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  • il y a 12 heures
Ronan Augé, fils de Stéphane Augé, poursuit son ascension vers le très haut niveau. Après une saison pleine avec le CIC U Nantes, le Béarnais rejoindra en 2026 l’équipe Unibet Rose Rockets, qui pourrait bien décrocher une invitation pour le Tour de France. À 21 ans seulement, il raconte au micro de Cyclism'Actu un parcours sans précipitation, construit sur la patience, la maturité… et un talent évident.

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Sport
Transcription
00:00Bonjour Ronan, bienvenue sur Cyclisme Actu.
00:06On a eu ton père il y a quelques jours, Stéphane.
00:10On fait un peu la famille Auger.
00:13Déjà, comment ça va et où est-ce que tu en es dans ta préparation de la saison ?
00:18Déjà, merci beaucoup pour l'invitation.
00:23Moi, ça va très bien.
00:25J'ai repris il y a une dizaine de jours après le kick-off,
00:28comme ils appellent à Unibet le stage d'intégration.
00:32Donc voilà, ça fait une petite dizaine de jours.
00:34Et voilà, donc en pleine préparation hivernale.
00:39Justement, tu en as parlé, ce changement d'équipe.
00:41Là, tu étais chez CIC Unante.
00:44Là, tu passes chez Unibet Rose Rocket, ce qui s'appelle maintenant.
00:50Comment ça s'est fait un peu ce changement d'équipe ?
00:52Qu'elle a été un peu en coulisses, les tractations ?
00:58Déjà, oui, une bonne saison avec Nantes.
01:00Un bon début de saison après le Tour de Bretagne.
01:04Ils m'ont contacté sur les réseaux via Instagram.
01:08Ça s'est fait vraiment naturellement.
01:10Et après les championnats de France élite,
01:15avant, on avait eu plusieurs entretiens.
01:18Et après, ça s'est fait naturellement.
01:20Ils m'ont assez vite proposé un contrat.
01:22Donc voilà, la transition s'est faite quand même assez tôt dans la saison,
01:26ce qui était bien pour le mental,
01:29pour ne pas avoir trop de pression sur la fin de saison,
01:33d'aller chercher un contrat ou quoi.
01:35Donc non, non, ça s'est fait plutôt sur le début de saison.
01:38Et ça a été vraiment fluide, quoi.
01:41Oui, donc en fait, ça t'a permis d'être tranquille sur la fin d'année.
01:44Tu savais déjà dès le mois de juin, juillet,
01:47où tu allais atterrir en 2026.
01:49Oui, oui, c'est ça carrément.
01:50Et du coup, ça m'a permis d'être vraiment focus
01:52sans d'être vraiment focus sur les courses
01:56et pour aller chercher des bons résultats.
01:59Donc oui, non, c'était vraiment une très bonne chose
02:01que ce soit fait assez tôt dans la saison.
02:05Sans forcément rentrer dans les détails, les noms d'équipes ou quoi.
02:08Mais tu avais quand même d'autres propositions de grosses équipes.
02:10Parce que là, tu étais chez CICU Nantes,
02:12qui est en troisième division, donc Continental.
02:14Là, tu passes chez Unibet, qui est en deuxième division,
02:17la division Pro Team.
02:19Tu avais d'autres propositions pour passer au niveau supérieur
02:21ou c'était vraiment au niveau d'Unibet la principale proposition que tu as eue ?
02:28La principale, oui, c'est clair que c'était au niveau d'Unibet.
02:31Après, j'étais en discussion avec d'autres équipes.
02:35Mais oui, c'est clair qu'Unibet, ça a été la première.
02:37C'est eux vraiment les premiers qui sont venus.
02:40Et l'entente s'est fait super bien directement.
02:42On s'est super bien compris et on avait vraiment le même projet.
02:45Donc oui, je n'ai vraiment pas hésité.
02:48Et même s'il y a d'autres équipes après qui sont venues,
02:50c'était clair que mon choix était déjà fait.
02:53Tu as eu un parcours pour élargir un peu le spectre.
02:59Tu as eu un parcours, tu as été formé, tu as commencé au club de Pau.
03:04Ensuite, tu es passé chez CIC dans l'équipe junior.
03:08Puis tu as rejoint l'équipe continentale de la groupe AMAVDJ.
03:13Avant du coup de passer, je ne sais pas, oui, en équipe conti,
03:16on a quand même le statut pro, mais de passer officiellement pro,
03:19on va dire, avec CIC UNAN cette année.
03:23Comment tu expliques ce parcours ?
