00:00Monsieur Grossi, l'Ukraine avait attribué cette attaque de drones à la Russie. Est-ce que c'est aussi votre cas ?
00:08Pour nous, c'est, vous savez, depuis le bout de la guerre, et donc aussi notre présence à Saporizhia,
00:15et à chaque fois qu'il y a des épisodes comme ça, des attaques, bombardements, inclusions de drones,
00:26les gens demandent, c'est qui, la faute à qui ? Et nous, nous sommes des inspecteurs.
00:31Et pour nous, pour être dans la capacité de dire exactement qui a été le coupable,
00:40il faut qu'on puisse vérifier cela de manière indépendante.
00:47Et en temps de guerre, ça c'est très difficile.
00:51Je peux vous dire, par exemple, qu'au moment de cette attaque-là, au mois de février,
00:55on a eu accès à des débris qui restaient là, évidemment, qui venaient des drones,
01:04qui avaient attaqué le drone, ou les pluriels drones qui avaient attaqué.
01:09Mais on a demandé, par exemple, à faire des prélèvements environnementaux
01:15pour déterminer beaucoup plus des choses.
01:18Et là, on n'a pas pu faire ça.
01:20Et je ne responsabilise pas les Ukrainiens, parce que du côté russe, ça nous est arrivé aussi.
01:25Évidemment, les forces militaires sont très réticentes à permettre à l'agence
01:31de faire des études ou des analyses très, très poussées.
01:35Donc, pour autant que je n'aurai pas la capacité de déterminer de manière indépendante
01:40l'origine de quelque chose, une munition, un drone, on ne le fait pas.
01:45Ce que j'ai fait à chaque fois, j'appelle, et ça, c'est un appel urgent,
01:50à des politiques, des restreints pour ce qui est des attaques militaires
01:56ou des opérations, même militaires, autour des installations nucléaires.
02:01Vous savez qu'il y a un mois, on a eu une perte d'approvisionnement
02:05et d'électricité à Saporizia.
02:09Et on a passé un mois avec cette installation-là, qui était refroidite
02:16avec des générateurs d'urgence.
02:22Et finalement, on a dû négocier en cessez-le-feu,
02:25et qu'on a pu négocier avec les forces militaires d'un côté et de l'autre
02:30pour permettre aux autres techniques d'un côté et de l'autre de faire la réparation.
02:37Donc, vous voyez, c'est une situation extrêmement volatile, extrêmement délicate.
02:43Mais, heureusement que la communauté internationale a la possibilité,
02:47à travers la IEA, d'être là et d'aider à éviter le pire.
02:51Merci.
02:51Merci.
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