- il y a 6 semaines
Comment améliorer la motricité d’un patient présentant un syndrome pyramidal en suivant une progression adaptée au stade de chaque patient.
Pour ce faire, nous allons suivre l’évolution naturelle d’une pathologie pyramidale qui progresse.
Pour en savoir plus, il est possible de télécharger gratuitement et sans inscription sur le site internet kinedoc le livre :
Sultana R. La méthode de Brunnstrom. Masson, Paris, 1994
Sultana R. LA SURPRENANTE PHYSIO-PATHOLOGIE DU FAISCEAU INFÉRIEUR DU GRAND PECTORAL DANS LES HÉMIPLÉGIES - Son importance capitale en rééducation
Sur le site internet Kinedoc
Le livre : Sultana R. Mesure S. ATAXIES ET SYNDROMES CÉRÉBELLEUX RÉÉDUCATION FONCTIONNELLE, LUDIQUE ET SPORTIVE
Sur le site internet Kinedoc
Fiches d’auto-rééducation guidée de l’EMER 83 (Equipe mobile d’Expertise en Réadaptation du département du Var)
Sur internet
Professeur Jean-Michel Gracies. Contrat d’autorééducation guidée dans la Parésie Spastique
Sur internet
Fondation de Garches. LIVRET D’AUTO RÉÉDUCATION POUR LES PERSONNES HÉMIPLÉGIQUES
Sur internet
Auteurs de cette vidéo :
Roland SULTANA Kinésithérapeute Cadre de Santé
et Gilbert HEURLEY Médecin MPR
Roland SULTANA est le vidéaste web de la chaine Dailymotion dans laquelle est publiée cette vidéo.
Mais il est important de savoir que cela ne lui rapporte aucun revenu car il a refusé de recevoir des paiements par respect des patients qui ont donné gratuitement leur image et signé une autorisation audiovisuelle aux normes
syndromes pyramidaux
syndrome pyramidal
hémiplégie
hémiplégique
hémiparésie
traumatisme crânien
Strumpell Lorrain
Rééducation
Kinésithérapie
Ergothérapie
Psychomotricité
Activité physique adaptée
Pour ce faire, nous allons suivre l’évolution naturelle d’une pathologie pyramidale qui progresse.
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Roland SULTANA Kinésithérapeute Cadre de Santé
et Gilbert HEURLEY Médecin MPR
Roland SULTANA est le vidéaste web de la chaine Dailymotion dans laquelle est publiée cette vidéo.
Mais il est important de savoir que cela ne lui rapporte aucun revenu car il a refusé de recevoir des paiements par respect des patients qui ont donné gratuitement leur image et signé une autorisation audiovisuelle aux normes
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00:00Syndrome pyramidal, auto-organisation des mouvements, rééducation et auto-rééducation guidée, simple et rapide.
00:15Lorsqu'un patient présentant un syndrome pyramidal récupère spontanément,
00:20quels sont les mouvements qui apparaissent et deviennent possibles, et dans quel ordre cela va-t-il survenir ?
00:28Répondre à cette question permet de trouver la progression des exercices de rééducation la plus adaptée aux possibilités de ses patients,
00:38et la plus facile pour obtenir des progrès rapides.
00:43Cela permet de ne pas mettre le patient en situation d'échec en lui proposant des exercices non adaptés au stade auquel il se trouve.
00:53Cette rééducation est donc basée sur l'auto-organisation des mouvements dans les syndromes pyramidaux qui récupèrent.
01:05Rééducation au stade 1 de Brunstrom
01:07A ce stade, le patient est incapable d'effectuer le moindre mouvement, ni mouvement volontaire, ni mouvement réflexe.
01:17C'est la phase flasque.
01:20La rééducation est donc passive et douce, ou mieux, auto-passive, si le patient en est capable.
01:28Le but principal étant de conserver les amplitudes des mouvements.
01:32A noter que la rééducation passive et dès que possible auto-passive doit être poursuivie tout au long des sept stades de la rééducation,
01:46pour éviter les rétractions, et gagner progressivement en amplitude lorsqu'il existe des rétractions.
01:52Exemple de mouvement à effectuer dès le stade 1, l'élévation de l'épaule en position couchée sur le dos.
02:05A noter que dans cette position d'élévation, il n'y a aucun risque de luxation de l'épaule,
02:11comme le prouvent les radios de patients faites dans cette position.
02:19Au contraire, c'est une position hyper stable, puisque tous les muscles deviennent co-aptateurs.
02:27Au niveau de l'épaule, même le faisceau inférieur du grand pectoral,
02:33qui est toxique en position le long du corps, les bras le long du corps,
02:39change de physiologie et devient co-aptateur.
02:43Sur ce schéma, on voit la flèche 1 qui symbolise l'action du faisceau inférieur du grand pectoral.
02:52Cette action est une action luxante, il suffit d'un peu de spasticité dans ce muscle
03:01pour aggraver la subluxation de l'épaule de l'hémiplégique.
03:08Lors de l'élévation du membre supérieur au-delà de 90 degrés,
03:14le faisceau inférieur du grand pectoral change de physiologie
03:18et devient co-aptateur lui aussi, comme tous les muscles de l'épaule.
03:23Donc aucun danger de subluxation, position hyper stable.
03:29Voir à ce sujet l'article de Roland Sultana intitulé
03:33« La surprenante physiopathologie du faisceau inférieur du grand pectoral dans les hémiplégies »
03:41qui est disponible gratuitement sur le site internet KineDoc.
03:49Autre exercice à débuter dès le stade 1
03:53et qu'il sera utile de poursuivre pendant toute la progression,
03:58l'étirement doux des muscles fléchisseurs du poignet et des doigts,
04:03qu'on peut débuter en position couchée ou assise
04:07et qui est quand même plus efficace en position quadrupédique, dès que possible.
