Jérôme Bayle, éleveur de bovins en Haute-Garonne et figure de la colère agricole, a énuméré sur BFMTV ses propositions pour éviter l'abattage de prévention face à la dermatose bovine, une mesure préconisée par la ministre de l'Agriculture.
00:00Oui, du moment, après le premier jour de vaccination, parce qu'aujourd'hui, les éleveurs ne peuvent pas concevoir qu'on leur demande de vacciner les animaux
00:10et de voir les euthanasier après s'ils sont positifs. Donc nous, on a essayé de proposer une alternative à tout ça, mais ça ne va pas qu'à ça.
00:21Vous pouvez énumérer les autres points, bien sûr.
00:23– Oui, alors, il y avait un arrêt de l'abattage systématique, une vaccination massive et rapide, des zones sanitaires élargies et verrouillées,
00:33abattage uniquement des animaux positifs. Est-ce que vous, vous avez le sentiment, Jérôme Bayle, puisque vous êtes l'une des figures phares de ce mouvement de contestation,
00:42que la ministre de l'Agriculture pourra peut-être reculer sur certains points ?
00:47– De toute façon, je pense qu'elle n'a pas le choix. Au bout d'un moment, quand je l'ai dit encore ce matin, du moment où...
00:56Mais parce que quand une stratégie, elle ne marche plus, elle ne marche plus, je ne dis pas qu'elle n'a jamais marché et qu'elle ne marche pas,
01:02je dis qu'aujourd'hui, on voit qu'elle ne marche plus, puisque la maladie fait des bonds, elle est descendue des Savoies pour aller dans les Pyrénées-Orientales.
01:11Les Pyrénées-Orientales, elle est venue dans la Riège à plus de 100 km du dernier foyer.
01:15De la Riège, elle est partie dans les Hautes-Pyrénées à 154 km. Et des Hautes-Pyrénées, elle revient dans la Haute-Garonne à plus de 100 km.
01:24Donc au bout d'un moment, on voit que la stratégie, elle ne marche plus. Donc il faut la modifier. Ce n'est pas une honte.
01:29Et je l'y ai dit ce matin, ce n'est pas dénigrant de changer de stratégie. Au contraire, c'est une forme de grandeur.
01:36– Est-ce que vous allez la rencontrer, Annie Gennevard ? On sait qu'elle va en Occitanie demain à la rencontre des agriculteurs. Est-ce que vous serez avec elle ?
01:44– Eh bien, j'y serai par force. Parce que je vais tout simplement accompagner l'éleveur qui a eu l'abattage à sa demande.
01:55Bien sûr, à la demande de l'éleveur qui a eu l'abattage hier de son cheptel.
01:59Parce que M. le Préfet et sûrement Mme la Ministre avaient oublié dans un premier lieu d'inviter l'association des ultras de la 64 qui, pour eux, ne sont pas reconnus syndicats.
02:10On n'est pas une pauvre association, un comité des fêtes pour certains.
02:14Mais le comité des fêtes, ils ont sûrement oublié qu'ils ont fait 45% des voix dans le département,
02:20qu'ils ont une association qui compte plus de 500 ou 600 adhérents.
02:23Donc on est légitime dans nos départements.
02:25Et peut-être que cette petite association considérée comme un comité des fêtes dérange les grands syndicats.
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