoir, monsieur.
00:25Candidat de la France Insoumise à la mairie de Marseille.
00:27Face à vous ce soir, Franck Alizio, bonsoir.
00:30Vous portez les couleurs du Rassemblement National dans cette bataille pour la mairie de Marseille.
00:34Vous êtes tous les deux députés des Bouches-de-Rhône, vous êtes tous les deux nés à Marseille.
00:39Je cherche des points communs, il y en aura peut-être moins ensuite pendant le débat.
00:41Et vous rêvez donc tous les deux de déloger le maire sortant d'hiver gauche, Benoît Payan,
00:45qui pour l'instant n'a pas annoncé sa candidature.
00:48Je précise qu'évidemment, les autres candidats seront appelés et invités à débattre sur ce plateau également.
00:53Les sondages vous donnent qualifiés tous les deux pour le second tour,
00:55si l'élection avait lieu dimanche prochain.
00:57Franck Alizio, vous avez gagné le tirage au sort.
01:01C'est vous qui allez donc répandre en premier.
01:03Je précise que vous êtes chronométré pour assurer un débat à la loyale.
01:07J'en serai le garant ici même.
01:10Une question peut-être d'actualité.
01:11Vous avez entendu tout le débat en ce moment et toute la colère du monde agricole.
01:16Je sais que vous êtes élu d'une circonscription qui n'est peut-être pas la plus concernée
01:20par les troupeaux de vaches, mais simplement, est-ce que vous soutenez en quelques mots ce mouvement des agriculteurs ?
01:26Bien évidemment.
01:28Bien évidemment que nous comprenons la colère des agriculteurs, le désespoir,
01:33le fait qu'aujourd'hui la France est incapable de fournir des vaccins qui pourraient mettre un terme à ces abattages immondes.
01:42C'est une fois de plus l'énième manifestation de notre perte de souveraineté, à la fois agricole, sanitaire,
01:50pour le pays à la fois de Pasteur et aussi ce qui a été la ferme de l'Europe.
01:58C'est évidemment un fiasco déplorable.
02:01Et évidemment, c'est d'abord nos agriculteurs qu'il faut penser et c'est à eux qu'il faut trouver une solution.
02:06Même question Sébastien Delegue, vous soutenez le mouvement ?
02:09Écoutez, vous avez quand même des agriculteurs qui appellent à l'aide et je pense que la France doit leur répondre
02:14en leur donnant la possibilité d'avoir des conditions dignes de travail, mais aussi pour leur vie personnelle.
02:22Je pense qu'il ne faut pas aller les gazer ni les réprimer, ce que fait actuellement le gouvernement.
02:28Et il est important de dire quand même au peuple français que ces gens-là nous nourrissent
02:33et qu'il y a un suicide tous les jours d'agriculteurs.
02:37Donc nous avons effectué à l'Assemblée nationale avec la France Insoumise une loi qui allait justement
02:43donner des conditions de vie dignes à ces personnes-là.
02:47Et le Rassemblement national avec les macronistes l'ont refusé.
02:49Donc je me pose la question d'une hypocrisie envers la personne qui se trouve en face de moi.
02:54Allez, on rentre dans le débat marseillais.
02:56Mais même si certaines questions vont sans doute résonner un peu partout en France dans les thèmes qu'on va aborder.
03:01D'abord, juste pour bien vous définir, on parle parfois d'une identité marseillaise.
03:06Pour vous cerner, Franck Aligio, qu'est-ce qu'il fait de vous un Marseillais et pas un Bordelais ou un Lillois ?
03:13Et ne dites pas l'accent.
03:15Non, je suis un Marseillais depuis trois générations.
03:18Moi je suis un Marseillais depuis trois générations.
03:20L'histoire de ma famille, c'est l'histoire de beaucoup de Marseillais.
03:23Vous savez, du côté de mon père, on est venu du Piémont.
03:26Mon grand-père est venu, il avait 14 ans, du Piémont pour travailler tout simplement.
03:32Et du côté de la mère, on est des rapatriés de Tunisie.
03:35Mon grand-père était policier, l'autre était maçon.
03:38Marseille, c'est aussi une histoire qu'on partage tous.
03:41On est venu dans cette ville depuis plusieurs générations pour y travailler, pour y construire Marseille, pour y respecter les lois.
03:49Voilà, Marseille c'est un esprit, Marseille, il y a l'OM qui est une religion.
03:54Je me demandais votre combien de temps on parlerait football, c'est fait, deux minutes trente.
03:58Qu'est-ce que vous avez de Marseillais ? Qu'est-ce qui fait l'identité chez vous, Marseillaise ?
04:02Je vais être très très très très très rapide et je ne vais pas commencer à raconter tout et n'importe quoi.
04:07Marseille, je l'ai dans le sang, tout simplement.
