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  • il y a 6 semaines
Frédéric Encel, docteur en géopolitique, était l’invité d’Apolline de 9 à 10 pour revenir sur les propos de Vladimir Poutine qui se dit "prêt" à faire la guerre aux Européens.

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Transcription
00:00— Nous ne prévoyons pas de combattre l'Europe. Je l'ai déjà dit 100 fois. Mais si l'Europe décide soudainement de nous faire la guerre et la commence, nous sommes prêts dès maintenant. Il n'y a aucun doute.
00:14— Qu'est-ce qu'il faut comprendre ? — Il faut comprendre que, un, la menace ne coûte rien et elle peut rapporter gros. Et depuis les années 30, on sait, enfin on sait, on doit le savoir,
00:23on devrait mieux le savoir, nous autres ouest-européens, que lorsque un chef d'État ou un gouvernement autoritaire et idéologue, et c'est le cas manifestement pour Vladimir Poutine,
00:32dit quelque chose et qu'il menace, il faut le prendre au sérieux. Il faut le croire. Et entre parenthèses, rétrospectivement, on peut dire qu'on n'a pas suffisamment écouté
00:40depuis au moins l'affaire géorgienne. Et je vous passe, Alep, je vous passe évidemment la mention de la Crimée, etc. Et naturellement, les menaces sur l'Ukraine.
00:49Donc ça ne coûte pas cher, ça peut rapporter gros. Notez d'ailleurs que les extrêmes-gauches et les extrêmes-droites européennes jouent énormément de cette crainte,
00:57de cette peur, dans une posture que j'ose qualifier systématiquement de municoise. Un. Deux.
01:01— Vous allez prendre le temps de nous l'expliquer, ça, parce qu'il y a eu évidemment toutes ces réactions, notamment après précisément les propos
01:07de notre chef d'État-major des armées, qui, au fond, disait et anticipait ce genre de propos de Vladimir Poutine en disant qu'il fallait que nous soyons en mesure de dire
01:15« nous sommes prêts », également. Le fait même de dire qu'on n'est pas prêts serait en soi une erreur.
01:21Mais vous disiez « il faut prendre ça au sérieux ». Dans les propos, il y a un peu tout et son contraire.
01:27C'est-à-dire qu'en gros, ils disent « c'est l'Europe qui veut nous faire la guerre, mais s'ils viennent, on sera prêts ».
01:32C'est ça aussi que j'aimerais comprendre avec vous.
01:34— Oui, c'est toujours l'inversion accusatoire. Enfin, c'est toujours la même chose.
01:37Vous allez faire quelque chose où vous l'avez déjà fait, et vous accusez l'autre de vouloir le faire.
01:41Mon deuxième point, c'était justement la crédibilité dissuasive.
01:45C'est-à-dire que si Vladimir Poutine renonce à attaquer d'une façon ou d'une autre, dans les prochains mois ou les prochaines années, un État européen,
01:53ça sera parce qu'il craint la dissuasion possible, et notamment par définition de l'OTAN.
01:59Mais pas seulement. Il craint, ou parce qu'il craindra, une vraie détermination présentée, montrée par le président de la République
02:05et par les ministres de la Défense successifs ces dernières années, et donc par le chef d'État-major,
02:09une véritable volonté de dissuader. Et c'est toujours pareil.
02:13Je considère que le pacifisme ou la posture pacifiste est le pire ennemi de la paix,
02:18tandis que la crédibilité dissuasive en ait le meilleur garant, le meilleur pourvoyeur.
02:22Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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