- il y a 7 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Kéranflec’h du vendredi au dimanche de 22h à minuit.
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00:00:00Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck, je suis très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end.
00:00:05Ce qui s'est passé le 7 octobre en Israël touche maintenant le monde occidental.
00:00:09On va y revenir largement ce soir avec nos invités pour vous accompagner autour de ce plateau.
00:00:15Lina Mur, Némé, bonsoir.
00:00:17Vous êtes islamologue. Nous accompagne également Nathalie Cohen-Bezerman, vice-présidente du CRIF.
00:00:22Merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
00:00:24A vos côtés, Philippe de Gestas. Bonsoir Philippe.
00:00:26Bonsoir Olivier.
00:00:26Ancien officier, ancien sous-préfet.
00:00:28Et Patrick Martin-Jeunier, spécialiste des relations internationales, est également avec nous.
00:00:33Olivier Benkemoun qui va nous rejoindre d'ici quelques minutes également.
00:00:37C'est donc une guerre de civilisation, très clairement, qui nous est menée une nouvelle fois.
00:00:41Une attaque terroriste islamiste visant des personnes de confession juive a donc frappé l'Australie.
00:00:4715 personnes sont mortes, dont un concitoyen français.
00:00:50Il s'appelle Dan Elkayam.
00:00:52On dénombre à cette heure au moins 40 blessés.
00:00:55Les deux assaillants, un père et un fils.
00:00:57Le père est mort, le fils arrêté.
00:01:00De nombreuses personnes étaient rassemblées pour la fête juive de Ranouka.
00:01:04C'était sur la plage de Bondi à Sydney.
00:01:05Vous voyez l'image de notre concitoyen.
00:01:08A l'instant, on va y revenir.
00:01:09Le monde occidental, en tout cas, est ce soir.
00:01:12Vous l'imaginez bien sous le choc.
00:01:13Retour sur les faits avec Chloé Tarka.
00:01:15Des scènes d'effroi sur l'une des plages les plus célèbres du monde.
00:01:23A Bondi Beach, à Sydney, des coups de feu ont retenti en début de soirée.
00:01:28Les deux tireurs présumés, vêtus de noir et armés de fusils semi-automatiques, ont ouvert le feu en direction de la foule venue célébrer Ranouka, une fête juive.
00:01:38Selon des témoins, plusieurs dizaines de tirs ont été entendus.
00:01:44Une attaque ciblée contre la communauté juive, selon le Premier ministre de l'État de Nouvelle-Galle du Sud.
00:01:51Cette attaque a été perpétrée pour viser la communauté juive de Sydney, le premier jour de Ranouka.
00:01:58Je peux assurer à la communauté qu'elle bénéficiera d'une réponse massive et complète des forces de police et des services de maintien de l'ordre.
00:02:04Quelques minutes plus tard, les secours et la police interviennent.
00:02:09Au sol, des dizaines de victimes, certaines gravement blessées, d'autres déjà mortes.
00:02:16Les deux suspects sont finalement interpellés.
00:02:18L'un des tireurs présumés touchés par balles n'a pas survécu malgré les tentatives de réanimation des secours.
00:02:25Le second est grièvement blessé.
00:02:28Un engin explosif artisanal a également été retrouvé dans une voiture liée au tireur décédé.
00:02:34Le président israélien Isaac Herzog a condamné une attaque cruelle contre des juifs.
00:02:41Alors pour démarrer, bien évidemment, une très forte et puissante pensée pour la famille de Dan Zelkayam,
00:02:47notre concitoyen Olivier, qui fait partie des victimes, qui fait partie de ces 15 victimes en Australie.
00:02:55On voit Dan à l'image, il avait 27 ans.
00:02:5927 ans, il était installé en Australie depuis un an.
00:03:05Il vient d'une famille du Bourget, région parisienne.
00:03:08Il a trois frères, ils étaient quatre frères au total, qui sont évidemment dévastés ce soir.
00:03:15Le Quai d'Orsay va s'occuper dans les prochaines heures en lien avec la famille de rapatrier son corps vers la France.
00:03:22J'ai regardé pendant un long moment son profil sur les réseaux sociaux.
00:03:28C'est un jeune homme qui était très proche de la nature, qui a beaucoup voyagé, qui a adoré l'Australie.
00:03:33Les premières photos d'Australie, je pense qu'il a été très amoureux, il est tombé amoureux de ce pays, remonte à 2022.
00:03:39Il était aussi très sportif, il aimait beaucoup le football et beaucoup de ses stories, beaucoup de ses vidéos concernent le foot, l'équipe de France, etc.
00:03:52Et qu'il était allé voir plusieurs fois et qu'il aimait voir visiblement avec d'autres Français en Australie.
00:03:58Donc encore une fois, la famille est dévastée, ça se comprend.
00:04:01C'est terrible parce qu'encore une fois, vous avez 16 morts et un Français qui se retrouve au milieu de ce carnage.
00:04:09Encore une fois, un Français juif qui se retrouve au milieu de ce carnage abominable, ignoble, perpétré par, on l'a appris ce soir, un père et son fils.
00:04:18Et son fils.
00:04:1850 ans et 24 ans.
00:04:20C'est le père qui est mort, le fils est entre la vie et la mort.
00:04:2416 personnes de confession juive Nathalie Cohen-Bezerman qui sont morts, effectivement, au moment de célébrer Hanouka, la fête des Lumières.
00:04:33C'est un moment festif et c'est à ce moment-là, une fois de plus, que les terroristes ont choisi de frapper pour semer la terreur.
00:04:40C'est encore plus ignoble, si je puis dire.
00:04:42C'est plus ignoble, bien sûr, et le choix est toujours bien délibéré.
00:04:47Hanouka, c'est vraiment la célébration de la lumière, du miracle, parce que c'est un miracle.
00:04:53C'est le miracle des Maccabies qui se sont révoltés contre l'empêchement de pratiquer leur religion il y a plusieurs milliers d'années de ça.
00:05:04Et donc, on attaque encore la liberté religieuse.
00:05:08On attaque la persévérance de ce peuple juif qui n'a d'autre choix que de combattre l'antisémitisme.
00:05:14C'est un vrai combat.
00:05:16Le vrai sujet, c'est quelles sont les armes pour combattre ce qui est en train de se passer.
00:05:21Le combat contre l'antisémitisme, personnellement, c'est le combat de ma vie, comme c'est le combat de la vie de beaucoup de gens,
00:05:29qui s'insurge contre ce qui est en train de se passer avec beaucoup de véhémence depuis le 7 octobre.
00:05:35Après le 7 octobre, pendant deux ans, on a vu une résurgence des actes antisémites vraiment exponentiels.
00:05:42Et puis, les otages ont été libérés et les actes antisémites et les actes de barbarie continuent.
00:05:51Donc, il n'y a pas de cesser le feu contre l'antisémitisme.
00:05:54Il n'y a pas de cesser le feu contre l'islamisme.
00:05:58Donc, contre qui faut-il se battre et comment faut-il se battre et avec quelles armes ?
00:06:03C'est toutes les questions que nous nous posons aujourd'hui.
00:06:05On aimerait avoir des réponses, peut-être madame qui est présente ce soir sur ce plateau, qui est islamologue.
00:06:11Quand on tue en criant « Allah ou Akbar », est-ce que vraiment l'islam encourage à cela dans sa religion ?
00:06:20On tue dans des églises, on tue des juifs en train de célébrer une fête de paix, une fête de joie, en criant « Allah ou Akbar ».
00:06:30Donc, quel est l'ennemi que nous avons en face et comment le combattre ?
00:06:35Alors, justement, Lina Mur, Némé, effectivement, est-ce que vous auriez des éléments de compréhension ?
00:06:39Parce qu'on voit à quel point on mesure ce nouvel antisémitisme aujourd'hui qui s'est enraciné en Occident, et notamment depuis le 7 octobre.
00:06:47Voilà, parce que le 7 octobre, il y a eu une réunion par Zoom, je pense, de dizaines d'oulais-mains à travers le monde, les frères musulmans notamment.
00:06:59Parce que le Hamas est frères musulmans.
00:07:02Et ils se sont entendus pour déclencher, pour lancer une fatwa de zihad contre les « sionistes », entre guillemets,
00:07:13partant du principe que pour eux, tout juif est sioniste s'ils ne rejettent pas sa communauté.
00:07:18Ce que je vous propose, c'est de continuer l'échange.
00:07:22On va effectivement s'intéresser à cet antisémitisme sans précédent, nouveau d'ailleurs, qu'on n'avait pas vu venir.
00:07:31On imaginait d'ailleurs...
00:07:32Et c'est pourquoi ça a commencé le 7 et pas le 8 ?
00:07:34Ça n'a pas commencé avec les bombardements israéliens, ça a commencé avant.
00:07:38Bien sûr, bien sûr, on se souvient très bien, on l'avait effectivement décrypté.
00:07:41Je vous propose d'entendre le témoignage de Jenna.
00:07:44Elle était sur place, elle a témoigné, elle était en Australie.
00:07:47Elle a témoigné ce matin sur notre antenne.
00:07:50Écoutez-la.
00:07:50J'ai commencé à m'enfuir, mais j'étais un peu dans la panique, donc je ne comprenais pas tout à fait ce qui se passait.
00:07:59Et en fait, comme j'étais dans la fête de Chanukka avec tous les autres juifs,
00:08:05là j'ai compris en fait que c'était nous les cibles.
00:08:09Et donc on s'est tous mis à courir, donc on s'est enfuis dans la direction opposée du tireur,
00:08:15puisque du coup on était dans le complexe du pavillon, donc il y avait plusieurs sorties.
00:08:22Moi j'ai couru et j'ai remonté, il me semble, la rue Wall Street, qui est sur Bondi.
00:08:30J'ai trouvé une petite rue en perversie circulaire qui se croisait parce que je voulais me cacher.
00:08:37Et là j'ai vu deux filles qui m'ont fait signe et qui étaient en train de se cacher dans un garage, dans un parking.
00:08:46Et donc je me suis cachée avec elle pendant au moins une bonne demi-heure.
00:08:50On entendait encore beaucoup de coups de feu à ce moment-là.
00:08:54Donc il n'était même pas 19h.
00:08:57Et on entendait beaucoup de coups de feu.
00:09:01Et à un moment donné, on est sortis pour voir ce qui se passait.
00:09:05On a vu qu'il y avait pas mal de policiers qui étaient arrivés et qui étaient en train d'évacuer les gens.
00:09:11Donc j'en ai profité pour partir à ce moment-là.
00:09:13Et j'ai pris un vélo en lime et je suis rentrée très rapidement chez moi parce que j'ai de la chance d'habiter pas très loin.
00:09:24Alors Philippe de Gestas, ce témoignage, il est absolument terrible.
00:09:28Terrible parce qu'à la fois on se met à la place de cette jeune femme, de Jenna,
00:09:32est terrible parce que malheureusement, on a déjà entendu des témoignages similaires.
00:09:37Souvenez-vous le 7 octobre.
00:09:39Souvenez-vous aussi au lendemain du Bataclan.
00:09:41C'est-à-dire que c'est ça qui fait froid dans le dos.
00:09:44Là, c'était le 7 octobre finalement en Australie.
00:09:48On a...
00:09:49Il y a toutes ces lumières qui se rallument.
00:09:51Enfin ces lumières non, ces terribles attentats qui ont touché le monde occidental.
00:09:56On a déjà vécu cela.
00:09:58C'est vraiment une guerre qui se joue.
00:10:00On a une capacité d'oubli qui est à la fois ce qu'on appelle la résilience,
00:10:03mais qui est en même temps très forte.
00:10:05Et moi je trouve qu'entendre un témoignage comme celui-là en français,
00:10:08donc dans notre langue,
00:10:10nous fait comprendre que cette menace, elle est planétaire et qu'elle n'est pas très loin.
00:10:16On ne peut pas imaginer qu'elle est loin de nous.
00:10:18Elle nous concerne tous.
00:10:19Et d'ailleurs, comme ça a été dit par madame tout à l'heure,
00:10:21nous sommes tous concernés.
00:10:24Parce qu'aujourd'hui, ce sont des juifs.
00:10:26Demain, les chrétiens ne seront pas plus épargnés.
00:10:29Et je pense que c'est important de savoir, effectivement,
00:10:31comme le disait madame tout à l'heure,
00:10:33qui est cet ennemi qui tire à l'âme de guerre contre nous ?
00:10:36Qu'est-ce qu'il mobilise ?
00:10:38Qu'est-ce qui explique qu'un père et son fils,
00:10:40c'est-à-dire en fait une famille,
00:10:42puissent arriver à développer une telle haine pour des inconnus,
00:10:47au point de tirer et de sacrifier leur vie
00:10:50parce que c'était pour eux probablement inévitable
00:10:54et certainement accepté.
00:10:56Et donc, non, ça ne se passe pas à des milliers et des milliers de kilomètres de chez nous.
00:11:00Uniquement, ça se passe aussi chez nous.
00:11:02Il faut que vous lisiez les textes et vous comprendrez.
00:11:05Justement, on va profiter de votre présence pour aller plus loin dans ces textes.
00:11:10Mais Patrick Martin-Jeunier, on voit très bien,
00:11:12on peut parler de guerre de civilisation,
00:11:13une guerre menée contre l'Occident.
00:11:16Là, c'est une évidence.
00:11:17Oui, vous voyez, quand on voit ces images extrêmement choquantes,
00:11:21on se dit que c'est le même mode opératoire que le pogrom du 7 octobre.
00:11:24Je veux dire, c'est la volonté d'assassiner des membres de la communauté juive
00:11:28qui vivent pacifiquement,
00:11:30qui sont sur une plage où il n'y a pas de difficultés particulières,
00:11:32où tout se passe bien pour une fête religieuse très importante,
00:11:35Madame l'a dit.
00:11:36Et donc, c'est un mode opératoire, cette volonté de tuer des juifs.
00:11:40Avec cette haine qui se diffuse en Occident,
00:11:42vous avez raison.
00:11:43Et je me rappelle tout à fait ce qu'avait dit le Premier ministre israélien,
00:11:47Benjamin Netanyahou.
00:11:48Il avait dit, ce n'est pas uniquement une lutte pour sauver,
00:11:52pour protéger les juifs.
00:11:54C'est une lutte pour sauver la démocratie,
00:11:56pour sauver l'Occident qui est menacé par tous ces attentats terroristes.
00:12:01Ce n'est pas...
00:12:02Et on disait, il faut lutter effectivement contre tout cela.
00:12:04Mais c'est un combat pour la démocratie,
00:12:06c'est un combat contre l'obscurantisme islamiste.
00:12:11Et lorsque Benjamin Netanyahou était très critique,
00:12:14effectivement, il disait,
00:12:15moi, la lutte contre le Hamas,
00:12:17contre le Hezbollah,
00:12:18contre tous ces proxys terroristes au Proche-Orient,
00:12:21eh bien, c'est avant tout également une défense de la démocratie libérale.
00:12:24Parce que demain, c'est vous en Occident qui serez attaqué.
00:12:27Et on le voit bien quand on voit la multiplication des actes antisémites.
00:12:30Mais en France aussi,
00:12:32en France, et c'est naturellement très inquiétant,
00:12:34aux États-Unis, en Californie,
00:12:37et maintenant en Australie.
00:12:38Et ça, c'est par conséquent la communauté juive, bien évidemment,
00:12:41mais la démocratie qui sont en danger.
00:12:43Et on se souvient, Nathalie, au lendemain du 7 octobre,
00:12:46les Israéliens nous alertaient.