03:25Tu as quand même pas mal changé d'équipe ces dernières années
03:28pour au final quand même revenir chez CIC en 2025.
03:31Non, mais c'était un choix.
03:35C'est clair que CIC, ils m'ont vraiment formé les derniers juniors.
03:39Et après, je voulais aussi découvrir le programme de course Espoir.
03:43Pas directement passer sur les Coupes de France et les classes 1.
03:48Donc, je voulais vraiment intégrer ce niveau intermédiaire
03:52qui est la catégorie Espoir avec tout un programme.
03:57C'est vrai que FDJ, c'est ce qu'ils proposaient.
04:01Donc, voilà, mon choix a été d'aller là-bas pour justement découvrir.
04:05Une fois qu'au bout de deux ans, j'ai senti que physiquement,
04:08j'étais quand même assez mature.
04:10Et je voulais justement, cette fois, passer au niveau supérieur,
04:15aller à CIC UNAN pour justement découvrir tout ce qui est les Coupes de France,
04:19les classes 1, quelques pro-séries, les quatre jours de Dunkerque, par exemple.
04:23Quelques vraiment belles courses qu'on a en France.
04:25Donc, voilà, ça s'est fait aussi.
04:28Ça a été fluide.
04:28Je n'ai pas voulu brûler les étapes.
04:30Je pense que ça a été une bonne décision.
04:32Et à l'heure actuelle, ça a porté ses fruits.
04:34Donc, oui, je remercie vraiment Nantes de m'avoir fait confiance.
04:37C'est clair que sans eux, je n'en serais pas là.
04:40Et également, groupe AMA aussi pour les deux ans de formation.
04:44Mais c'est clair que Nantes a été un très grand pilier dans ma carrière.
04:47En quelques jours, on a eu Cyril Sougrain, qui est maintenant manager de Van Riesel Roubaix,
04:54qui nous a dit qu'il voyait de plus en plus de coureurs qui faisaient une, deux années espoir.
04:59Et s'ils ne passaient pas dans la World Tour, qu'ils se décourageaient,
05:02qu'ils disaient que leur carrière était terminée.
05:05Toi, tu as fait deux années dans la Conti Groupama FDJ.
05:08Tu n'es pas passé après dans la World Tour de l'équipe de Marc Madiot.
05:12Mais du coup, ça n'a pas été ton cas.
05:14Tu as quand même su rebondir.
05:16Et là, maintenant, tu reviens au niveau pro-team, deuxième division,
05:20qui est évidemment un très gros niveau.
05:23C'est quoi pour toi qui a fait la différence par rapport à d'autres
05:25qui, eux, justement, prennent moins le temps ?
05:29Je pense que moi, dans ma tête, c'était quand même assez clair.
05:32Mais c'est vrai que c'est une très bonne question.
05:35Parce que oui, c'est vrai qu'il y en a quand même beaucoup.
05:37Maintenant, avec tous les Conti qui existent, il y en a beaucoup qui passent en Conti.
05:40Malheureusement, il n'y en a tous ceux qui passent en Conti.
05:43Après, c'est sûr que de passer en Conti, ça reste encore autre chose.
05:47Mais non, je pense qu'elle a fait la différence.
05:48C'est que moi, c'était clair.
05:49Je ne voulais pas brûler les étapes.
05:51Je savais que mes années junior, je n'avais peut-être pas fait tout le fond
05:55que tout le monde avait fait.
05:56Je partais quand même de très loin en termes de kilomètres et de volume de travail.
06:01Donc, j'avais besoin justement de ce temps-là pour encaisser les charges de travail.
06:05Et dans ma tête, je savais que je pensais que si une fois que j'aurais passé ce cran-là
06:11des volumes et des charges de travail, le niveau devrait venir.
06:15Et c'est ce qui s'est passé.
06:16Donc, non, je pensais que je n'ai pas perdu le cap.
06:20Et je me suis toujours dit qu'il fallait aussi prendre le temps.
06:22Il y a des exceptions, c'est sûr.
06:24On le voit avec Paul Sexas, par exemple.
06:26Il y a eu Léni Martinez, Romain Grégoire.
06:28Il y en a chaque année.
06:29Sian Justebrook.
06:30Il y en a des exceptions, mais je pense qu'il ne faut pas en faire une généralité.
06:38Et que, ouais, c'est sûr que physiquement, il faut prendre le temps aussi de se développer.
06:42Le monde pro, il n'est pas facile.
06:44Puis, cette année sur les courses, c'est un gros programme de course.
06:47Le niveau, il est super élevé.