04:16Rééducation au stade 2 de Braunström
04:19Il s'agit de patients qui ne peuvent faire aucun mouvement volontaire.
04:25Seuls des mouvements réflexes sont possibles à ce stade.
04:29Il est possible pour ces patients de déclencher, avec diverses manœuvres,
04:36des mouvements de triple flexion ou de triple extension.
04:41Ces mouvements sont encore appelés
04:43« syncynésie de coordination en flexion ou en extension »
04:50ou encore « mouvements holocynétiques de flexion ou d'extension ».
04:57Oui, on parle ici d'holocynèse
05:00ou encore « mouvements primitifs de flexion ou d'extension ».
05:07Il y a une bonne douzaine d'autres appellations dont je vous fais grâce,
05:13mais qui désignent toujours la même chose.
05:17Ce sont des mouvements de triple flexion et de triple extension.
05:22Ces mouvements syncynétiques, déclenchés de manière réflexe,
05:26se font le plus souvent dans une amplitude incomplète.
05:32Alors, le but de la rééducation n'est pas de rester à ce stade 2,
05:37mais de passer le plus rapidement possible au stade 3,
05:42où ces mouvements syncynétiques de triple flexion et de triple extension
05:46peuvent se faire de manière volontaire.
05:49La première des choses à faire, c'est de demander au patient
05:56d'effectuer le mouvement volontairement, sans aucune facilitation.
06:02C'est toujours de cette manière qu'il faut commencer.
06:06Si le patient y arrive, c'est qu'il n'a pas besoin de facilitation.
06:11Il faut par exemple demander d'effectuer la composante la plus forte
06:15du mouvement désiré.
06:17Par exemple, on va dire au patient,
06:21« Pliez votre coude ! »
06:22pour essayer d'obtenir un début de triple flexion du membre supérieur.
06:30Ou alors,
06:32« Tendez votre coude ! »
06:33« Tendez votre coude ! »
06:36dans le but d'obtenir un début de triple extension du membre supérieur.
06:44« Tendez le genou ! »
06:46« Tendez le genou ! »
06:48pour essayer d'obtenir un début de triple extension du membre inférieur.
06:52En cas d'échec de la contraction purement volontaire,
06:59on peut soit attendre que le mouvement volontaire devienne possible,
07:04ce qui peut prendre plusieurs jours,
07:07plusieurs semaines ou plus,
07:09en essayant à chaque séance de rééducation ou d'auto-rééducation
07:14d'obtenir le mouvement volontairement.
07:16Soit essayer d'obtenir le mouvement de manière semi-volontaire.
07:24Et dès que possible,
07:25on va revenir au mouvement volontaire sans aucune facilitation.
07:29Mais cela nécessite souvent l'exécution préalable et répétitif
07:34de plusieurs mouvements semi-volontaires,
07:38parfois sur plusieurs jours d'entraînement.
07:41Dans tous les cas,
07:43il faut respecter la règle.
07:44Le moins de facilitation possible
07:47pour avoir le maximum d'activité volontaire du patient.
07:53Et dès que possible,
07:55effectuer le mouvement sans facilitation.
07:58Nous allons voir quelques exemples.
08:02D'abord, l'exercice le plus utilisé,
08:06« Assis-debout-assis »,
08:08que l'on commence dès ce stade,
08:11voire même avant.
08:12Chez ce patient,
08:14le membre supérieur et le membre inférieur sain
08:17font la plus grande partie du travail.
08:20Mais l'on espère une participation réflexe
08:24à la poussée en extension du membre inférieur encore paralysé.
08:29Il y a au moins trois explications à cette participation.
08:33Premièrement, la réaction de support positif,
08:37qui est le déclenchement automatique de la triple extension
08:40lorsqu'il est nécessaire de pousser sur le sol.
08:43Deuxièmement, ce que l'on appelle la sain-synésie d'imitation,
08:50c'est-à-dire que le membre hémi-parétique
08:52fait automatiquement le même mouvement que le côté sain.
08:57Troisièmement, il y a aussi une irradiation
09:00des contractions musculaires vers le côté hémiplégique.
09:03Un autre exemple de la rééducation au stade 2,
09:14ce patient qui présente une sclérose en plaques.
09:22On va voir comment démarrer la triple flexion
09:26alors que ce mouvement est totalement impossible.
09:30On va associer deux facilitations.
09:34Premièrement, on place le rachis,
09:37et en particulier le rachis lombaire, en flexion
09:40pour pouvoir bénéficier de l'action du réflexe tonique lombaire en flexion,
09:46ce qui oblige à placer le pied de l'autre côté sur des coussins.
09:52Deuxièmement, on utilise la manœuvre de foie Marie et Bechterev
09:57qui permet de démarrer la triple flexion.
10:01On demande ensuite au patient de prendre le relais
10:05par une contraction volontaire.
10:08Le patient est tellement content du résultat
10:10qu'il serre la main du thérapeute.
10:13Ha ha ! Il me serre la main.
10:16Donc, on repart ici.
10:18Allez-y, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez, pliez.
10:21Ça ne fait pas trop mal ?
10:22Non.
10:23Du tout ? Vous le sentez quand même un petit peu ?
10:25Un petit peu ?
10:26Un petit peu ?
10:27Je sors de la petite douleur, mais...
10:31À peine, ça ne dure pas.
10:32Non, ça ne dure pas.
10:33Le grand art, justement, c'est de rester à peu près douloureux.
10:36Comme quand on pèse, vous voyez, je sors de la...