00:12:48Et ils nous disaient, là, nous sommes en première ligne.
00:12:50Demain, c'est l'Occident, c'est vous.
00:12:52On y est, finalement, aujourd'hui.
00:12:54On y est.
00:12:54Alors, c'est encore des personnes de confession juive
00:12:57qui ont été sciemment visées également aujourd'hui en Australie.
00:13:03Mais on est en Australie, c'est l'Occident qui est visé.
00:13:06Et la pointe de l'Occident, eh bien,
00:13:08ce sont les personnes de confession juive.
00:13:10Ça résonne aussi.
00:13:11C'est ce qu'on décryptait au lendemain du 7 octobre.
00:13:12Oui, tout à fait.
00:13:13Oui, parce que vous dites justement, d'ailleurs,
00:13:16que le mode opératoire de ce qui s'est passé aujourd'hui à Sydney
00:13:19fait penser au 7 octobre.
00:13:21Moi, ça me fait aussi penser au Bataclan.
00:13:24Et là, on ne ciblait pas des personnes de la communauté juive.
00:13:29Et effectivement, on se rend bien compte que lorsque l'on attaque dans un pays,
00:13:34dans une démocratie comme l'Australie,
00:13:36ou quand il y a des actes antisémites et des actes terroristes dans notre République en France,
00:13:42on attaque notre République et on attaque ses valeurs fondamentales.
00:13:46Donc, effectivement, quand après on le fait,
00:13:52on perpétue ces attaques antisémites au nom de ce qui s'est passé à Gaza,
00:13:58c'est vraiment le fauné d'un antisémitisme
00:14:01et d'un combat contre nos démocraties qui est évident.
00:14:05Olivier Benkeemoun, on voit ces images en direct de Sydney.
00:14:10Vous les voyez.
00:14:11Alors, des pots de fleurs, j'ai envie de dire,
00:14:13on a trop vues ces images.
00:14:15On les a trop vues. C'est toujours la même chose.
00:14:17Vous voyez, la colère, la grande tristesse, on le rappelle,
00:14:21pour ceux qui nous rejoignent, nous avons un concitoyen
00:14:22qui fait partie des 16 victimes.
00:14:26Et toujours ce même schéma, si vous voulez.
00:14:28Les réactions internationales, on va y revenir.
00:14:30Et puis, ces bouquets de fleurs.
00:14:32Alors, bien sûr, c'est nécessaire, bien évidemment.
00:14:34Mais si vous voulez, il y a un moment,
00:14:36il va peut-être falloir prendre le problème à bras-le-corps
00:14:38et s'interroger comment fait-on pour lutter contre cet islamisme,
00:14:43ce terrorisme islamiste.
00:14:45Écoutez, là, les fleurs sont évidemment nécessaires.
00:14:48Vous voyez qu'il y a du monde qui est venu.
00:14:50Il est 8h57 en Australie, à Sydney précisément.
00:14:54Les faits se sont passés il y a quelques heures.
00:14:57C'est la plage la plus populaire de Sydney.
00:15:01Il fait 42, il faisait 40 degrés.
00:15:03Il y avait un monde fou, il y avait 40 000 personnes.
00:15:05Hier, qui étaient là, la communauté juive a été visée.
00:15:10La tuerie, je le rappelle, a duré, la fusillade a duré moins de 10 minutes.
00:15:16Il y a eu une cinquantaine de balles qui ont été tirées.
00:15:18C'était méthodique, c'était visé.
00:15:20L'utilisation des armes qui ont été utilisées, c'était des armes de guerre.
00:15:23Et les tireurs, puisqu'on a vu les images abominables de ces deux tireurs,
00:15:27ont procédé de manière mécanique.
00:15:30C'est-à-dire qu'ils savaient exactement ce qu'on y faisait.
00:15:32Le fils avait une progression qui ressemblait à une progression militaire.
00:15:36C'était glaçant.
00:15:37Mais les deux se sont entraînés pour ça, pour ce moment,
00:15:39quitte à se sacrifier, évidemment.
00:15:43Donc là, c'est normal que quelques heures après,
00:15:45tous les voisins, toute la communauté se réunissent
00:15:49et déposent des fleurs et soient là.
00:15:51Enfin, je veux dire, c'est tout à fait normal.
00:15:54C'est la deuxième tuerie de masques que connaît l'Australie, la dernière...
00:15:57Mais en fait, c'est la seule prérogative, pardon Olivier, de vous interrompre,
00:16:02mais c'est la seule possibilité qu'a le peuple de réagir.
00:16:05C'est avec des fleurs, des bougies et des nounours.
00:16:07Mais ça n'est pas au peuple qu'on demande des réactions.
00:16:09En fait, c'est à nos gouvernements.
00:16:10C'est à nos gouvernements.
00:16:11Et ça, on va y venir.
00:16:13Juste simplement, le gouvernement australien,
00:16:14parce qu'il a été visé, parce qu'il a été mis en cause
00:16:16par Benjamin Netanyahou pour avoir jeté de l'huile sur le feu,
00:16:20il faut le rappeler, parce qu'évidemment, la reconnaissance...
00:16:23Il y a deux choses.
00:16:23Il y a la reconnaissance de l'État palestinien le 21 septembre,
00:16:27et il y a aussi le fait qu'il y a eu de très grandes manifestations dans ce pays,
00:16:33comme il y en a eu dans le monde entier.
00:16:34Mais l'Australie, c'est loin.
00:16:35Vous pensez que c'est un paradis, vous pensez que c'est autre chose.
00:16:37Et on a laissé faire, on a laissé dire des choses abominables.
00:16:40Et comme en France, Olivier.
00:16:41Non, non, mais on a deux, trois systèmes judiciaires
00:16:46qui nous permettent de condamner, de poursuivre, etc.
00:16:48Ce qu'ils n'ont pas mis en place dans ce pays.
00:16:50Donc, on a particulièrement laissé faire dans ce pays.
00:16:55Et par ailleurs, je pense qu'il n'y a pas de protection particulière,
00:16:57il n'y a pas de radar particulier pour détecter ce qui se passe.
00:17:00Et ces deux hommes-là, qui sont visiblement d'origine algérienne,
00:17:04qui sont en Australie depuis 10 ans,
00:17:07ils n'étaient absolument pas sous les radars.
00:17:09Il y en a qui sont plus ou moins connus, mais enfin, il y a très peu de choses
00:17:11qui pouvaient indiquer à la police qu'ils étaient et ce qu'ils préparaient.
00:17:14Mais pourtant, il y a eu des alertes, Patrick Martin-Junier.
00:17:17Je pense notamment à la question de l'ingérence de la République islamique d'Iran,
00:17:20qui était dans le viseur des autorités australiennes, me semble-t-il, sous votre contrôle.
00:17:23Oui, bien sûr, mais il y a beaucoup d'ingérences et beaucoup d'interférences terroristes
00:17:27dans tous ces pays, ne serait-ce que ceux qui soutiennent,
00:17:30sous prétexte de lutter pour Gaza, en fait, soutiennent des causes purement terroristes.
00:17:36Mais moi, je veux dire, c'est que Madame disait, il ne faut pas que des fleurs.
00:17:40Et Olivier Benguémoun disait, effectivement, le gouvernement a une responsabilité.
00:17:44Je pense que oui, parce que, j'ai regardé les chiffres,
00:17:47il y a aujourd'hui 4 millions de fusils, 4 millions d'armes,
00:17:53ce qui a doublé depuis 25 ans,
00:17:55alors qu'il y a une législation parmi les plus répressives sur le port d'armes.
00:17:59C'est-à-dire qu'avant de porter une arme, vous devez avoir une bonne raison.
00:18:03Or, a priori, ces deux terroristes sont passés à travers les mailles du filet,
00:18:07ont pu avoir des armes.
00:18:09Ce sont des armes qui terminent dans des organismes mafieux.
00:18:13Mais alors qu'il y a une petite spécificité en Australie, c'est que c'est un État fédéral.
00:18:17Et donc, l'Australie occidentale a passé une législation extrêmement sérieuse,
00:18:25restrictive pour le port d'armes, ce qui n'était pas le cas à Sydney.
00:18:27Donc c'est sûr que là, il y a un problème de coordination.
00:18:30Je pense que moi, il y a un dysfonctionnement du gouvernement australien
00:18:34et que le Parlement devra faire toute la lumière sur les failles
00:18:38qui ont pu permettre à ces deux individus terroristes
00:18:41de tuer comme ça des membres de la communauté juive
00:18:45et au-delà des gens qui en veulent en réalité à la démocratie libérale.
00:18:48Je peux vous dire la différence à ce qui s'était passé en 1996,
00:18:50tuerie de masse de Paul-Arthur, c'est la plus grande tuerie
00:18:53qui a été un séisme également dans ce pays.
00:18:57Il y a eu 35 morts, c'est la première fois que ce pays connaissait ça.
00:19:00À la suite de ça, la législation a changé en Australie
00:19:03et 650 000 armes ont été ramassées, récupérées, supprimées et détruites.
00:19:10Donc ils pensaient avoir une législation.
00:19:12Il y en a 4 millions maintenant.
00:19:13Plus de 4 millions.
00:19:14Et ça s'est développé évidemment.
00:19:15Alors nous parlions justement des réactions internationales
00:19:17qui se sont succédées tout au long de la journée.
00:19:20Je vous propose que nous regardions un résumé.
00:19:23Et puis ensuite, on va s'apercevoir qu'effectivement,
00:19:25il y a eu énormément, notamment depuis 1979,
00:19:28attentats terroristes islamistes, des chiffres édifiants.
00:19:32Vous allez le voir.
00:19:33Nous avons retrouvé un rapport de la Fondapol,
00:19:37Fondation Fondapol, qui était publié en octobre 2024.
00:19:40Et vous allez voir le nombre de morts en Occident
00:19:44liés au terrorisme islamiste est impressionnant.
00:19:4856 413 entre 2013 et 2024.
00:19:51Les attentats islamistes dans le monde.
00:19:53C'est donc une vraie guerre qui nous est menée.
00:19:56On va y revenir dans un instant,
00:19:57mais avant, les réactions du monde international tout de suite.
00:20:00Sujet, alors on ne l'a pas.
00:20:04Le sujet donc des réactions politiques à l'international
00:20:06qu'on verra peut-être tout à l'heure.
00:20:08Toujours est-il que voilà.
00:20:10Cela dit quelque chose.
00:20:11Entre 1979 et avril 2004,
00:20:1366 872 attentats islamistes provoqués dans le monde entier.
00:20:19Ils ont provoqué la mort d'au moins 249 941 personnes.
00:20:24Le graphique, l'Inamur Némé, parle de lui-même.
00:20:27Voilà, on voit à quel point les attentats islamistes dans le monde
00:20:30sont aujourd'hui plus nombreux que jamais.
00:20:33Les réactions du monde entier, c'est bien.
00:20:36Mais là, c'est une véritable guerre qui se passe finalement
00:20:39du côté des terroristes islamistes.
00:20:41Qui vous dit que pour eux, ce n'est pas une guerre ?
00:20:44Ils vous disent que c'est une guerre.
00:20:46Le djihad est une guerre.
00:20:48D'abord, vous parliez de Allahu Akbar.
00:20:51Le mot a été prononcé par Mohamed
00:20:53quand il attaquait les juifs de Caïbar.
00:20:56Je ne sais pas si vous connaissez l'histoire.
00:20:57– Rappelez-la pour les téléspectateurs
00:20:59parce que c'est toujours important de comprendre tout ça.
00:21:03– Haïbar, c'était une série,
00:21:06c'était un endroit où beaucoup de juifs s'étaient réfugiés
00:21:09et un endroit où des juifs étaient déjà là.
00:21:12Ils étaient notamment cultivateurs, éleveurs, etc.
00:21:16Ils s'autosuffisaient.
00:21:17Ils étaient sur la route des caravanes.
00:21:19Les autres tribus juives attaquées par Mohamed,
00:21:23il y avait toujours une raison.
00:21:26Cette tribu-là,
00:21:28ces tribus-là, disons,
00:21:29il y avait sept fortins où étaient installées plusieurs familles.
00:21:34Cet endroit-là a été attaqué
00:21:37pour des raisons religieuses uniquement.
00:21:40Au cri de Allahu Akbar.
00:21:41Et dans un des livres
00:21:44qu'utilisait l'école d'imam de la mosquée de Paris
00:21:50pour expliquer la biographie de Mohamed,
00:21:54la Syrah,
00:21:55c'est dans un livre que j'ai écrit il y a quelques années.
00:21:58Je ne sais pas s'ils emploient le même livre.
00:22:00Si quelqu'un peut m'éclairer ma chandelle,
00:22:03je ne demande pas mieux.
00:22:04Et donc, dans ce livre,
00:22:07il vous parle de ça.
00:22:09Il vous dit que c'est la première fois
00:22:10que l'apôtre d'Allah a attaqué
00:22:12sans qu'il y ait de raison spéciale,
00:22:16mais pour la religion.
00:22:17Donc, il a lancé l'appel à la prière.
00:22:22Il n'y a pas eu de réponse.
00:22:23Donc, il a attaqué.
00:22:26Ça, c'est l'histoire officielle maintenant.
00:22:28Quelle est la différence
00:22:28entre ce qui est arrivé et ce qu'on raconte ?
00:22:31Là, ce n'est pas la question.
00:22:32Ce sont des textes qui sont révérés aujourd'hui.
00:22:35Encore.
00:22:36Donc, vous avez des gens qui y croient
00:22:37et dans ces textes, ils vous disent
00:22:39que celui qui meurt au djihad
00:22:42ou dans d'autres conditions,
00:22:44bon, les justes, disons,
00:22:46il a des vierges au paradis.
00:22:48Oui.
00:22:49Et il en a, selon le Coran,
00:22:50il en a, selon, pardon,
00:22:53le hadith authentique de Bokhari,
00:22:55il en a deux.
00:22:57Selon d'autres hadiths qui sont,
00:22:59d'autres recueils de hadiths
00:23:02qui sont légèrement,
00:23:02qui viennent après, disons,
00:23:05mais qui sont également cités,
00:23:06comme Mathieu de Misi,
00:23:08et il parle de 72.
00:23:11Ça, ce sont des éléments de compréhension.
00:23:13Et toujours vierges.
00:23:14Des éléments de compréhension importants,
00:23:18Patrick Martin-Genier,
00:23:19même pour nos dirigeants
00:23:20et même pour nos dirigeants occidentaux.
00:23:22Est-ce qu'ils ont tout cela en tête,
00:23:23finalement ?
00:23:23Pardon, et Mohamed Merah disait,
00:23:26moi, c'est elle que je veux,
00:23:28pas les femmes sur terre.
00:23:29Mais je crois qu'ils sont en guerre
00:23:31contre les religions,
00:23:32enfin, les islamistes, attention.
00:23:34Donc, les terroristes islamistes
00:23:36sont en guerre, en fait,
00:23:37contre, naturellement, les juifs,
00:23:38mais aussi les chrétiens.
00:23:40Regardez comment ça se passe aussi en Égypte,
00:23:42les coptes d'Égypte,
00:23:43dont beaucoup sont obligés de fuir
00:23:44parce qu'ils ne peuvent plus vivre
00:23:46dans cette atmosphère.
00:23:48Il y a une intolérance qui grimpe,
00:23:49qui grimpe,
00:23:50et qui, naturellement,
00:23:51va jusqu'au terrorisme,
00:23:53et qui vise les religions
00:23:55qui ne sont pas nécessairement comme eux,
00:23:57parce que, et que je parle des islamistes,
00:23:59attention, il ne faut pas confondre non plus,
00:24:01mais donc, c'est très grave.
