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  • il y a 5 semaines
380 salariés sur plus d'un millier ont fait leur retour sur le site de Saint-Mauront (3e) ce lundi après deux semaines de fermeture temporaire, en raison de l'insécurité et de l'emprise du narcotrafic à proximité. Une réunion entre la préfecture de police et la direction du groupe de télécoms a mis en place des solutions jusqu'en janvier.
Perception d'insécurité" selon la préfecture de police ou "vraie peur d'être blessé ou tué" des salariés? D'un côté, la préfète de police déléguée Corinne Simon (https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/1715717284372815/dans-les-bouches-du-rhone-revoila-une-prefete-deleguee-a-la-police), avait affirmé "ne pas avoir eu d'appel au 17 de la société" Orange alors que celle-ci fermait pour raisons de sécurité le 28 novembre dernier. De l'autre, les salariés du groupe de retour sur le site de Saint-Mauront ce lundi après 15 jours de télétravail ont fait valoir "qu'il y avait plus qu'un sentiment d'insécurité" et font part de leur réserve sur un dispositif policier (https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/1245514183395214/info-la-provence-24-nouveaux-enqueteurs-viennent-grossir-les-rangs-de-la-police-judiciaire-a-marseille) "temporaire et exceptionnel".
Des mesures de sécurité en plus
Devant le siège d'Orange, Nassourdine, employé depuis deux ans, affirme en jetant des regards autour de lui que "les salariés ont peur (https://www.laprovence.com/article/region/10544932255212/plus-personne-na-envie-de-travailler-la-orange-face-au-sentiment-dinsecurite-de-ses-salaries-marseillais)". Dès 9h, les vendeurs de cigarettes se pressent à quelques mètres de l'entrée du bâtiment, tandis que plusieurs points de deal ouvrent dans la cité voisine de Félix-Pyat. "Je n'ai jamais eu de souci en venant au travail mais je vois d'un bon œil la présence de la police sur ma route", ajoute ce salarié tandis que plusieurs agents dans une voiture tricolore surveillent les entrées et sorties. Pour Vincent, responsable des ventes dans la branche "business", "c'est le rôle d'une marque comme Orange, qui était publique et touchait chaque Français, d'installer ses locaux dans des quartiers populaires. Les salariés grondent et veulent plus de sécurité, mais on finit par en faire trop. Peut-on imaginer dépenser des millions d'euros pour déménager alors qu'une partie du début internet de la région passe dans nos locaux?". Pourtant, plusieurs syndicats ont tranché sur la question. Laurent Bedrossian, délégué syndical CFE-CGC, veut "qu'Orange quitte Saint-Mauront puisqu'il y a une crainte chez les salariés de finir au tableau des blessés et des tués du trafic de drogue à Marseille (https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/11554745482951/narcotrafic-face-a-un-traumatisme-de-guerre-les-psys-en-premiere-ligne)". Du côté de la CFDT, le délégué du personnel Jérôme Bissey affirme que "tout le monde sait qu'une opération anti drogue comme "place nette" est limitée. La présence de la police ne peut être renforcée ad vitam aeternam", juge-t-il tandis qu'Orange a procédé selon lui à "un recrutement de sept vigiles avec des horaires de présence élargie". A l'extérieur, un agent en tenue noire fait sa ronde autour du métro National, chargé de sécuriser les deux portes d'entrées du site.

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Transcription
00:00Ce n'est pas qu'un jour de fermeture de site qui va régler un problème de sécurité aussi important et de problème de narcotrafic.
00:13À Saint-Mauron, dans le troisième arrondissement de Marseille, c'est le retour au travail pour une partie des salariés d'Orange.
00:19Après la fermeture du site pendant 15 jours suite à des détonations entendues dans le quartier situé à proximité de Pointe-de-Dieu de la cité Félix-Piat,
00:27les employés sont partagés par plusieurs sentiments avant de retrouver leur bureau.
00:30C'est vrai qu'on revient un peu avec un petit peu cette angoisse-là, mais on n'a pas le choix.
00:36Comme je disais, ça allait, mais c'est vrai que les collègues, parfois on voit qu'il se passe des choses ici, donc il y a de la prévention pour certains.
00:44Les fins d'année sont toujours un petit peu plus, on va dire, compliquées pour tout le monde, donc la tension est un peu plus palpable.
00:53Mais encore une fois, on vient à Marseille, donc on a un peu l'habitude.
00:58Je suis content parce que je vais avoir du télétravail et franchement, on va revenir sur site.
01:03Un peu d'inquiétude, parce que voilà, avec les événements qu'il y a eu, on se demandait comment aller, si ça allait passer.
01:08Mais là, ça va, ça passe crème pour le moment.
01:10Ce matin, plusieurs dispositifs de sécurité ont été mis en place pour tenter de rassurer les employés,
01:15avec une présence policière adaptée pendant au moins 15 jours autour du site.
01:19Nous avons expliqué le dispositif, donc il consiste d'une part à continuer les rangs des patrouilles
01:23et à pouvoir maintenir une présence en statique sur des horaires un peu stratégiques,
01:29des horaires d'entrée et de sortie des salariés, de façon à pouvoir leur permettre de venir travailler en toute sécurité.
01:37Parmi les autres dispositifs, un renfort à l'intérieur du site et une hotline sur les risques psychologiques ont été ajoutés à la demande des syndicats.
01:43Ces derniers ont pu aussi s'entretenir avec la direction d'Orange pour discuter des suites à donner sur leur situation.
01:49Ils réclament notamment le déménagement ou l'ouverture d'un second site dans un autre quartier de Marseille.
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