06:49On peut aussi vite craquer dans la tête parce qu'on en voit aussi qu'ils passent au-dessus
06:52et qu'ils sont découragés.
06:54Donc, non, je pense qu'il faut trouver le juste milieu.
06:56Mais, ouais, je ne me suis pas découragé et ça l'a fait.
07:01Voilà.
07:02Ouais, justement, tu en parles.
07:04On a de plus en plus de coureurs, justement, qui, dès les juniors, sont ultra professionnels.
07:10Des fois, même chez les cadets, qui font des semaines à 15, 20, 25 heures d'entraînement.
07:15Toi, du coup, ce n'était pas ton cas.
07:18Et, bon, tu savais justement qu'après, tu avais, entre guillemets, ce petit retard à rattraper.
07:21Et pour avoir plus de kilomètres dans les jambes et donc plus en coureur à, on va dire,
07:28enfin, on appelle ça attaque 21 ans, mais à progression lente.
07:33Ouais, ouais, ouais, carrément, ouais.
07:34Non, je me souviens, en junior 2, j'ai fini, j'avais 13 000 kilomètres.
07:39Donc, ce qui n'était vraiment pas énorme comparé au junior de nos jours.
07:43Donc, ouais, c'est sûr que je ne pouvais pas passer de 13 000 kilomètres à l'année
07:46à directement 23 000, 24 000, 25 000.
07:50Qu'il a fallu que...
07:52Enfin, oui, j'ai pris du temps, le temps qu'il fallait.
07:55Et je pense que...
07:56Non, je pense que ça a été bien.
07:57Après, oui, c'est sûr que maintenant, ça va être le temps.
08:00Je pense qu'il faut vivre avec son temps.
08:01Et c'est sûr que dès les juniors, c'est ultra pro.
08:03Il y a les équipes...
08:05Maintenant, il y a plein d'équipes réserves en juniors.
08:08Et c'est sûr que c'est beaucoup plus professionnel.
08:10Mais on le voit aussi, nous, à notre niveau, dans tous les niveaux.
08:12Et oui, non, c'est sûr que ce n'est pas le même vélo qu'il y a quelques années.
08:16Mais voilà, je pense qu'il faut vivre avec son temps.
08:18Et c'est sûr que moi, quand j'étais jeune,
08:21les entraînants, c'était attaque sur attaque en juniors.
08:23Et on ne se prenait pas trop la tête.
08:25Et maintenant, c'est un peu différent.
08:27Mais bon, il faudra voir ce que ça dit dans quelques années.
08:33Pour ceux qui ne connaissent pas,
08:36alors que tu as un petit gabarit, on peut dire ça comme ça,
08:39un gabarit classique d'un cycliste.
08:42On pourrait penser peut-être que tu es grimpeur.
08:45Mais finalement, tu as plus un profil de sprinter puncher.
08:49Dis-moi si je me trompe.
08:51Oui, carrément, carrément.
08:52C'est ça, c'est ça.
08:54Oui, je suis...
08:56Oui, vas-y.
08:57Oui, vas-y, vas-y.
08:58Oui, je suis quand même petit.
09:00Dans le peloton, je ne suis pas très grand.
09:02Je suis à 1m74.
09:03La moyenne chez les pros, je crois, c'est quand même un peu plus.
09:08Mais oui, c'est clair que j'ai énormément de punch.
09:11Je pense que je le dois aussi au BMX.
09:13Quand j'étais petit, je faisais énormément de sprints, justement.
09:16Et après, je suis un peu fou dans le...
09:18Enfin, pas fou, mais je dirais...
09:20Je suis très à l'aise sur le vélo et je n'ai pas peur de prendre des risques.
09:24Ce qui fait que dans un peloton, je m'en sors bien.
09:27J'arrive à bien frotter.
09:29Il y a toujours bien me placer.
09:30Ce qui me permet, oui, d'aller chercher des résultats.
09:32En plus, avec ma pointe de vitesse.
09:34Surtout, du par aussi mon gabarit, je suis assez léger.
09:38Donc, je passe quand même assez bien les bosses.
09:40Ce qui fait que j'arrive à m'en sortir assez bien quand on arrive à un groupe de 30, 40.
09:46Donc, oui, plus puncher, sprinter et qui se faufile vraiment bien dans le peloton.
09:50Avec ton profil de coureur, l'année prochaine, tu vas découvrir avec Unibet des courses de World Tour, tout simplement.
10:00Je veux dire de haut niveau, mais World Tour, qui est le plus haut niveau.
10:05Quelle course tu vises ?
10:06Je ne sais pas si tu as encore eu ton programme, où est-ce que tu en es dans la préparation, dans les discussions.