00:24:02Il y a une montée, effectivement,
00:24:04de cette terreur islamiste.
00:24:06Oui, vous avez raison,
00:24:07c'est une véritable guerre,
00:24:08une guerre contre les juifs,
00:24:10contre les chrétiens, notamment,
00:24:11mais une guerre contre l'Occident libéral.
00:24:13Parce que, vous savez,
00:24:14j'ai suivi les élections en Allemagne,
00:24:16il y a un an,
00:24:18et pendant deux ans qui a précédé,
00:24:20il y a eu des meurtres terribles,
00:24:22des assassinats.
00:24:23C'était des islamistes, en réalité,
00:24:25qui ont tué des Allemands,
00:24:28et j'ai même été choqué,
00:24:29quelque chose que le gouvernement allemand
00:24:31n'avait pas réalisé,
00:24:32des manifestations dans les rues,
00:24:34ça se passait à Hambourg,
00:24:35de personnes qui réclamaient
00:24:36la mise en place d'un califat,
00:24:38en Occident et en Allemagne.
00:24:40Et donc, la ministre allemande,
00:24:42à l'époque,
00:24:43c'était encore le gouvernement de la Cholce,
00:24:45avait été étonnée, a priori,
00:24:48et a dit,
00:24:48attention, il y a une liberté de manifestation,
00:24:50mais lorsque vous en êtes à réclamer
00:24:52la mise en place d'un califat,
00:24:53parce qu'il faut détruire la démocratie de l'Occident,
00:24:56eh bien, on arrive à un point de non-retour
00:24:58où il faut être extrêmement,
00:25:01disons, à faire très très attention,
00:25:04parce que c'est un danger contre la démocratie,
00:25:05et ça met un défi au service de renseignement
00:25:08qui, effectivement,
00:25:10doit faire très très attention
00:25:11à cette évolution
00:25:13qui met en cause nos démocraties.
00:25:15Et cela, ça nous amène, justement,
00:25:16à nous poser de la question
00:25:17de la fermeté
00:25:18de nos gouvernants occidentaux,
00:25:20puisque, aujourd'hui,
00:25:22le gouvernement australien
00:25:23est dans le viseur,
00:25:24notamment de Benyamin Netanyahou,
00:25:25puisque, vous le rappeliez tout à l'heure,
00:25:27l'Australie, comme la France, d'ailleurs,
00:25:29a reconnu l'État de Palestine,
00:25:30et, finalement,
00:25:32à chaque gramme,
00:25:34chaque gramme de solidarité,
00:25:35finalement, dans le contexte
00:25:37de la guerre entre Israël
00:25:38et les terroristes du Hamas,
00:25:39on sait très bien
00:25:40que la population Gazaoui,
00:25:42elle est totalement,
00:25:43comment dirais-je,
00:25:45elle est totalement utilisée
00:25:47par les terroristes du Hamas,
00:25:49elle est utilisée
00:25:49par d'autres grandes puissances arabes,
00:25:52et, finalement,
00:25:53ça fait monter,
00:25:54chaque soutien fait monter
00:25:56de l'antisémitisme.
00:25:57C'est ce qui s'est passé
00:25:57depuis le 7 octobre,
00:25:59et il n'y a pas eu
00:25:59cette fermeté
00:26:00de nos gouvernants,
00:26:02des gouvernants occidentaux.
00:26:04Ce qui s'est passé
00:26:05depuis le 7 octobre
00:26:06et cette solidarité
00:26:08avec le peuple palestinien,
00:26:10elle est assez unique
00:26:11parce qu'il n'y a pas
00:26:12de solidarité.
00:26:13Tout à l'heure,
00:26:13vous avez parlé
00:26:14des chrétiens d'Orient,
00:26:15on n'entend pas tellement
00:26:16de solidarité,
00:26:17pas du tout,
00:26:17même de solidarité
00:26:18avec les chrétiens d'Orient.
00:26:20Donc, c'est no Jews,
00:26:22no news,
00:26:23comme dit le proverbe.
00:26:25Là, c'est simplement
00:26:26qu'il y a une solidarité
00:26:27qui en arrive
00:26:28à cette violence
00:26:30parce que des propos,
00:26:32on incite après
00:26:33à passer aux actes.
00:26:34C'est parce que
00:26:35c'est Israël
00:26:37qui est le protagoniste principal.
00:26:40Mais vous vous rendez compte
00:26:40de ce qu'a dit
00:26:41madame ?
00:26:42Parce qu'évidemment,
00:26:43la réponse
00:26:43au combat
00:26:46contre l'antisémitisme,
00:26:48ça ne veut pas dire
00:26:50qu'il faut nommer
00:26:52des boucs émissaires
00:26:53ou qu'il faut stigmatiser
00:26:55des populations.
00:26:56Mais quand même,
00:26:56quand j'entends madame
00:26:57qui parle de ce djihad,
00:26:59de ce combat
00:27:00contre les infidèles
00:27:02et de cette incitation
00:27:04finalement
00:27:04à combattre
00:27:06et à mourir
00:27:07en martyr,
00:27:08parce qu'on va aller
00:27:09au paradis
00:27:10et qu'on va retrouver
00:27:1170 ou 72 vierges,
00:27:14vous vous rendez compte
00:27:14de la différence
00:27:15de logiciel ?
00:27:17Mais est-ce qu'il y a
00:27:18un travail de relecture
00:27:20des écritures saintes ?
00:27:21Par exemple,
00:27:21dans la religion musulmane,
00:27:24est-ce qu'il y a
00:27:24un travail de relecture,
00:27:25de compréhension,
00:27:26de récontextualisation
00:27:28historique ?
00:27:29Est-ce que c'est un travail
00:27:30qui a été fait
00:27:30notamment en Occident
00:27:32aujourd'hui ?
00:27:34Écoutez,
00:27:34premièrement,
00:27:35les musulmans
00:27:36qui font ce travail
00:27:37sont considérés
00:27:38comme des mécréants
00:27:39qu'il faut tuer.
00:27:40Bon.
00:27:41D'accord.
00:27:42Vous en avez
00:27:43un certain nombre
00:27:44en France,
00:27:45il y en a qui vont
00:27:46plus loin que d'autres,
00:27:48il y en a qui sont
00:27:48encore musulmans,
00:27:49il y en a qui sont
00:27:50entre les deux,
00:27:50il y en a qui ont quitté.
00:27:52Ceux-là sont considérés
00:27:53comme des mécréants,
00:27:55il faut les tuer.
00:27:56Avant, non.
00:27:57Les athées sont...
00:27:59Pardon, excusez-moi.
00:28:01Les athées musulmans
00:28:03sont...
00:28:05Bon, on les somme,
00:28:07on leur donne trois jours
00:28:08pour changer d'avis,
00:28:08sinon on les tue.
00:28:10Et pour les tuer,
00:28:11il y a des fatwas
00:28:12sunnites et chiites
00:28:14pour les tuer.
00:28:15Il n'est pas besoin
00:28:16de demander la permission
00:28:18à un ouléma
00:28:19ou à un chef.
00:28:20On va les tuer directement.
00:28:22Mais c'est-à-dire
00:28:22nos concitoyens français
00:28:26de confession musulmane
00:28:27ou les Australiens,
00:28:29d'ailleurs,
00:28:30c'est un Australien
00:28:31de confession musulmane,
00:28:32me semble-t-il,
00:28:32et on le verra tout à l'heure
00:28:33qu'il y a eu un geste
00:28:34absolument héroïque.
00:28:36Il y a toujours ces lueurs
00:28:37au milieu de l'obscurité.
00:28:40C'est-à-dire qu'eux,
00:28:41pour les islamistes,
00:28:43ils sont considérés,
00:28:44eux aussi,
00:28:45comme des ennemis ?
00:28:46Oui.
00:28:48Au Pakistan,
00:28:49et en Inde aussi,
00:28:50vous avez une secte
00:28:51qui s'appelle Ahmadiyya.
00:28:53Et cette secte ne croit pas,
00:28:54refuse le djihad.
00:28:56Elle refuse le djihad.
00:28:57Eh bien, pour ça,
00:28:58elle est considérée hérétique.
00:29:00Et donc,
00:29:01on considère,
00:29:03les islamistes,
00:29:04mais au Pakistan,
00:29:05c'est très islamiste,
00:29:06ils considèrent que ces gens-là
00:29:08ne doivent pas vivre.
00:29:09Et souvent,
00:29:09il y a des pogroms.
00:29:11Et comment vous expliquez
00:29:12que cette radicalité,
00:29:13finalement,
00:29:14aujourd'hui,
00:29:15elle se propage
00:29:16à une vitesse grand V
00:29:17dans le monde occidental ?
00:29:19C'est les moyens
00:29:20de publicité,
00:29:22de propagande.
00:29:23Vous savez,
00:29:23quand, par exemple,
00:29:25il y a eu le 11 septembre,
00:29:27il y a eu une explosion
00:29:28de vocations,
00:29:32entre autres,
00:29:33Joulani.
00:29:34Entre autres,
00:29:35Joulani,
00:29:36le plus célèbre chef d'Al-Qaïda
00:29:38qui a existé,
00:29:39même si aujourd'hui,
00:29:40il est en complet costume,
00:29:42veston.
00:29:45Donc,
00:29:46effectivement,
00:29:47voilà,
00:29:47ce sont des éléments...
00:29:48Donc,
00:29:49ils se disent,
00:29:49voilà,
00:29:49c'est admirable,
00:29:50voyez ce qu'il a fait,
00:29:51voyez ce qu'il leur a fait.
00:29:52Et lui,
00:29:53Joulani,
00:29:54il dit dans une vidéo
00:29:56enregistrée en 2021
00:29:58avec un journaliste américain,
00:30:01l'autre lui demande
00:30:01au sujet du 11 septembre.
00:30:06Alors,
00:30:06il le regarde avec un regard,
00:30:08un regard de loup.
00:30:09Il lui dit,
00:30:11celui qui n'a pas été heureux
00:30:13ce jour-là,
00:30:14qui vivant dans cette région,
00:30:15te dit qu'il n'a pas été heureux,
00:30:17c'est un menteur.
00:30:18Et il le dit
00:30:19en costume.
00:30:22Nathalie Hohen-Bezermann.
00:30:23Quand je parle de différence
00:30:25de logiciel,
00:30:26c'est bien ça.
00:30:27Vous imaginez,
00:30:28on a en face
00:30:28des gens,
00:30:29en face de nous,
00:30:30des gens qui veulent tuer
00:30:31et pour qui la mort,
00:30:33finalement,
00:30:34c'est une délivrance,
00:30:36c'est un paradis
00:30:37puisqu'ils vont trouver...
00:30:38C'est une bénédiction.
00:30:40C'est une bénédiction.
00:30:40C'est un acte divin.
00:30:42Et nous,
00:30:42qu'est-ce que nous avons
00:30:43à opposer par rapport à ça ?
00:30:45En face de ça,
00:30:46on a opposé notre justice
00:30:47avec des peines de prison
00:30:49dont ils vont sortir,
00:30:51ils vont être libérés.
00:30:52Là,
00:30:52on voit bien
00:30:52qu'il y a des terroristes
00:30:55qui ont été emprisonnés
00:30:57et qui vont arriver
00:30:57au bout de leurs peines de prison.
00:30:59Donc,
00:30:59il y a vraiment
00:30:59une différence de logiciel.
00:31:01on ne peut pas avoir
00:31:01une réponse adaptée
00:31:03à des gens
00:31:04qui meurent
00:31:05pour cette idéologie
00:31:06pour qu'ils veulent aller au paradis
00:31:07et qu'ils y aillent,
00:31:08qu'on les tue directement.
00:31:09Pardon,
00:31:10je vais peut-être
00:31:11m'attirer des foudres,
00:31:12mais tant mieux
00:31:13qu'un des terroristes
00:31:14ait été abattu.
00:31:15Il faudrait abattre
00:31:16tous les terroristes,
00:31:17finalement,
00:31:17sans passer par la case justice.
00:31:19Je vais passer
00:31:19pour une terrible expérience
00:31:21mais le logiciel
00:31:22est tellement différent.
00:31:22Dans le logiciel occidental,
00:31:25aujourd'hui,
00:31:27on ne peut pas,
00:31:28le modérateur que je suis,
00:31:29dit, voilà,
00:31:30ça va être...
00:31:32Il faudrait,
00:31:33pardon monsieur,
00:31:34excusez-moi,
00:31:35juste parce que c'est important,
00:31:36il faudrait au contraire
00:31:37que ça passe par la justice
00:31:38parce que dans tous les cas,
00:31:41il va y avoir des meurtres
00:31:42et en ce moment,
00:31:44parlant d'Israël,
00:31:45en ce moment,
00:31:46ils sont en train
00:31:46d'exécuter des gens
00:31:48hors justice
00:31:49mais normalement,
00:31:52la justice,
00:31:52c'est elle qui décide.
00:31:54Donc,
00:31:54si ce type-là doit mourir,
00:31:56faites-le passer
00:31:56par la justice.
00:31:57Patrick Martin-Jeunier,
00:32:01Philippe de Gestas,
00:32:01vous vouliez réagir ?
00:32:02Ce que je voulais dire,
00:32:03c'est que...
00:32:04Moi,
00:32:07je ne comprends pas
00:32:07ce que vous voulez dire
00:32:08par Israël
00:32:09qui exécute
00:32:10et qui ne parle pas...
00:32:11Si,
00:32:11ils exécutent,
00:32:12ils vous annoncent
00:32:13tous les jours
00:32:13qu'ils exécutent
00:32:14tous ceux qui ont commis
00:32:15des crimes,
00:32:16qu'il s'agisse
00:32:18du Hezbollah
00:32:18ou qu'il s'agisse
00:32:19de ceux qui ont commis
00:32:20les crimes du 7 octobre
00:32:22et bon,
00:32:24moi,
00:32:24je considère
00:32:25que ceux qui ont tué
00:32:26doivent être tués.
00:32:27Je ne suis pas en train...
00:32:29Mais je voudrais quand même
00:32:30que ça passe par la justice.
00:32:32Mais moi,
00:32:32je n'ai pas entendu...
00:32:33Je suis comme Olivier,
00:32:34je n'ai pas entendu parler
00:32:34de ces exécutions.
00:32:35Il n'y a pas d'exécutions,
00:32:36c'est-à-dire qu'ils ont des...
00:32:39Israël et l'armée israélienne
00:32:40a des cibles,
00:32:41c'est ça ?
00:32:43Mais ces cibles-là,
00:32:44il faut que la justice...
00:32:44C'est des chers terroristes
00:32:45qui ont été soulignés,
00:32:46par exemple.
00:32:46Il faut que la justice
00:32:47les condamne.
00:32:49Mais là,
00:32:49on est dans un contexte de guerre.
00:32:50Parce que, par exemple,
00:32:51Tinoash,
00:32:52Tinoash,
00:32:53il a été libéré.
00:32:55Et on savait qui il était,
00:32:56on savait ce qu'il voulait faire.
00:32:58Et voyez combien de gens
00:32:59sont morts,
00:33:00y compris palestiniens,
00:33:01à cause de lui.
00:33:02Bon,
00:33:03il a été exécuté,
00:33:04si vous voulez utiliser ce mot.
00:33:06OK.
00:33:06Il a été exécuté.
00:33:08Pourquoi ce n'est pas la justice
00:33:09qui a décidé
00:33:09quand il était en prison ?