04:10Ça veut dire quoi ?
04:12Ça veut dire que je vis que pour Marseille et par Marseille.
04:16Voilà, tout simplement.
04:17On va parler trafic de drogue.
04:21Pour commencer, vous savez que Marseille est très régulièrement dans l'actualité pour ça,
04:24même si évidemment elle ne se résume pas à ce qui se passe épissant du trafic de drogue en France,
04:28sous l'ombre de la DZ Mafia.
04:29Il y a un mois, Médic et Sassi étaient assassinés.
04:32L'émotion a été immense à Marseille et dans toute la France.
04:35Demain, Emmanuel Macron retourne à Marseille pour faire le point sur la situation.
04:40Sébastien Delogu, avant de vous entendre sur vos propositions,
04:42est-ce que vous vous sentez menacé dans la campagne des municipales ?
04:45Est-ce que c'est le cas ?
04:47Absolument pas.
04:49Et puisque tout à l'heure je vous disais que j'ai marché dans le sang,
04:53j'ai envie de vous dire que je suis né à Marseille.
04:54J'ai grandi à Marseille.
04:56J'ai travaillé à Marseille et dix ans d'ailleurs dans le taxi.
04:59Et j'ai parcouru l'entièreté de la ville.
05:02Et j'ai rencontré des milliers de personnes.
05:04Et dans ces milliers de personnes, il y a beaucoup de quartiers et de personnes qui se sentent abandonnées.
05:12J'ai été en immersion totale dans l'abandon, dans les souffrances,
05:18dans le mépris que certains quartiers peuvent rencontrer et peuvent subir.
05:23Et donc du coup, c'est pour ça que depuis deux ans, j'essaye d'expliquer que sur le lit de la misère sociale,
05:30naissent des comportements asociaux.
05:34Mais personne ne nous écoute.
05:35Je n'ai pas vu un seul ministre de la Santé se rendre à Marseille dans nos quartiers
05:40pour parler de mesures de santé publique.
05:43Je n'ai jamais entendu parler de lutte contre les addictions.
05:49Et tout cela aujourd'hui est complètement pitoyable.
05:54Parce que les personnes qui sont aujourd'hui dans ce gouvernement
05:58et la personne qui se trouve en face de moi
06:00ne veut qu'aujourd'hui verbaliser les consommateurs.
06:04Mais on ne veut pas.
06:06Et vous ne voulez pas les soigner.
06:08Et c'est là tout le problème.
06:10Parce que vous n'allez pas apporter de solution à cette population.
06:14Ma réponse, elle date déjà de 18 mois.
06:17On la défend avec Marine Le Pen.
06:19C'est un état d'urgence.
06:21Un état d'urgence contre le narcotrafic.
06:23Un état d'urgence pour Marseille.
06:24Un état d'urgence sécuritaire et migratoire.
06:27Un état d'urgence pour que notre police et notre justice
06:30soient à armes égales face aux trafiquants.
06:33Pour bien comprendre c'est quoi l'état d'urgence à Marseille.
06:34Mais vous savez ce que c'est l'état d'urgence ?
06:35Moi je peux lui expliquer l'état d'urgence.
06:37L'état d'urgence, monsieur, c'est le fait que vous allez annuler
06:41et interdire les manifestations.
06:43Est-ce que vous pensez que les trafiquants vont venir manifester ?
06:46L'état d'urgence, monsieur, c'est le fait d'aller perquisitionner
06:49à n'importe quelle heure de la journée.
06:51Vous ne pouvez pas être contre cela.
06:52C'est la loi.
06:53D'aller perquisitionner à n'importe quelle heure de la journée des personnes.
06:57Ce n'est pas ce que demandent les magistrats et le syndicat de la magistrature.
07:01Le syndicat de la magistrature, monsieur, demande,
07:03comme nous l'avons fait à l'Assemblée nationale,
07:04des moyens pour pouvoir juste faire leur travail.
07:07Et vous, vous avez voté contre tous les amendements
07:11que nous avons déposés à l'Assemblée nationale.
07:12– Laissez-moi terminer, s'il vous plaît.
07:13– Vous m'avez coupé la parole.
07:14– Non, c'est très rapide.
07:15– Vous avez donné votre fausse définition de l'état d'urgence.
07:17– Une minute d'avance pour vous entendre la parole, monsieur Delogu,
07:18gardez-en sous le pied.
07:20C'est le début du débat.
07:21– C'est important aujourd'hui que j'explique
07:25que ces personnes, aujourd'hui, ont voté à l'Assemblée nationale
07:27contre les amendements que nous avons déposés
07:31pour demander des moyens supplémentaires
07:33à la police judiciaire et à la GIRS.
07:35Donc, avec vous, l'état d'urgence, c'est la double peine.