10:11Est-ce que tu as un type de course que tu souhaites viser dès 2026 ?
10:16Non, non, non.
10:18C'est ce qu'on s'est dit avec l'équipe.
10:19C'est que dans un premier temps, on allait vraiment essayer de me développer encore.
10:24Parce que moi, le premier, c'est vraiment la première année que je fais du sprint.
10:28Cette année que je travaillais à l'entraînement, donc j'ai encore besoin de progresser et de voir jusqu'où je peux aller dans ce domaine-là.
10:34Donc, non, la première partie de saison, je pense que ça sera surtout axé sur le développement.
10:40Et encore axé l'entraînement sur le sprint et sur le punch.
10:43Et après, non, le programme de course, je pense qu'il évoluera justement en fonction de ma progression et en fonction d'où je peux aller et quelles sont mes capacités physiques.
10:54Donc, on verra.
10:55Après, oui, c'est sûr que les grosses courses, ça fait rêver.
10:57Les courses World Tour, c'est mon objectif.
10:59Mon objectif, c'est d'arriver au plus haut niveau.
11:00Donc, c'est sûr que ça fait rêver.
11:03Après, est-ce que j'y serai dès 2026 ? Je ne sais pas.
11:06Mais c'est sûr que oui, c'est l'objectif.
11:09Je suis obligé d'en parler parce que tout le monde en parle.
11:12Unibet devrait, alors il n'y a rien d'officiel encore, mais a de très grandes chances, on va dire, de participer au Tour 2026.
11:18Est-ce que tu penses à un objectif réaliste ou c'est encore trop tôt ?
11:22Pour toi, je veux dire.
11:25Pour l'équipe ?
11:26Non, pour toi de participer au Tour 2026, pardon.
11:30Non, je pense que ce serait quelque chose de fou, c'est sûr.
11:34C'est le rêve de tout cycliste, bien évidemment.
11:37Mais non, faire le Tour de France en 2026, ça serait un peu précoce.
11:41Je pense que j'ai encore besoin de me développer.
11:44Il me faut encore quelques années, mais c'est sûr que oui, ça ferait rêver.
11:48Mais non, je pense qu'il me faut encore, oui, me développer.
11:53Après, on ne sait jamais, mais non, je pense que ce n'est pas dans les objectifs, en tout cas.
11:57C'est dans les objectifs de carrière, ça c'est sûr, d'y participer.
12:02Mais il faut quand même le temps de se développer.
12:04Surtout que la moyenne d'âge du Tour de France, c'est 28 ans, si je ne dis pas de bêtises.
12:09J'ai regardé ça l'an dernier, donc c'est quand même assez âgé.
12:12Oui, c'est ça, j'en ai que 21.
12:14Et puis le Tour de France, honnêtement, il faut y arriver vraiment fort,
12:17mais avec beaucoup de bagages physiques.
12:20Je pense qu'il faut beaucoup d'expérience, surtout de nos jours, avec le niveau qu'il y a.
12:24Donc, oui, peut-être à l'avenir.
12:28Ok, bon, un objectif un peu plus lointain, un objectif à long terme.
12:32Oui, c'est ça.
12:34Pour revenir un peu aussi sur le, du coup, on l'a rappelé en début d'interview,
12:38tu es le fils d'un certain Stéphane Auger, qui a participé à de nombreux Tours de France,
12:42qui a eu de nombreuses victoires dans sa carrière.
12:45Quel rôle il a autour de toi ?
12:47Qu'est-ce que ça fait, du coup, d'avoir un père qui est ancien professionnel ?
12:51Est-ce qu'il t'accompagne vraiment dans ton rôle de cycliste ?
12:57Enfin, tout simplement, comment il est avec toi ?
13:00Oui, il m'accompagne, il m'accompagne.
13:02Après, il est quand même beaucoup dépassé par tout ce qui se passe,
13:05toutes les nouvelles technologies, les nouvelles façons d'entraîner.
13:08Tout ce qui va être sur l'entraînement, la nutrition,
13:12tout ça, il est quand même dépassé.
13:14Mais après, non, ça va être plus sur la gestion de l'année,
13:20les coûts de fatigue, les coûts de moins bien,
13:23ou à l'inverse, comment gérer la pression, comment aborder les courses.
13:27Ça va être plus là-dessus où il va m'aider.
13:29Après, il est quand même beaucoup sur les courses aussi,
13:31il vient quand même beaucoup me voir.
13:33Donc, c'est plus là où après, il me donne des conseils,
13:35il regarde aussi beaucoup les courses de vélo.