10:38Un tout petit peu.
10:40Bon.
10:42Vous voyez que là, la plasticité est repartie complètement.
10:45Donc, si on veut vraiment inhiber, c'est ici.
10:48Et là, c'est cette manœuvre de foie Marie et Bechterev.
10:50Allez-y, pliez, pliez, pliez, pliez, restez en l'air.
10:53Un, deux, trois, quatre, cinq, six.
10:58On peut la faire de deux manières, comme je vous l'ai montré, comme on le fait en cabade,
11:01ou bien simplement comme me l'a montré Miss Lavigne, dans cette position-là.
11:05Et ici, allez-y, pliez.
11:08Un, deux, trois, quatre, cinq, six.
11:13Très bien.
11:13Reposez.
11:14Relâchez.
11:14Au début du stade 3, le patient peut effectuer volontairement uniquement des mouvements de triple flexion et de triple extension.
11:29Et encore, cette exécution est partielle.
11:33Le plus souvent, seule une partie minime du mouvement est effectuée.
11:38Par exemple, on voit sur cette vidéo, ce patient qui a une hémiplégie,
11:44qui peut faire un peu de triple flexion du membre inférieur.
11:49Et encore, on voit bien que le mouvement se fait dans une amplitude peu importante.
11:54Le fait de placer le membre sur le ballon facilite le mouvement et rend cette contraction plus visible.
12:10Toujours en début de progression, pour renforcer l'extension du membre inférieur hémiplégique,
12:17membre inférieur droit ici,
12:19on place les deux membres inférieurs de la patiente en appui sur une chaise,
12:25les pieds en appui sur une chaise,
12:27et on demande de soulever le bassin.
12:30À ce moment-là, on a une contraction bilatérale de l'extension des deux membres inférieurs.
12:36Chez ce patient qui présente une hémiplégie,
12:40on voit un début de triple flexion
12:43avec une abduction minime au niveau de l'épaule,
12:47mais une bonne flexion du coude et une supination.
12:51Ce même patient arrive également à effectuer une triple extension.
12:59Mais à ce stade, on insiste surtout sur le travail de la triple flexion
13:04en autorééducation guidée.
13:09En effet, chez ces patients qui présentent une subluxation de la tête humérale,
13:14comme on le voit sur la radiographie de cette patiente,
13:17le simple fait d'effectuer une triple flexion avec un peu d'abduction,
13:23donc avec un travail du deltoïde,
13:26permet de recentrer la tête humérale dans la cavité glénoïde.
13:32Donc, c'est un exercice lorsqu'il est effectué de manière régulière
13:37qui permet de lutter contre la subluxation et les douleurs qui vont avec.
13:42Les mouvements de triple flexion et de triple extension
13:46peuvent prendre des formes diverses en fonction de la lésion cérébrale.
13:52Ici, chez une patiente qui avait eu un choc anaphylactique
13:55à la suite de piqûres d'insectes,
13:58elle a une atteinte bilatérale au niveau des membres supérieurs.
14:02Alors, regardez bien, du côté droit, on voit qu'elle fait une triple flexion
14:07avec rotation latérale et supination.
14:12Du côté gauche, elle fait une triple extension
14:16avec la main en arrière, le coude tendu et la pronation.
14:21Chez cet enfant qui présentait des séquelles de traumatismes crâniens
14:28sous forme d'une hémiplégie,
14:32on voit son attitude préférentielle lorsqu'il était couché sur le dos
14:35au niveau du membre inférieur droit.
14:38Cette attitude se fait plutôt en rotation médiale.
14:44Lorsqu'on lui demande de fléchir son membre inférieur,
14:47on voit qu'il développe une syncynésie de triple flexion incomplète.
14:54Oui, elle est incomplète car il a du mal à effectuer la flexion dorsale du pied.
15:03Ces mouvements sont effectués dans une amplitude incomplète,
15:08avec lenteur et avec concentration.
15:13Il y a une augmentation de la demande attentionnelle.
15:17Le but de la rééducation est donc d'améliorer tous ses paramètres.
15:23La quantité de pratiques est importante.
15:27Elle permet des progrès que l'on peut quantifier
15:30pour entretenir la motivation et réaliser une progression.
15:35Il est également conseillé de faire des vidéos
15:38lors des exercices effectués par le patient.
15:41Cela lui permettra de les revoir plus tard
15:45et de se rendre compte des progrès qu'il a réalisés.
15:50Pour un patient donné,
15:53chaque mouvement de triple flexion et de triple extension
15:56a ses composantes fortes et ses composantes faibles.
15:59Chez ce patient hémiplégique,
16:03lors de la triple flexion,
16:05la flexion du coude est une composante forte.
16:08Par contre, la supination de l'avant-bras est une composante faible.
16:16Chez cet autre patient,
16:20lors de la triple flexion du membre inférieur,
16:23la flexion de hanche est la composante forte.
16:27Par contre, la flexion dorsale du pied est une composante faible.
16:31En tout début de progression,
16:36on développe ce qui est possible,
16:38ce qui est présent,
16:40en particulier les composantes fortes
16:42qui ne sont pas si fortes que cela.
16:46En progression,
16:48on va chercher à développer les composantes faibles.
16:51Ces composantes faibles seront associées au départ
16:55avec les composantes fortes.
16:57On dit que les composantes fortes sont les muscles gâchettes
17:02pour faciliter les composantes faibles
17:05considérées comme les muscles cibles.
17:09Dans cet exercice de triple flexion que nous avons déjà vu,
17:14on va demander au patient de se concentrer surtout
17:16sur l'abduction de l'épaule et la supination,
17:20qui sont les composantes faibles.