07:38Vous allez faire, aujourd'hui, souffrir les Marseillaises et les Marseillais
07:41parce que l'état d'urgence, je vous le rappelle,
07:44c'est aussi le fait qu'on confine des personnes.
07:46Et donc, du coup, vous voulez publier les Marseillaises et les Marseillais.
07:50– Vous voulez vous mélanger tout ?
07:50– Non, c'est la définition de l'État d'urgence.
07:52– On laisse répondre tout, c'est l'argument de Mme Vassaillais et de M. Payan.
07:55– Non, non, c'est juste…
07:56– Vous êtes aussi mauvais en droit que…
07:59– Non, non, non, mais bon.
08:00– Il y a un seul truc sur lequel on est d'accord.
08:01Les perquisitions, ben oui, perquisitionnées,
08:05sans passer par le juge, perquisitionnées de partout,
08:09les dealers, les trafiquants de drogue, peut-être que ça vous dérange.
08:12– Moi, non.
08:13Donc, on est sur l'état d'urgence, ça fait 18 mois.
08:16– Mais il dit oui, mais si vous reprendez la parole, vous donnez une seconde.
08:17– Non, mais s'il coupe tout le temps…
08:19– Les perquisitions, on a la possibilité de les faire.
08:21Pourquoi ils ne sont pas…
08:22– Non, non, avec toute une série de procédures,
08:25c'est bien en pêche d'aller à Séville.
08:27– M. Alizio, s'il vous plaît, à l'instant,
08:29M. Delogu, vous faites bien M. Delogu,
08:32je suis là, M. Delogu,
08:34simplement pour que tout le monde puisse se comprendre
08:36et que les téléspectateurs puissent se faire un avis
08:39sur ce que vous proposez, il faut qu'on s'écoute un tout petit peu.
08:41Je vous laisse évidemment vous interrompre.
08:42– Moi, je peux bien écouter si on ne raconte pas de mensonges, M.
08:45– Mais je laisse simplement votre adversaire ce soir
08:47répondre, je vous redonnerai la parole, promis, dans quelques instants.
08:50– État d'urgence, bien évidemment.
08:53En tant que maire, brigade municipale anti-stup,
08:56comme elle marche à Perpignan, chez M. Alizio.
09:01Évidemment, la drogue, elle vient de quelque part
09:03et elle va quelque part.
09:04Elle vient de quelque part, elle vient de l'extérieur.
09:06Elle n'apparaît pas dans la garrie provençale, la drogue.
09:11Elle vient de l'extérieur.
09:12Donc, il faut à nouveau contrôler nos frontières.
09:14Premier problème, M. Delogu ne veut pas qu'on contrôle nos frontières.
09:17Évidemment, il veut une libre circulation totale et de la drogue.
09:20– Je rappelle que ce n'est pas tout à fait dans le mandat d'un maire
09:23au reste qui vous plaît sur les enjeux des municipaux.
09:24– Ah ben oui, mais attendez, quand on parle de la drogue,
09:26on est obligé de parler aussi d'où elle vient et où elle va.
09:29Évidemment, sanctionner les consommateurs.
09:34Et ça, c'est évident.
09:35Et du côté de M. Delogu, évidemment, on est pour la légalisation.
09:38On est pour également des salles de shoot.
09:41Moi, je veux arrêter l'expérimentation de salles de shoot.
09:45Avec moi, à Marseille, il n'y aura pas une seule salle de shoot.
09:48Avec vous, il y aura multiplication des salles de shoot,
09:50comme elles échouent à Paris, comme elles échouent de partout.
09:52C'est un danger, la drogue.
09:53C'est un danger pour nos enfants.
09:55C'est un danger pour tout le monde.
09:56Et vous êtes un danger pour Marseille.
09:58– Votre réponse, M. Delogu, sur la légalisation du cannabis.
10:01– Moi, je vais être très clair.
10:03Excusez-moi, M. Alizio, vous avez fait quoi en tant que parlementaire à l'Assemblée nationale ?
10:08– Dites-moi, quelle proposition avez-vous écrite de votre main
10:11et avez-vous déposé à l'Assemblée nationale sur le narcotrafic, sur la drogue ?
10:16– Une proposition de loi pour mettre un terme aux salles de shoot.
10:19– Vous l'avez fait, vous, ça ?
10:21– Oui.
10:21– Vous, vous l'avez fait de vos mains ?
10:22– Oui, la PPL, tout à fait.
10:24– Très bien, moi, j'ai fait tout l'inverse.
10:26C'est-à-dire que j'ai demandé à ce qu'on le fasse.
10:28Nous, on a fait un plan de lutte contre le narcotrafic, monsieur.
10:31Un plan de lutte avec des propositions.
