00:00Direction l'Ukraine, on va aussi évidemment parler avec vous parce que c'est une mauvaise, une très mauvaise nouvelle pour le président Zelensky.
00:06Elle tombe au pire moment. Écoutez.
00:09Le cabinet du président de l'Ukraine sera réorganisé.
00:13Le chef du cabinet, Andriy Yermak, a présenté sa démission.
00:17Je suis reconnaissant à Andriy d'avoir toujours représenté la position de l'Ukraine dans la voie de négociation, exactement comme il le fallait.
00:24Il a toujours adopté une position patriotique, mais je veux qu'il n'y ait aucune rumeur ni spéculation à son sujet.
00:33Quant au nouveau chef du cabinet, demain je consulterai ceux qui pourraient diriger cette institution.
00:39Andriy Yermak, considéré donc comme son bras droit, l'un des hommes les plus influents d'Ukraine,
00:44qui a donc présenté sa démission après la perquisition, je rappelle le contexte de son logement,
00:49dans le cadre donc de ce vaste scandale de corruption dans le secteur énergétique.
00:55Je le disais, ça tombe très mal. Dans quelle mesure ça fragilise le président Zelensky, Thierry ?
00:59Ça ne pouvait pas être pire pour lui. C'est la plus mauvaise nouvelle possible au plus mauvais moment.
01:05Vous savez qu'on est en train d'entrer dans une phase très compliquée de négociations intenses et potentiellement cruciales pour l'avenir de l'Ukraine.
01:14Et d'ailleurs, selon deux dernières informations, il semble qu'Andriy Yermak s'apprêtait à retourner aux Etats-Unis
01:20pour rencontrer à Miami Steve Witkoff et Jared Kushner, qui sont les deux principaux négociateurs de Donald Trump avec l'Ukraine.
01:28Il a donc renoncé à ses fonctions. Il renonce évidemment à ce déplacement.
01:32C'était beaucoup plus qu'un chef de cabinet. Andriy Yermak, évidemment, on l'appelait le vice-président, on l'appelait le cardinal en Ukraine.
01:38C'était véritablement le numéro 2 du régime et l'homme clé de ces négociations.
01:43Et évidemment, ça tombe donc, vu le contexte, particulièrement mal.
01:48Et l'autre dimension qui est évidemment problématique, c'est que les Russes nous rabâchent depuis le début de ce conflit,
01:53que le régime de Volodymyr Zelensky est corrompu jusqu'à la moelle.
01:57Et voir tomber le numéro 2 du régime dans ces conditions-là, évidemment, ça ne fait que d'apporter de l'eau au moulin de l'argumentation russe.
02:04Alors, on a vu la réaction immédiate de Volodymyr Zelensky, qui maîtrise et qui comprend le danger,
02:11et donc qui en tire les conclusions. Il faut que lui soit insoupçonnable.
02:15Il faut que les décisions radicales soient prises immédiatement dès qu'il y a le moindre soupçon.
02:20C'est ce que j'allais vous poser comme question. Ça n'existe pas, la présomption d'innocence en Ukraine ?
02:25Parce qu'on n'a pas les résultats des propositions.
02:26Non, à ce stade, c'est pour ça que, je vous disais cela, il applique le principe de précaution maximum.
02:33Au moment où on se parle, des perquisitions ont été faites au domicile, et semble-t-il également dans les bureaux d'André Yermak.
02:41Mais il n'est pas inculpé. On a compris que c'était l'extension du standard de corruption auquel vous faisiez référence.
02:48Il dit coopérer pleinement. Il dit d'avoir donné accès aux enquêteurs à tous ces documents, à toutes ces sources.
02:54Mais simplement, il a compris, Volodymyr Zelensky, que dans ce contexte-là, il ne pouvait pas se permettre le moindre soupçon.
03:01Et c'est la raison pour laquelle il remercie André Yermak.
03:04Et comme il l'annonce, on l'a entendu, il va également faire un grand ménage au sein de son équipe la plus rapprochée.
03:08Merci Thierry. Et pendant ce temps, cette image de retrouvailles entre deux fidèles alliés,
03:14ils se sont retrouvés à Moscou, au Kremlin.
03:16Victor Orban a donc rendu visite à Vladimir Poutine, avec notamment un message adressé aux Européens.
03:21La Hongrie continuera d'importer les hydrocarbures russes, alors que les Européens essaient précisément de s'en affranchir pour affaiblir notamment l'économie du Kremlin.
03:31Nous n'avons renoncé à la coopération dans aucun domaine, en dépit de toutes les pressions extérieures, a affirmé Victor Orban.
03:39Comme ça, au moins, c'est clair.
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