17:23Donc, la flexion du coude,
17:26c'est les muscles gâchettes
17:29et l'abduction de l'épaule
17:31et la supination
17:33sont les muscles cibles.
17:36Lors de la triple flexion,
17:38si l'on veut renforcer
17:39la flexion dorsale du pied,
17:43on peut donner une résistance
17:45à la flexion de hanche
17:46qui va irradier
17:48vers la flexion dorsale du pied.
17:51C'est ce qu'on appelle
17:52la manœuvre de Strumpel.
17:54Il est possible,
17:58dès le début du stade 3,
18:00de diminuer la force d'une composante
18:03de la triple flexion
18:04ou de la triple extension.
18:07C'était le cas pour ce patient himiplégique
18:09que nous avons déjà vu,
18:11qui pouvait faire une triple extension
18:14et que l'on a entraîné
18:16à effectuer une triple extension modifiée.
18:20C'est-à-dire une triple extension
18:23avec le grand pectoral
18:25et le grand dorsal
18:26qui se contractent peu.
18:29C'est un exercice très important
18:31à ce stade,
18:33capital.
18:33Alors, chaque fois que possible,
18:38lors de la descente du bras,
18:40on demande au patient
18:41de freiner la chute.
18:43Au début du stade 3,
18:44c'est souvent impossible.
18:47Mais dès qu'il y arrive,
18:49c'est le début du stade 4.
18:501, 2, 3, 4, 5, 6.
19:06Parfait.
19:07On ralentit la chute,
19:08on ralentit la chute.
19:10Très bien.
19:11C'est au stade 3
19:19que commence à apparaître
19:21ce qu'on appelle
19:21l'attitude préférentielle du patient
19:25ou encore
19:26le chème dominant du patient.
19:31Par exemple, pour ce patient,
19:33l'attitude préférentielle,
19:35c'est extension du genou,
19:37le pied en équin
19:38et la hanche
19:40à quelques degrés de flexion.
19:43Cette attitude préférentielle
19:45est une position de force.
19:47Elle peut être utilisée
19:49en début de progression
19:50pour démarrer la marche.
20:04Il utilise l'attitude préférentielle
20:07pour avancer son membre inférieur
20:10et pour s'appuyer.
20:13Dans cette position,
20:14il a suffisamment de force
20:16pour supporter le poids du corps.
20:22Ce patient présente
20:24une hémiparésie récente
20:25au début de sa rééducation
20:28à la marche.
20:28Il ne faut pas croire
20:37que cette manière de marcher
20:39adaptée à son handicap actuel
20:41va se fixer définitivement
20:44dans le cerveau du patient.
20:46Elle va se modifier
20:48dès que le patient va progresser.
20:52La quantité de pratique
20:53va améliorer
20:54la qualité gestuelle
20:56de cette marche
20:57par auto-organisation
20:59des mouvements.
21:01Plus le patient va s'entraîner
21:03et plus il va trouver
21:05par essai-erreur
21:06la démarche la plus stable,
21:09la plus économique,
21:11avec le moindre coût énergétique,
21:14avec une vitesse confortable
21:16de marche,
21:17et la plus automatique,
21:19avec une demande attentionnelle
21:21la plus faible possible.
21:22Si le patient passe
21:26au stade 4,
21:28puis ensuite au stade 5,
21:30et puis pourquoi pas
21:31en progression au stade 6,
21:33sa déambulation va se modifier
21:36par auto-organisation
21:38des mouvements,
21:39voire la vidéo
21:41intitulée
21:41« Hémipalésie,
21:43deux points rééducation
21:44par la marche »
21:45pour en être convaincu.
21:48Si par contre
21:49il ne s'entraîne plus,
21:50même ce qu'il fait actuellement
21:52va se dégrader.
21:54Et oui !
21:55C'est la quantité de pratique
21:57qui est importante.
22:00Rééducation au stade 4
22:02et au stade 5
22:04de Brunstrom.
22:06Le patient peut maintenant
22:08effectuer assez facilement
22:10les mouvements de triple flexion
22:12et de triple extension.
22:14On va chercher
22:16à développer progressivement
22:18d'autres mouvements
22:20qui seront de plus en plus
22:22différents de ces deux mouvements
22:24sainsynétiques
22:25et différents également
22:27de l'attitude préférentielle.
22:30Au membre supérieur,
22:33le patient peut par exemple
22:34commencer à porter
22:36la main derrière le dos,
22:38également la main
22:39vers l'épaule
22:41du côté opposé,
22:44l'élévation du membre supérieur
22:47à plus de 90 degrés
22:49est plus facile
22:51en position couchée.
22:53On porte la main
22:54vers l'épaule
22:55du côté opposé.
23:00On se met sur le côté.
23:01On fait une triple flexion
23:06avec une abduction maximale.
23:10L'appui de la main au sol
23:12facilite l'élévation.
23:18Et voilà,
23:19on n'a pas eu besoin
23:20de l'aide de l'autre main.
23:22On tend le coude
23:24dans cette position
23:25et on redescend doucement.
23:30Tout ça,
23:31c'est le fruit
23:31d'un entraînement quotidien
23:33en auto-éducation guidée.
23:39Quelques jours plus tard
23:40et avec de l'entraînement régulier,
23:42la quantité de pratique là aussi
23:45joue un rôle très important.
23:49Le patient arrive enfin
23:51à faire le même exercice
23:53sur le dos,
23:54un peu avec l'aide de la tête,
23:57mais c'est un début
23:57et il va continuer à s'entraîner
24:00et il va y avoir encore des progrès.
24:01Effectivement,
24:10quelques jours plus tard,
24:11voilà ce que l'on a eu
24:12comme progrès.