00:33:11Ah bon ?
00:33:11Non, il n'a pas...
00:33:13Alors,
00:33:13on ne va pas te dire pas jeunier.
00:33:14Parce que le pouvoir judiciaire,
00:33:16il existe, non ?
00:33:17Oui,
00:33:17mais là,
00:33:18on est dans un autre...
00:33:19C'est vrai qu'on est dans un autre contexte.
00:33:20Un autre débat,
00:33:21on est effectivement,
00:33:22il y a des cibles,
00:33:23on est dans un contexte de guerre.
00:33:24C'est effectivement...
00:33:25On pourra voir le débat un autre jour.
00:33:27Mais peut-être avançons sur vraiment...
00:33:30Yaya Sinoir est repartie à Gaza
00:33:34dans le cadre d'un échange.
00:33:35D'un échange de plus.
00:33:36D'un échange de plus.
00:33:37Et après avoir été soigné par...
00:33:40Et après avoir été soigné
00:33:41quand il était dans les prisons israéliennes
00:33:43et on lui a sauvé la vie.
00:33:45Et à moins d'être devant,
00:33:46on ne savait pas
00:33:46de quelle manière
00:33:47il allait organiser
00:33:48et devenir le chef
00:33:49du pire des réseaux
00:33:50de terrorisme.
00:33:52Et puis nous sommes dans un contexte de guerre,
00:33:53rappelons-le.
00:33:54Tout à fait.
00:33:54Là aussi,
00:33:54il y a des opérations
00:33:55qui sont différentes.
00:33:56Oui,
00:33:56ce que je voulais dire,
00:33:57c'est que c'est un musulman
00:33:57qui a eu ce geste héroïque.
00:33:58C'est très très important.
00:34:01Et donc,
00:34:01ce que je veux dire,
00:34:02c'est qu'il faut faire très attention
00:34:05parce que...
00:34:06Vous savez,
00:34:06quand je discute avec des musulmans,
00:34:07ils me disent des islamistes,
00:34:09mais ils sont complètement fous,
00:34:09ils sont dingues.
00:34:10Et donc,
00:34:11ils ne veulent pas en entendre parler.
00:34:12Donc,
00:34:12effectivement,
00:34:13on voit bien
00:34:13qu'il faut faire très très attention
00:34:15à ce niveau-là.
00:34:16Et moi,
00:34:16ce qui m'inquiète,
00:34:16et peut-être que c'est une question,
00:34:18monsieur le préfet,
00:34:19on sait que dans certaines mosquées,
00:34:21il y a des prêches de haine,
00:34:23notamment contre la communauté juive.
00:34:25Comment peut-on contrôler
00:34:26ce genre de choses ?
00:34:27Parce que les autorités préfectorales,
00:34:29normalement,
00:34:29vous doivent faire remonter
00:34:30des informations.
00:34:31Il y a des gens
00:34:31qui ont des prêches de haine
00:34:33contre les juifs.
00:34:35Et donc,
00:34:36c'est des gens vis-à-vis desquels
00:34:37on doit avoir
00:34:38la plus grande fermeté
00:34:39et notamment prendre
00:34:40des arrêtés d'expulsion
00:34:42de ces gens-là
00:34:43qui ne peuvent pas continuer.
00:34:44Premièrement.
00:34:45Deuxièmement,
00:34:46évidemment,
00:34:47en France,
00:34:47on ne subventionne pas les cultes.
00:34:49Mais il faudrait quand même
00:34:50faire très très attention
00:34:51sur l'origine des fonds
00:34:52qui vont subventionner
00:34:53certains cultes
00:34:54qui précisément
00:34:55vont préfer la haine.
00:34:56Déjà concrètement,
00:34:57effectivement,
00:34:58la question très intéressante,
00:34:59Philippe de Gestas,
00:35:00est déjà concrètement
00:35:01est-ce que les services
00:35:01de renseignement
00:35:02arrivent aujourd'hui
00:35:03à surveiller
00:35:04toutes les mosquées
00:35:05qui seraient potentiellement
00:35:06identifiées comme problématiques
00:35:07sur le territoire français ?
00:35:08Il y a des prêcheurs
00:35:11dans les mosquées
00:35:12qui ont été reconduits
00:35:12à la frontière.
00:35:13Il ne faut pas se raconter.
00:35:15C'est celui de la mosquée.
00:35:16C'est arrivé qu'il y ait
00:35:17des gens qui soient identifiés
00:35:19et qui ont été reconduits
00:35:20à la frontière
00:35:20parce que c'était généralement
00:35:21des ressortissants étrangers.
00:35:23Je pense notamment
00:35:24sans citer son nom
00:35:25à un prêcheur
00:35:26qui était algérien
00:35:27et qui a été reconduit
00:35:28dans son pays d'origine.
00:35:30Au-delà de ça,
00:35:31ce que je veux dire,
00:35:31c'est que vous avez
00:35:32à plusieurs reprises
00:35:33rappelé que c'est un contexte
00:35:34de guerre.
00:35:35Et vous avez ajouté,
00:35:35Olivier,
00:35:36ce qui m'a bien plu,
00:35:37vous avez parlé
00:35:37de guerre civilisationnelle.
00:35:39Sauf qu'en fait,
00:35:39en réalité,
00:35:40cette guerre
00:35:40qui se traduit
00:35:41par des actes de guerre,
00:35:42elle prospère sur quoi ?
00:35:43Elle prospère sur notre lâcheté.
00:35:45Elle prospère sur notre faiblesse.
00:35:47Et je ne parle pas
00:35:48que d'une faiblesse
00:35:49de la justice
00:35:49ou de la sécurité.
00:35:50C'est une faiblesse,
00:35:51notre faiblesse collective.
00:35:53Quand un peuple
00:35:53ne veut plus se défendre,
00:35:55quand un peuple
00:35:55ne croit plus
00:35:56à ce qu'il est,
00:35:56quand on lui enseigne
00:35:57plus son histoire,
00:35:58quand vous avez
00:35:59des hommes politiques
00:36:00qui, à longueur de temps,
00:36:03font honte aux Français,
00:36:04je ne vais me parler
00:36:05que des Français,
00:36:05mais on pourrait parler
00:36:06des Européens
00:36:07de ce qu'ils ont fait.
00:36:09Et quand en phase 2,
00:36:10on a une idéologie,
00:36:12appelons-la comme ça,
00:36:13qui a fait de la guerre
00:36:14son cœur d'action,
00:36:17le djihad
00:36:17dont parlait Madame
00:36:18tout à l'heure.
00:36:19C'est une guerre,
00:36:19ce n'est pas pour convertir,
00:36:21c'est pour conquérir.
00:36:22Alors quand on a devant soi
00:36:24une menace de guerre,
00:36:25quand on est un peuple
00:36:26fier de lui
00:36:27et qui a envie
00:36:27de se défendre
00:36:28et de défendre ses valeurs,
00:36:29eh bien on s'arme.
00:36:30Sauf que moi,
00:36:31ce que j'entends
00:36:31depuis trop longtemps,
00:36:32c'est qu'on déplore,
00:36:33on pleure,
00:36:35on regrette,
00:36:36on partage la douleur
00:36:39de la famille.
00:36:40Moi, ce que je voudrais,
00:36:40c'est qu'il n'y ait plus
00:36:41de douleur de famille
00:36:41en réalité.
00:36:43Et c'est vraiment ça
00:36:43qu'il faut qu'on comprenne,
00:36:45c'est qu'on est effectivement
00:36:47dans un moment de guerre
00:36:48et donc cette guerre,
00:36:49pour l'instant,
00:36:50on la perd
00:36:51parce que ce sont des combats
00:36:53et à chaque fois,
00:36:53il y a des morts
00:36:54et il y a des actes héroïques
00:36:55qui sont faits
00:36:56comme dans tout combat,
00:36:57on vient d'en voir un.
00:36:58Exactement.
00:36:58Et ça, c'est beau à voir
00:37:00mais ça n'est pas suffisant
00:37:01et moi, j'attends
00:37:02de nos dirigeants
00:37:03qu'ils prennent en considération
00:37:04le fait qu'on est en guerre
00:37:05et qu'il y a des mesures
00:37:06qui correspondent
00:37:07à l'état de guerre
00:37:08qui doivent être prises
00:37:09dans tous les domaines.
00:37:10Alors, Henri Guénaud
00:37:10qui était sur Spato
00:37:11et je vous donne la parole
00:37:12dans un instant,
00:37:13mais Henri Guénaud parlait,
00:37:14lui, il affirmait,
00:37:15on a écarté
00:37:16la question de la civilisation
00:37:17et finalement,
00:37:18il pointait du doigt
00:37:19aussi et en premier lieu
00:37:21la responsabilité
00:37:22de nos dirigeants
00:37:23et c'est une évidence,
00:37:24on l'écoute.
00:37:24Les guerres de civilisation
00:37:26sont les pires.
00:37:27Voilà, ce sont les pires
00:37:29de tout.
00:37:29Alors, dans civilisation,
00:37:30j'englobe aussi les religions
00:37:31qui sont souvent
00:37:32les matrices de ces civilisations.
00:37:34Voilà, ce sont les pires
00:37:35et c'est à ça
00:37:36que nous assistons aujourd'hui
00:37:37et c'est ça
00:37:38que nous avons du mal
00:37:39à maîtriser
00:37:39et moi, je suis effaré
00:37:41à chaque fois qu'il y a un drame
00:37:43de lire les communiqués
00:37:45scandalisés, indignés,
00:37:47pleurnichards
00:37:48de tout le monde
00:37:48qui disent
00:37:49là là, c'est triste,
00:37:49c'est terrible
00:37:50mais on ne demande pas
00:37:51aux dirigeants politiques
00:37:52et aux dirigeants du monde
00:37:53de se contenter
00:37:54de pleurer sur les victimes.
00:37:56On leur demande
00:37:57de forger
00:37:59une conviction
00:38:00tellement profonde
00:38:01qu'ils vont pouvoir
00:38:02sur cette conviction
00:38:03organiser,
00:38:04entreprendre
00:38:05une vraie politique
00:38:06et pas une politique
00:38:07de surface.
00:38:08Voilà, donc,
00:38:09si on ne s'occupe pas
00:38:09de cette question
00:38:10de la civilisation,
00:38:11on l'a écartée.
00:38:13Et ça,
00:38:14un constat
00:38:14qui résonne particulièrement
00:38:15Patrick Martin-Jeunier
00:38:16avec l'alerte
00:38:16de Donald Trump
00:38:17qu'on a eu
00:38:18il y a quelques jours aussi
00:38:20et qui nous a alerté
00:38:21nous, Européens,
00:38:23en disant
00:38:23attention,
00:38:24attention ce qui est
00:38:24en train de se jouer,
00:38:26ça ne sera plus
00:38:26la même civilisation
00:38:27et dans ces cas-là,
00:38:28nous, on ne peut plus
00:38:28être vos alliés.
00:38:29Pour résumer,
00:38:29sous votre contrôle.
00:38:30Pour résumer,
00:38:31il faudrait que M. Trump
00:38:32regarde un peu
00:38:33ce qui se passe
00:38:33chez lui également
00:38:34parce que ce n'est pas
00:38:34frolicion non plus.
00:38:37Je voudrais quand même
00:38:37aussi,
00:38:38c'est vrai que
00:38:38c'est une guerre
00:38:39multiforme,
00:38:40multidirectionnelle
00:38:41et il faut quand même
00:38:42rendre hommage
00:38:43au ministère de l'Intérieur,
00:38:44je ne serais pas
00:38:44aussi catégorique
00:38:45que monsieur
00:38:45parce que quand même
00:38:48le ministère de l'Intérieur
00:38:49le dit régulièrement
00:38:50a évité des dizaines
00:38:51d'attentats en France.
00:38:53Non mais c'est vrai,
00:38:54ce n'est peut-être pas suffisant.
00:38:55Non mais il y a des services
00:38:56de renseignement
00:38:56qui font un travail remarquable.
00:38:58Il y a des services
00:38:58qui font leur travail,
00:38:59ce n'est peut-être pas suffisant
00:39:01mais on voit que
00:39:02tous les jours
00:39:03ils sont à la manœuvre
00:39:04et que je les crois,
00:39:05moi,
00:39:05les services du ministère
00:39:06de l'Intérieur,
00:39:07ils essayent
00:39:09d'éviter les attentats,
00:39:10ils en ont évité.
00:39:11Malheureusement,
00:39:12on ne peut pas
00:39:12mettre un gendarme,
00:39:14des policiers
00:39:14dans toutes les synagogues
00:39:15de France,
00:39:16dans toutes les églises
00:39:17de France
00:39:17et donc c'est ça
00:39:20plus de moyens
00:39:21sur les services
00:39:22de renseignement.
00:39:22Est-ce que ce n'est pas tant
00:39:23qu'on n'a jamais nommé
00:39:24les choses ?
00:39:25On n'a jamais osé
00:39:26nommer les choses ?
00:39:26Enfin, quand je dis on,
00:39:27ce sont nos dirigeants
00:39:28depuis des décennies
00:39:29et des décennies
00:39:30qui n'ont jamais osé
00:39:32nommer qui
00:39:32de dire qui nous étions
00:39:35et surtout,
00:39:35voilà,
00:39:35pas de bruit,
00:39:36pas de vagues.
00:39:37Mais en France,
00:39:38police,
00:39:39gendarmerie
00:39:40et même les militaires
00:39:40sont sur tous les fronts
00:39:41pour essayer
00:39:42de nous assurer la sécurité.
00:39:43Et là,
00:39:44on est dans une option
00:39:44totalement défensive.
00:39:46En fait,
00:39:46on empêche que,
00:39:47mais moi,
00:39:47ce que je veux,
00:39:47c'est qu'on puisse vivre
00:39:48en paix
00:39:49sans avoir l'impression
00:39:50d'être dans un camp retranché.
00:39:52Parce qu'effectivement,
00:39:52on pourrait mettre
00:39:53des policiers
00:39:54et des gendarmes
00:39:55devant chaque église
00:39:55et devant chaque synagogue
00:39:57de France,
00:39:58mais ce serait encore
00:39:59accepter que l'ennemi
00:40:01peut nous menacer
00:40:02sur notre propre territoire.
00:40:03Exactement.
00:40:04Moi, je ne veux pas
00:40:05que moi et mes enfants
00:40:06et mes petits-enfants
00:40:06vivions dans un camp retranché.
00:40:09Donc, il est temps
00:40:09que notre civilisation
00:40:10se réarme
00:40:12en tant que civilisation,
00:40:13ce qui ne veut pas dire
00:40:14uniquement ajouter
00:40:15des policiers et des gendarmes
00:40:16et des militaires aussi
00:40:17héroïques soient-ils.
00:40:18Et il n'est pas non plus
00:40:19acceptable qu'on attende
00:40:20de cet héroïsme ordinaire
00:40:21qu'on a encore une fois.
00:40:22J'y reviens
00:40:23parce que, pour moi,
00:40:24l'espoir est là.
00:40:25C'est un homme
00:40:26de la société civile
00:40:27qui vient défendre
00:40:28ce qui se passe.
00:40:29Et ça, on va le voir.
00:40:30C'est un libané,
00:40:30je signale.
00:40:31Alors, vous allez nous dire
00:40:32tout ça avant le sujet.
00:40:33Après la réaction
00:40:34de Patrick Martin,
00:40:35je n'ai voulu y réagir
00:40:36aux propos de Philippe de Gestas.