10:33– Nous aussi, M. Delogu, peut-être avant vous, ça s'appelle le plan Marseille en or.
10:37– Sur la légalisation du cannabis, M. Delogu, s'il vous plaît.
10:39– Merci d'avoir écrit il y a quelques jours, on l'avait fait il y a 10 mois.
10:42– Vous êtes en train de continuer à me couper la parole, alors que…
10:44– Annoncez-vous qu'avez coupé la parole, M. Delogu.
10:45– Mais non, on vient de me donner la parole.
10:47– Vous ne m'obligez pas à intervenir à chaque fois, mais je peux le faire avec plaisir.
10:50– Non, mais…
10:50– Je vais préciser ma question, M. Delogu, dépénaliser le cannabis et vous avez légalisé, pardon,
10:57et vous avez dit récemment qu'il faut aussi confier la vente du cannabis
10:59à des dealers qui ont été condamnés.
11:01Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ?
11:04– Alors, déjà, je vais vous dire une seule chose.
11:07Quand c'est qu'on stoppe l'économie souterraine ?
11:10À quel moment ?
11:11Quelles sont les propositions du Rassemblement national et de ce monsieur
11:13pour stopper l'économie souterraine ?
11:16Aucune.
11:16Que des mesures répressives qui, depuis 40 ans, monsieur,
11:19et je vous regarde droit dans les yeux…
11:21– Non, c'est inverse.
11:21– Depuis 40 ans, on a vos méthodes et elles échouent.
11:25On n'a pas l'ordre, on n'a pas la sécurité, on n'a pas la justice.
11:28– Mais à chaque fois, on a le laxisme.
11:29– D'accord, c'est bon, vous avez fini ?
11:31Parce que toutes les mesures sécuritaires qui ont été apportées
11:34par tous les ministres qui sont venus à Marseille, monsieur,
11:36ont apporté toujours…
11:37– Mais vous avez vu du sécuritaire ?
11:38– Bon, vous pouvez vous taire, s'il vous plaît,
11:40un instant que je puisse m'exprimer, oui ou non, monsieur.
11:43Ou c'est vous qui vous voulez faire le débat tout seul.
11:44– Enfin, c'est vous qui avez coupé depuis le début.
11:45– Non, mais s'il vous plaît, moi je vous dis, monsieur,
11:49que les gens que je croise dans la rue et avec lesquels je parle,
11:52c'est-à-dire les Marseillaises et les Marseillais,
11:53moi je ne suis pas député de Châteauneuf-les-Martyques, d'accord ?
11:56Je suis député de Marseille.
11:58Et quand je les croise, ils me disent,
12:00dès que la police s'en va, le trafic reprend sa place.
12:04Donc si vous changez de doctrine,
12:06changez de doctrine, plutôt que de faire croire aux gens
12:09que la police va régler les problèmes,
12:12alors que c'est un problème de santé publique,
12:15vous allez peut-être passer dans une autre étape,
12:17et laissez-moi terminer s'il vous plaît.
12:18– Moi j'avais rien dit.
12:19– Vous allez stopper, pardonnez-moi.
12:20– Mais vous avez deux minutes d'avance.
12:21– Vous allez stopper l'économie souterraine
12:24et avoir des débouchés d'emplois.
12:26Et cet argent-là qui va ressurgir,
12:29on va pouvoir justement, juste faire une seule chose,
12:33c'est faire de la prévention
12:34et apporter des solutions de santé publique.
12:37– Donc là-dedans ça s'inscrit, comme vous dites les anciens.
12:39– Aujourd'hui, vous ne proposez pas, monsieur.
12:41– Les trafiquants de drogue,
12:42– Les trafics,
12:43– Les criminels,
12:44– Les délinquants.
12:44– Celles et ceux qui ne respectent pas la loi, monsieur,
12:46– Ils doivent être jugés.
12:47– Vous en avez dans votre groupe parlementaire,
12:49c'est sûr, eh bien oui c'est sûr.
12:51– On reste s'il vous plaît sur les endroits.
12:53– Des délinquants, vous en avez aussi chez vous, monsieur.
12:55– Monsieur les trafiquants d'argent, oui,
12:58parce qu'avec Marine Le Pen,
12:59elle a quand même détourné plus de 2 milliards d'euros quand même.
13:00– Ah non, non, non, attendez, monsieur Mélenchon.
13:02– S'il vous plaît, on va rester s'il vous plaît.
13:03– Il a détourné quoi, monsieur Mélenchon ?
13:04– On va rester s'il vous plaît.
13:06– Non, non, mais vous n'allez pas vous renvoyer les affaires,
13:07les unes autres, sinon vous avez quoi ?
13:08– Vous, vous avez été condamné.
13:10Et en plus, vous aussi, vous êtes suspecté
13:13d'avoir détourné des fonds publics.