24:26Dans la suite,
24:27il va falloir se redresser
24:28progressivement,
24:29d'abord avec des petits coussins,
24:31puis avec des coussins
24:32de plus en plus importants
24:33jusqu'à la position assise.
24:37Au niveau de la main,
24:38après des mois,
24:40l'extension commence à apparaître
24:43dans cette position de supination
24:45qui est une facilitation.
24:48Le patient est heureux, évidemment.
24:53Son programme d'auto-éducation
24:56comporte bien sûr,
24:57surtout,
24:58l'extension de la main
24:59qui est le plus difficile,
25:00mais aussi la flexion
25:02grâce à cette prise,
25:04grâce à une triple flexion modifiée.
25:06On augmente le périmètre de marche
25:09en tenant ce sac qui contient
25:11une bouteille d'un demi-litre
25:13et en progression,
25:15deux bouteilles.
25:16Et à ce stade,
25:22comme à tous les stades,
25:25on n'oublie pas
25:25les étirements
25:26assouplissements,
25:29en particulier chez ce patient,
25:31l'ouverture de la main
25:32en position quadrupédique.
25:35Autre exercice intéressant
25:37à travailler à ce stade,
25:40au niveau du membre supérieur,
25:41l'abduction
25:43avec le coude
25:44en extension.
25:45Donc,
25:46l'extension du coude
25:47avec abduction,
25:49c'est un exercice typique
25:50de ce stade.
25:51Alors,
25:52on commence en position couchée,
25:54où c'est beaucoup plus facile,
25:56et comme tous les autres exercices,
25:58petit à petit,
25:59on va pouvoir se redresser
26:00et se mettre en position
26:03debout ou assis
26:06pour faire pratiquement
26:07les mêmes exercices.
26:09Mais on peut se redresser
26:10progressivement
26:11en mettant des coussins
26:12ou en étant sur une table
26:13de verticalisation.
26:16Dès que possible,
26:18on va pouvoir effectuer
26:19les exercices préconisés
26:20par le professeur Graciès
26:22dans son contrat
26:23d'auto-rééducation guidée
26:25dans la parésie spastique.
26:27On voit ici
26:28l'abduction active de l'épaule
26:30en position debout.
26:32Cela va permettre
26:33d'augmenter
26:34le stock de mouvements disponibles.
26:38Il y a beaucoup
26:39d'autres exercices
26:40qui sont possibles
26:41à ce stade
26:42et que l'on peut trouver
26:44dans ce contrat
26:45d'auto-rééducation guidée
26:47dans la parésie spastique
26:48du professeur Graciès,
26:49comme par exemple ici
26:51l'ouverture complète active
26:53de la main.
26:56Toujours au stade 4,
26:58et 5,
26:59dans le but d'augmenter
27:01le nombre de gestes
27:02à la disposition du patient,
27:05on peut aussi utiliser
27:06certaines fiches
27:07de la fondation de Garche,
27:09par exemple cet exercice fonctionnel
27:12qui consiste à passer
27:13une petite bouteille
27:15d'une main dans l'autre.
27:18Au membre inférieur,
27:20un des premiers exercices
27:21possibles pour sortir
27:24des mouvements de triple flexion
27:26et de triple extension,
27:28c'est cet exercice
27:28qui consiste à passer
27:30de l'extension-abduction
27:32à la flexion-abduction
27:36et inversement,
27:38on passe de l'un à l'autre
27:39plusieurs fois.
27:40Autre exercice qu'on démarre
27:42assez rapidement,
27:44la recherche de l'abduction.
27:46D'abord en flexion,
27:47c'est assez facile
27:48puisque l'abduction
27:49est une composante faible
27:51de la triple flexion,
27:53donc on essaye
27:53de le développer au maximum,
27:55et puis,
27:56dès que c'est possible,
27:57on met la hanche
27:58le plus en extension possible,
28:00tout en demandant
28:01une abduction.
28:02Toujours la recherche
28:05de l'abduction de hanche
28:06avec le genou en extension
28:08et la hanche en extension,
28:10mais cette fois-ci
28:11en position debout,
28:13donc beaucoup plus difficile.
28:16Chez ce patient
28:17qui présente
28:17une hémiparésie droite,
28:19on a mis les électrodes
28:21d'électromyographie
28:22sur le moyen fessier
28:24et on a enregistré,
28:25lorsqu'il écarte
28:26son membre inférieur droit,
28:28la contraction
28:30de ce muscle.
28:32A noter que
28:32quand on fait écarter
28:34le membre sain,
28:35on a aussi une activité
28:36du moyen fessier
28:37comme stabilisation du bassin
28:40dans le plan frontal.
28:42On va pouvoir également,
28:45à ce stade,
28:46travailler l'extension de hanche
28:48avec la flexion du genou.
28:51Au début,
28:52dans une amplitude incomplète
28:54et dans un temps
28:55relativement court,
28:57en progression,
28:57on va augmenter la durée
28:59et on va également
29:00augmenter l'amplitude
29:02du mouvement.
29:04Cet enfant présentait
29:05les séquelles
29:06d'un traumatisme crânien.
29:08On le voit ici
29:09plus d'un an
29:10après l'accident initial.
29:14Au niveau des membres inférieurs,
29:16la motricité est dominée
29:18par les mouvements
29:18de triple flexion
29:19et de triple extension.
29:22Mais il commence
29:23à faire des gestes
29:24légèrement différents
29:26de ces deux mouvements
29:27sassinétiques.
29:29C'est donc le début
29:30du stade 4.
29:33Regardez bien
29:34le membre supérieur droit.
29:38Il est à la fin
29:39du stade 4
29:40et au début
29:41du stade 5
29:42de Brunström.