00:40:37Non, je voulais simplement
00:40:38dire qu'effectivement,
00:40:40je pense qu'on ne va pas
00:40:42assez loin.
00:40:43Et par exemple,
00:40:46ça frise un peu la connivence
00:40:47quand je regarde
00:40:47ce qui s'est passé
00:40:48au Royaume-Uni.
00:40:49Très officiellement,
00:40:50sur un site du gouvernement,
00:40:52ils recrutaient
00:40:53un administrateur
00:40:54de la charia.
00:40:56Voilà, non mais c'était vrai
00:40:57et ça a fait scandale
00:40:58à la Chambre des communes
00:41:00où des députés
00:41:01et conservateurs
00:41:01ont dit
00:41:02qu'est-ce que c'est
00:41:03que cet appel d'offres,
00:41:04cette proposition de contrat
00:41:06de recruter
00:41:07un administrateur
00:41:08de la charia.
00:41:08Et ça a fait scandale
00:41:09au Royaume-Uni
00:41:10parce qu'on s'est dit
00:41:11manifestement,
00:41:12on va trop loin
00:41:13parce que dans certains quartiers,
00:41:15il est vrai,
00:41:16à Londres
00:41:16ou ailleurs,
00:41:17eh bien,
00:41:18on va trop loin
00:41:19sous prétexte
00:41:20de vouloir assimiler,
00:41:21sous prétexte
00:41:22de vouloir comprendre.
00:41:23C'est là
00:41:23où à un moment donné,
00:41:24la Belgique,
00:41:26cette fameuse crèche
00:41:27que j'ai été voir
00:41:29moi là-bas
00:41:29sur la vieille
00:41:30la grande place
00:41:31de Bruxelles,
00:41:32eh bien manifestement,
00:41:33je crois que là,
00:41:34à un moment donné,
00:41:34il y a un coup d'arrêt
00:41:35à faire
00:41:36parce que
00:41:37c'est une retraite
00:41:39en bonne et due forme.
00:41:40Enfin,
00:41:41je parle de la Belgique
00:41:42mais on peut rappeler
00:41:43la France.
00:41:44Mais bien sûr.
00:41:44Une personne de confession juive
00:41:45et il faut le rappeler,
00:41:47dans certains quartiers,
00:41:48ne peut pas mettre un pied.
00:41:50C'est ça la réalité.
00:41:51On était chassés.
00:41:52C'est ça aussi la réalité en France.
00:41:53On a reculé,
00:41:54reculé,
00:41:55reculé depuis tant d'années
00:41:56finalement.
00:41:57Mais bien sûr,
00:41:57il y a des zones
00:41:58de non-droit en France.
00:42:00Il y a des zones,
00:42:00des quartiers entiers
00:42:02où vous pouvez vous balader
00:42:03sans problème
00:42:04avec un drapeau palestinien.
00:42:06Essayez simplement
00:42:07d'aller vous balader
00:42:08avec une étoile de David
00:42:09ou avec un signe distinctif juif.
00:42:12Ce sont des territoires
00:42:13qui sont perdus.
00:42:14On a refusé
00:42:16de nommer les choses
00:42:17pendant des années.
00:42:19Cette haine,
00:42:20il faut nommer cette haine.
00:42:22Alors effectivement,
00:42:22il y a des paroles,
00:42:24mais ça n'est pas
00:42:24à nos gouvernements
00:42:25qu'on demande ces paroles-là.
00:42:27Ça n'est pas à nos gouvernements.
00:42:28C'est ce que je disais tout à l'heure.
00:42:29Les bougies,
00:42:30les petites fleurs
00:42:30et les nounours,
00:42:31c'est pour la population
00:42:32parce qu'elle n'a pas de pouvoir.
00:42:34Elle est absolument,
00:42:35sans défense
00:42:36par rapport à tout ça.
00:42:37La population ne peut faire
00:42:38que subir cette haine,
00:42:40cet islamisme qui monte
00:42:42et ce terrorisme.
00:42:43C'est aux gouvernements
00:42:44qui ont laissé la justice.
00:42:46Elle doit être intraitable.
00:42:47Mais elle en est où,
00:42:48la justice face à tous ces actes ?
00:42:49Vous avez parlé de la police,
00:42:51vous avez parlé des militaires.
00:42:52Effectivement,
00:42:52ils font un travail incroyable
00:42:54pour protéger les populations.
00:42:56Ils ne peuvent pas être
00:42:57derrière chaque citoyen.
00:42:58Mais qu'en est-il ensuite
00:42:59de la justice ?
00:43:00Alors la justice administrative,
00:43:01elle autorise
00:43:02un festival antipolicier à Toulouse.
00:43:04Voilà où elle en est.
00:43:05Pour la petite parenthèse.
00:43:06Bien sûr.
00:43:07Et parlons de l'éducation également.
00:43:09Moi, je me rappelle avoir vu
00:43:10il y a une vingtaine d'années
00:43:11un ancien ministre de l'éducation
00:43:14qui nous disait
00:43:15« Mais le mal est fait.
00:43:16Ça va être terrible
00:43:17pour arriver à... »
00:43:19Et c'était il y a 20 ans.
00:43:20Alors, il y a vraiment une question
00:43:21à titre personnel
00:43:22que je me pose.
00:43:24C'est lorsque j'étais en cours
00:43:26à l'école,
00:43:26on parlait beaucoup,
00:43:28on avait des témoignages,
00:43:29on écoutait des témoignages
00:43:30de rescapés de la Shoah
00:43:31et on avait vraiment,
00:43:32on avait vraiment,
00:43:33vraiment, vraiment à cœur
00:43:35l'histoire de nos familles.
00:43:37On avait vraiment à cœur
00:43:37du « Plus jamais ça ».
00:43:39Qu'est-ce qui se passe ?
00:43:40À quel moment ça vrille,
00:43:42Philippe de Gestas ?
00:43:43C'est au moment
00:43:44où vous avez des populations
00:43:45qui arrivent en France
00:43:45et qui ne partagent rien
00:43:47de notre substrat culturel.
00:43:48C'est-à-dire que
00:43:49vous m'emmenez comme j'étais enfant
00:43:50inviter le camp du Struthoff,
00:43:52ça marque ma vie entière.
00:43:53Mais je pense que
00:43:53vous pouvez emmener
00:43:54des dizaines et des dizaines
00:43:55de collégiens inviter le Struthoff,
00:43:56ça ne leur fera rien
00:43:57parce qu'en fait,
00:43:58ils n'ont aucun référentiel
00:44:00avec nous,
00:44:00ni la culture,
00:44:01ni l'histoire,
00:44:02ni même le substrat judéo-chrétien
00:44:04parce qu'il faut quand même le dire.
00:44:05Elles sont là, nos racines.
00:44:07Donc, il y a un moment donné,
00:44:08comme le dit madame,
00:44:09d'abord,
00:44:10ça a été fait sciemment
00:44:11à mon avis,
00:44:11mais si en juste,
00:44:12si de surcroît,
00:44:13vous amenez des populations
00:44:15avec un regroupement familial,
00:44:17donc des populations
00:44:17qui entretiennent
00:44:18la culture d'origine,
00:44:20vous n'avez plus moyen
00:44:21de les toucher en réalité.
00:44:22Alors, on pourrait se dire,
00:44:23pardon,
00:44:24j'essaie d'être un peu plus positif,
00:44:25il y a quand même
00:44:25une morale profonde
00:44:26au fond de chacun d'entre nous
00:44:27qui pourrait survivre
00:44:29et qui ferait que
00:44:30même quand on n'a pas
00:44:31la même culture,
00:44:32on pourrait être révolté
00:44:33par l'injustice.
00:44:34Mais je pense qu'il y a aussi
00:44:35de l'autre côté,
00:44:37encore une fois,
00:44:37il ne faut pas être naïf,
00:44:38des prédicateurs,
00:44:39des chaînes de télévision
00:44:41qui rabâchent la haine
00:44:43à longueur de temps.
00:44:44Donc, à partir de ce moment-là,
00:44:46c'est peine perdue.
00:44:46Olivier Benkimoun.
00:44:47Et vous avez la chance
00:44:49qu'on vous enseigne la Shoah,
00:44:50ce n'est plus le cas.
00:44:51Ce n'est plus tout à fait le cas
00:44:52et ce n'est plus le cas partout.
00:44:53Il y a des enseignants
00:44:54qui refusent de le faire,
00:44:55qui ne peuvent pas le faire,
00:44:56qui n'ont pas envie de le faire
00:44:56pour des raisons
00:44:57qu'on connaît tous.
00:45:00Il faut nommer, d'ailleurs.
00:45:02Mais dans une classe,
00:45:03ça peut très mal se passer.
00:45:05On peut leur reprocher,
00:45:06on peut les menacer de mort.
00:45:07Donc, certains n'ont plus envie.
00:45:09Donc, ça, c'est une reculade.
00:45:11Il y a aussi la question
00:45:12des témoignages.
00:45:13Vous avez vécu à un moment
00:45:14où les témoins parlaient
00:45:15enfin de la Shoah
00:45:17après s'être tués
00:45:18pendant des années.
00:45:19Il y a eu des témoignages.
00:45:21Mais effectivement,
00:45:21la transmission...
00:45:23Et puis, vous avez
00:45:23un autre concurrent à l'école.
00:45:26Un concurrent qui est vraiment terrible,
00:45:29qui est très important.
00:45:30Ce sont les réseaux sociaux.
00:45:31Et c'est à travers ces réseaux,
00:45:33TikTok et en particulier.
00:45:35mais il y en a d'autres
00:45:36où l'horreur de l'islamisme
00:45:40et des messages abominables
00:45:44se répandent.
00:45:45Et ça, qu'est-ce qu'on a ?
00:45:46Qu'est-ce qu'on a comme arme ?
00:45:47À part de dire
00:45:48c'est horrible, c'est terrible,
00:45:49interdisant au moins de 16 ans
00:45:51d'utiliser les réseaux sociaux.
00:45:53Il faut vraiment
00:45:53que les réseaux soient contrôlés, etc.
00:45:55On ne peut rien,
00:45:56on ne fait rien.
00:45:57Les algorithmes sont hyper puissants
00:45:58et on n'arrive absolument pas...
00:45:59C'est à nos dirigeants de s'en saisir.
00:46:01Je reviens à ce que vous dites.
00:46:02C'est à nos dirigeants de s'en saisir.
00:46:03C'est à eux de trouver des solutions
00:46:04qui sont là pour ça.
00:46:05Parce que là, qu'est-ce qu'on fait finalement ?
00:46:05On est en train de faire un état des lieux
00:46:07qui, pardon de le dire,
00:46:08est complètement dramatique.
00:46:10Il est catastrophique cet état des lieux
00:46:12qu'on est en train de faire.
00:46:13Et effectivement,
00:46:14on a laissé la place
00:46:15depuis des années et des années
00:46:16à cette haine
00:46:19qui est en train de monter.
00:46:20Moi, j'ai une question à poser
00:46:21à vous, monsieur le préfet.
00:46:22C'est quand effectivement
00:46:24un citoyen,
00:46:27une personne immigrée
00:46:29devient française.
00:46:30Elle acquiert la nationalité française.
00:46:32Comment se passe cet événement-là ?
00:46:34Comment se passe ce passage ?
00:46:36Est-ce que cette personne
00:46:37doit connaître la Marseillaise ?
00:46:38Est-ce qu'on lui apprend
00:46:39l'histoire de France ?
00:46:41Est-ce qu'il y a un respect du drapeau ?
00:46:42Comment ça se passe ?
00:46:45Qu'est-ce qu'on lui enseigne ?
00:46:46Évidemment, cette personne
00:46:48va acquérir des droits,
00:46:49mais quels sont ses devoirs
00:46:51et comment est-ce qu'on lui expose
00:46:52ses devoirs ?
00:46:53Comment est-ce qu'on lui parle
00:46:54de cette civilisation française,
00:46:57de cette civilisation judéo-chrétienne ?
00:46:58Est-ce qu'il a la culture
00:47:00par rapport à tout ça ?
00:47:01Je vais vous répondre,
00:47:01soyons clairs.
00:47:02On n'enseigne rien.
00:47:04On s'assure que celui
00:47:05qui demande à la société française
00:47:07connaît,
00:47:08lors d'entretiens qui sont faits
00:47:10par les services préfectoraux notamment,
00:47:13on s'assure qu'ils ont
00:47:14une connaissance minimale
00:47:16de la civilisation
00:47:17et de l'histoire française.
00:47:18Mon point de vue à moi,
00:47:19c'est que c'est franchement
00:47:20d'une superficialité extraordinaire.
00:47:23Et à titre personnel,
00:47:24j'ai remis des décrets
00:47:25de naturalisation à des gens
00:47:27en ayant honte de le faire.
00:47:31Vous ne pouviez pas vous y opposer ?
00:47:34Je ne pouvais pas m'y opposer.
00:47:35D'abord, je n'avais pas le pouvoir
00:47:36de le faire.
00:47:37J'ai remis un décret de naturalisation
00:47:38à un homme qui est venu,
00:47:40sa femme marchait 4 mètres derrière
00:47:42et elle a refusé de me serrer la main.
00:47:44Et je me suis demandé
00:47:44dans quel système on était
00:47:46où pourtant,
00:47:47je ne mets pas en cause
00:47:48les agents qui ont fait
00:47:49ce qu'ils pouvaient,
00:47:50mais simplement parce qu'il y a
00:47:51des instructions,
00:47:52je parle d'une époque
00:47:53qui n'est pas celle d'aujourd'hui,
00:47:55où les instructions étaient données
00:47:56de naturaliser le plus possible.
00:47:58Et n'oublions pas
00:47:59qu'il y a des partis politiques
00:48:00qui sont,
00:48:01y compris représentés au Parlement,
00:48:03qui réclament
00:48:04des naturalisations en masse,
00:48:06sans même s'assurer du minimum.
00:48:07Parce qu'ils votent pour eux.
00:48:09Pour répondre à votre question,
00:48:11aujourd'hui,
00:48:14je ne sais pas
00:48:14quelles sont les instructions
00:48:15qui sont données.
00:48:16Et ce que je sais en tout cas,
00:48:17c'est qu'on n'enseigne rien,
00:48:18madame, c'est certain,
00:48:19et qu'on s'assure juste
00:48:20d'un tout petit minimum
00:48:22de connaissances.
00:48:23Vous parlez de la Marseillaise,
00:48:25un peu d'histoire de France,
00:48:26et je ne vous parle même pas
00:48:27de la langue française.
00:48:28Et pour terminer,
00:48:29la solennité,
00:48:30elle est assez faible.
00:48:31C'est généralement
00:48:32quand c'est le préfet
00:48:34ou son représentant
00:48:35qui remet le diplôme
00:48:38de naturalisation.
00:48:39Il n'y a pas,
00:48:39comme d'autres pays,
00:48:40une forme de solennité
00:48:42avec peut-être un serment
00:48:43ou un engagement, etc.
00:48:45Et donc, ça passe.
00:48:48Eh bien, monsieur,
00:48:49merci de votre franchise.
00:48:50Merci de cette clarification.
00:48:52Parce que pour moi,
00:48:53c'est un des éléments essentiels,
00:48:54une des causes principales
00:48:56de la situation
00:48:57dans laquelle on se trouve
00:48:58aujourd'hui.
00:48:59C'est tout.
00:49:00Vous avez des droits.
00:49:02Vous n'avez aucun devoir
00:49:04par rapport au pays
00:49:05dans lequel on vit.