13:21– Messieurs les téléspectateurs, vous regardez.
13:23– Ah, moi j'ai honte.
13:24– Voilà, non, non, on ne va pas rentrer,
13:25vous n'allez pas vous envoyer chacun les affaires réelles
13:28ou supposées dont certaines sont encore en cours
13:30de traitement par la justice.
13:31– Mais moi, je ne me laisse pas faire, monsieur.
13:32– On en revient, si vous permettez, à l'insécurité.
13:35Monsieur Alizio, vous avez dit, si je suis élu maire de Marseille,
13:38je vais tripler le nombre de policiers municipaux.
13:40Il y en a à peu près 700 aujourd'hui, je passerai à 2000.
13:43Question toute simple, est-ce que la ville, elle est moyenne ?
13:45– Oui, évidemment.
13:47Le budget de la ville de Marseille, c'est 2 milliards.
13:50– Et l'investissement, ce serait 70 millions, vous voyez ?
13:5470 millions pour tripler le nombre de policiers municipaux.
13:57Ça nous ferait arriver, à la moyenne,
13:59des meilleures polices municipales de France.
14:01Ce n'est pas extraordinaire, vous savez.
14:03De même, doubler le nombre de caméras, de vidéosurveillance,
14:06ça nous mènerait tout simplement à être dans la moyenne haute
14:08des villes de France.
14:09Aujourd'hui, nous sommes sous-dotés, sous-dotés en policiers municipaux,
14:12sous-dotés en caméras.
14:14Il faut mettre le paquet, il faut changer de braquet
14:16en manière de sécurité.
14:17Aujourd'hui, c'est la première préoccupation des Marseillais,
14:20ça doit être la priorité absolue du maire.
14:23Avec M. Delogu, ce ne sera pas la priorité, c'est sûr.
14:26– Mais qu'est-ce que vous en savez, monsieur ?
14:27– Enfin, en matière de sécurité, M. Delogu, en matière de sécurité,
14:31vous qui n'arrivez même pas à faire un lien entre immigration et insécurité,
14:34– Je ne vous ai pas coupé, monsieur.
14:35Mais moi, je vais vous dire, quand je serai maire de Marseille,
14:37parce que je serai maire de Marseille, contrairement à vous, monsieur,
14:40j'apporterai la tranquillité publique que mérite Marseille.
14:42– Sébastien Delogu, la France Insoumise dit dans son programme,
14:45attendez, je vais vous interroger, si vous me permettez,
14:47dit dans son programme, on désarme la police municipale dans les villes qu'on gagne,
14:50on débranche les caméras de vidéosurveillance,
14:52est-ce que vous le ferez à Marseille,
14:54ou est-ce que vous ferez une exception au vu, par exemple, de l'insécurité ?
14:57– Si personne ne me coupe, je peux aller jusqu'au bout de mon propos.
14:59Je vais vous dire une seule chose, monsieur,
15:01ce que vous vous proposez, qui est d'ailleurs les mêmes propos que Benoît Payan,
15:05c'est-à-dire, vous allez rajouter 500 caméras par-ci, etc.
15:08Moi, je vais vous expliquer une chose, 500 caméras, c'est 15 millions d'euros.
15:1215 millions d'euros, j'embauche entre 250 et 300 policiers,
15:17agents de police de proximité qui sera au service du peuple et qui sera dans la rue.
15:23Parce qu'une caméra, monsieur, elle ne va pas secourir instantanément
15:26une personne âgée qui peut-être dans le 8e, dans le 10e ou dans le 16e
15:31est en train de rentrer chez elle et se fait agresser.
15:33Ça, c'est une première chose.
15:34Deuxième chose, pour le désarmement de la police,
15:36je ne veux pas désarmer la police.
15:40Vous avez compris ou pas, maintenant ?
15:42Je ne veux pas désarmer la police.
15:44– Ah, pardon, monsieur, attendez, c'est une information que vous nous donnez,
15:47c'est pas ce que dit Mathilde Panot.
15:49– Ben, je finis.
15:50Mathilde Panot, elle a un raisonnement à long terme
15:52et elle a raison de l'avoir.
15:54C'est-à-dire que quand on aura réinstallé la justice sociale dans ce pays,
15:58la police municipale n'aura plus besoin d'armes, d'accord ?
16:01Dans un premier temps, c'est sur du long terme.
16:03Mais à court terme, si on rétablit la tranquillité publique que mérite Marseille,
16:08c'est-à-dire de mettre des policiers dans la rue,
16:12ils n'auront pas besoin d'être armés quand on aura fini
16:14avec tout ce problème que rencontre Marseille.
16:18Et ce n'est pas vous qui allez le régler,
16:19parce que vous ne serez jamais au pouvoir dans cette ville.