29:43Il peut faire
29:44de nombreux mouvements
29:45mais dans une amplitude
29:46incomplète.
29:48Par exemple,
29:49il ouvre la main
29:49mais le poignet
29:51reste en flexion.
29:56Le membre supérieur gauche
30:16présente
30:17un syndrome cérébelleux.
30:20Dans les traumatismes crâniens,
30:22il y a des symptômes
30:24différents selon
30:25les régions du corps
30:26et selon évidemment
30:27les régions du cerveau
30:29qui sont touchées.
30:31Chez ce patient,
30:33on a donc
30:33un syndrome cérébelleux
30:35du membre supérieur gauche
30:37et un syndrome pyramidal
30:39des trois autres membres.
30:42Cependant,
30:43l'atteinte
30:44des membres inférieurs
30:45est un peu plus sévère
30:48que l'atteinte
30:49du membre supérieur droit.
30:52Sous-titrage Société Radio-Canada
31:22Nous allons voir maintenant
31:36un patient à la fin
31:37du stade 5
31:38de Braunschirm
31:39et presque le début
31:41du stade 6.
31:43Deux bras en l'air,
31:45le plus haut possible,
31:46tendu,
31:47sur le côté.
31:48on ferme la main.
31:51On ouvre la main.
31:53On met la main
31:54comme ça vers le haut.
31:55On tend le coude
31:55en même temps.
31:56Allez,
31:57on essaye de tendre
31:57le coude des deux côtés.
31:58Il y en a un
31:59qui a un peu de mal.
32:00Tendez bien,
32:01bien droit.
32:02C'est le maximum
32:03que vous puissiez ?
32:03Oui.
32:04Et devant le serrement,
32:07les deux mains.
32:08Voilà.
32:09Tendez bien les deux coudes
32:10qu'on voit bien
32:10la différence entre les deux.
32:12Il y en a un qui reste
32:12un peu fléchi.
32:13Un peu fléchi.
32:14Un peu fléchi.
32:16Au stade 6 de Braunschirm,
32:19les mouvements peuvent se faire
32:20dans toute l'amplitude.
32:22Mais le patient
32:23qui a récupéré
32:24conserve une maladresse.
32:27La rééducation
32:28est alors semblable
32:29à celle
32:30d'un syndrome cérébelleux.
32:32C'est-à-dire
32:33qu'il s'agit
32:33d'une rééducation
32:35et d'une auto-rééducation
32:37essentiellement fonctionnelles.
32:39comme l'augmentation
32:41du périmètre de marche,
32:43l'apprentissage
32:44des chutes,
32:45l'habillage
32:46chronométré
32:47et les activités
32:48de la vie quotidienne
32:49quantifiées.
32:52Avec des exercices
32:54de compléments
32:55ludiques,
32:56sportifs,
32:57comme par exemple
32:58les jeux de ballon,
32:59la danse,
33:00les exercices
33:01inspirés par les arts martiaux,
33:03etc.
33:05Comme très souvent
33:06en rééducation neurologique,
33:07il s'agit aussi
33:09de lutter
33:09contre le déconditionnement
33:11à l'effort
33:12et en particulier
33:13le déconditionnement
33:14à l'effort
33:15aérobie.
33:17Cette patiente
33:18présentait
33:19une sclérose en plaques
33:20au stade 6,
33:23c'est-à-dire
33:24que quand on lui faisait
33:25un bilan neurologique,
33:26on ne trouvait
33:27pas grand-chose.
33:30Un peu de spasticité
33:31sur les muscles
33:31extenseurs
33:32et en particulier
33:33sur le triceps sural
33:34et c'était tout.
33:36mais lors de la marche,
33:39très rapidement,
33:40la spasticité
33:41augmentait
33:42et il y avait
33:45le pied
33:45qui traînait
33:46au sol,
33:48un équin
33:48en quelque sorte,
33:50ça gênait
33:50la marche
33:51et ça diminuait
33:53son périmètre de marche.
33:55Je lui ai mis
33:56des poissangles
33:57aux chevilles.
33:59De cette manière,
34:01à chaque phase
34:01oscillante
34:02de la marche,
34:03elle devait recruter
34:04la triple flexion
34:06pour soulever
34:06les pieds du sol
34:07et ainsi
34:09elle marchait
34:10beaucoup mieux
34:11et elle a
34:12plus que doublé
34:13son périmètre
34:15de marche
34:15en fin de séjour
34:16en centre de rééducation.
34:20On lui faisait aussi
34:21un renforcement
34:22de la triple flexion
34:24et en particulier
34:24de la flexion
34:25dorsale du pied
34:26pour lutter
34:27contre
34:28cette spasticité
34:30en extension
34:31pour lutter
34:31contre ces influx
34:32extensogènes
34:33influx en extension.
34:36Une autre patiente
34:38qui présentait
34:39également
34:40une sclérose en plaques
34:41elle avait
34:43un recurvatum
34:44douloureux
34:45lors de la marche.
34:47Lorsque vous lui
34:47faisiez
34:48son bilan
34:49neurologique
34:50on s'aperçoit
34:51qu'elle est au stade
34:526 de Brunström
34:53puisque comme
34:54la patiente précédente
34:55elle pouvait faire
34:56tous les mouvements
34:57possibles.
34:58il y avait
35:00un peu
35:00de spasticité
35:02sur les muscles
35:03extenseurs
35:03là aussi
35:04et en particulier
35:05sur le triceps
35:06sural.
35:08J'ai supprimé
35:10ses douleurs
35:10instantanément
35:12en lui faisant
35:13porter
35:14des chaussures
35:15avec un petit talon.