00:49:06Et je suis persuadée
00:49:07pour en revenir à l'Australie
00:49:08puisque c'est aussi
00:49:09pour parler de l'Australie
00:49:10qu'on en est là.
00:49:11Je suis persuadée
00:49:12que ce problème
00:49:13n'est pas propre à la France.
00:49:14Exactement.
00:49:15Mais d'où l'alerte
00:49:16pour l'Europe en général.
00:49:17On revient de notre
00:49:18grand cousin américain.
00:49:19Et je me retourne vers vous.
00:49:20Oui, vous savez.
00:49:22Juste, vous savez
00:49:23que les titres de séjour
00:49:24sont reconduits automatiquement.
00:49:27Mais automatiquement,
00:49:29depuis quelques jours,
00:49:29une loi a été votée.
00:49:31Il n'y avait personne
00:49:32dans l'hémicycle.
00:49:33Et en plus, dans le contexte
00:49:34que la France a un budget
00:49:35catastrophique
00:49:36et ça coûte de l'argent,
00:49:37bien évidemment.
00:49:38Ça, c'est encore
00:49:38un autre dossier.
00:49:39Mais soulignons.
00:49:40Oui, ce que je voulais dire,
00:49:41ça ne veut peut-être
00:49:42rien avoir.
00:49:43Ça ne veut peut-être
00:49:43rien avoir,
00:49:43mais on parle d'un retour
00:49:45du service militaire.
00:49:46Moi, je fais mon service militaire.
00:49:48Eh bien, il y avait des jeunes
00:49:49de toutes les confessions,
00:49:50de toutes les religions,
00:49:51de toutes les classes sociales.
00:49:52Et là, c'était,
00:49:53je trouve, formidable
00:49:54parce que vous aviez
00:49:56des gens qui ne savaient pas lire,
00:49:57vous aviez des gens
00:49:57de différentes religions,
00:49:59des gens de la classe bourgeoise.
00:50:00On se retrouvait tous
00:50:01dans le même creuset national.
00:50:02Et c'était quoi l'objectif ?
00:50:03C'était de saluer le drapeau.
00:50:05C'était de vrai ensemble
00:50:07pour la défense du pays.
00:50:09Et c'était très, très bien.
00:50:11Et maintenant,
00:50:12j'ai l'impression
00:50:12que toute cette cohésion sociale
00:50:15et générationnelle
00:50:16est en train
00:50:17de se déliter complètement.
00:50:18On ne sait plus
00:50:19ce que c'est
00:50:19que saluer le drapeau,
00:50:20par exemple,
00:50:21la défense de la France.
00:50:22Mais chanter la Marseillaise
00:50:23devient fasciste aujourd'hui.
00:50:25On a vu,
00:50:26avec le spectacle
00:50:27Historoc, notamment,
00:50:28qui a été interdit
00:50:29par la mairie de Montrouge.
00:50:31Pourquoi ?
00:50:32Parce qu'on y chante
00:50:32notamment la Marseillaise.
00:50:34On en est là aujourd'hui.
00:50:35On a vu des manifestants
00:50:36et les fils
00:50:36arracher un drapeau français
00:50:38à Nantes
00:50:38qui pendait un balcon
00:50:40aux applaudissements de la foule.
00:50:42C'est grave
00:50:42parce que nous devrions avoir
00:50:43de nouveau quelque chose
00:50:44qui nous rassemble tous.
00:50:46Et c'est ça,
00:50:47le respect des uns et des autres.
00:50:49Et je crois que malheureusement,
00:50:50cette perte du service militaire
00:50:53fait que nous ne savons plus
00:50:54ce que c'est
00:50:54que la cohésion nationale.
00:50:56C'est parce que vous avez
00:50:57une autre cohésion nationale.
00:50:59Qui se joue en parallèle.
00:51:01Oui, et vous savez,
00:51:02trois semaines après
00:51:03les attentats du Bataclan,
00:51:04puisque vous en parliez
00:51:05tout à l'heure,
00:51:07dans la mosquée de Paris,
00:51:09il y a eu un serment
00:51:10sur le fait que
00:51:11tous les musulmans
00:51:12sont frères.
00:51:14Donc, y compris
00:51:14avec les terroristes
00:51:15du Bataclan.
00:51:17Et quelques semaines après,
00:51:20la tuerie de Charlie Hebdo
00:51:21et de l'hyper-cachère,
00:51:24Tarek Obrou,
00:51:25pour ne pas le nommer,
00:51:26je peux vous sortir
00:51:28la vidéo,
00:51:29il a fait une causerie
00:51:31avec ces gens
00:51:33en leur parlant du djihad.
00:51:36Et il leur a dit
00:51:36contre qui il faut faire
00:51:38le djihad physique.
00:51:41Et il commence
00:51:42un verset coranique,
00:51:44en arabe,
00:51:44il dit voilà,
00:51:45ce sont contre ceux-là.
00:51:46Eh bien, bon,
00:51:47ceux qui regardent en général
00:51:48ne connaissent pas l'arabe,
00:51:49il se trouve que je connais
00:51:50le Coran,
00:51:51le verset en question dit
00:51:52ceux qui ont reçu
00:51:54le livre avant vous,
00:51:55donc les chrétiens
00:51:56et les juifs.
00:51:57Ils ne nomment pas
00:51:57les chrétiens et les juifs,
00:51:58juste ceux qui ont reçu
00:51:59la Bible avant vous.
00:52:02Et ça,
00:52:02on parle de 2015.
00:52:04Bon.
00:52:05Sans compter qu'en prison aussi,
00:52:06il y a des radicalisations.
00:52:07Bien sûr.
00:52:08Ce n'est pas parce qu'on fait
00:52:08de la prison
00:52:09qu'on va ressortir.
00:52:10Non.
00:52:11Il y a un processus
00:52:12de radicalisation
00:52:13croissant en prison.
00:52:15Et ça aussi,
00:52:15c'est un motif d'inquiétude.
00:52:16Je vous propose
00:52:17une petite lueur.
00:52:18On va continuer d'en parler.
00:52:19Petite lueur.
00:52:19C'est Ranoquin,
00:52:20ça tombe bien.
00:52:22Exactement.
00:52:22Dans cette obscurité,
00:52:23c'est le héros.
00:52:24Ce héros en pleine fusillade.
00:52:26Il s'appelle Ahmed.
00:52:27Et il a désarmé
00:52:28l'un des assaillants.
00:52:30On va regarder
00:52:31ce portrait signé
00:52:31Michael Losantos
00:52:32et puis on en parle ensuite.
00:52:33C'est un geste héroïque
00:52:37au milieu de la barbarie.
00:52:39Alors que l'un des assaillants
00:52:41fait usage de son arme,
00:52:42un passant se jette sur lui,
00:52:44l'attrape par le coup,
00:52:45le désarme
00:52:46puis le tient en joue.
00:52:47Son intervention
00:52:48fait reculer l'individu
00:52:50et permet de sauver
00:52:51de nombreuses vies.
00:52:52Selon plusieurs médias australiens,
00:52:54ce héros s'appelle Ahmed.
00:52:56Son cousin donne de ses nouvelles.
00:52:58Le docteur a dit
00:52:59qu'il était OK.
00:53:00Il a été opéré
00:53:01mais on espère
00:53:01que ça va aller.
00:53:02C'est un héros.
00:53:04Il a reçu deux balles,
00:53:05l'une dans le bras,
00:53:06l'autre dans la main.
00:53:07Quelques minutes
00:53:08après l'attaque,
00:53:09le geste de ce vendeur
00:53:10de fruits de 43 ans
00:53:11est devenu viral.
00:53:13De nombreux internautes
00:53:14ont applaudi
00:53:15cet acte courageux.
00:53:16Quand on réalise
00:53:17que le héros
00:53:17désarme le terroriste
00:53:19alors qu'il est sous le feu
00:53:20de ceux qui sont sur le pont,
00:53:21il doit être célébré mondialement.
00:53:23Un juste parmi les justes
00:53:25que cette publication
00:53:26lui parvienne
00:53:26et qu'il sache
00:53:27qu'il a notre reconnaissance éternelle.
00:53:30Un acte de bravoure
00:53:31salué également
00:53:32par le Premier ministre australien.
00:53:34Nous pensons également
00:53:35à toutes les personnes
00:53:36soignées pour leurs blessures
00:53:37dont beaucoup sont en vie
00:53:38aujourd'hui
00:53:39grâce au courage
00:53:41et à la rapidité
00:53:42d'intervention
00:53:43de la police
00:53:45de Nouvelle-Galle du Sud
00:53:46et des secouristes
00:53:47qui se sont précipités
00:53:48à leur secours
00:53:49ainsi qu'au courage
00:53:51des Australiens ordinaires
00:53:52qui, sans hésiter,
00:53:54se sont mis en danger
00:53:55pour assurer la sécurité
00:53:56de leurs compatriotes.
00:53:58Ahmed a reçu
00:53:59le soutien
00:54:00d'autres passants
00:54:00après avoir saisi
00:54:01l'arme de l'assaillant.
00:54:04Clint Namur,
00:54:04on voit bien,
00:54:06Ahmed,
00:54:07le héros,
00:54:08le héros du week-end,
00:54:09c'est une personne
00:54:11de confession musulmane.
00:54:12Oui,
00:54:13pour certains,
00:54:14ce sera un mécréant
00:54:15parce qu'il sauve des juifs
00:54:17contre des djihadistes.
00:54:19Il a tué des djihadistes.
00:54:21Oui,
00:54:21les djihadistes,
00:54:22les terroristes.
00:54:23Je voudrais dire
00:54:23deux mots d'espoir
00:54:24si vous voulez.
00:54:26C'est un Libanais,
00:54:27donc un compatriote
00:54:28et c'est juste pour dire
00:54:31que les chiites
00:54:32ne sont pas tous
00:54:33Hezbollah loin de là,
00:54:35qu'au Liban,
00:54:37ils ont tendance
00:54:38à bien aimer les chrétiens,
00:54:39que s'ils vivaient
00:54:40avec les juifs,
00:54:41ils les aimeraient aussi
00:54:42et surtout,
00:54:45quand les Israéliens
00:54:47sont venus en 1982,
00:54:48ces chiites
00:54:50ont tellement souffert
00:54:51des palestiniens
00:54:51qu'ils ont jeté
00:54:53des fleurs et du riz
00:54:54sur les chars israéliens.
00:54:56J'ai une photo
00:54:57que j'ai mise
00:54:57dans un de mes livres
00:54:58avec, vous savez,
00:54:59le char,
00:55:00le drapeau
00:55:01et puis les femmes voilées
00:55:02qui leur jettent
00:55:03des fleurs et du riz.
00:55:05C'est une lueur d'espoir.
00:55:08Bien sûr qu'il y en a
00:55:09des euros musulmans
00:55:10et on en a en France
00:55:11des euros musulmans.
00:55:12Moi, je veux penser ce soir
00:55:13par exemple à Sofia Aram
00:55:15qui est quand même protégée
00:55:16parce qu'elle est menacée
00:55:18et parce qu'elle reçoit
00:55:19des tombeaux,
00:55:20d'injures et d'insultes
00:55:21à longueur de journée.
00:55:22On a Amine Elbaï
00:55:23qui a fait beaucoup
00:55:24pour notre pays aussi.
00:55:25Mais bien sûr,
00:55:25il y en a plus.
00:55:26Mohamed Luzi.
00:55:27Mohamed Luzi.
00:55:28Aussi, oui.
00:55:29Nora Bussini,
00:55:30elle est menacée sans arrêt.
00:55:32Donc effectivement,
00:55:32ils sont rejetés
00:55:33par la communauté musulmane
00:55:34mais ça reste quand même
00:55:35des personnes de religion,
00:55:37de confession musulmane
00:55:39et qui sont des héros
00:55:40parce qu'ils sont protégés
00:55:41et qu'ils prennent des risques
00:55:43au nom de leur position.
00:55:45Donc bravo effectivement
00:55:46à ce monsieur
00:55:47qui a eu un courage exceptionnel
00:55:50et M. Albanese
00:55:51qui lui n'en a aucun d'ailleurs.
00:55:53Le Premier ministre australien
00:55:54a bien fait de le féliciter.
00:55:55On va peut-être s'intéresser
00:55:56effectivement
00:55:57à ce que ce Premier ministre australien
00:55:59il n'incarne pas
00:56:00Patrick Martin-Jeunier
00:56:01un peu cette lâcheté occidentale
00:56:03au fond.
00:56:04Et d'ailleurs,
00:56:04on peut noter
00:56:05que son premier communiqué
00:56:06à aucun moment
00:56:08il ne précise
00:56:11que ce sont
00:56:11des personnes
00:56:12de confession juive
00:56:13qui sont ciblées
00:56:14et à aucun moment
00:56:15dans son premier...
00:56:16Il parle d'une fusillade
00:56:17si vous voulez
00:56:17comme si c'était quelque chose
00:56:18de...
00:56:19Voilà, c'est une fusillade
00:56:20et à aucun moment
00:56:21il ne nomme les choses.
00:56:22Et ça,
00:56:23nos dirigeants
00:56:24ont une responsabilité
00:56:25et on en parlait tout à l'heure
00:56:26déjà le refus
00:56:28de nommer les choses.
00:56:29Ne serait-ce que
00:56:30quand on met une plaque
00:56:31et je vous donne la parole
00:56:32mais une plaque
00:56:33sans nommer
00:56:33mort par des terroristes
00:56:35islamistes
00:56:36on ne nomme pas les choses.
00:56:38Donc comment voulez-vous
00:56:39que nous avancions...
00:56:40Oui, alors là
00:56:41je ne sais pas exactement
00:56:42les circonstances
00:56:42dans lesquelles
00:56:43le premier ministre
00:56:44a été informé.
00:56:45Est-ce qu'il n'a pas été informé
00:56:46tout de suite ?
00:56:47Mais les informations
00:56:48ont dû lui arriver
00:56:49assez rapidement
00:56:50et je pense que
00:56:51dès qu'il a su
00:56:52que c'était un attentat islamiste
00:56:53il l'a dit.
00:56:55Voilà, donc je crois
00:56:55qu'il attendait
00:56:56le rapport des services de police
00:56:57notamment du premier ministre
00:56:59de l'État
00:56:59où il se trouve.
00:57:00C'est assez compliqué
00:57:01les polices
00:57:01d'un État fédéral, fédéré.
00:57:03Mais voilà,
00:57:03donc je pense
00:57:03qu'il faut faire attention
00:57:05mais dès lors qu'il l'a su
00:57:06il a qualifié cet attentat
00:57:08d'attentat
00:57:09de meurtre antisémite
00:57:10et bien évidemment
00:57:11et vous avez raison
00:57:12je vous rejoins
00:57:13il faudrait rendre hommage
00:57:15effectivement
00:57:15donc aux victimes
00:57:17avec une plaque
00:57:18en disant
00:57:19ces juifs ont été victimes
00:57:21d'un attentat antisémite
00:57:22et on devrait le faire
00:57:24de la même façon
00:57:25que je ne comprends pas
00:57:26pourquoi les élèves
00:57:27ne vont plus systématiquement
00:57:28dans les camps de concentration.