13:36Donc, plus sur l'aspect tactique en course,
13:39même si lui, ce n'était pas du tout un sprinter.
13:40Mais oui, il est quand même bien dépassé par ce qui se passe.
13:44Et après, si, on partage, on fait beaucoup de derrière-scooter ensemble.
13:48Je fais beaucoup de derrière-scooter avec lui,
13:49donc ça reste toujours des très bons moments qu'on passe ensemble.
13:53Mais non, après, vraiment plus sur la carrière.
13:56Oui, il m'accompagne sur tout ce qui est dans la vie,
13:59à côté avec ma mère aussi,
14:00parce que ma mère a énormément de recul sur la carrière aussi de mon père.
14:06Donc voilà, c'est plus là-dessus où les deux, ils m'aident.
14:10Justement, est-ce que ça met un peu de pression ?
14:14Quand on est un peu présenté comme le fils d'un ancien coureur ou quoi,
14:20comment tu ressens le truc, toi ?
14:23Non, je t'avoue, on a zéro pression.
14:27Franchement, c'était il y a quand même quelques années.
14:29C'est sûr qu'il a une carrière qui a été extraordinaire.
14:32Mais non, franchement, aucune pression.
14:33Moi, je pense qu'on est vraiment deux identités bien différentes,
14:37avec deux caractères complètement différents
14:38et deux profils de coureurs différents.
14:41Il était plus baroudeur.
14:43Moi, je suis un peu plus casse-cou et sprinter, puncher.
14:47Donc je pense que deux carrières complètement différentes.
14:50Et voilà, je pense que ma carrière, ça sera ma carrière.
14:53Et sa carrière, elle est passée, elle est ce qu'elle est.
14:56Elle a été très belle, mais non, non, non.
14:58C'est sympa, mais moi aussi, j'ai envie de faire mon petit bout de chemin.
15:03Bon, tu as déjà un peu répondu à cette question,
15:05mais du coup, comme on l'a eu il y a quelques jours, il nous l'a dit.
15:08Ouais, normalement, Ronan, il est peut-être déjà aussi meilleur que moi
15:11ou en tout cas, il sera meilleur que moi.
15:13Tu confirmes ?
15:16Alors là, je ne sais pas du tout, du tout.
15:19Je pense qu'on est quand même deux coureurs complètement différents.
15:21Il a quand même huit tours de France.
15:23Il a gagné les quatre joueurs d'Akker, ce qui n'est pas rien.
15:26Il a gagné sur les Pays de l'Ordre.
15:27Il a huit victoires chez les professionnels.
15:30Il a porté plusieurs fois le maillot à poids sur le Tour de France.
15:32Donc, le jour où j'en serai là, je pourrais te répondre que oui.
15:36Mais pour le moment, non, non, non, je n'ai pas cette prétention.
15:40Juste avant de te laisser, petite dernière question.
15:43Qu'est-ce qui ferait pour toi, du coup, une bonne saison 2026 ?
15:48Ce qui ferait une bonne saison, non.
15:50C'est déjà qu'avec l'équipe, on performe vraiment bien,
15:52qu'on est un gros collectif, ce qui va être le cas.
15:55Mais après, à titre personnel, oui, non, ça serait de vraiment bien m'intégrer au groupe
16:01et après d'avoir des résultats, d'aller chercher des points UCI.
16:06Ce qui est quand même le nerf de la guerre en ce moment dans les équipes.
16:09Mais non, après, mes objectifs, ça sera quand même les Coupes de France, je pense.
16:14J'ai envie de bien faire sur ces courses-là.
16:17Donc, oui, si je peux arriver vraiment en forme là, ça sera une bonne chose.
16:22Et oui, pourquoi pas une victoire ?
16:24C'est sûr que cette année, je ne l'ai pas eue.
16:27Je suis passé très proche, plusieurs reprises.
16:30Donc, oui, non, une victoire, c'est sûr que c'est une victoire qui ferait que la saison,
16:33elle serait vraiment réussie.
16:35Mais au-delà de ça, non, ça serait d'être performant toute la saison.
16:38Ça, c'est clair que ça, ça serait déjà une très, très bonne chose.
16:41Et après, oui, d'aller chercher une victoire.
16:45Bon, très bien.
16:46Merci beaucoup, en tout cas, pour ton temps et cette interview accordée à Cyclisme Actu.
16:50On se revoit du coup après ta première victoire.
16:54Oui, oui, ça marche, ça marche.
16:56Non, pas de souci.
16:56Merci à vous pour l'invitation.
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