35:18Ça suffit
35:19pour supprimer
35:20le recurvatum
35:20et donc
35:21pour éliminer
35:22les douleurs.
35:25Grâce à ses
35:25chaussures à talons
35:26plus de douleurs
35:28on a pu
35:29augmenter
35:29le périmètre
35:30de marche
35:30et elle devait
35:31faire
35:32tous les jours
35:33pendant des années
35:343 km
35:36elle a enregistré
35:37ses performances
35:38grâce à son
35:39podomètre
35:40qu'elle nous montre
35:41sur cette photo.
35:43C'était
35:44l'ordonnance
35:44du docteur
35:45Philippe Bardot
35:46qui lui a dit
35:47tous les jours
35:48il faut marcher
35:49au moins 3 km.
35:51Marcher
35:523 km
35:53avec des chaussures
35:54à talons
35:54c'est bien
35:55mais quand on a
35:56un peu de spasticité
35:58ça risque
35:59d'entraîner
35:59un équin
36:00donc pour éviter
36:01ce problème
36:02elle devait faire
36:04quotidiennement
36:05cette posture
36:06que nous voyons
36:06posture anti-équin
36:08bien entendu
36:09sans recrubatum
36:10en gardant
36:11les genoux
36:12légèrement fléchis
36:13peut-on associer
36:14les deux techniques
36:15le poids sangle
36:17au niveau des chevilles
36:18et les chaussures
36:20avec un petit talon
36:21pourquoi pas
36:22il faut essayer
36:23peut-on utiliser
36:24la stimulation électrique
36:26fonctionnelle
36:26dans des cas pareils
36:28pourquoi pas
36:29là aussi
36:30il faut essayer
36:30mais ça me paraît
36:31quand même
36:32plus compliqué
36:33il faut remarquer
36:37que chaque technique
36:39a des indications
36:40différentes
36:41une chaussure à talons
36:42permet d'éviter
36:43le recrubatum
36:44du genou
36:45lors de la phase
36:46portante
36:47de la marche
36:48alors que la stimulation
36:50électrique fonctionnelle
36:52et l'utilisation
36:53d'un poids sangle
36:54au niveau de la cheville
36:55permettent de lutter
36:57contre les quins
36:58lors de la phase
37:00aussi lente
37:01de la marche
37:02alors maintenant
37:04l'évolution inversée
37:06dans les pathologies
37:07dégénératives
37:08ces différents stades
37:10de la pathologie
37:11se retrouvent
37:12malheureusement
37:13dans les pathologies
37:14pyramidales dégénératives
37:16j'ai pu le constater
37:19chez des patients
37:19présentant des scléroses
37:21en plaques
37:21progressives
37:22c'était avant
37:23l'apparition
37:24des traitements actuels
37:25qui freinent
37:26de manière très efficace
37:28cette évolution inversée
37:29à l'époque
37:31les patients
37:33faisaient un séjour annuel
37:34dans le centre
37:35de rééducation
37:36et au bout
37:38de quelques années
37:39l'ont constaté
37:41qu'ils passaient
37:42de stade
37:42en stade
37:43sans jamais
37:44sauter d'étape
37:45quelques patients
37:48sont même arrivés
37:48jusqu'au stade 1
37:49en particulier
37:51au niveau
37:51des membres inférieurs
37:53en passant
37:54par tous les stades
37:54que nous avons décrits
37:55précédemment
37:56ils présentaient alors
37:58une paraplégie
38:00flasque
38:01heureusement
38:03actuellement
38:03sous l'influence
38:04des nouveaux
38:05traitements de fond
38:06une telle évolution
38:08devient rarissime
38:09dans la sclérose en plaques
38:10mais il y a
38:12hélas
38:12d'autres pathologies
38:13dégénératives
38:14qui ne sont pas
38:15encore curables
38:16et qui présentent
38:18une évolution
38:18inversée
38:19l'évolution inversée
38:23est une preuve
38:23supplémentaire
38:24de l'auto-organisation
38:25de l'évolution
38:26naturelle
38:27dans les deux sens
38:29de la pathologie
38:30pyramidale
38:31sous forme
38:32des sept stades
38:33décrits par
38:34Brunström
38:34dans les pathologies
38:38lentement dégénératives
38:40il est possible
38:41de faire des progrès
38:42qui peuvent perdurer
38:44pendant des années
38:45par exemple
38:47chez un patient
38:47présentant une pathologie
38:49lentement dégénérative
38:50qui lors d'un premier bilan
38:52paraît être au stade 3
38:54peut progresser
38:56et acquérir
38:56une motricité
38:57de stade 4
38:58et en progression
38:59de stade 5
39:00cela nécessite
39:02bien entendu
39:03de l'entraînement
39:04quotidien
39:05et de la persévérance
39:07dans la rééducation
39:08et l'auto-rééducation
39:09guidée
39:10il peut aussi améliorer
39:14ses performances fonctionnelles
39:16et en particulier
39:17le périmètre de marche
39:18pendant des années
39:19si la quantité de pratiques
39:21est suffisante
39:22pour essayer
39:24de mieux comprendre
39:25comment se passent
39:27ces progrès
39:27incroyables
39:28de ces patients
39:30qui ont une pathologie
39:31dégénérative
39:32on a fait
39:33cette modélisation
39:35avec mon co-auteur
39:37Serge Mesure
39:38dans ce graphique
39:40on a en abscisse
39:42le temps qui passe
39:43les dates
39:44et en ordonnée
39:46la quantification
39:47des performances
39:48du patient
39:48et on voit
39:50une courbe
39:51de points
39:51qui s'abaisse