00:57:30Monsieur citait
00:57:30le Struthoff
00:57:31moi je suis allé
00:57:32au Struthoff aussi
00:57:33je suis allé en Pologne également
00:57:35on devrait le faire
00:57:36et vous savez
00:57:36moi je suis de la génération
00:57:38de la réconciliation franco-allemande
00:57:39je suis allé en Allemagne
00:57:40il n'y a pas longtemps
00:57:41à nous cas
00:57:42c'est quelque chose
00:57:42qui est très fêté
00:57:43sur la Pariser Platz
00:57:44c'est la fête
00:57:45et donc il y a quand même
00:57:47un sentiment
00:57:48très très important
00:57:50de solidarité
00:57:51avec la communauté
00:57:51l'antisémitisme
00:57:52et dans la constitution allemande
00:57:54désormais
00:57:55il est interdit
00:57:56je veux dire
00:57:56et les réactions
00:57:57en Allemagne
00:57:58sont importantes
00:58:00elles sont navrées
00:58:01elles sont
00:58:01à chaque fois
00:58:03qu'il y a un acte antisémite
00:58:04c'est vrai
00:58:04les gouvernants
00:58:07prennent des mesures
00:58:09d'ailleurs on a vu
00:58:09les chanceliers
00:58:10allumer des ménorahs
00:58:12participer
00:58:13et le font tous les ans
00:58:15là-bas
00:58:15alors qu'allumer
00:58:16une bougie ici
00:58:17vous vous souvenez
00:58:18de ce qui s'était passé
00:58:19quand Emmanuel Macron
00:58:19allumait une bougie
00:58:21à l'Elysée
00:58:21l'an dernier
00:58:22au nom de la laïcité
00:58:24ce qu'on avait dit
00:58:25ce qu'il n'avait pas fait
00:58:27il était entouré
00:58:28des dirigeants
00:58:29de la communauté juive
00:58:31et pourtant
00:58:32il n'avait pas été
00:58:33à la marche
00:58:33contre l'antisémitisme
00:58:34après le 7 octobre
00:58:35donc comme quoi
00:58:36il vaut mieux être ferme
00:58:37ça ne l'a pas sauvé
00:58:39mais en tout cas
00:58:40vous lui avez proposé
00:58:41je crois
00:58:41on lui a proposé bien sûr
00:58:43et il a refusé de le faire
00:58:45mais je crois que
00:58:45ne pas nommer les choses
00:58:46c'est une des grandes spécialités
00:58:48aussi de l'extrême gauche
00:58:50je ne voulais pas citer
00:58:51Auschwitz et les camps
00:58:52pour ne pas faire du point Godwin
00:58:53mais pendant des années
00:58:55les systèmes communistes
00:58:57ont refusé de nommer
00:58:58dans les camps d'Auschwitz
00:58:59ce qu'il y avait
00:59:00des victimes juives
00:59:01on parlait de résistants
00:59:02on parlait de polonais
00:59:03on ne parlait pas de juifs
00:59:03aujourd'hui
00:59:04notre chère France insoumise
00:59:06que moi j'aimerais voir dissoute
00:59:08un de ces quatre matins
00:59:09j'aimerais bien savoir
00:59:11ce qu'ils ont à dire
00:59:12sur ces actes terroristes
00:59:14en dehors de leur réaction indignée
00:59:18et leur condoléance
00:59:20alors ils se sont tous donné le mot
00:59:22alors je ne sais pas
00:59:22si vous avez vu ça
00:59:23Philippe de Gestas
00:59:24effectivement
00:59:24ils se sont tous donné le mot
00:59:25aujourd'hui pour réagir
00:59:26terrorisme antisémite
00:59:28c'est Jean-Luc Mélenchon
00:59:29d'ailleurs qui a commencé
00:59:30c'est assez dégoûtant
00:59:33finalement
00:59:34quand on voit la politique
00:59:35et quand on voit
00:59:36comme il souffle sur les braises
00:59:37notamment depuis 7 octobre
00:59:39quand on les voit
00:59:40dans des manifestations
00:59:42où le drapeau palestinien
00:59:44et des slogans antisémites
00:59:46sont scandés
00:59:46c'est dégueulasse
00:59:49c'est quand même indécent
00:59:50écoutez
00:59:50je pense que c'est éclairant
00:59:52une fois de plus
00:59:53sur
00:59:53oui on n'a pas de terme
00:59:55pour en parler
00:59:56on a envie de parler
00:59:57du bal des faux culs
00:59:57on peut parler d'hypocrisie
00:59:59je pense que les français
01:00:00j'espère que les français
01:00:01ne sont plus dupes
01:00:02sur ce double langage
01:00:03notamment de
01:00:05de monsieur Mélenchon
01:00:07on n'oubliera pas
01:00:08qu'ils ont confié
01:00:09une chaire
01:00:10à l'institut
01:00:11la Boétie
01:00:11à un universitaire
01:00:15suédois
01:00:15qui dit
01:00:16regardez en boucle
01:00:17les images
01:00:18du 7 octobre
01:00:19et qu'il a hurlé de joie
01:00:20lorsqu'il a vu ces images
01:00:22cette hypocrisie
01:00:23est insupportable
01:00:25je ne sais pas
01:00:25je ne suis pas très partisan
01:00:26de l'interdiction
01:00:27des partis politiques
01:00:28en ce qui me concerne
01:00:30mais simplement
01:00:31jouons notre rôle
01:00:32nous
01:00:33en disant
01:00:34et en montrant
01:00:34jour après jour
01:00:35cette hypocrisie profonde
01:00:37ce mensonge permanent
01:00:39qui est celui
01:00:39de la France
01:00:41dite insoumise
01:00:42et pas uniquement
01:00:43dans ce domaine là
01:00:44d'ailleurs
01:00:44mais celui là
01:00:45est particulièrement
01:00:46visible
01:00:47il n'y a pas que
01:00:49les partis politiques
01:00:50regardez ce qui s'est passé
01:00:51pour moi qui connais bien
01:00:52Lyon
01:00:53étant lyonnais
01:00:53à l'université de Lyon 2
01:00:55lorsque un professeur
01:00:56d'université
01:00:57a proposé
01:00:58de boycotter
01:01:00des génocidaires
01:01:01et en mettant
01:01:03leur nom
01:01:03donc toutes les personnes
01:01:04des personnes
01:01:05de la communauté juive
01:01:06c'est très très grave
01:01:07et cet enseignant
01:01:08a été suspendu
01:01:09j'espère qu'il sera sanctionné
01:01:10mais ce que je veux dire
01:01:11par là
01:01:11c'est que cet antisémitisme
01:01:12se diffuse partout
01:01:13et c'est ça
01:01:14et avec une enquête
01:01:15me semble-t-il Olivier
01:01:16une enquête
01:01:17qui a été arrêtée
01:01:18justement sur la question
01:01:19de l'antisémitisme
01:01:20dans l'université française
01:01:21on parle d'enquête
01:01:22c'est un sondage
01:01:22sondage
01:01:23je souhaitais faire
01:01:24l'IFOP
01:01:25notamment
01:01:26mener l'IFOP
01:01:27effectivement
01:01:27des questionnaires
01:01:29ont été distribués
01:01:30envoyés
01:01:31et immédiatement
01:01:32les syndicats
01:01:33les syndicats d'étudiants
01:01:34les syndicats de professeurs
01:01:35également
01:01:35ont dit absolument pas
01:01:36ça ne va pas
01:01:37on ne va pas répondre
01:01:38à ces questions
01:01:39il en est hors de question
01:01:40je voulais juste
01:01:41vous faire un commentaire
01:01:41sur l'image
01:01:42vous avez vu
01:01:44cette plaque
01:01:46avec un 1
01:01:46et un coeur
01:01:47tout à l'heure
01:01:49on a appris
01:01:49les autorités
01:01:51ont indiqué
01:01:51l'âge
01:01:52des victimes
01:01:53pas toutes les victimes
01:01:55mais ça va entre
01:01:5610 et 87 ans
01:01:57donc le 1
01:01:59et le 0
01:01:59c'était pour
01:02:00cette jeune fille
01:02:01cette fillette
01:02:03qui avait 10 ans
01:02:04il faut rappeler
01:02:05aussi
01:02:05qu'il y a
01:02:05une victime française
01:02:07un français
01:02:0827 ans
01:02:09qui est du bourget
01:02:12dont la famille
01:02:13est délastée
01:02:14qui fait partie
01:02:14des victimes
01:02:15ce qu'on a appris
01:02:16ce soir
01:02:17par la voie officielle
01:02:19du quai d'Orsay
01:02:20dont le corps
01:02:20sera rapatrié
01:02:22par les autorités françaises
01:02:23en accord
01:02:23avec la famille
01:02:25c'est une famille
01:02:26encore une fois
01:02:26du bourget
01:02:27c'est une famille
01:02:27qui a 4 garçons
01:02:30et celui-ci
01:02:32Dan vivait
01:02:32en Australie
01:02:33depuis un an
01:02:35voilà
01:02:36donc
01:02:36on a aussi
01:02:38une pensée
01:02:38ce soir
01:02:39pour lui
01:02:40évidemment
01:02:41bien sûr
01:02:42Dan El Caliam
01:02:44on va peut-être
01:02:44revoir sa photo
01:02:46ce nouvel attentat terroriste
01:02:49on a l'impression
01:02:50que ça se rapproche
01:02:51c'est loin l'Australie
01:02:52en termes de kilomètres
01:02:53mais cette actualité
01:02:54elle est très proche
01:02:55elle résonne
01:02:55particulièrement
01:02:57aujourd'hui en France
01:02:58et en Europe
01:02:59ça aurait très bien
01:03:00pu se passer
01:03:01sur notre territoire
01:03:02et cela pourrait se passer
01:03:03je vous propose
01:03:04d'écouter
01:03:04Thibaut de Mondrial
01:03:05c'était lundi
01:03:06donc avant
01:03:06ce qui s'est passé
01:03:07en Australie
01:03:09et il alertait
01:03:10un 7 octobre
01:03:10en France
01:03:11bien sûr que c'est possible
01:03:12écoutez-le
01:03:13Thibaut de Mondrial
01:03:20donc on va
01:03:20écouter
01:03:21si un jour
01:03:25il y a un événement
01:03:26qui est un événement
01:03:27dont je pense
01:03:28qu'il sera identitaire
01:03:29et il tournera
01:03:30autour de la question
01:03:31de l'extrémisme religieux
01:03:33qui se déroule
01:03:34et qui vient susciter
01:03:35une vague d'émotions
01:03:36qui pulvérise
01:03:38tout le côté rationnel
01:03:39business
01:03:40il ne faut pas qu'il y ait
01:03:40de violence
01:03:41parce que c'est la paix civile
01:03:42qui permet de développer
01:03:43son business
01:03:44etc.
01:03:44ce qui est le cas aujourd'hui
01:03:45c'est pour ça que les armes à feu
01:03:46qui sont tenues
01:03:47par la criminalité organisée
01:03:49ne sont jamais vendues
01:03:50à des gens
01:03:51qui veulent tirer
01:03:51sur des policiers
01:03:52ou à des terroristes
01:03:54et si un jour
01:03:55il y a un événement
01:03:56qui pulvérise
01:03:57cette rationalité
01:03:58à ce moment-là
01:03:59on n'est pas à l'abri
01:04:00d'actions du type
01:04:017 octobre
01:04:02sur le territoire français
01:04:03quand je dis
01:04:04qu'il peut y avoir
01:04:05un ou plusieurs actions
01:04:06de type 7 octobre
01:04:07en France
01:04:08ce n'est pas en masse
01:04:09c'est en mode opératoire
01:04:11c'est-à-dire
01:04:12des actions
01:04:13qui conduisent
01:04:14à des violences
01:04:14qui échappent
01:04:15aux forces de sécurité intérieure
01:04:17avec une zone
01:04:18qui deviendrait hors de contrôle
01:04:19pendant un petit moment
01:04:20et des exactions
01:04:21qui seraient commises
01:04:22contre les populations
01:04:23à l'intérieur
01:04:24à l'intérieur des domiciles
01:04:25etc.
01:04:26Non particulièrement inquiétant
01:04:28c'est vrai que les services
01:04:29de renseignement
01:04:30et en même temps
01:04:31les services de police
01:04:32eux s'y préparent
01:04:33mais c'est un peu
01:04:34ce qui s'est passé
01:04:35finalement en Australie
01:04:37aujourd'hui
01:04:37c'est tout à fait
01:04:38ce qui pourrait se passer
01:04:39c'est ce que dit
01:04:40Thibault de Maubrialle
01:04:40Philippe de Gestas
01:04:41en France
01:04:42ça c'est une réelle inquiétude
01:04:44et d'ailleurs
01:04:45vous étiez
01:04:45sur le champ de Mars
01:04:46Olivier Benkemoun
01:04:48il y a un instant
01:04:49peut-être cette parenthèse
01:04:51est-ce qu'il y avait
01:04:51effectivement
01:04:52des services de sécurité
01:04:53des forces de l'ordre
01:04:54en masse
01:04:55pour protéger
01:04:56ce soir
01:04:57En masse
01:04:59il y avait
01:05:01un important dispositif
01:05:02policier
01:05:02qui était déployé
01:05:03un barriérage
01:05:04important
01:05:05pour accueillir
01:05:06une foule
01:05:06qui était nombreuse
01:05:07je ne sais pas si on a
01:05:07les images
01:05:08il y avait 1000 ou 2000 personnes
01:05:10qui étaient là
01:05:11sur le champ de Mars
01:05:12pour
01:05:13on les a en bas à droite
01:05:15on voit effectivement
01:05:15ces images
01:05:16pour effectivement allumer
01:05:17la première bougie
01:05:18de la Ménorraine
01:05:18alors juste derrière
01:05:19je ne sais pas si vous voyez
01:05:19c'est Rachida Dati
01:05:20qui a eu beaucoup de mal
01:05:22à allumer
01:05:23la première
01:05:24elle s'est exprimée
01:05:26Rachida Dati
01:05:27d'ailleurs ce soir
01:05:27oui
01:05:28elle s'est exprimée
01:05:29elle a évidemment
01:05:31apporté tout son soutien
01:05:32à la communauté juge
01:05:33surtout elle a dit
01:05:34ça suffit des mots
01:05:35il faut des actes
01:05:36et les actes
01:05:38et les actes
01:05:40passent évidemment
01:05:41par la justice
01:05:42par la condamnation
01:05:44ce qu'elle a dit
01:05:45et puis il y a eu
01:05:46la volonté aussi
01:05:47de dire
01:05:48il ne faut pas avoir peur
01:05:48la peur
01:05:50elle n'est pas là
01:05:50et la preuve
01:05:51c'est qu'il y avait
01:05:52énormément de monde
01:05:53qui étaient réunis
01:05:54sur le champ de Mars
01:05:54preuve que même si
01:05:56à des 1000 litres
01:05:57parce que c'était
01:05:58exactement ce genre
01:05:59de manifestation
01:06:00c'est exactement
01:06:02la même chose
01:06:02le même allumage
01:06:04ça s'est passé
01:06:04plutôt en Australie
01:06:061000 ou 2000 personnes
01:06:07qui étaient
01:06:08alors non pas
01:06:09sur le champ de Mars
01:06:09mais sur la plage
01:06:11une plage hyper populaire
01:06:12mais comme le champ de Mars
01:06:14et puis deux tueurs
01:06:16voilà
01:06:16deux assassins
01:06:18qui sortent des armes automatiques
01:06:19comme ça aurait pu être
01:06:20le cas
01:06:21mais évidemment
01:06:22vous gardez ça en tête
01:06:23quand vous assistez à ça
01:06:25mais il n'y avait aucune peur
01:06:26il y avait de la joie
01:06:27il y avait de la musique
01:06:28il y avait des prises
01:06:29il y avait des prises de parole
01:06:31voilà ce qui est
01:06:32je suis d'accord
01:06:32alors vous dites
01:06:33oui effectivement
01:06:33la joie c'est la meilleure de réponse
01:06:35c'est ce que disait d'ailleurs
01:06:36dans un message
01:06:37le grand rabat Harim Korska
01:06:39mais je vais être
01:06:41pardonnez-moi
01:06:42un peu rabat-jour
01:06:43moi j'ai envie de dire
01:06:43ok je veux bien
01:06:44ne pas avoir peur
01:06:44donnez-moi les moyens aussi
01:06:45de ne pas avoir peur
01:06:46bien sûr
01:06:46on est dans un état de droit
01:06:47on est dans un état de droit
01:06:49la meilleure des réponses
01:06:50c'est ce que font les Israéliens
01:06:51c'est ce que font effectivement
01:06:53tous les Français
01:06:54qu'ils soient de confession juive
01:06:55ou d'autres
01:06:55c'est de continuer à vivre
01:06:57et de ne pas avoir peur
01:06:58et de dire droit
01:06:59dans les yeux des terroristes
01:07:00nous n'avons pas peur
01:07:01mais effectivement
01:07:02on n'est pas des
01:07:03on n'est quand même pas des inconscients
01:07:06on demande dans un état de droit
01:07:08d'avoir une justice solide
01:07:10d'avoir une police
01:07:11qui soit forte et elle l'est
01:07:12et que tous les moyens
01:07:14soient donnés
01:07:15pour lutter
01:07:16contre cette violence
01:07:18islamiste
01:07:19Au sein de l'Union Européenne
01:07:21la France a été le pays
01:07:22le plus touché
01:07:22avec 85 attentats islamistes
01:07:24commis sur son sol
01:07:25entre 1979 et avril 2024
01:07:29je reviens sur ces chiffres
01:07:34de la fondation Fondapol
01:07:35c'est 334 morts
01:07:39mais qu'est-ce qui s'est passé
01:07:40depuis 1979 ?