16:22– Votre réponse, monsieur, je précise, monsieur Alizou,
16:24vous avez trois minutes d'ortard.
16:25– Il y a un monsieur de Logu sur votre plateau,
16:27il y a un monsieur de Logu avec ses amis quand il lance son premier meeting,
16:31et dans son premier meeting, il a dit que la police tue.
16:33– J'assume, j'assume mes propos, monsieur.
16:35– Et je n'ai pas dit la police tue.
16:37– C'est une insulte à notre pays, c'est une insulte pour Marseille.
16:40Nous avons eu honte en tant que Marseille de vous entendre dire ça, voilà.
16:43C'est la raison pour laquelle j'ai fait un signalement
16:45et au procureur et au ministre de l'Intérieur,
16:48et heureusement, il y a eu des poursuites.
16:49C'est honteux, ce que vous avez dit.
16:51– Heureusement, il y a eu des poursuites.
16:52– La police municipale, la police nationale, la police tue.
16:55Je veux dire, voilà ce que vous pensez.
16:57Donc quand vous nous dites que vous allez rétablir la tranquillité publique,
17:00c'est juste hallucinant.
17:01– D'accord.
17:01– Vous êtes contre la police, vous êtes contre la police.
17:04– Moi, en tout cas, quand vous dites que je suis contre la police,
17:06quand je dépose des amendements qui sont pour la police judiciaire et la GIRS,
17:09vous, vous votez contre.
17:10Donc qui est contre la police ?
17:12– Alors, qu'est-ce que ça veut dire la police tue ?
17:14– Vous connaissez Zineb Redouane ?
17:16– Oui.
17:16– Rémi Fraisse, vous connaissez ?
17:18Malik Ousekine, vous connaissez ?
17:20Adama Traoré, vous connaissez ?
17:22Quand je dis dans mon meeting, monsieur Alizio,
17:25qu'il crise quand on dit la police tue la police située à Adama Traoré, monsieur.
17:33– Monsieur Delogue, un tout petit mot, dans le cas d'Adama Traoré,
17:35la justice est passée, une fois et une deuxième fois, non-lieu pour les policiers.
17:38– Ce n'est pas pour cela, monsieur, qu'il y a eu le non-lieu.
17:41Ce n'est pas pour cela.
17:42– C'est pourquoi ?
17:42Le juge d'instruction, le parquet général et la cour d'appel ont reconnu
17:46que l'interpellation a causé la mort.
17:48Il faut rétablir l'effet un peu.
17:50Ça, c'est la vérité de ce qu'a dit la justice.
17:53D'accord ?
17:53– Votre réponse là-dessus ?
17:55– Non, évidemment, et vous non plus.
17:56– Non, moi non plus.
17:57– Mais moi, je connais les personnes qui étaient présentes ce jour-là.
18:01Et donc, du coup, j'ai pu au moins jeter un coup d'œil à ce qui s'est dit.
18:04Donc, excusez-moi, je vais quand même…
18:06– Vous allez au bout de votre raisonnement.
18:08– Voilà, si vous me le permettez.
18:09– Mais en donnant la parole à votre adversaire, si vous voulez bien,
18:10vous n'avez plus de trois minutes d'avance, il faut aussi qu'on soit honnête.
18:13– Et quand moi je dis, monsieur, que les EHPAD maltraitent nos aînés,
18:16je ne suis pas en train de dire que c'est le personnel
18:19qui est en train de maltraiter nos aînés.
18:21Et donc, quand je dis que la police tue, je parle du fonctionnement
18:25et non pas des policiers.
18:26– La réponse…
18:27– D'accord ?
18:27– Mais il y a effectivement des policiers parce que…
18:30– Sinon, ça va se terminer en meeting de votre adversaire ce soir
18:32pendant cinq minutes pour équilibrer les temps de parole.
18:34– Je le couperai.
18:34– Je suis sûr que vous ne voulez pas.
18:35– Je le couperai.
18:35– Votre réponse.
18:38– Non mais, écoutez, quand vous dites que la police tue,
18:40ça veut dire que la police tue.
18:41Ça veut dire que vous ne serez pas un maire de Marseille
18:43aux côtés de votre police du maire si vous ne serez jamais.
18:45Maire de Marseille, vous ne serez pas un maire.
18:47– Vous ne racontez n'importe quoi et vous le savez.
18:48– Monsieur Delogu, on laisse parler si vous voulez.
18:49– Mais il le sait, il raconte n'importe quoi, c'est ça le problème.
18:51– Au côté de ses équipes, pour qu'il puisse travailler en confiance.
18:54– Mais ce n'est pas vrai.
18:55– Le maire doit être au côté de ses équipes, de ses policiers.
18:59– Monsieur Delogu, pardon.