39:53progressivement
39:54c'est le plafond
39:55des capacités
39:56résiduelles
39:56du patient
39:57qui diminue
39:58lorsque la pathologie
40:00s'aggrave
40:00lentement
40:01avec le temps
40:02il y a une autre courbe
40:05de triangle
40:06qui monte
40:08progressivement
40:09ce sont les progrès
40:11des performances
40:12du patient
40:13grâce à l'entraînement
40:14pour toutes les activités
40:16situées
40:17au-dessous
40:18du plafond
40:19pour illustrer
40:22ce que nous avons dit
40:23à savoir
40:25l'apprentissage
40:26de nouvelles habiletés
40:27motrices
40:27malgré une pathologie
40:29dégénérative
40:30nous allons voir
40:32dans le cas
40:32de cette patiente
40:33qui présentait
40:34une maladie
40:35dégénérative
40:36de Strumpel-Lorrain
40:38avec un syndrome
40:40pyramidal
40:41des membres inférieurs
40:42qui était coté
40:43entre le stade 3
40:45et le stade 4
40:46de Brunström
40:47c'est-à-dire
40:49c'est-à-dire
40:49qu'elle pouvait faire
40:51des mouvements
40:51de triple flexion
40:52et de triple extension
40:54dans une amplitude limitée
40:55les autres mouvements
40:57étaient difficiles
40:58elle ne savait pas nager
41:02et désirait apprendre
41:04cette nouvelle habileté motrice
41:06lors de son séjour
41:08en centre de rééducation
41:10je lui ai appris
41:12à nager sur le dos
41:13c'est la nage
41:16la plus facile
41:17pour les personnes
41:19en situation
41:20de handicap
41:21dans un premier temps
41:23elle nageait
41:24avec une bouée
41:25autour du cou
41:26ce qui permettait
41:28une grande liberté
41:29des membres supérieurs
41:30et dans un deuxième temps
41:33sans la bouée
41:34au début
41:36elle ne bougeait
41:37presque pas
41:37les membres inférieurs
41:38progressivement
41:40elle a fait
41:41des mouvements
41:42de plus en plus amples
41:43et en particulier
41:44lorsqu'on lui a mis
41:45des palmes
41:46qui donnaient
41:47plus d'efficacité
41:48à ses mouvements
41:49et permettaient
41:50d'avancer plus vite
41:51même si elle les utilisait
41:54à sa façon
41:55c'est-à-dire
41:55avec des mouvements
41:56de triple flexion
41:57et de triple extension
41:59car elle ne pouvait
42:01pas faire autrement
42:02elle ne pouvait pas nager
42:03comme un nageur
42:05de compétition
42:06évidemment
42:06je lui ai également
42:10appris
42:11à passer
42:11de la position
42:12verticale
42:13à la position
42:14horizontale
42:15pour pouvoir nager
42:16et revenir
42:17en position debout
42:19en toute sécurité
42:20lorsque la nage
42:21était terminée
42:21ces changements
42:23de position
42:23étaient réalisés
42:24dans un premier temps
42:25là aussi
42:25avec une bouée
42:27autour du cou
42:27et dans un deuxième temps
42:29sans la bouée
42:30c'est la première fois
42:36première fois
42:37de la vie
42:37oui
42:38voilà
42:40elle a un temps direct
42:42c'est pour vous
42:44bravo
42:44bravo
42:45c'est pas mal
42:47voilà
42:48après c'est plus difficile
42:49pour revenir
42:50en position debout
42:52et tenir à l'avant
42:53voilà
42:54pencher à l'avant
42:57et plier les genoux
42:59et pousser avec cette main
43:00vers l'eau
43:01voilà
43:03bravo
43:05on se remet en arrière
43:07un coup
43:08allez
43:08en votre paix
43:09en arrière
43:10bien
43:11alors
43:11on se remet en arrière
43:12t'as pas encore d'autre
43:13voilà
43:15on revient
43:15le manteau
43:16doit rester au bas de l'autre
43:18au bas de l'autre
43:19pendant tout le mouvement
43:21et là
43:22regardez
43:22en arrière
43:24bon voilà
43:25et on chote tout seul
43:26vous sentez ?
43:27vous chotez tout seul
43:28et là
43:30avec les mains
43:31pour ça
43:31voilà
43:33donc jusqu'à ce qu'on arrive
43:39donc ici
43:41ça y est
43:41elle est même
43:42toute seule
43:43vous lui avez fait les pieds
43:45et quand vous arrivez
43:47vers une lampe
43:48là où il faut
43:51lever la tête vers l'avant
43:52mais en gardant le manteau
43:53au ras de l'eau
43:54et en pliant les genoux
43:56en pli les genoux
43:57en gardant le manteau
43:58au ras de l'eau
43:59on pousse vers l'eau
44:01avec la main
44:02voilà
44:03une dernière fois
44:06on se rend en arrière
44:08au dernier en arrière
44:09on soulève bien les fesses au plafond
44:11on garde le manteau
44:12au ras de l'eau
44:13c'est bien
44:14voilà ici
44:15là on peut y aller
44:16on se rapproche
44:17on se rapproche
44:18voilà la rampe
44:20et
44:21on garde le manteau
44:23en haut
44:24en l'air de la tête
44:25en pli les genoux
44:26voilà
44:28voilà
44:29impeccable
44:32bravo
44:34malgré sa pathologie
44:37dégénérative
44:38on voit qu'elle a fait
44:39des progrès
44:40spectaculaires
44:41elle nageait
44:44toute seule
44:44elle était
44:46autonome
44:47dans l'eau
44:47elle nageait
44:50on se rapproche
44:51de la tête
44:51et
44:52on se rapproche
44:53de la tête
44:54et
44:54on se rapproche
44:55de la tête