00:00Si on prend l'arrêt cardiaque, on va se limiter là-dessus.
00:02Encore une fois, la Clinique Saint-Vincent, c'est entre 20 et 25 000 patients par an.
00:09Globalement, on devrait avoir d'arrêt cardiaque d'origine cardiaque indéterminée.
00:15On devrait avoir moins de 1 arrêt par an.
00:22Vous voyez ce que je veux dire ?
00:23Donc quand on en a sur 9 ans, on en a 30.
00:26Ça fait beaucoup.
00:27Ce qui se passe à Saint-Vincent est totalement hors norme ?
00:31Ce qui s'est passé à Saint-Vincent à ce moment-là était hors norme.
00:34D'ailleurs, si vous faites les statistiques et que vous allez regarder ce qui se passe à Saint-Vincent maintenant,
00:39ou à la Clinique de la Franche-Comté, comme par hasard, il n'y a plus d'arrêt cardiaque.
00:42Effectivement, on va avoir beaucoup de travail pour remettre de la confiance aux patients
00:47parce que c'est difficile à dire que, bien évidemment, il y a, alors on va le qualifier,
00:52un empoisonneur quelque part qui a mis des produits qui, évidemment,
00:55n'a rien à voir avec la pratique de l'anesthésie au quotidien
00:58et que, dont l'anesthésie, réanimation reste quelque chose de très sûr
01:02et dont la sûreté a augmenté de façon extrêmement incroyable
01:09puisqu'on est au niveau de l'aviation civile en ce moment-là.
01:11On a vraiment la mortalité qui est liée à l'anesthésie,
01:15c'est-à-dire que vous entrez dans une salle d'opération
01:17et puis, malheureusement, vous n'en sortez pas
01:19ou il se passe quelque chose qui fait que vous avez une atteinte majeure.
01:22C'est un sur 500 000 patients, maintenant,
01:25ou un sur presque un million en fonction des sites,
01:28si vous êtes un site universitaire ou non ou pas.
01:31Donc, vous voyez, il faut que les patients retrouvent leur confiance
01:34à l'anesthésie, réanimation.
01:36En tout cas, on se battra pour ça, on fera tout pour que ce soit le cas.