18:59– Il faut à la fois les deux, monsieur, parce que les caméras…
19:02– Monsieur Delogu, s'il vous plaît.
19:03– Si vous parliez une fois ou deux avec les policiers municipaux,
19:05vous sauriez que les caméras de vidéosurveillance,
19:07c'est très important pour la police municipale.
19:09C'est très important pour les policiers.
19:10Parlez à un policier.
19:11Parlez un jour à un policier à haute vie.
19:13– Juste une phrase et après, vous n'allez pas vous parler.
19:15– Non, monsieur Delogu, vous avez trois minutes de retard.
19:17Sinon, je coupe votre micro et je pose des questions.
19:19– Une phrase après, vous coupez mon micro.
19:20– Non, parce qu'il y a un autre sujet qui est très important
19:22et qui arrive là, qui va arriver même d'ailleurs.
19:24– Moi, je réponds à la première préoccupation des Marseillais
19:27qui est un Marseille en ordre.
19:29Voilà, c'est la première préoccupation des Marseillais.
19:31Ce sera la priorité absolue de mon mandat en tant que maire.
19:35Évidemment, vous êtes à peu près l'opposé absolu
19:38de ce qu'il faut pour remettre Marseille en ordre, monsieur Delogu.
19:40– Vous allez m'expliquer pourquoi une étude de la gendarmerie
19:42a prouvé que la vidéosurveillance est inefficace
19:46avec 22 cas élucidés sur les 2000 affaires.
19:50Vous allez m'expliquer cette étude peut-être ?
19:51– Tous les verts qui mettent en place la caméra de surveillance ?
19:54– Expliquez-moi ça, monsieur.
19:56– On va parler du quotidien des Français et des Marseillais.
20:04La question du logement, les loyers trop chers,
20:07les prix trop chers également pour acheter son appartement,
20:10la difficulté à se loger.
20:11– Mais demain demi, qu'est-ce qu'il a fait ?
20:12– Attendez, attendez, attendez, les logements insalubres.
20:17Monsieur Alizio, quelle est pour vous la priorité ?
20:20Je parle logement insalubre, on a tous en tête ce qui s'est passé,
20:22rue d'Aubagne, il y a quelques années à Marseille.
20:24Monsieur Alizio, qui a toujours deux minutes de retard,
20:26à qui je donne donc la parole en premier.
20:27Votre priorité sur le logement ?
20:29– Aujourd'hui, nous avons un souci de logement à Marseille,
20:33aussi parce que, par la municipalité,
20:36par d'ailleurs le gouvernement, par tout le monde,
20:38ce sera encore pire avec M. Delogu,
20:40considère que le propriétaire, c'est l'ennemi absolu.
20:47Donc le propriétaire, il est le petit propriétaire,
20:50je parle du petit propriétaire marseillais,
20:51il est taxé, il est squatté, il est tagué.
20:56Voyez-vous, le candidat des tagueurs, le candidat des squatteurs,
20:58le candidat des délinquants, le candidat de la racaille,
21:00le candidat de ceux qui pourrissent la vie des Marseillais,
21:03eh bien le petit propriétaire, il se fait pour la vie.
21:05Et donc, à un moment donné, il n'y a plus d'investisseurs au sein de Marseille
21:09et au sein du centre-ville.
21:11Donc il faut redonner, et pour redonner envie d'investir
21:14à tous les propriétaires, aux petits propriétaires,
21:16y compris dans le centre-ville de Marseille,
21:18là où on en a le plus besoin,
21:20eh bien il faut d'abord respecter les propriétaires,
21:22ne plus augmenter la taxe financière, bien évidemment,
21:25avoir une brigade anti-tag, avoir une brigade anti-squatteur,
21:30et tout simplement respecter les propriétaires,
21:32et de priorité absolue, on revient toujours là,
21:35dans le quotidien d'une ville, la sécurité et la propreté,
21:39le cadre de vie, ce qui permet évidemment
21:41de pouvoir avoir envie de réinvestir,
21:44et tout simplement d'habiter, d'acheter à Marseille
21:47pour y vivre, tout simplement.
21:49Il y a une colline du Crac à Marseille,
21:51elle est entre la gare Saint-Charles et la porte d'Aix,
21:54c'est dans la circonscription de M. Bompard,
21:57votre ami M. Bompard.
21:58M. Bompard a expliqué à ces gens qui ont des clandestins,
22:03qui sont au Crac toute la journée,
22:06qui leur rend la vie impossible,
22:08dont l'appartement a perdu toute la valeur à ses pauvres habitants,
22:11on va leur expliquer qu'ils ne pouvaient rien faire,
22:13et quand même, ils pourraient faire,
22:14ils ne feraient rien, parce qu'ils considèrent que la priorité,
22:18ce sont ces clandestins qui se droguent en bas des îles de ce qui meuf,
22:21en plein centre-ville de Marseille.