01:07:42Moi c'est ça
01:07:42en fait c'est ça qui m'interpelle
01:07:44Philippe de Gestas
01:07:44c'est quels moyens
01:07:45alors vous mettez effectivement
01:07:47des forces de l'ordre
01:07:48devant les synagogues
01:07:50vous mettez
01:07:50c'est des moyens importants
01:07:51oui il y a eu des moyens
01:07:52mais il n'y a pas
01:07:52ou plutôt
01:07:54quelle fermeté du dirigeant
01:07:56en fait des moyens
01:07:57encore une fois
01:07:57il faut le rappeler
01:07:58effectivement
01:07:58police, gendarmerie
01:08:00et même l'armée
01:08:00sur le territoire national
01:08:01comme à l'extérieur
01:08:02sont mobilisés
01:08:03en permanence
01:08:03et effectivement
01:08:04ça a été rappelé tout à l'heure
01:08:05par M. Martin
01:08:06c'est-à-dire qu'il y a très régulièrement
01:08:08il y a encore ces derniers jours
01:08:09des projets d'attentats
01:08:10qui ont été déjoués
01:08:11et puis des gens
01:08:14qui payent de leur vie
01:08:15leur engagement
01:08:16c'est probablement insuffisant
01:08:19mais il ne faut pas dire
01:08:21qu'il ne s'est rien passé
01:08:22ce qui manque
01:08:23c'est
01:08:24encore une fois
01:08:25on est dans une guerre
01:08:26civilisationnelle
01:08:27donc le côté guerre
01:08:28est plus ou moins
01:08:29bien pris en compte
01:08:30et encore une fois
01:08:30c'est peut-être considéré
01:08:31comme insuffisant
01:08:32mais on ne peut pas dire
01:08:33qu'il ne se passe rien
01:08:34mais moi
01:08:35ce que je remarque
01:08:36effectivement
01:08:36c'est la dimension
01:08:37civilisationnelle
01:08:39et ce réarmement moral
01:08:41pardon
01:08:42cette expression
01:08:42est peut-être choquante
01:08:44mais moi je l'assume complètement
01:08:45c'est seulement
01:08:48un réarmement moral
01:08:50réarmement moral
01:08:52qui rendra efficace
01:08:54l'armement
01:08:55et la lutte
01:08:57que font
01:08:58les services d'ordre
01:08:59les forces de l'ordre
01:09:01au quotidien
01:09:02Patrick Martin-Jeunier
01:09:03on nous brandit
01:09:04la menace
01:09:04c'est vrai
01:09:05la menace russe
01:09:05que cette semaine encore
01:09:07Marc Houteau
01:09:08le patron de l'OTAN
01:09:09on a eu le chef
01:09:10d'état-major des armées
01:09:11qui nous a dit
01:09:12attention
01:09:12préparez-vous
01:09:13à mourir
01:09:14pour le pays
01:09:15sauf que je me mets
01:09:16à la place des téléspectateurs
01:09:17et des français
01:09:17la vraie menace
01:09:18celle qui nous tue
01:09:19dans notre chair aujourd'hui
01:09:20c'est la menace
01:09:21terroriste
01:09:22islamiste
01:09:23voyez-vous
01:09:24et l'interrogation
01:09:25c'est aujourd'hui
01:09:25quelle est la menace
01:09:27la plus forte
01:09:28au fond
01:09:29pour nous
01:09:29européens
01:09:30et pour l'occident
01:09:31en général
01:09:32quand on vous dit
01:09:33c'est la menace russe
01:09:34quand on voit
01:09:34ce qui se passe encore
01:09:35en Australie
01:09:36c'est peut-être le cas
01:09:37je ne sais pas
01:09:38je ne suis pas dans
01:09:38les services d'enseignement
01:09:39je ne suis pas non plus
01:09:40géopolitologue
01:09:40c'est pour ça que je me suis perdu
01:09:41voilà
01:09:42quelle est la menace
01:09:44existentielle aujourd'hui
01:09:45pour l'occident
01:09:45vous savez
01:09:46il y a de multiples menaces
01:09:48parmi les menaces essentielles
01:09:49la Russie
01:09:50se comporte comme des terroristes
01:09:51en Ukraine
01:09:51et il y a les islamistes
01:09:53qui sont des terroristes
01:09:54en Occident
01:09:54donc il y a différentes menaces
01:09:56mais qui relèvent
01:09:57de ministères différents
01:09:58la défense
01:09:58et le ministère d'intérieur
01:10:00oui
01:10:00la menace terroriste
01:10:01met en cause
01:10:02véritablement
01:10:03notre cohésion nationale
01:10:04la communauté juive
01:10:07mais les chrétiens
01:10:08toutes les communautés religieuses
01:10:10en fait
01:10:11parce que madame disait
01:10:12en fait les djihadistes
01:10:12ils veulent mourir
01:10:13ils veulent mourir en héros
01:10:14et qu'est-ce qu'on peut faire
01:10:15contre ces gens-là
01:10:16premièrement
01:10:17deuxièmement
01:10:17il faut nous réarmer
01:10:18vous parlez de réarmement moral
01:10:19je crois que c'est très important
01:10:21quitte à passer pour
01:10:23être d'une ancienne époque
01:10:25je crois qu'il faut
01:10:26réarmer d'abord à l'école
01:10:27l'éducation civique
01:10:29enseigner toutes les religions
01:10:31enseigner la tolérance
01:10:32dès le début
01:10:33et on sait très bien
01:10:34que malheureusement
01:10:35dans certaines parties du territoire
01:10:37ce n'est plus possible
01:10:38d'enseigner ce genre
01:10:39de choses
01:10:40la tolérance
01:10:41l'histoire des religions
01:10:42l'histoire de la Shoah
01:10:43les persécutions religieuses
01:10:46et toutes sortes de persécutions
01:10:48et donc c'est tout cela
01:10:48qu'on doit
01:10:49on doit se réarmer
01:10:50et on a
01:10:51complètement laissé filer
01:10:52ce genre de choses
01:10:53et donc oui
01:10:53il y a des menaces
01:10:54il y a des menaces existentielles
01:10:56et bien vous le dites
01:10:57la Russie en Ukraine
01:10:58ce sont des terroristes aussi là-bas
01:11:00quand on voit les enfants
01:11:01comment ils meurent
01:11:01et bien les terroristes islamistes
01:11:03en France et en Ukraine
01:11:04mais en tout cas
01:11:04ce sont deux menaces
01:11:05qui ne sont pas perçues
01:11:06à mon avis
01:11:06de la même façon
01:11:08par les citoyens français
01:11:10j'ai une question
01:11:12l'inamur n'aimait à vous poser
01:11:14c'est-à-dire que
01:11:15il y a l'Australie
01:11:16qui a reconnu l'état palestinien
01:11:18la France
01:11:18aussi
01:11:19on se souvient
01:11:20cette reconnaissance
01:11:22qu'est-ce qu'elle a eu
01:11:23dans le monde musulman
01:11:25et plus précisément
01:11:26dans le monde
01:11:27des islamistes
01:11:29est-ce qu'elle a eu
01:11:30des conséquences
01:11:31est-ce que
01:11:31comment ça a été perçu
01:11:32est-ce qu'on a des éléments
01:11:33là-dessus
01:11:34la France n'a pas été aimée
01:11:37davantage
01:11:37oui ça n'a absolument
01:11:38rien changé
01:11:39oui
01:11:40même dans certains cas
01:11:42on s'est moqué de Macron
01:11:43je suis désolée
01:11:45de le dire
01:11:45sur une télévision française
01:11:47mais on respecte la force
01:11:49on respecte la force
01:11:52les islamistes
01:11:54ne comprennent que la force
01:11:57non
01:11:58non c'est pas ça
01:11:59ils ne sont pas complètement
01:12:01sans âme
01:12:03ils ont des idées
01:12:05auxquelles ils croient
01:12:06ils y croient
01:12:08et ils
01:12:08ils les appliquent
01:12:11maintenant
01:12:12ils peuvent être
01:12:13s'ils avaient des idées
01:12:15si on leur avait appris
01:12:16des idées correctes
01:12:18et c'est là
01:12:18le rôle de l'école
01:12:19et c'est là
01:12:21l'importance
01:12:21de ne pas enseigner
01:12:22justement
01:12:23de ne pas enseigner
01:12:24les religions à l'école
01:12:25parce que la France
01:12:26ne reconnaît pas
01:12:27les religions
01:12:27l'histoire des religions
01:12:28c'est différent
01:12:29je vous étonnerais
01:12:32si je vous disais
01:12:33ce qu'il y a
01:12:33dans certains manuels
01:12:34scolaires français
01:12:36non mais par exemple
01:12:37parce que si je vous pose
01:12:37la question
01:12:38c'est qu'on s'est dit
01:12:39il y a effectivement
01:12:40si le chef de l'état français
01:12:41Emmanuel Macron
01:12:42ne s'était pas rendu
01:12:43à la marche
01:12:43contre l'antisémitisme
01:12:44s'il y a eu effectivement
01:12:45la reconnaissance
01:12:46de l'état palestine
01:12:47c'était aussi pour répondre
01:12:48à une certaine partie
01:12:49de la population française
01:12:51et qui pourrait
01:12:54ou qui aurait pu
01:12:55mettre le pays
01:12:56à feu et à sang
01:12:57ou alors qui aurait pu
01:12:58être problématique
01:12:58au sein du territoire français
01:13:01mais alors est-ce que
01:13:01c'est une des conséquences
01:13:02ou ça ne change rien ?
01:13:03s'il ne reconnaissait pas
01:13:04l'état palestinien
01:13:05est-ce que cette partie
01:13:06se serait révoltée ?
01:13:07non ?
01:13:08non je ne pense pas non plus
01:13:08voilà c'est ça
01:13:09et d'ailleurs
01:13:11qui va gouverner cet état ?
01:13:13non mais très clairement
01:13:13les conditions
01:13:14de la reconnaissance
01:13:15de l'état palestinien
01:13:16n'étaient pas réunies
01:13:17voilà
01:13:18et donc
01:13:19surtout
01:13:20une liste avait été faite
01:13:21de conditions
01:13:22pour la réunir
01:13:23mais la liste
01:13:24on l'a pris
01:13:24on l'a jetée
01:13:26voilà
01:13:26c'est ce qui est reproché
01:13:27à l'Australie aussi
01:13:28le Hamas était encore armé
01:13:32et il l'est toujours
01:13:33parce que ça
01:13:34ça n'a pas changé
01:13:35et pourtant
01:13:35voilà
01:13:36mais le retard aussi
01:13:37alors
01:13:38il nous reste 1 minute 37
01:13:41il va falloir
01:13:43c'est Isabelle Poulot
01:13:44qui arrive dans un instant
01:13:45il va falloir
01:13:45qu'on lui laisse
01:13:46rapidement la place
01:13:47mais je crois
01:13:48je vous ai entendu murmurer
01:13:49j'ai un rêve
01:13:50alors je vous propose
01:13:51de terminer
01:13:52avec vous
01:13:53Nathalie
01:13:54dis donc
01:13:54quel honneur
01:13:55de me laisser conclure
01:13:56oui j'aurais un rêve
01:13:57il y a eu une marche
01:13:58contre l'antisémitisme
01:13:59auquel en majorité
01:14:00il y a eu beaucoup de juifs
01:14:01on connait tous
01:14:02beaucoup de musulmans
01:14:03qui s'élèvent
01:14:04contre l'islamisme
01:14:06et contre le terrorisme
01:14:07j'aurais un rêve
01:14:08c'est qu'il y ait
01:14:08une grande marche
01:14:09contre l'islamisme
01:14:10à laquelle participerait
01:14:12la majorité
01:14:13et beaucoup de musulmans
01:14:14en France
01:14:15ils osent dire
01:14:16not in my name
01:14:18on les tuerait
01:14:19on les tuerait
01:14:20écoutez
01:14:20c'est une question de nombre
01:14:22on pourrait quand même faire
01:14:23il y a assez d'islamistes
01:14:25pour aller leur causer
01:14:27des problèmes
01:14:27allez demander aux dames
01:14:28qui ne se voilent pas
01:14:29dans les quartiers
01:14:30comment elles sont traitées
01:14:31allez voir le nombre
01:14:32de jeunes filles
01:14:33qui ont été tuées
01:14:34soit parce qu'elles n'étaient pas voilées
01:14:36soit parce qu'elles avaient des copains
01:14:37brûlés vives
01:14:39on en entend parfois parler
01:14:41après on les oublie trop
01:14:42ça c'est quoi ?
01:14:44bon je voulais vous remercier
01:14:45on arrive
01:14:45c'est vrai qu'on pourrait
01:14:47en parler
01:14:47en discuter
01:14:48en débattre toute la nuit
01:14:49je voulais vous remercier infiniment
01:14:50d'avoir décrypté
01:14:52analysé une nouvelle fois
01:14:53cette actualité douloureuse
01:14:55on retiendra ce héros
01:14:56aussi peut-être
01:14:57comme lumière
01:14:58lumière de Ranouka
01:15:00aussi ce soir bien évidemment
01:15:01bonne fête à tous nos concitoyens
01:15:03et téléspectateurs
01:15:04qui fêtent Ranouka
01:15:06et puis surtout
01:15:07une pensée pour toute la famille
01:15:08de Dan Elkayam
01:15:09notre concitoyen
01:15:11donc français
01:15:12qui a été tué
01:15:13dans ce nouvel attentat
01:15:14terroriste islamiste
01:15:16en Australie
01:15:16on en parle dans un instant
01:15:18Isabelle Piboulot
01:15:18l'édition de la nuit
01:15:19bonne nuit sur CNews
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