22:23C'est ça le drame du logement à Marseille.
22:25C'est bien parce que je ne vous ai pas coupé,
22:27mais vous n'avez rien proposé pour les Marseillaises et les Marseillais, monsieur.
22:31Bon, je vais parler des vrais problèmes des Marseillais.
22:32Vous n'avez rien proposé, rien.
22:35C'est la preuve que vous ne travaillez pas, monsieur.
22:38Voilà. Moi, ce que je propose, ne me coupez pas, je ne vous ai pas coupé.
22:41Moi, ce que je propose, monsieur, c'est de construire 30 000 logements,
22:45de geler le prix des loyers, de réquisitionner les logements vides.
22:49Voilà ce que nous proposons.
22:50Parce que pour le moment, que ce soit votre groupe,
22:53qui n'a absolument pas travaillé sur le sujet,
22:55moi, je peux aussi vous montrer que nous avons demandé la création
22:58d'une enquête parlementaire sur l'Abitda Engine,
23:01mais vous, vous n'y faites pas partie,
23:02parce que vous n'êtes pas député de Marseille,
23:04vous êtes député des Bouges-Juronnes,
23:06et vous en foutez un petit peu de ce qu'il s'y passe.
23:10D'ailleurs, vous n'avez fait aucune loi pour Marseille,
23:12vous n'avez jamais rien proposé pour les Marseillaises et les Marseillais.
23:16Et à l'heure où nous parlons, vous avez pris deux minutes pour parler
23:19et vous n'avez rien proposé.
23:21Donc moi, je vous dis que nous allons réquisitionner les logements vides,
23:24parce qu'il est insupportable de devoir voir des gens vivre dans la rue.
23:28Et les personnes que vous dites, la colline du shoot,
23:32ou je ne sais pas comment vous l'avez expliqué, du crack,
23:34eh bien, monsieur, pour résoudre ce problème,
23:37c'est une halte-soin addiction, pour qu'on puisse en faire des décisions.
23:39– La réponse de Franck Alizio, et ce sera, si vous le permettez,
23:43le mot de la fin, pour tenter d'équilibrer un peu vos propos.
23:48Vous avez une minute trente.
23:48– Non, mais là, j'ai une question simple.
23:50– Ah ben non, non, si vous le relancez, on ne va pas s'en sortir.
23:52– Ah ben non, les 30 000 logements, comment on les finance ?
23:53– Ah ben non, les 30 000 logements.
23:54– Vous renoncez à votre temps de parole en retard.
23:56– Ah, monsieur Delogu ne sait pas comment on finance les 30 000 logements.
23:59– La réponse sur le logement, et ce sera le mot de la fin.
24:02– On aurait pu parler de beaucoup de choses aussi.
24:04Les écoles, les écoles, le plein-école qui n'avance pas.
24:07Nous avons 20 écoles rénovées, alors qu'il y en avait 188 qu'il fallait rénover, voilà.
24:12Mais l'école, c'est aussi une école en ordre, vous comprenez,
24:15c'est une école avec de la sécurité, avec de la discipline.
24:19C'est tout ça qui manque à Marseille.
24:21Il manque de l'ordre de partout, il manque de l'ordre dans nos rues,
24:24mais il manque de l'ordre dans nos poubelles, dans la propreté.
24:27Il manque de l'ordre dans les finances publiques, il manque de l'ordre à l'école.
24:31Il faut remettre notre ville en ordre, notre ville est en train de tomber.
24:34– Quoi ?
24:34– Et le pire, ce serait…
24:36– Je vous fais signe de ne pas reprendre la parole derrière.
24:37– Aujourd'hui, dans les mains de M. Delogu,
24:40car si Marseille tombe dans les mains de M. Delogu,
24:42alors la France tombera dans les mains de M. Mélenchon.
24:44– Rendez-vous le 15 mars prochain.
24:46Non, non, on s'arrête là.
24:47– Ah, donc vous m'avez eu ?
24:48– Non, je ne vous ai pas eu, vous avez même du temps.
24:50– Vous m'avez dit, j'ai le mot de la fin, vous ne me le donnez pas.
24:52– Est-ce que vous êtes capable de conclure en 10 secondes ?
24:53– Bien sûr.
24:54– Alors, allez-y.
24:55– Ce que j'ai envie de vous dire, monsieur,
24:56c'est que l'insoumission marseillaise est en train de faire trembler tout un système
25:00et quand on va récupérer le pouvoir à Marseille,
25:02on va faire revivre Marseille à travers le pays et l'international.
25:0610 secondes, monsieur.
25:07– 11 secondes, vous avez eu une parole.
25:08Merci à tous les deux d'être venus ce soir sur ce plateau.
25:10– Sous-titrage ST' 501
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